Commentaire composé portant sur le chapitre 3 de l'oeuvre de Céline "Voyage au bout de la Nuit", cherchant à présenter la Première Guerre mondiale comme une guerre absurde.
955 mots (approx. 2.4 pages), 0 sources, 2008, 3,95 €
Ajouter au panier (vous pourrez toujours retirer cet article de votre panier ultérieurement)
Résumé Écrivain français du XXème siècle, Louis Ferdinand Céline est l'auteur du roman "Voyage au bout de la nuit", publié en 1932, d'où est extrait le passage. Ce roman nous raconte l'aventure de Bardamus lors de la Première Guerre mondiale, présent sur le front.
Dans ce passage, l'élément de la guerre considérée comme un spectacle féerique est important, il convient aussi de voir les indices de distanciation et la dénonciation d'une guerre absurde.
L'extrait etudié du chapitre 3 va de « On avait remarqué [...]ça fume à "... alors c'est le matin".
I. La guerre : un spectacle féerique
1. L'insistance sur la notion de spectacle
2. Un spectacle lumineux et animé
3. L'expression de l'enthousiasme
II. Les indices de distanciation
1. Le niveau de langue
2. La psychologie du narrateur
3. Ambiguïtés et antiphrases
III. La dénonciation d'une guerre absurde 1. Le caractère malgré tout informatif du texte
2. L'ironie caustique
3. La distance
Extrait du document Ensuite, la psychologie du narrateur, est appuyée par « on en approchait », « on voyait ». A l'aide du pronom indéfini « on », narrateur produit un effet de choquer. Il est désespéré, comme nous le prouve cette anti-phrase « c'était gai ». On peut conclure sur le fait que Bardamus, est un anti-héros. La distanciation donne un effet de spectacle, le soldat est lâche, passif. En effet, l'expression « ça fume et alors c'est le matin », nous prouve l'état du soldat, il constate, observe, mais n'agit pas.
Ajouter au panier (vous pourrez toujours retirer cet article de votre panier ultérieurement)
Résumé L'absurde apparaît au 19ème avec Schopenhauer, mais la philosophie de l'Absurde à proprement parler est celle d'Albert Camus et de Jean-Paul Sartre. L'absurde, vient du latin «absurdus» qui signifie discordant, le terme «absurdus» est, lui, dérivé du mot latin «surdus» qui signifie sourd. D'une manière générale, le terme «absurde» peut se définir de trois manières différentes selon le domaine auquel il s'applique. Dans son sens le plus courant, en tant qu'adjectif qualificatif, absurde signifie ce qui est contraire au sens commun, ce qui est contraire à la raison ; au sens de la Logique, c'est ce qui comporte une contradiction, ce qu'illustre ce que l'on appelle le raisonnement par l'absurde, qui valide une proposition en montrant que sa négation conduit à une proposition. Enfin, dans son sens philosophique et littéraire, l'Absurde est ce qui n'a pas de sens, ce qui est contraire à la raison, et plus exactement l'absurde correspond ici, à l'absurdité du monde, de la vie, de l'existence comme n'ayant pas de sens, pas de but.
Cette étude montre dans un premier temps, comment l'absurde peut mener au renoncement, puis dans un second temps, comment l'absurde permet une totale liberté et une libre création de soit, et enfin, dans un dernier temps de quelle manière l'absurde peut nous amener à nous révolter contre l'absurdité par l'action et la création, pour notre liberté et notre existence.
Extrait du document Pour Schopenhauer, la vie est absurde car elle n'a pas d'autre raison d'être que celle d'un «vouloir-vivre» aveugle et sans but. Le «vouloir-vivre» serait un principe auquel est soumis tout être vivant. Il constitue une force instinctive, irrésistible. Chaque représentant d'une espèce, soumis à cette force, est amené à lutter, non pour se réaliser en tant qu'individus, mais pour servir les intérêts de l'espèce. Cette lutte, pour l'homme, n'apporte que souffrance et désillusion. C'est pourquoi s'inspirant des philosophies bouddhistes, Schopenhauer dit qu'il faut parvenir à renoncer au «vouloir-vivre», je cite «l'attachement à la vie et à ses jouissances ne peut tarder à céder et à faire place à un renoncement général : c'est le moment de la négation du « vouloir-vivre».
Ajouter au panier (vous pourrez toujours retirer cet article de votre panier ultérieurement)
Résumé Le Procès est le récit d'un homme, accusé sans savoir pourquoi, qui se débat contre ce procès qui lui paraît aussi étrange et absurde que la justice à laquelle il est confronté.
L'histoire s'achève par la mise à mort du personnage de K, mais cette fin est différente dans le roman et dans le film pour plusieurs raisons.
Extrait du document La structure et le déroulement de la fin du Procès semblent être similaires dans les deux œuvres. En effet, on retrouve la même progression de l'action dans le film et le roman, c'est-à-dire que K. voit deux hommes qui ne semblent être là que pour lui et sont en train de l'attendre. Ceux-ci l'escortent ensuite et cheminent à travers la ville, pour enfin s'arrêter sur un terrain vague, où K. est tué par ses bourreaux. Dans le roman, la scène a lieu « vers neuf heures du soir », et c'est également dans la nuit qu'elle se passe dans le film.
De même, il apparaît que ce passage revendique son caractère final, dans la conclusion inévitable du procès. Dans le roman, les bourreaux viennent chercher K. chez lui, à la pension Grubach, c'est-à-dire le lieu même où tout a commencé. De plus, il est précisé que ce jour est pour K. « la veille de son trente et unième anniversaire », soit un an exactement après son accusation. Cela constitue ainsi une sorte de cycle, qui doit nécessairement être achevé. Durant la traversée de la ville, les trois hommes passent dans des lieux familiers à K., comme l'endroit près du pont dans le roman. Dans le film, un des immeubles rappelle celui de K., et le terrain vague l'épisode où K. rencontre l'amie de Mrs. Bürstner.
Dissertation portant sur l'écriture autobiographique qui peut être considéré comme un projet absurde, ou au contraire peut servir à témoigner d'une expérience vécue.
1095 mots (approx. 2.7 pages), 0 sources, 2008, 3,95 €
Ajouter au panier (vous pourrez toujours retirer cet article de votre panier ultérieurement)
Résumé L'expression de soi revêt des formes multiples : mémoires, journal intime, autoportrait, ...
Parmi elles se trouve l'autobiographie, que Philippe Lejeune, grand théoricien et praticien du genre, définit en 1975 comme : "un récit rétrospectif en prose, qu'une personne réelle fait de sa propre existence, lorsqu'elle met l'accent sur sa vie individuelle, en particulier sur l'histoire de sa personnalité». A
u XVII ème siècle, Pascal a critiqué : «le sot projet que Montaigne a eu de se peindre». Il semble intéressant de se demander si le projet de se peindre est stupide ou au contraire si l'idée qu'il a eu est intéressante.
I. Les limites de l'écriture autobiographique qui rendent le projet de Montaigne absurde
II. Les aspects positifs de l'écriture de soi
Extrait du document Tout d'abord, on porte sur soi et sur le monde qui nous entoure un regard subjectif. Le décalage temporel entre le «je» présent et le «je» passé déforme par exemple la vision que l'auteur a de lui-même. Il passe d'une vision enfantine à une vision d'adulte, plus réfléchie. La prise de distance avec la réalité l'altère obligatoirement, même si l'auteur a une volonté réelle d'être objectif. On peut citer par exemple Leiris, qui dans L'Âge d'homme publié en 1939 ne fait mention que de ses défauts : il ne se trouve aucune qualité, aussi bien sur le plan physique que moral. Il utilise un vocabulaire très péjoratif, couplés d'adverbes d'intensité. Ce portrait très dévalorisant relève uniquement de la vision de l'auteur. La thèse de Leiris affirme que c'est par la subjectivité portée à son paroxysme qu'on parvient à l'objectivité.
Ajouter au panier (vous pourrez toujours retirer cet article de votre panier ultérieurement)
Résumé L'homme est toujours soumis à ses désirs. Il tend vers un objet qui ne lui est pas nécessaire et qui lui procurerait du plaisir s'il était présent. Plusieurs fois dans l'histoire, on a vu des désirs qui semblaient pourtant impossibles à réaliser être comblés. Par exemple, il est aujourd'hui possible de traverser les océans en s'élevant dans les airs pendant quelques heures, chose impossible et désirée à l'antiquité. Il faut donc se questionner sur « est-il absurde de désirer l'impossible ». Ceci revient à se demander si désirer ce qui ne peut pas être atteint de nos jours est un non-sens, ou bien si tendre vers ce qui est actuellement impossible est légitime.
Extrait du document En outre, l'homme se différencie de l'animal par le désir. En effet, celui-ci s'oppose au besoin, qui correspond à quelque chose de nécessaire pour la conservation de l'être vivant. Le besoin est donc en lien avec le corps, à l'opposé du désir prenant naissance dans le monde de l'esprit. L'animal étant un corps sans conscience pour les cartésianistes, il n'éprouve pas de désir alors que l'homme, union d'un corps matériel et d'une conscience immatérielle, peut désirer. Ainsi, si l'homme ne désire pas, il perd son attribut humain et n'est qu'un animal animé par l'instinct. Il est donc nécessaire de désirer pour s'exprimer dans son humanité.
De plus, l'expérience nous montre que l'homme qui ne désire pas n'est pas dans les conditions du bonheur.
Ajouter au panier (vous pourrez toujours retirer cet article de votre panier ultérieurement)
Résumé Ayant appartenu au mouvement surréaliste, Desnos a su, à travers son œuvre poétique, peindre un monde nouveau, irréel et fantastique, grâce aux pouvoirs de l'inconscient prônés par le surréalisme, mais aussi grâce aux pouvoirs de la poésie.
Ainsi, le poème «Un jour qu'il faisait nuit» est une parfaite illustration de ces pouvoirs : reposant sur une antithèse, ce poème semble alors atteindre une dimension étrange, voire absurde, car il paraît dépourvu de sens et de logique.
Comment, sous cet aspect absurde et illogique, le poète parvient-il à donner un sens à son poème ?
Dans un premier temps, cette étude montre en quoi ce poème bouleverse les repères, et ce à tous les niveaux, avant d'analyser la ou les significations que suggère le poème.
Extrait du document Au premier abord, ce poème de Robert Desnos apparaît comme déroutant, car il bouscule tous les repères, laissant le lecteur dans une sorte d'incompréhension. En effet, bien que poème malgré tout, ce texte semble pourtant bien proche d'un récit. Les temps de ce poème sont conformes à ceux utilisés pour rédiger un récit au passé : on emploie l'imparfait, ainsi que le passé simple («Après cela il descendit au grenier. Les étoiles de midi resplendissaient.) De plus, ce texte raconte bien une histoire, celle d'une promenade dans la nature, où sont évoqués les trois règnes : le règne minéral avec «les pierres» et «les fils de fer en or», le règne végétal avec « le bois d'ébène », et enfin le règne animal avec l'évocation des «poissons» et du «ver de terre». Mais la structure particulière de ce récit lui confère également la valeur d'une sorte de carnet de notes.
Tags: figure de style, amour, syntaxe, atmosphère, fantastique, irrationnel
Ce document tente de répondre à la question : pensez-vous que cette pièce de théâtre soit une pièce de théâtre classique ? La critique l'a souvent vue de cet oeil; Ionesco la définie comme telle, mais le théâtre de l'absurde y trouve aussi sa place.
1655 mots (approx. 4.1 pages), 0 sources, 2007, 4,95 €
Ajouter au panier (vous pourrez toujours retirer cet article de votre panier ultérieurement)
Résumé Ce texte passe en revue les deux genres théâtraux présents dans cette piece, classique et absurde, puis commente la place importante que Ionesco laisse au symbolisme dans son oeuvre.
I- Le roi se meurt est une pièce en apparence classique
II- Le roi se meurt s'inscrit dans les années 1950-60 et est une pièce
typiquement ionescienne
III- Le roi se meurt est une pièce symbolique
Extrait du document Le roi se meurt est peut-être la pièce la plus aboutie, la plus classique, des oeuvres de Ionesco. Elle constitue le sommet d'un cycle de quatre pièces au total (Tueur sans gages, Rhinocéros et Le piéton de l'air). Il conserve quelques traits caractéristiques de l'écriture classique du XVII ème siècle, principalement pour que la lecture allégorique de sa pièce soit plus aisée et que le spectateur ne se perde pas dans l'onirisme et le fantastique. En effet, Le roi se meurt est d'avantage une pièce du théâtre de la dérision. Ionesco voit dans le théâtre, « la projection sur scène du monde du dedans ». Il a donc mis dans cette pièce, écrite pendant sa convalescence après une maladie, toute sa peur de mourir et son attachement à la vie.
Tags: théâtre de l'absurde, théâtre de la dérision, symbolisme, Le Rhinoceros, Bérenger, Marguerite
Ajouter au panier (vous pourrez toujours retirer cet article de votre panier ultérieurement)
Résumé Cette dissertation s'attache d'abord aux différentes hypothèses qui postulent un sens derrière nos actes les plus anodins (le déterminisme social, biologique, la théorie de l'inconscient, le destin...), les champs que ces hypothèses recouvrent (l'Histoire, les actes manqués, l'art) et leurs écueils (le délire interprétatif, les risques du "tout-est-écrit", la saturation du sens). Peut-on postuler une antinomie ou une hiérarchie des sens ?
Extrait du document Les prénoms prédestinés, les actes manqués, les signes que nous voyons dans la nature et qui influent sur nos actes, ou plus largement, la volonté de trouver la finalité de notre existence, le sens de la vie : il semble que nous ayons tous une certaine propension à interpréter à notre convenance chaque phénomène qui se présente à notre perception, au risque d'erreurs de jugement, voire d'interprétations contradictoires. Dans cette confusion de glose et d'herméneutique, la question se pose : à quoi puis-je réellement trouver un sens ? Par sens il faut entendre une signification, une raison d'être, une valeur qui justifie l'existence d'une chose, d'un évènement. En effet, il arrive que certaines choses semblent avoir à nos yeux plus de sens que d'autres, alors que dans d'autres cas, le sens semble clairement dépasser notre entendement. Si sens il y a, nous est-il accessible ? Quelles sont les limites qu'on peut donner à cette quête du sens ?
Tags: vie, quête du sens, absurde, existentialisme, inconscient, actes-manqués
Ajouter au panier (vous pourrez toujours retirer cet article de votre panier ultérieurement)
Résumé "Candide, ou l'Optimisme" est le conte philosophique le plus achevé de Voltaire. Il paraît à Genève en janvier 1759. Cette œuvre si ironique, dès les premières lignes, ne laisse aucun doute sur l'origine de l'auteur, qui ne pouvait faire partie que des Lumières.
Cette fiche de lecture comprend :
I. Contextualisation
II. Caractérisation
III. Signification
IV. Contenu de l'œuvre
- Présentation des personnages
- Résumé de l'intrigue
V. Rapport avec la séquence
Extrait du document Cacambo : métis d'Amérique du Sud, dévoué serviteur de Candide (apparaît qu'à partir du 14ème chapitre de l'œuvre)
Candide : principal protagoniste, actif dans tous les chapitres, sauf les chapitres 8, 11, et 12, où il écoute des récits. Fils naturel d'une aristocrate allemande, il traverse profession et pays, et fini propriétaire d'un petit domaine près de Constantinople, bien décidé à cultiver son jardin en compagnie de son épouse enlaidie et de quelques amis éclopés.
Cunégonde : fille du baron de Thunder-ten-tronckh (frère de la mère de Candide). Amoureuse infidèle de Candide, qu'elle force à l'épouser à la fin du récit malgré une destinée agitée.
Le fils du baron : jésuite et homosexuel, entiché des droits de la noblesse, il est expulsé du jardin de Candide, qui avait failli le tuer en Amérique du Sud.
Martin : philosophe recueilli par Candide. Sa sombre conception du mal s'oppose à celle de Pangloss.
Tags: Siècle des Lumières, comique, absurde, satire, cultiver, destin
Commentaire de la pièce de Jean Cocteau, "La machine infernale", qui mêle les registres comiques et tragiques tout en désacralisant le mythe d'Oedipe afin de le rendre accessible à un public moderne et universel.
1370 mots (approx. 3.4 pages), 0 sources, 2007, 3,95 €
Ajouter au panier (vous pourrez toujours retirer cet article de votre panier ultérieurement)
Résumé Cette analyse de la pièce détaille, acte par acte, le cheminement de l'intrigue et de la fatalité tragique.
Cocteau fait de Oedipe un anti-héros : naïf, prétentieux, avide de richesse, de puissance et de gloire, il n'a ni le courage, ni l'intelligence que le public espérait. La désacralisation du personnage ne vise pas tant à le ridiculiser qu'à le ramener à une dimension plus humaine, donc plus accessible.
Cependant, Oedipe symbolise le tragique de nos existences : il incarne le caractère absurde de la condition humaine.
1. Acte 1 : registre comique dominant
2. Acte 2 : Oedipe et le sphinx
3. Acte 3 : dénouement tragique
4. Le titre de la pièce
Extrait du document Alors que dans le Prologue, la Voix annonce un sujet tragique-le parricide et l'inceste d'Oedipe-le premier acte ouvre la pièce sur une scène de comédie. On peut effectivement relever différents procédés comiques.
Ainsi, l'action dramatique débute avec une conversation entre les soldats. Le discours des personnages est en prose et appartient au registre de langue familier, certains mots sont mêmes argotiques :"truc gueule".De plus, les soldats sont stéréotypés et leurs préoccupations sont triviales. Le chef, par exemple, est un fonctionnaire soucieux de son autorité et de son avancement. Ces éléments contribuent donc à faire de cette ouverture une scène de farce reposant sur un comique élémentaire et sur des personnages simplifiés.
On peut également noter de nombreux anachronismes qui, non seulement permettent d'inscrire l'action dans l'époque contemporaine à la date de création, mais aussi prêtent à rire car ils créent un décalage entre le cadre attendu (l'antiquité) et des éléments modernes (rouges aux lèvres, boites de nuit...)