Commentaire portant sur le débat du 28 juillet 1885 à la Chambre des députés au cours duquel JulesFerry va avancer des arguments visant à convaincre les députés de la nécessité de poursuivre l'expansion coloniale.
3010 mots (approx. 7.5 pages), 14 sources, 2007, 6,95 €
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Résumé JulesFerry a peu de partisans en politique, ils lui reprochent de gaspiller «l'or et le sang de la France». Ferry se heurte à une opposition de la droite et de la gauche, ce parti «anticolonial» dont le chef est Clémenceau qui lui reproche de cacher ses objectifs coloniaux et de mépriser les droits du parlement, on l'accuse donc de mettre en péril la sécurité de la France.
Ce commentaire analyse, à travers ce discours, qu'elles sont les fondements d'une politique coloniale selon JulesFerry et en quoi elle est indispensable pour que la France retrouve son prestige dont elle a été dépossédé en 1870 ?
I. Des justifications basés sur des arguments démographiques et économiques
A) L'émigration : atout ou contrainte pour la métropole ?
B) Les colonies : sources d'investissement
C) La recherche de débouchés pour une industrie en expansion
II. La colonisation : une mission civilisatrice et humanitaire
A) Une domination critiquée
B) Le devoir civilisateur des «races supérieures»
III. Les objectifs politiques à atteindre
A) La reconquête du prestige national
B) Faire face à la concurrence européenne
Extrait du document Dans les débuts de la III ème République, l'expansion coloniale a connu un temps d'arrêt mais avec l'arrivée au pouvoir des républicains, se manifeste un intérêt nouveau pour la colonisation. Effectivement, dans les années 1880, Jules Ferry reprend les conquêtes coloniales afin de renforcer la grandeur de la France qui ne peut se lancer dans une guerre de Revanche contre l'Allemagne.
Issu d'une famille de notables, Jules Ferry (1832-1893) a fait des études de droit à Paris. Devenu avocat spécialisé dans la défense juridique des républicains, il entame dès 1865 une carrière publique et est élu député de la Seine aux élections de juin 1869. Membre du gouvernement national en 1870, il devient préfet de la Seine, puis maire de Paris. Il est élu député des Vosges en 1871 et après l'épisode de la Commune, il redevient préfet de la Seine.
De 1883 à 1885, Ferry devient ministre des Colonies. Convaincu que la France a une mission civilisatrice, il se tourne vers les colonies et refuse de fixer son regard sur les «provinces perdues» en 1870.
Après les protectorats sur la Tunisie en 1881 et sur l'Annam en 1883, il lance la conquête du Congo avec l'explorateur Brazza, puis celle du Niger, de Madagascar et du Tonkin (au nord du Vietnam) mais cette politique coûteuse le rend impopulaire. De plus l'incident de Lang-Son (en Indochine) lui vaudra le nom de «Ferry Tonkin» et provoque sa chute le 30 mars 1885. Il ne retrouvera ses fonctions politiques qu'en 1891 et il devient président du Sénat en 1893.
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Résumé Les années 1870 sont marquées à la fois par le début de la seconde industrialisation et par une dépression de longue durée qui touchent les différents pays et secteurs de production. C'est à travers ce contexte ambigu que se développent le chemin de fer et la navigation à vapeur permettant de rapprocher les centres de leurs périphéries. En effet, l'économie ne se cantonne plus aux limites de l'Europe ou des Etats-Unis mais se propage jusqu'aux limites du monde et le commerce devient international. Face à cette ouverture de l'économie, la IIIe République fait le choix de l'entreprise coloniale.
1/ Le discours parlementaire de Ferry, un travail d'orateur
A. Une argumentation soignée
B. Une provocation calculée
2/ Sa position économique : la clé de son discours
A. Les traités de 1860, précurseur des exportations
B. Une situation propice pour se tourner vers les « extrémités du monde »
2/ Le renforcement de la politique coloniale, le véritable enjeu de ce débat
A. L'octroi de crédits pour l'expédition de Madagascar est un prétexte
B. La place de la France dans le monde
Extrait du document « Il faut que notre pays se mette en mesure de faire ce que font tous les autres » (l.85-86) Pour Ferry la question la plus importante est la place que tient et que tiendra la France dans le monde. Comme le montre cette citation, il ne veut pas qu'elle reste à l'écart des projets européens mais souhaite voir sa participation active afin que les autres puissances sachent qu'il faut compter avec elle. Il n'hésite pas pour cela à rappeler que certaines grandes nations ont chuté qu fil du temps, comme nous pouvons le voir avec « à nos fils et à nos petits-fils, il arrivera ce qui est advenu à d'autres nations qui ont joué un très grand rôle il y a trois siècle et qui se trouvent aujourd'hui quelques puissantes, quelques grandes qu'elles aient été, descendues au troisième ou au quatrième rang » (l.90 à 94) C'est sur cette menace de déclin économique qu'il base la nécessité de voir le rôle colonial de la France se renforcer. C'est pourquoi face aux contestations de certains députés, il leur rétorque : « Soyez tranquilles, vos électeurs vous entendront et le pays sera avec vous, car la France n'a jamais tenu rigueur à ceux qui ont voulu passionnément sa grandeur matérielle, morale et intellectuelle. » (l.113-115). Ferry veut convaincre ses opposants que même si le principe d'expansion colonial n'est pas en accord avec les principes de la République, à partir du moment où la place de la France dans le monde est assurée alors aucun électeur ne pourra se retourner contre eux.
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Résumé Le Nouvel Ordre écologique, sous-titré « l'arbre, l'animal et l'homme » est un essai de Luc Ferry où ce dernier montre les différentes approches de l'écologie. L'auteur présente et critique les tendances philosophiques sur l'écologie. Tout au long de son livre, Ferry expose les théories des théoriciens sur les rapports entre l'homme et la nature. Luc Ferry constate que dans notre société l'écologie est devenue un problème de société, un enjeu politique important.
Extrait du document "Le Nouvel Ordre Ecologique" de Luc Ferry permet d'éclairer les lecteurs sur les véritables fondement des différentes thèses et mouvements écologiques. Ferry illustrant tout au long de son ouvrage les véritables enjeux de l'écologie, véritable sujet d'actualité et enjeux politique. Ferry semble mettre en garde face à un certain anthropocentrisme trop présent dans notre société moderne dominé par le libéralisme mais aussi face au danger de certaines thèses de l'écologie contre la modernité. L'écologie est donc antimoderne, en totale opposition avec l'humanisme.
Fiche de lecture sur le livre de Luc Ferry, "Le nouvel ordre écologique : l'arbre, l'animal et l'homme" qui présente la pensée écologique moderne dont le thème est au cœur de la mondialisation actuelle.
1625 mots (approx. 4.1 pages), 1 source, 2009, 4,95 €
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Résumé Le nouvel ordre écologique de Luc Ferry a obtenu un certain succès puisqu'il a reçu le prix Médicis. Il tente de définir la place et la hiérarchie des rapports entre l'Homme, l'animal et la nature pour pouvoir proposer des solutions adaptées aux menaces que notre époque redoute. Peut-on faire une distinction entre l'homme, l'animal et l'arbre? S'il existe des différences, quel doit être le rapport de l'homme vis à vis de la nature ? Peut-on soutenir la "deep ecology" ?
Dans un premier temps, Luc Ferry va tergiverser sur la distinction de ces espèces puis sur la légitimité de la place de l'homme dans cette hiérarchie, pour enfin terminer sur le rôle de l'Homme dans l'écologie moderne.
Extrait du document Rousseau propose une solution : ce n'est pas parce qu'il n'y a pas d'instinct qu'il ne peut pas être libre et perfectible. L'exemple de l'apprentissage des langues collabore cette thèse. Pourtant on ne peut pas rejeter nos racines. En effet il y a une nécessité de garder un lien avec la culture car sinon l'Homme risque de perdre sa nature d'homme.
Mémoire de littérature comparée portant sur l'étude de l'influence probable du conteur allemand dans quelques romans de Jules Verne, de ses écrits de jeunesse aux romans posthumes.
26715 mots (approx. 66.8 pages), 37 sources, 2008, 14,95 €
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Résumé Ce mémoire analyse comment les contes de Hoffmann ont influencé la création des œuvres de jeunesse de Verne, tout comme ils constituent une sorte de nébuleuse nostalgique dans les romans du vieil écrivain, qui fut lecteur avant de devenir auteur. Dès lors, ce mémoire étudie comment, depuis la parution de la nouvelle fantastique "Maître Zacharius" en 1854, jusqu'à la publication posthume du roman "Le Secret de Wilhelm Storitz", l'influence des contes de Hoffmann a largement imprégnée l'écriture de Jules Verne, qui ne s'est jamais lassé de rappeler à ses lecteurs son attachement profond pour l'auteur allemand.
I. L'esthétique hoffmannesque dans les écrits de jeunesse de Jules Verne
A) La réception de Hoffmann en France
B) Maître Zacharius, Mademoiselle de Scudery et autres contes
C) Pittonaccio, le nain malfaisant dans Maître Zacharius : personnage issu de l'univers poétique de E.T.A Hoffmann
II. Jules Verne et Edgar Poe
A) Rejet du fantastique pur de E.T.A Hoffmann et découverte des nouvelles étranges de l'auteur américain
B) Les motifs poesques dans le corpus vernien
III. Une présence souterraine de E.T.A Hoffmann
A) Les Indes Noires, possible réécriture des Mines de Falun ?
B) Les mines de Falun, Les Indes Noires ou le mythe du centre de la Terre : du passage d'un monde infernal à un lieu de vie
IV. Offenbach, Les Contes d'Hoffmann et Jules Verne
A) La genèse d'une oeuvre musicale
B) L'épisode du colporteur dans Le Château des Carpathes : référence directe ou indirecte à Hoffmann ?
C) La Stella et le docteur Miracle dans l'opéra de Offenbach : deux personnages non hoffmannesques qui se retrouvent dans le roman fantastique de Jules Verne
V. Le Château des Carpathes, Le secret de Wilhelm Storitz : derniers hommages rendus à E.T.A Hoffmann
A) Les références directes aux contes de Hoffmann
B) Les liaisons transversales entre les deux auteurs
VI. Annexe
Extrait du document Si Jules Verne a énormément suscité l'intérêt des critiques littéraires avec la publication, des 1860, des Voyages Extraordinaires, on s'est peu préoccupé en général de l'influence de certains auteurs dans ses écrits. Pourtant, tout au long de son œuvre, Jules Verne ne cesse de rendre hommage aux deux principaux auteurs qui ont nourris l'imaginaire vernien : E.T.A Hoffmann et Edgar Poe. Le premier reconnu comme le précurseur du genre «fantastique» et le deuxième, comme le pionnier du roman policier. Or, nous laisserons ici aux spécialistes d'Edgar Poe le soin d'étudier de la manière la plus précise et exhaustive, l'influence de celui-ci dans les récits de Jules Verne et nous nous consacrerons ici à l'étude de celle de E.T.A Hoffmann dans le corpus vernien...
(...) Ainsi nous analyserons dans une première partie à travers l'étude de Maître Zacharius ou L'horloger qui avait perdu son âme, les liaisons transversales entre ce premier récit de Jules Verne et certains contes de Hoffmann, tant sur le plan de la structure narrative qu'au niveau des personnages ; car il est certain que cette nouvelle fut largement inspirée par l'imaginaire hoffmannesque.
Exposé portant sur une analyse de l'un des derniers romans de Jules Verne qui propose de comparer le manuscrit original laissé par l'écrivain à la version apocryphe faite par son fils Michel Verne.
6150 mots (approx. 15.4 pages), 6 sources, 2009, 10,95 €
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Résumé Notre étude présente consiste à voir dans quelle mesure le texte de Jules Verne à fait l'objet du remaniement total de la poétique initiale alors chère à l'écrivain. Un remaniement effectué par Michel Verne, qui a sans doute prit goût à la correction de l'œuvre de son père, et qui en a trahit l'esprit en réduisant de façon considérable son aspect fantastique.
I. Louis-Jules Hetzel, Jules et Michel Verne : les conflits autour d'une parution
a) La genèse d'une œuvre
b) Le secret de Louis-Jules et de Michel
c) Hetzel et le choc de la modernité : les premières modifications apportées à La fiancée invisible
II. Au nom du père
a) Primauté de la raison sur le surnaturel et rationalité de la réécriture
b) Les nouveaux méfaits de Storitz
c) L'invisibilité vaincue
III. L'authentique Wilhelm Storitz ou Jules Verne le «fantastiqueur masqué»
a) Roman posthume, roman-hommage
b) Un dernier acte ajouté aux Contes d'Hoffmann
IV. Annexe
Extrait du document Le secret de Wilhelm Storitz met en effet en scène un amant éconduit, qui n'est autre que le descendant d'un savant allemand, qui a juré de se venger du déshonneur fait par la famille Roderich en lui refusant la main de Myra, alors promise à un peintre français. Héritier des découvertes de son père, celui-ci va multiplier les affronts faits à la famille de la jeune fille, afin d'empêcher le mariage entre celle qu'il aime et le jeune Marc Vidal qu'il méprise. Elaboré dans le décor de la Hongrie méridionale, ce récit ne sera toutefois remis à l'éditeur Louis-Jules Hetzel que le 5 Mars 1905, soit dix-neuf jours avant la mort de l'écrivain.
Tags: modification, textuelle, poétique, romancier, art dramatique, scientifique
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Résumé Après une première ébauche en 1756, Rousseau rencontre un grand succès avec la publication de Julie ou La Nouvelle Héloïse en 1761. Fidèle à la passion de son siècle pour les nations et les peuples, Rousseau inclut dans son roman par lettre à la fois une intrigue romanesque mais aussi une pensée philosophique, deux éléments qui se fondent complètement dans La Nouvelle Héloïse.
La lettre XIV de la seconde partie, adressée à Julie, intervient juste après l'exil de Saint-Preux et son entrée dans le monde parisien.
Ce commentaire analyse quels sont les enjeux défendus par Rousseau dans cet extrait. Ensuite, il définit comment Rousseau oriente son lecteur vers une vision négative de ce «monde» face à la vie mondaine et ses artifices.
Extrait du document Après une première ébauche en 1756, Rousseau rencontre un grand succès avec la publication de Julie ou La Nouvelle Héloïse en 1761. Fidèle à la passion de son siècle pour les nations et les peuples, Rousseau inclut dans son roman par lettre à la fois une intrigue mais aussi une pensée philosophique, deux éléments qui se fondent complètement dans La Nouvelle Héloïse. La fureur des voyages a en effet pris de l'essor durant le XVIII ème, et a permis d'alimenter une réflexion propre aux Lumières sur l'Homme et sur l'appartenance à une patrie...
(...) Rousseau expose, dans ce début de la Lettre XIV, le point de vue d'un étranger sur les mœurs parisiennes. En effet, à travers le regard de Saint-Preux, précepteur d'origine Suisse, Rousseau peint au lecteur un tableau très négatif de la vie mondaine à Paris. Ce procédé, qui n'est pas sans rappeler celui des Lettres Persanes de Montesquieu, permet à l'auteur une certaine liberté d'expression.
Tags: peuple, vie, société, inégalité, imagination, social
Commentaire composé qui analyse comment la déchéance de Julie est rendue dans la clôture de la pièce qui n'offre pas réellement de dénouement explicite.
1100 mots (approx. 2.8 pages), 0 sources, 2009, 3,95 €
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Résumé La clôture de la pièce de Strindberg, Mademoiselle Julie, propose une issue assez énigmatique en ce que les toutes dernières répliques ne laissent voir qu'une grande tension, voire le point culminant de la tension dramatique, ce qui à l'évidence va à l'encontre des schémas traditionnels du théatre. En effet, nul dénouement n'est réellement donné en tant que résolution de la fable, c'est-à-dire de l'argument de la pièce. Pourtant, malgré cette absence, l'on peut voir dans la fin de Mademoiselle Julie, une issue qui s'opère dans un mouvement notoire de dégradation. Dans cette pièce que l'auteur qualifie lui-même de « drame psychologique », il n'y a donc, a priori que dans les discours des personnages, qui se trouvent en huis clos, et dans le mouvement de leurs rapports que la tension et l'issue tragique se développent.
1. Le jeu constant des oppositions et des décalages sociaux entre les personnages
2. Le mouvement de gradation de la violence par une inversion des rôles
Extrait du document Le mouvement donné principalement et qui figure la fin sans issue des personnages, l'on peut le constater d'emblée, est constitué par les décalages et les oppositions constantes entre les personnages, et ce sur plusieurs niveaux.Tout d'abord par un décalage constant entre les préoccupations et les états d'esprit des personnages. Alors que Julie est dans l'agitation, l'inquiétude, Jean fait une remarque sans rapport, par exemple en lui faisant remarquer que Julie a la figure sale, tandis que celle-ci est très angoissée par la présence de Kristin, à la page 75.
Fiche de lecture de la pièce de théâtre de Jules Romain. L'auteur présente un personnage très drôle mais dénonce en même temps tout un univers de manipulation des esprits.
1570 mots (approx. 3.9 pages), 0 sources, 2006, 3,95 €
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Résumé Knock est l'illustration comique, sinon parfaite, de la manipulation à grande échelle. Que sont que la propagande, la publicité, les discours démagogiques, populistes, les sectes, les religions, l'armée ou encore les campagnes politiques ? Un dérivé de la théorie de Knock, rien de plus. Jules Romain nous expose les fondements de ce pouvoir sur les masses.
La fiche est menée en trois points :
1) Analyse de la forme du texte
2) Interprétation contemporaine de l'oeuvre
3) Avis personnel
Extrait du document Mais cette pièce est également révélatrice de l'immense crédulité du genre humain : la spécialisation du langage (ici sur le thème scientifique) est un frein à une totale compréhension du sujet : un terme d'anatomie, de grec ou de latin, puisqu'il ne signifie rien pour nous et se rapporte à un contexte officiel, nous enfonce dans une apparente réalité. L'argument d'autorité, « Aristote les dixit » (Aristote l'a dit), dont se sert Knock avec ses patients, émane d'un usage fréquent de la « doxa » (l'opinion générale) et ne doit surtout pas être érigé en vérité générale (« Le mensonge et la crédulité s'accouplent et engendrent l'opinion », Paul Valéry). Enfin le tableau noir où le docteur fait ses schémas influe encore sur la perception des malades : le subjectif devient objectif quand un milieu est stéréotypé.
Commentaire de ce poème en 3 parties, tiré du recueil Odes et Prières, publié en 1913, dans lequel Jules Romains aborde le thème traditionnel du poète face au monde.
3460 mots (approx. 8.7 pages), 0 sources, 2007, 7,95 €
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Résumé Cette ode permet, au travers d'une personnification et déification, de révéler la relation étrangement ambigüe du poète avec son lecteur. Ce thème traditionnel du poète face au monde, ou finalement DANS le monde, est abordé avec toute l'originalité de Jules Romains, par le biais d'une écriture moderne et théâtrale.
Extrait du document Certes, il s'agit d'un hommage, l'ode est dédiée à la foule. Cependant, il nous faut remarquer à partir du titre qu'il s'agit d'une foule précise : "la foule qui est ici". De plus, nous étudierons de quelle manière l'hommage est rendu et jusqu'à quel point il est passionnel. Avant tout, remarquons que le poète s'adresse directement à cette foule, il ne parle pas objectivement sur un ton neutre du monde qui l'entoure, mais il interpelle le lecteur, il s'adresse assez violemment ou du moins brutalement à ce monde par le biais d'adresses redondantes : L'utilisation de la deuxième personne du singulier prouve une relation de complicité voire d'intimité. Le tutoiement est appuyé par les interpellations directes et parfois exclamatives : "Ô Foule" (v.1,11) "Foule" (v.40) "foule femelle" (v.46, 53). De plus, il ne s'agit pas de n'importe quelle foule, ce n'est pas la foule du marché, la foule de la ville. Notre auteur s'adresse à la foule du théâtre, le public, l'auditoire. Dès le premier vers, en effet, il place cette foule dans le théâtre, espace de réunion, fermé par excellence. Le public est ainsi une masse unie, dirigée vers un centre, un point commun : le poète.