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Résumé La question de la protection des animaux est une idée ancienne exprimée par les philosophes grecs, puis par Saint-Thomas d'Aquin à travers les arguments de la théologie chrétienne.
Pourtant, c'est un débat récent parmi les juristes.
L'animal peut-il devenir une personne, ou faire l'objet d'une troisième catégorie qui le distingue des biens et des personnes ?
I. Le statut complexe des animaux ne permet pas de considérer ces derniers uniquement comme des biens
1. Le droit reconnaît aux animaux une sensibilité qui les différencie du bien
2. La défense des animaux par des associations, illustre une hiérarchie animale complexe
II. Cependant, les juristes s'accordent sur le fait que les animaux ne peuvent pas être de véritables sujets de droit
1. Les animaux ne remplissent pas les caractéristiques des sujets de droit et ne peuvent que faire partie d'une troisième catégorie après les biens et les personnes
2. Les animaux doivent donc être défendus à travers le droit des hommes
Extrait du document Selon de nombreux juristes, le meilleur moyen de protéger les animaux comme des êtres sensibles, en évitant le problème du statut juridique des animaux, serait de ne pas accorder de prérogatives à ces derniers, mais d'imposer aux hommes des sanctions relatives à leur comportement envers les animaux, comme le prévoit aujourd'hui le Code Pénal. Les droits de l'animal doivent évoluer avec les Droits de l'Homme.
Finalement, la notion de morale ne doit pas sortir du référent humain. Si cette morale n'est pas absolue, elle est le reflet d'un système de droit avant tout anthropocentriste. Cette solution permettrait d'éviter de donner aux animaux une véritable personnalité juridique (ce qui suppose tous les inconvénients étudiés précédemment), mais reconnaîtrait cependant, que les animaux doivent être protégés comme des êtres sensibles. Selon ces juristes, les animaux devraient, dans le Code Civil faire partie d'une sous-catégorie de biens, et non d'une troisième catégorie.
Dissertation qui pose la question de savoir si les animaux sont capables de tenir un raisonnement structuré, ce qu'ils pensent de l'homme et s'ils lui accordent une condition morale.
1400 mots (approx. 3.5 pages), 4 sources, 2006, 3,95 €
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Résumé Il est coutume de s'intéresser aux pensées humaines et non aux pensées animales. En effet, pour une majorité de philosophes et notamment pour Condillac : "il […] observe les facultés animales et juge de celles de l'homme par analogie". Nietzsche se démarque ainsi de tout un troupeau de moutons de Panurge en inversant les rôles et en affirmant dans son œuvre "Aurore", section "Pensées sur les préjugés moraux " : humanité : - Nous ne considérons pas les animaux comme des êtres moraux. Mais pensez-vous donc que les animaux nous tiennent pour des êtres moraux ? – Un animal qui savait parler a dit : "L'humanité est un préjugé dont nous autres animaux, au moins, nous ne souffrons pas."
1. L'homme est un être empreint de préjugés
2. Cette caractéristique est absente de la moralité animale
3. L'ambiguïté de ces propos, dû au dualisme
Extrait du document L'animal et l'homme ont tous deux un ‘'moi d'habitude'', en quelque sorte une redéfinition de l'instinct, seulement l'homme a également ‘'un moi de réflexion'' puisqu'il est un être doué de raison parfaitement capable de hiérarchiser et d'ordonner ses pensés. En tant que Res Cogitens il est capable d'abstraction, d'anticipation et d'invention sans qu'aucune limite ne puisse être définie. Condillac valorise ainsi l'homme en cela que ‘'la mesure de réflexion que nous avons au-delà de nos habitudes est ce qui constitue notre raison''.
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Résumé La responsabilité du fait des animaux est régie par l'article 1385 du Code civil qui dispose que «le propriétaire d'un animal, ou celui qui s'en sert, pendant qu'il est à son usage, est responsable du dommage que l'animal a causé, soit que l'animal fût sous sa garde, soit qu'il fût égaré ou échappé». L'article 1385 ne constitue pas, seul, le siège de la responsabilité du fait des animaux, dans la mesure où il ne concerne que les animaux qui sont susceptibles d'une garde.
I. Fondement et domaine de responsabilité du fait des animaux
A. Le fondement de l'article 1385 : la garantie de sécurité
B. Champ d'application de l'article 1385
II. Mise en œuvre de la responsabilité du fait des animaux
A. Inculpation du gardien
B. Exonération du gardien
Extrait du document La victime d'un dommage causé par un animal peut théoriquement agir par le biais de deux articles : l'article 1385, étudié précédemment ou l'article 1382 qui dispose que «tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé, à le réparer». La victime a intérêt à agir sur la base l'article 1385 car elle est alors dispensée de rapporter la preuve d'une action fautive commise par le gardien alors que si elle décide de se fonder sur l'article 1382 une preuve de sa faute doit être apportée. De plus, dans les cas où il y a fait direct de l'animal, l'article 1382 est inapplicable. La Cour de cassation a de par sa jurisprudence admis l'option pour la victime de choisir entre la responsabilité du fait personnel (article 1382) et la responsabilité du fait de l'animal (1385) dès lors que les conditions pour chaque régime sont réunies. Elle a également admis la possibilité de cumuler les deux régimes de responsabilité.
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Résumé Les contes sont avant tout, des récits merveilleux adressés (officiellement) aux enfants pour les divertir et les instruire. Il est donc normal que les animaux tiennent une certaine place dans ces récits car ils sont aimés des enfants et pratiques à utiliser, ils sont très présents dans la vie courante.
En effet, les animaux tiennent une place non négligeable dans les contes de Perrault mais ils sont encore plus présents dans les illustrations de Doré. Ils peuvent jouer différents rôles, qu'ils soient personnages principaux ou simples adjuvants et le regard porté sur eux change en fonction de leur rôle dans les récits.
Les animaux sont donc complètement intégrés comme ils le sont dans le monde réel.
1. Quelle est l'importance des animaux dans les contes et les illustrations pour enfants ?
2. Leurs rôles et leurs fonctions
3. Le regard porté sur les animaux des contes et illustrations
Extrait du document Les animaux tiennent une place relativement importante dans les contes de Perrault et les illustrations de Doré. Chez Perrault, seul deux contes accordent une place de personnage principal à un animal : le Petit Chaperon Rouge et Le Chat Botté. Le loup et le chat (qui est d'ailleurs de héros éponyme du conte) occupent une place majeure mais jouent des rôles opposés. C'est les seuls contes où ils parlent à la manière des animaux des fables. Dans d'autres contes, les animaux ont des rôles importants en tant qu'adjuvants mais n'interviennent pas directement dans l'histoire. Dans d'autres encore, ils occupent une place pratiquement négligeable. On voit que Perrault n'a pas tellement privilégié cette sorte de personnages comme héros, leur préférant des femmes, des enfants dans lesquels le lecteur pourra peut-être plus se retrouver.
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Résumé Depuis des siècles, existe une portée morale dans la comparaison établie par les écrivains ou les philosophes entre les hommes et les animaux.
Que ce soit La Fontaine dans ses "Fables" ou Bernard Weber dans ses ouvrages de science-fiction, le passage par les animaux permet de souligner les défauts et vertus des hommes.
Dans quelle mesure cette manière moraliste permet d'unir la pensée des animaux à celle des hommes pour faire une catégorie universelle de morale ?
Extrait du document Pour Kant, la possibilité qu'a tout homme d'agir d'un point de vue moral qui le rend homme et le distingue de l'animal. ceci est présisément le fondement de la dignité humaine et c'est le respect en chaque être humain de cette dignité qui fonde notre commune, universelle et distinctive humanité. Cette position philosophique rejoint d'ailleurs l'observation de bon sens que seul l'homme se pose la question morale, c'est-à-dire celle du bien et du mal, ce qui le distingue radicalement de l'animal.
Compte-rendu de lecture du roman « La Ferme des Animaux », de Georges Orwell visant à démontrer que cette ouvrage constitue une parodie de la révolution russe.
2345 mots (approx. 5.9 pages), 0 sources, 2010, 5,95 €
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Résumé Georges Orwell, célèbre auteur du XXème siècle, doit sa renommée à la rédaction de plusieurs œuvres majeures qui sont restées à jamais inscrites dans l'Histoire de la Littérature mondiale. Georges Orwell a également rédigé "La ferme des Animaux" en 1945. Ce dernier roman met en scène une ferme où les animaux vont tout simplement décider de s'émanciper du joug de leur maitre, afin de mettre en place une petite société dans laquelle leurs efforts ne profiteront enfin qu'à eux-mêmes. Mais le rêve va tourner court, les animaux se rendant compte que leur « chef » ne leur offre pas la société utopique qui leur avait promis dès le départ. Orwell va par cette description constituer une parodie du régime stalinien.
I) Des personnages incarnant les figures de la révolution Russe
II) Des évènements rappelant directement l'Histoire de l'URSS sous Staline
Extrait du document Ces humains sont au nombre de quatre dans le roman. Le plus important d'entre eux est M. Jones, le propriétaire de ce qui deviendra la ferme des animaux. Celui-ci va se faire expulser de la ferme lorsque les animaux vont se rebeller. En effet, il est négligeant vis-à-vis des animaux, il les exploite et s'en occupe mal. Le personnage de M. Jones fait référence au tsar Nicolas II, celui va en effet se faire renverser par la Révolution de 1917.
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Résumé Vercors est un homme engagé, qui, par le biais de ses œuvres, a fortement critiqué l'horreur nazi de la 2nde Guerre mondiale.
C'est donc dans un contexte historique particulier, où les questions de droits de l'homme sont mises en avant, qu'en 1952, Vercors rédige "Les animaux dénaturés" où il pose le problème de la limite entre les animaux et l'homme et d'une manière plus générale, de la définition de l'homme.
Extrait du document Dès le début de leur observation, les scientifiques ont remarqué que la vie des Tropis était celle d'une vraie communauté paisible et démocratique. Ainsi, même s'il n y a pas de réel chef, la vie semble s'organiser autour de ce que nous pouvons appeler une hiérarchie gérontocratique ôtée de tous sens dominateur: “simplement on imitait ou suivait les plus vieux dans leur science de la chasse, leur prudence....”p.68 Cependant la vie en société n'est pas réellement caractéristique de l'homme. En effet, nombre d'espèces animales vivent en communauté tels les loups par exemple, ou bien encore des espèces encore plus éloignées de l'homme comme les fourmis. Ce n'est donc pas dans cette notion que se trouve le critère propre à l'homme, mais peut être dans une qui lui est proche, celle du langage. En effet le langage est ce sur quoi se fonde une société humaine, ce sur quoi elle se développe.
Commentaire de la fable "Les Animaux malades de la Peste" de Jean de La Fontaine, première fable du livre VII étudiant la critique délivrée par la fable.
1485 mots (approx. 3.7 pages), 0 sources, 2008, 3,95 €
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Résumé Originaire de Champagne comme son père, Jean de La Fontaine assume comme ce dernier sa fonction de maître des eaux et forêts. Après avoir abandonné ses études de droit, il devient le protégé de l'intendant Fouquet au château de Veau le Vicomte et connait des ennuis lorsque celui-ci est emprisonné par Louis XIV. Entre 1665 et 1695, il mène une vie mondaine et publie Les Contes et Fables. Le texte que nous allons étudier est la première fable du livre VII, intitulée Les Animaux malades de la Peste, publié en 1978.
I. Le cadre de la fable
II. La mise en scène des animaux III. Le message que délivre la fable au lecteur
Extrait du document On a donc vu que la narration dans cette fable est étudiée dans le but de donner une impression d'exagération, de grossissement de la situation, grâce à l'utilisation d'accumulations, du registre pathétique et épique, le thème très présent de la mort, et enfin la construction des vers qui rythment la fable.
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Résumé Jean de la Fontaine utilise souvent les animaux pour critiquer en filigrane les hommes et la société de son temps. Cette fable, plaisante et distrayante, use d'une construction dramatique pour décrire précisément les circonstances du récit et formuler ainsi la critique de manière efficace. La Fontaine place récit et morale sur le même plan tout en conservant la portée satirique et critique du texte. Le fabuliste amène la réflexion sur les torts de la loi du plus fort et sur les travers de la justice du XVIIe siècle, cette manière de choisir un bouc émissaire dont le sacrifice sauvera les animaux de la peste. Quelle stratégie argumentative Jean de la Fontaine développe-t-il dans cette fable ? A quelle fin ? Et par quels procédés ?
Extrait du document La Fontaine montre ici qu'il souhaite des réformes du pouvoir absolu, le désir de son abolition ne venant qu'au XVIIIe siècle. De plus, il s'amuse et ne condamne pas fondamentalement la cour de Louis XIV, et joue sur la polysémie du terme « cour » qui renvoie à la cour du Roi, à la cour de Justice… la cour devient ainsi une allégorie du monde en général. Les textes pousseront beaucoup plus loin, au XVIIIe siècle, la critique de La Fontaine.
Dissertation de philosophie sur le statut de l'homme, être pensant. Ne sommes-nous pas que des animaux raisonnables ? Ces deux termes ne sont-il pas contradictoires ?
1200 mots (approx. 3 pages), 0 sources, 2007, 3,95 €
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Résumé Sujet traité en trois parties : ade répondre à cette problématique, nous voyons d'abord en quoi l'homme est un animal raisonnable (1) puis nous analysons cette expression en fonction des deux définitions de la raison : conscience morale (2) et faculté de connaître (3).
Extrait du document Pourquoi l'homme est il incontestablement un animal raisonnable ?
Il semblerait que l'homme possède toutes les caractéristiques du monde animal : se nourrir, se loger, se reproduire…Dans cette logique pourquoi alors considérer l'homme comme différent de l'animal et le qualifier de raisonnable alors que l'animal (possédant les mêmes caractéristiques physiologiques) n'y aurait pas droit ? Il semblerait que l'homme, semblable à l'animal sur de nombreux points, diffère de lui sur au moins une chose : il possède une âme et donc une raison. En effet l'homme possède une raison qui le pousse à agir sur le monde, à le transformer, à l'améliorer. L'animal soumis à ses passions n'agit pas sur le monde, il le subi incontestablement (le fait de chasser ne le fait pas transformer la nature par raison, c'est la nature elle-même qui l'oblige du fait d'un instinct de survie à se nourrir). L'animal soumis à ses passions doit répondre à ses pulsions alors que l'homme a les moyens de les réfréner. Si l'homme réfrène ses passions c'est uniquement parce que sa conscience (raison pratique) ou parfois son expérience, sa connaissance, lui intiment de ne pas le faire, phénomène que ne connaît pas toujours l'animal. Ainsi grâce à cette raison, l'homme a la faculté de réfléchir, se connaître et surtout de construire sa vision du monde comme il veut voir le monde alors que le monde s'impose à l'animal qui ne se sait pas différent du monde (immanence de l'animal par opposition à la transcendance de l'homme).