Exposé se demandant comment la religion est omniprésente en Grèceclassique alors que cette dernière est compliquée, pleine de multiples épisodes changeant selon le temps et les auteurs.
2200 mots (approx. 5.5 pages), 0 sources, 2010, 5,95 €
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Résumé La religion grecque était une religion panthéiste, cela signifie que les Grecs pensaient que toutes les forces de la nature non-comprises venaient d'une puissance surnaturelle comme les orages, les tremblements de terre ou même la pluie. Les Grecs ont essayé d'expliquer le monde à travers des mythes dans lesquels les dieux intervenaient, d'où le caractère polythéiste de la religion. Les dieux étaient divisés en deux ensembles, les dieux chtoniens, issus du monde souterrain et les dieux ouraniens, venant du ciel. C'est de cette opposition qu'est né le panthéon grec qui correspond à l'ensemble des Dieux. Il y a des théogonies qui racontent la naissance des Dieux et des cosmogonies qui, de leur côté, rappellent la naissance du monde. Hésiode en a d'ailleurs parlé. Les premiers êtres sont Ouranos et Gaïa. De leur union naissent les Titans (Cronos et Rhéa par exemple). Des couples de Titans vont s'unir. Il y a aussi des Cyclopes, géants à un œil. La branche la plus importante nait de Cronos et de Rhéa. Le Titan Japet a pour fils Prométhée, qui aurait créé les hommes et leur aurait donné le feu. D'un auteur à l'autre, la chronologie est différente et une seule version de la mythologie grecque n'est pas définissable.
I°/ La religion populaire
II°/ La religion civique
Extrait du document A cette dernière bataille, Plutarque dit que des soldats athéniens avaient vu le dieu Thésée se battre aux côtés des Athéniens ; Hérodote rapporte lui qu'une femme, Athéna, aurait incité les Grecs à la bataille. Lorsque les Perses menaçaient Delphes, Athéna et Apollon seraient intervenus. Le lendemain de l'incendie d'Athéna, l'olivier sacré d'Athéna se serait mis à repousser.
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Résumé La vie dans le monde grec au 5ème siècle avant Jésus-Christ est parvenue jusqu'à l'époque contemporaine au travers des textes d'historiens tels qu'Aristote ou encore Thucydide, livrant avec précision les détails de la vie quotidienne et de son organisation. Dans la Cité au 5ème siècle avant Jésus-Christ, la vie est organisée selon des règles connues de tous, et est centrée autour des problèmes politiques et sociaux. Néanmoins les guerres et les problèmes économiques ne sont pas absents de la vie quotidienne grecque, comme le décrivent les textes des historiens de cette époque, même si ces textes dans leur majeure partie concernent les grandes villes comme Sparte, Athènes, Corinthe ou Thèbes, qui n'ont donc pas forcément valeur de généralité pour la totalité du monde grec. La Grèceclassique voit s'opérer des changements dans le sens d'une plus grande ouverture à l'isonomie (égalité face aux lois) et à l'égalité en général, mais qu'en est-il réellement de la vie dans la Cité grecque au 5ème siècle avant Jésus-Christ ?
La vie en société est tout d'abord une survie. De plus, vivre dans la Cité c'est vivre ensemble dans les valeurs de la communauté et de la sociabilité. Enfin, vivre ensemble dans la Cité ne signifie pas vivre ensemble sur un pied d'égalité.
Extrait du document En effet, pour vivre dans la Cité grecque il faut déjà avoir survécu à une enfance souvent assez difficile. Beaucoup de cas d'infanticides sont rapportés au 5ème siècle mais la principale cause de mort des enfants reste l'exposition : les nourrissons peuvent être déposés à la vue de tous, abandonnés dans des paniers ou des marmites, dans l'espoir que quelqu'un les recueille pour faire d'eux des esclaves, échappant ainsi de justesse à la mort. Du reste, ce sont le plus souvent les filles qui sont abandonnées, les familles préférant avoir des héritiers mâles, qu'ils pourront éduquer ou employer pour leur force de travail.
Étude sur la vie économique en Grèce au Vème siècle et analysant plus particulièrement les flux d'échanges, les occupations économiques des hommes ainsi que la monnaie.
2000 mots (approx. 5 pages), 0 sources, 2010, 4,95 €
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Résumé Finlay, qui est à l'origine du primitivisme, émet l'idée que l'économie antique n'avait pas évolué, l'agriculture y est alors l'élément essentiel, les cités ne font pas de commerce entre elle. Il refuse donc de voir une économie de marché dans les pratiques économiques antiques. Karl Bücher s'oppose à cela. Il parle lui de précapitalisme. Il reprend ainsi les idées d'Edouard Mayer, qui estimait que l'économie antique avait des rapports avec l'économie moderne. Enfin, il existe l'école de Bordeaux avec Alain Bresson. Pour ce dernier, l'économie des cités grecques est la première économie de marché monétarisé qui existait de manière organisée pendant plusieurs siècles. Chez les auteurs grecs antiques, on trouve déjà des textes parlant d'économie. En effet, Aristote a écrit une économie, Xénophon a parlé des revenus.
I°/ Les grandes activités de production
II°/ La cité et les échanges
Extrait du document La monnaie est inventée pour l'échange, comme l'a écrit Aristote. Il y a un lien entre la cité et la monnaie, car c'est la cité qui la contrôle. Le terme Nomisma est dérivée de Nomos qui signifie la loi, ça a donné numismatique. La monnaie nait en Lydie, on sait frapper des monnaies en élection au 7e siècle.
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Résumé Le peuple de la Grèce archaïque est profondément marqué par la peur de l'étranger. Il la met en scène dans de nombreux mythes et autres tragédies. L'autre semble barbare, animal mais il peut parfois exercer un pouvoir de fascination. Outre l'illustration de leur obsession, les mythes permettent aussi aux Grecs de réfléchir plus largement, sur la place de l'Homme, dans l'univers notamment.
I. La place que doit trouver l'Homme au sein du monde
II. La vision qu'ont les Grecs des autres peuples
III.Comment cette représentation du monde et des étrangers devient constructrice de l'identité de l'Homme civilisé
Extrait du document De plus, les mythes insistent sur l'humanité des personnages grecs. L'homme doit rester entre le statut divin et le statut d'animal. Le voyage d'Ulysse illustre cette thématique. La proposition d'immortalité que lui offre Calypso causerait la perte de son statut d'homme vivant, c'est pourquoi il refuse. A l'inverse, la métamorphose que s'apprête à faire Circé le ferait régresser au rang d'animal. En outre, l'homme doit aussi s'inscrire dans le temps, y laisser une trace.
Exposé qui explique comment se développe l'amorce d'une métamorphose dans les représentations du mythe d'Actéon de l'art grec du Vème siècle avant J-C.
8470 mots (approx. 21.2 pages), 21 sources, 2010, 13,95 €
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Résumé A quoi pense-t-on aujourd'hui lorsque l'on fait référence au mythe d'Actéon ? Les premières idées qui viennent en général, sont celles diffusées par la peinture européenne, de la « Surprise », scène où Actéon surprend Artémis au bain. Mais cette version est plus tardive que le mythe grec archaïque. La première phrase de Reinach dans son article sur Actéon, dans Cultes, mythes et religions, l'illustre très bien : « « Actéon chasseur thébain surprit Diane au bain, fut changé en cerf et déchiré par ses chiens ». Ainsi, s'expriment les Dictionnaires de la Fable ; mais il ne faut pas toujours croire les Dictionnaires. Dans les monuments du Vème siècle avant notre ère qui sont relatifs au châtiment d'Actéon, l'épisode du bain ne paraît jamais ».
1. Actéon puni par son hybris, devenant alors la métaphore de la bête traquée
2. « Le chasseur devenu gibier » (frontisi ducroux), les amorces d'une métamorphose
3. La symbolique et inversion du mythe
Extrait du document Actéon de Thèbes passe pour être le fils d'Aristée et d'Autonoé, petit-fils de Cadmos, roi de Thèbes. Il fut élevé selon certaines versions par le centaure Chiron qui lui apprit l'art de la chasse. On peut voir quatre différentes variantes de la faute d'Actéon :
- Dans la version ancienne, telle que la rapporte Hésiode au VIIIème siècle avant J-C dans les Théogonies, vers 977, et des fragments, Pseudo-Eole, vers 215, le jeune Actéon serait victime de la vengeance de Zeus exercé par l'intermédiaire d'Artémis. La déesse le fait tuer par ses propres chiens que l'on dit atteints de folie. Zeus puni le jeune-homme qui aurait désiré s'unir à Sémélé, sa tante, aimée de Zeus.
Tags:grec archaïque, cervidé, tradition orale, sanctuaire, Zeus
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Résumé En Grèce antique, l'époque classique (du VIe au IVe siècle av. J.C.) se caractérise par de nombreuses évolutions dans les différents domaines artistiques comme la sculpture ou la statuaire funéraire. On remarque certaines de ces évolutions dans la stèle de Dexileos découverte sur la route conduisant à la future Académie de Platon. Elle marque la tombe des morts de la bataille de Némée, qui en 394 av. J.C., a vu les Athéniens et leurs alliés de Thèbes, d'Argos et de Corinthe défaits par Sparte dans une lutte contre l'hégémonie spartiate sur la Grèce. Dexileos était un athénien mort durant cette bataille. Cette œuvre, dont le teknitai est inconnu, a été réalisée en 394 ou 393 av. J.C. Elle a subi des dommages assez importants au cours du temps, comme le montre l'absence de certaines parties du corps de Dexileos et de son cheval. Ce relief funéraire en marbre est aujourd'hui conservé au musée du Céramique, à Athènes, et mesure 1,75 mètre. Il fut probablement commandé par la famille de Dexileos, car c'est lui qui est représenté à cheval dans cette scène.
I/ Description de l'œuvre
II/ Analyse de l'œuvre
Extrait du document Il semble également peu probable que Dexileos puisse atteindre son ennemi avec son arme, son adversaire semblant se trouver sous le corps du cheval. Cette scène est idéalisée dans la mesure où Dexileos, cavalier athénien (donc aristocrate car seuls les plus riches sont dans la cavalerie), ne porte aucune protection comme par exemple un casque. Il est ainsi représenté comme un héros, courageux voire téméraire.
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Résumé Il est difficile de donner une définition simple du héros, et de son statut en Grèce à l'époque Ancienne et Classique. Vernant propose la typologie suivante, que nous allons suivre. Sous la même catégorie cultuelle sont réunis les héros de l'épopée aux figures individualisées, fixées par une biographie légendaire (Héraklès) ; les contemporains d'exceptions (Brasidas) ; et enfin les défunts anonymes dont il ne reste que les monuments funéraires, mais qui sont désignés par le nom du lieu (le héros de Marathon).
1.Typologie du héros
2.Rôles politique et religieux du héros
3.Cultes héroïques
4.Le héros à l'époque classique 5.La conception du héros à la fin du Ve siècle, chez Socrate et Platon
Extrait du document D'ailleurs cette politique est à l'origine de l'héroïsation faite par Amphipolis. Il est le sauveur des Amphipolitain, face à la domination jugée tyrannique d'Athènes. Pour occuper la ville avant l'arrivée de Thucydide, il fait des propositions conciliantes aux citoyens, en respectant les personnes et les biens. Il préfère la diplomatie à la force pour gagner les alliés athéniens à la cause lacédémonienne. Thucydide dit d'ailleurs que c'est cette modération qui est à l'origine des succès de Brasidas. A Athènes Diotote proposait la même clémence, plus utiles aux intérêts athéniens (notamment pour Mytilène) vigoureusement combattu par l'intransigeance de Cléon. Respectueux des Dieux, Brasidas est loué par Thucydide pour son mérite, son courage, sa justice et le fait qu'il combattait au nom d'un idéal : le défenseur de la liberté contre la tyrannie. Cette liberté, d'ailleurs, a été accordée aux « Brasidiens », aux 700 hilotes qui ont combattus dans son armée, comme cela a du être promis lors du recrutement.
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Résumé Le verbe thuein, "sacrifier", désigne le sacrifice sanglant comme les oblations végétales. Néanmoins, la mise à mort d'une victime animale domestique possède une charge émotionnelle et sacralisante toute particulière.
Cette thusia est l'acte central du culte autour duquel s'articule un ensemble de rites qui, dans le cas du grand sacrifice civique de type alimentaire, forment les fêtes qui imposent leur rythme à l'année entière. Cependant, il existe de multiples types de sacrifices : les sacrifices non sanglants et les sacrifices sanglants, pour lesquels on distingue l'holocauste (enagisma) et le sacrifice sanglant de type alimentaire.
I. Sacrifice sanglant de type alimentaire
1. Pratique
2. Déroulement
3. Significations
II. Holocauste
III. Sacrifices non sanglants
IV. Textes
1. Homère, Iliade., I, 457-474
2. Pausanias, VIII, 38, 8
V. Illustration
VI. Piste de réflexion alternative
Extrait du document L'animal est égorgé rituellement, des parts (os et graisse) sont réservées aux dieux et brûlées sur le foyer, l'essentiel de la viande est préparé, cuit et mangé par les hommes. Le bovin est l'animal le plus prestigieux qu'on offre en sacrifice. Moutons, chèvres et porcs, moins coûteux, peuvent eux aussi être choisis, en fonction des moyens du sacrifiant et des impératifs des règlements sacrés. D'autres espèces, comme la volaille et les petits volatiles, étaient également sacrifiées, mais poissons, chevaux ou chiens l'étaient rarement. Il est parfois fait état de prédilections divines pour telle espèce animale ou, au contraire, d'un interdit sacrificiel à ce propos.
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Résumé La science économique a connu des précurseurs dès l'antiquité avec les philosophes grecs. Les premières écoles de pensé économique construites verront le jour dès le XVIème siècle avec les mercantilistes puis les physiocrates qui annoncent une autonomisation progressive de l'économie. Mais on considère généralement que l'acte fondateur de l'économie moderne, l'ouvrage qui impose l'économie comme une science à part entière, distincte de la philosophie et de la théologie et donc pratiquée par des spécialistes et non des théologiens, philosophes ou hommes politiques est le traité qu'Adam Smith publie en 1776, « Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations ».
Cet ouvrage marque également la création de l'école dite classique, qui va être à l'origine d'une période d'intenses réflexions économiques et de théories fondatrices de l'économie moderne dans un contexte de révolution industrielle et de naissance du capitalisme moderne.
1. Une thèse fondatrice fruit d'un contexte particulier
2. Une évolution de la pensée autour de grandes thèses
Extrait du document L'épargne est indispensable au progrès : celui-ci ne peut résulter que d'une amélioration de la division du travail ou de l'utilisation d'outils plus perfectionnés (progrès technique). Smith confère donc un rôle essentiel à l'investissement (augmentation du stock de capital), qui nécessite l'épargne. Pour Adam Smith, « l'industrie de la société ne peut augmenter qu'autant que son capital augmente et ce capital ne peut augmenter qu'a proportion de ce qui peut être épargné ».
En d'autres termes, l'épargne, comprise à la fois comme l'épargne des ménages et comme l'épargne des entreprises, est un préalable nécessaire à l'investissement et au progrès.
Tags: révolution industrielle, influence physiocrate, De Gournay, Marx, libre échange
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Résumé Ce document présente le sanctuaire d'Apollon, situé à Delphes, tel qu'il était très certainement au IIIéme siècle avant JC.
Le but de cette étude est de mettre en évidence les liens qui existent entre la religion et la politique, dans la Grèceclassique et ce, au travers de ces vestiges.
I. Les cités grecques et le sanctuaire
II. L'espace sacrifiel et oraculaire
III. Une mise en scène monumentale à la gloire d'Apollon
Extrait du document Le sanctuaire d'Apollon a été fondé au VIIème siècle à l'endroit où Apollon aurait tué le serpent Python d'après la légende, des vestiges attestent la présence d'un sanctuaire préexistant sans doute dédié à Gaia. Les bâtiments ont été plusieurs fois remaniés entre le VIème et le IIIème siècle, notamment suite à la destruction du Temple par un incendie en 548, et par un tremblement de terre en 373. Le site a été abandonné progressivement à partir de l'époque romaine. Il a été fouillé par l'Ecole Française d'Athènes à partir de la fin du XIXème siècle.
Nous pouvons nous demander en quoi ces vestiges nous permettent de comprendre les liens étroits qui unissent religion et politique dans la Grèce classique.
Pour tenter de répondre à cette question, nous étudierons tout d'abord la partie Sud du sanctuaire et son organisation générale. Puis nous nous intéresserons à l'espace sacrifiel et oraculaire. Enfin, nous verrons qu'il s'agit bien ici d'une mise en scène monumentale à la gloire d'Apollon.