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Résumé « Qu'est-ce que le roman, sinon cet univers où l'action trouve sa forme, où les mots de la fin sont prononcés, les êtres livrés aux êtres, où toute vie prend le visage du destin. Le monde romanesque n'est que la correction de ce monde-ci, suivant le désir profond de l'homme. Car il s'agit bien du même monde. […] Le roman fabrique du destin sur mesure. » AlbertCamus s'interroge sur le rapport entre roman et réalité, entre le monde romanesque et le monde où l'on vit. Quel est alors le rôle du roman ?
Extrait du document Si « les écrivains n'inventent jamais rien », n'est-ce pas tout d'abord parce qu'ils utilisent le langage même qui nous sert à définir le réel ? En effet, l'impossibilité pour les romanciers de créer un langage totalement autre semble être un obstacle à la création d'un monde sans lien avec celui dans lequel nous évoluons. Ainsi le romancier ne peut abuser des néologismes et, tout en en usant, doit faire en sorte qu'ils soient compréhensibles, à l'instar du mois de « janvril » créé par Boris Vian dans l'Arrache-cœur.
De plus, le langage même est également celui qui a été utilisé par d'autres romanciers. Difficile ainsi d'écrire sans faire de référence, implicite ou non, à ce qui a déjà été écrit. Pour reprendre les mots du poète James Sacré, « Ce n'est que de l'encre et du papier ; on va pourtant / s'obstiner malgré le peu de mots, toujours les mêmes / les mêmes que tout le monde ». Mais considérer l'auteur de roman comme un être condamné à répéter sans cesse ce qui a déjà été dit et ce avec les mêmes mots reviendrait à annihiler sa liberté et à le décrédibiliser.
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Résumé AlbertCamus est né le 7 novembre 1913 en Algérie. Il a un frère Lucien, qui est de quatre ans son aîné. Leur père est mobilisé en 1914, et meurt à la guerre. Albert n'a donc pas connu son père. Albert et Lucien seront en grande partis éduquer par leur grand-mère à Alger. Le 4 janvier 1960, il trouve la mort dans un accident de voiture.
Albert a vécu toute son enfance dans un monde de pauvreté ; c'est un français d'Algérie, qui est traumatisé par la Guerre d'Algérie. De plus, il écrit ce livre pendant la Seconde Guerre Mondiale.
AlbertCamus fut un grand journaliste, écrivain, philosophe et passionné de théâtre, il marquera la vie culturelle française de l'époque.
I. Repères
II. Genre
III. Analyse
IV. Réactions
Extrait du document Dans la dernière partie du roman, le personnage change de comportement. A l'annonce de sa mort, il prend petit à petite conscience de sa vie, conscience du monde qui l'entoure. On ressent alors se dégager en lui, comme une sorte de révolte devant l'injustice de la société. Pour la première fois, il fait un retour en arrière, sur son existence, repense aux bons moments qu'il a passé et se rend compte qu'il a été heureux.
C'est un personnage renfermé et passif.
Fiche de lecture portant sur l'ouvrage d'Albert Camus, qui aborde les thèmes de la solitude, de l'existentialisme et qui livre une réflexion sur la peine de mort ; aboutissant au final à sa condamnation sans réserve.
1420 mots (approx. 3.6 pages), 0 sources, 2008, 3,95 €
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Résumé Camus signe ici son premier et unique roman, bien que le "Premier Homme" (inachevé) prenne déjà cette direction artistique. Ainsi, il présente un personnage qui se décrit, au fil des pages, comme un être tout-à-fait atypique.
En effet, Meursault semble être comme totalement «déconnecté» de la réalité et tout lui semble égal.
Mais cette quiétude presque candide vole en éclats lorsque cet individu commet un meurtre.
Camus nous dépeint alors la situation d'un homme qui n'est plus maître de lui-même. L'annonce de sa condamnation à la peine capitale fait l'effet d'une bombe : Meursault est condamné pour avoir été différent.
I. AlbertCamus, sa vie, son œuvre
II. L'Etranger, présentation
III. La passion dans l'Etranger
IV. Jugement
Extrait du document Né à Mondovi en Algérie en 1913, Camus entame des études de philosophie qu'il ne peut achever à cause de la tuberculose.
De 1934 à 1937, il adhère au Partis Communiste Français et fonde le théâtre du travail dans la continuité. Ajourné du fait de ses ennuis de santé, il devient secrétaire de rédaction à Paris soir durant l'année 1940, alors qu'il souhaitait s'engager dans l'armée française. Il rentrera finalement dans le mouvement de résistance Combat, et sera rédacteur en chef, à la fin de la guerre, du journal issu de ce mouvement.
Le problème algérien le touche tout particulièrement ; et au moment du soulèvement des sétifs en 1945, Camus tentera vainement de mobiliser la conscience métropolitaine. Dans cette idée, sa position quant à la guerre d'Algérie rencontrera une certaine incompréhension : journaliste à l'Express de 1955 à 1956, il se heurte à l'hostilité des Français d'Algérie lorsqu'il appela à la trêve, en 1956.
En 1951, il se brouille avec Sartre qui lui reproche de faire l'amalgame entre le nazisme et le stalinisme. Il semble pourtant qu'il cherchait simplement à définir une morale collective exaltant la solidarité humaine face au mal. En 1957, il reçoit le prix Nobel de littérature «pour avoir mis en lumière les problèmes se posant de nos jours à la conscience des hommes». il meurt dans un accident de voiture en 1960.
Tags: guillotine, vie carcérale, jugement, injustice, menace, sentiment
Commentaire portant sur "Noces à Tipaza" d'Albert Camus où l'auteur célébre les noces de l'homme avec la nature et la beauté du paysage de Tipassa et de l'Algérie.
Noces
1300 mots (approx. 3.3 pages), 0 sources, 2004, 3,95 €
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Résumé Cet extrait va de "Au printemps, Tipasa est habitée par les dieux..." à "... toutes mes idoles ont des pieds d'argile".
Il évoque l'union entre les ruines grecques et latines et le printemps qui est synonyme de joie et de bonheur.
Le texte propose un spectacle de ruines situé autour du village de Tipaza.
Le titre du recueil "Noces", est très symbolique car pour AlbertCamus l'Homme doit s'élever par le biais de noces, d'unions, de mariages avec le paysage, la matière, et la terre.
Pour Camus, la Terre est l'Algérie, représentée le plus souvent par des paysages marins, comme des calanques au bord de la mer Méditerranée remplies de ruines grecques et latines.
Extrait du document Nous sommes au début du printemps dans le village de Tipassa, un petit port situé sur le littoral à l'est d'Alger, où des fouilles ont permis de découvrir des ruines datant de l'occupation romaine. Au dessus de l'Homme dans le ciel habitent des Dieux. Dans ce village il y a beaucoup de plantes odorantes comme les absinthes qui étaient utilisées pour les boissons jusqu'au XXème siècle.
« La mer cuirassée d'argent », il s'agit d'un paradoxe. En effet, le jeu du soleil sur la mer enlève la couleur bleue. L'argent est tellement égalisé que l'on a l'impression que la mer est enveloppée, cuirassée par cette couleur.
« Le ciel bleu écru » : le ciel au départ bleu est blanc. La lumière est tellement forte que le ciel devient blanc. C'est un paysage très lumineux. On a l'impression que tout vit par la lumière. Dans tous les petits recoins des ruines il y a de la lumière qui circule. Albert Camus utilise le terme de « bouillons » afin de montrer le mouvement.
Dissertation portant sur le roman "La Chute" d'Albert Camus qui pose une problématique d'ordre générique : La Chute, démonstration philosophique ou fiction romanesque ?
7070 mots (approx. 17.7 pages), 0 sources, 2009, 11,95 €
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Résumé C'est une question d'ordre générique qui se pose ici : selon Gaétan Picon, Camus écrit sous une forme fictionnelle, afin de rendre l'idée moins aride, une démonstration de nature philosophique ; le critique identifie les éléments de fiction comme étant au service d'un raisonnement, illustrant les arguments d'un discours rhétorique : « l'image », qui dans la fiction vise la beauté, se fait ici « symbole », c'est-à-dire visant l'intelligible. Le récit de Camus répondrait alors à un objectif didactique, mettant en scène les idées de l'auteur, faisant du personnage de Clamence son porte-parole, et relèverait d'un genre argumentatif au même titre que les Dialogues des Morts, textes à vocation morale faisant débattre aux enfers des hommes célèbres non contemporains.
I- La chute comme démonstration philosophique
II- Le romanesque
III- Un roman philosophique
Extrait du document « J'écris sur des plans différents pour éviter le mélange des genres. […] Ces livres disent, il est vrai, la même chose » : par cette réponse donnée au professeur R. D. Spector qui l'interrogeait sur les relations entre ses écrits, Albert Camus explique que les différents genres auxquels il s'est essayé (roman, théâtre, essai) lui servent à dire la même chose de différentes manières, à aborder une même problématique selon différents angles. Cependant avec La Chute, une de ses dernières œuvres écrite en 1956, nous rencontrons une véritable difficulté d'analyse générique. Ce texte qu'il appelle lui-même « récit » se présente comme une confession du personnage Jean-Baptiste Clamence, qui se définit lui-même comme juge-pénitent, à un homme rencontré dans un bar d'Amsterdam. Ce dernier ne laisse jamais entendre sa voix et le texte consiste en un discours par lequel Clamence évoque sa vie, ses fautes et les événements qui l'on conduit à s'exiler de Paris. Entre discours nihiliste et monologue théâtral, roman édifiant et parabole philosophique, La Chute soulève ainsi plusieurs interrogations quant aux intentions de l'auteur.
Tags: existentialisme, fiction, roman philosophique, littérature, philosophie, essai
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Résumé « Qu'est-ce que le roman, en effet, sinon cet univers où l'action trouve sa forme, où les mots de la fin sont prononcés, les être livrés aux êtres, où toute vie prend le visage du destin. Le monde romanesque n'est que la correction de ce monde-ci, suivant le désir profond de l'homme. Car il s'agit bien du même monde. La souffrance est la même, le mensonge et l'amour. Les héros ont notre langage, nos faiblesses, nos forces. Leur univers n'est ni plus beau ni plus édifiant que le nôtre. Mais eux, du moins, courent jusqu'au bout de leur destin et il n'est même jamais de si bouleversants héros que ceux qui vont jusqu'à l'extrémité de leur passion, Kirilov et Stavroguine, Mme Graslin, Julien Sorel ou le prince de Clèves. C'est ici que nous perdons leur mesure, car ils finissent alors ce que nous n'achevons jamais » AlbertCamus, L'Homme révolté, 1951
1. Selon Camus, les romans présentent généralement les mêmes histoires
2. Le roman ne présente pas toujours les mêmes sujets ou les mêmes types de héros
3. Le statut du roman
Extrait du document Qu'est-ce que le roman après la seconde guerre mondiale ? Comment le considérer ? Ce sont des questions que se posent beaucoup d'auteurs dans la seconde moitié du XXe siècle ; ils se demandent tous à quoi doit ressembler le roman moderne. Il y a une sorte de deuxième crise du roman et un long débat auquel prend part Albert Camus dans L'Homme révolté, paru en 1951. Il semble envisager l'effet global de la lecture du roman ; le lecteur y mène sa vie par procuration « car il s'agit bien du même monde », un « univers où l'action trouve sa forme ».
Etude qui analyse comment André Gide et AlbertCamus ont illustré, à travers leurs ouvrages respectifs "Les nourritures terrestres" et "L'étranger", l'orientalisme de l'époque.
2980 mots (approx. 7.5 pages), 8 sources, 2005, 6,95 €
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Résumé Ecrits à presque un demi-siècle d'écart, ces ouvrages ont tous deux une part d'inspiration orientaliste. "Les Nourritures Terrestres" est d'inspiration multiple (on y retrouve aussi des éléments de la mythologie grecque et des références bibliques) alors que L'Etranger se passe essentiellement dans le monde de l'Algérie française. Comment l'aspect orientaliste se reflète-t-il dans ces ouvrages et comment chacun des auteurs en a fait usage.
1. Les éléments textuels permettant d'identifier l'inspiration orientaliste de chacun de ces auteurs
2. Les arguments qui permettent d'étayer les jugements faits à l'usage de ce genre d'inspiration
Extrait du document D'emblée et dés la première page, Gide accompagne sa dédicace avec une citation du Koran, «Voici les fruits dont nous nous sommes nourris sur la terre. (Le Koran, II, 23 » (63) : il fait référence au Paradis musulman. Le titre même Les Nourritures Terrestres n'élude t-il pas à une invitation à la consommation ? L'allégorie bien que d'allure rudimentaire, renvoie à une certaine simplicité élémentaire et fondamentale : à savoir celle du besoin humain. Gide appelle les choses par leurs noms, dans un esprit de dénuement et d'humilité. On retrouve ce parfum de simplicité poétique dans toute la spiritualité orientale.
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Résumé On pourrait d'abord penser que "Le premier homme" est un récit fictif narrant l'enfance pauvre en Algérie de Jacques Cormery, ainsi que la quête des origines du personnage devenu adulte.
Mais il faut être naïf, ou n'avoir aucune notion biographique sur l'auteur pour ne pas reconnaître Camus enfant sous les traits de cet écolier algérien.
Ainsi, bien que les noms des personnages soient fictifs, on ne peut nier que la matière de cet ouvrage est en grande partie d'ordre autobiographique.
D'ailleurs, la note de l'auteur «En somme, je vais parler de ceux que j'aimais» confirme cette idée d'une autobiographie à peine dissimulée. Jacques Cormery, alter ego de Camus, en est le personnage principal. Le roman s'ouvre sur la naissance de Jacques et raconte son enfance dans un petit village arabe en Algérie, sa famille, la vie avec sa mère et sa grand-mère, les jeux avec ses camarades…
Mais il témoigne aussi de la quête d'identité de Jacques (donc de Camus) par le biais de la recherche de son père.
Cette étude n'a pas pour prétention d'examiner les enjeux autobiographiques de cet ouvrage, mais plutôt d'analyser comment se manifeste l'autobiographie ? Et sous quelle forme ?
Extrait du document Le premier élément de réponse à cette question est le récit rétrospectif que fait Camus de sa propre vie. En effet, même si l'auteur se réfugie derrière un pseudonyme (Jacques Cormery), le récit reste autobiographique car les événements narrés sont ceux qu'a vécus l'auteur. De plus, l'auteur prend Jacques pour personnage central et toute l'intrigue n'existe que par rapport à lui.
En outre, on sait qu'une autobiographie passe nécessairement par le récit de l'enfance de l'auteur, car celle-ci constitue un moment essentiel de la vie, celui où se forge la personnalité du futur adulte.
Cette caractéristique est particulièrement vrai dans "Le premier homme" puisqu'une grande partie de l'ouvrage relate les épisodes marquant de l'enfance de Jacques : l'école puis le lycée, les parties de football avec ses amis, la vie dans le trois pièces avec sa mère et sa grand mère analphabètes.
Tags: naissance, personnalité, narration, anonymat, pudeur, vie privée
Fiche de lecture qui traite d'une double quête, celle du père et celle de soi. Tout au long du roman, le lecteur devient spectateur de la quête d'identité du héros, Jacques, alter ego d'Albert Camus qui passe par l'évocation de son passé.
1750 mots (approx. 4.4 pages), 0 sources, 2008, 4,95 €
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Résumé Le contenu de cette autobiographie fictive est ainsi fournie par les souvenirs d'enfance et d'adolescence d'Albert Camus : souvenirs de la vie familiale, de l'école, du lycée, de la rue, à Alger de 1914 au début des années 1930. On se demande alors si cette résultante est volontaire ou non : Camus a-t-il écrit "Le premier homme" pour expliquer qui il était ou aurait-il souhaité au contraire que la forme définitive de son ouvrage soit plus impersonnelle. Ce devoir tente dans un premier temps de répondre à cette interrogation pour ensuite examiner tous les éléments qui appuient les observations précédentes.
Extrait du document La lecture approfondie de cet ouvrage nous conduit a y voir plus qu'un récit émouvant sur l'enfance de l'auteur ; le premier homme s'avère être un précieux témoignage sur les fondements de la pensée de Camus et sur les raisons de son engagement. Cette caractéristique semble particulièrement intéressante car elle donne une dimension intimiste au récit, le lecteur se trouve être le confident de Camus et en tant que tel il peut d'autant mieux comprendre ce qui a orienté la vie du célèbre écrivain.
(...) Il faut se pencher sur la biographie de l'auteur pour mieux appréhender les raisons qui l'ont amenées à l'écriture de ce roman. Ce dernier semble être le résultat d'une prise de conscience, un retour sur soi causé essentiellement par deux phénomènes antécédents au livre, l'un étant l'attentat suicidaire de la deuxième femme de l'auteur suite à l'infidélité constante de celui ci, l'autre étant les attaques personnelles contre Camus à la suite de la publication de l'Homme Révolté (1951), par les mouvements existentialiste et surréaliste contemporains.
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Résumé Dans le roman posthume d'Albert Camus, intitulé "Le premier homme", l'auteur a compris combien le titre, plus qu'un simple élément esthétique, se doit de surprendre et d'enchanter le lecteur, car il s'agit de son premier contact avec l'œuvre et bien souvent, de son premier critère. Ainsi, le titre "Le premier homme", s'avère être intéressant quant à la multiplicité des interprétations possibles, court et bref, c'est une sorte de prémisse avec laquelle la réflexion va commencer : qui est le premier homme ? Par rapport à quoi ?
Mais ce qui nous frappe le plus, c'est le sentiment de solitude qui émane de ce titre, il marque un défaut d'enracinement dans le passé.
Cette étude explique donc le titre de l'œuvre en analysant, dans une première partie, les éléments qui témoignent de la quête par le héros de ses origines : il cherche le premier homme : son père, ses ancêtres. Il importe alors de montrer que plus qu'une simple recherche de filiation, il s'agit pour JC, alter ego de Camus, d'élucider le mystère de la vie. Il est alors à constater qu'une seconde interprétation de ce titre est possible, lorsque l'on perçoit le personnage principal comme étant le premier homme.
Extrait du document Le titre Le premier homme nous fait immédiatement penser à Adam, personnage mythique qui nous renvoie à nos ancêtres, à nos origines. Cette interprétation est justifiée, puisqu'il est question dans le roman d'une perpétuelle recherche d'identité du personnage principal.
En effet, Jacques Cormery cherche en vain à connaître son père, le premier homme, celui qui a permis sa naissance et son existence.
Ainsi, c'est le père qui est au centre de cet ouvrage, ou plus exactement c'est «le vide affreux» causé par l'absence du père.
Presque deux tiers du roman sont consacrés à «la recherche du père» (il s'agit de l'intitulé de la première partie).
Ainsi, c'est à quarante ans que Jacques se rend à St Brieuc sur la tombe de son père, mort à la bataille de la Marne, pour faire plaisir à sa mère. D'abord indifférent, il s'aperçoit avec stupeur qu'il est lui-même plus âgé que son père ne l'a jamais été (mort à 29 ans), c'est alors un choc : "L'homme enterré sous cette dalle et qui avait été son père, était plus jeune que lui".
Il ressent un "flot de tendresse et de pitié" devant «l'enfant injustement
assassiné ».