Etude et analyse comparative de deux sonates de Beethoven et de Mozart qui insistent sur le rythme harmonique et la question des proportions.
Document № 7335 |
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Résumé
La Sonate en Sol Majeur de Mozart K 283 a été composée en 1774 - 1775. Au cours de ces deux années, Mozart a écrit surtout des oeuvres galantes, en particulier les six sonates pour piano K 279 à 284. La Sonate en fa mineur Op. 2 No 1 de Beethoven date de 1795 et fait partie des trois sonates dédiées à Joseph Haydn, influencées par le style de Carl Philipp Emanuel Bach et les conceptions de Haydn.
I. Le rythme harmonique
II. Les proportions
Extrait du document
En quoi le rythme harmonique a-t-il un lien avec l'esthétique musicale de l'oeuvre? Dans la Sonate de Mozart, le rythme harmonique est stable. Dans les premières mesures, on a une harmonie par mesure avec utilisation des degrés forts. Le rythme harmonique s'accélère à certains passages, notamment lors de la transition modulante mesures 19 - 21: on a alors deux harmonies par mesure. Cette accélération produit un effet de tension précédant la cadence. A la mesure 34 et aux mesures 48 - 49 on note trois harmonies par mesure. Le rythme harmonique fait alors ressortir les différents thèmes. Mozart utilise de nombreux accords de 7eme de dominante (mes. 2 - 3), et la sixte et quarte de cadence de façon systématique ( mes. 9, 37, 50 ). Il utilise peu d'accords de 5te et 7eme diminuée.
Mots-clés:mouvement, galant, Sturm und Drang, carrures, mesure
Commentaire de texte portant sur la fin du chapitre 23 de ""La Sonate à Kreutzer" de Tolstoï où la musique joue un rôle prépondérant dans un drame de la jalousie.
Commentaire de Texte № 7551 |
1470 mots (
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Résumé
L'extrait étudié se situe de «ah que je me souviens de cette soirée ... » à la fin du chapitre 23 du roman de Tolstoï, "la sonate à Kreutzer". Il s'agit d'un concert mondain, dans un salon de la haute société, et le narrateur Pozdnychev raconte les impressions très fortes qu'il a ressenties lorsque sa femme a interprété au piano la sonate à Kreutzer de Beethoven.
Ce passage est important d'abord pour la situation dans le récit et le rôle qu'il joue dans la monté de la jalousie, mais son intérêt dépasse le contexte puisqu'il nous livre une analyse très profonde des pouvoirs de la musique.
I/ La montée de la jalousie
1) Un souvenir marquant
2) Une musique irritante
3) Le plaisir paradoxal de la musique
II/ La musique est-elle irritante ou apaisante ?
Ou le mystère de la musique
1) Une chose incomprehensible
2) La musique comme état d'âme
3) Un plaisir quasi mystique
Extrait du document
La jalousie du narrateur se voit aussi dans sa perception de la musique ; déjà tendu par les circonstances, il perçoit la musique passionnée et romantique de Beethoven comme une excitation supplémentaire « Ah ! quelle chose terrible que cette sonate ». S'opposant a toutes les théories sur la noblesse de la musique, il la redéfinit comme un art qui vise a «exaspérer l'âme». Pour lui, dans son état, la musique ne fait qu'aggraver la tension de son malaise. C'est pourquoi il ajoute plus loin «la musique ne fait qu'irriter, elle ne conclut pas».
Ces derniers mots résonnent comme l'annonce dramatique de la conclusion tragique. Le narrateur oppose la musique abstraite a celle qui joue un rôle social, comme la danse ou la marche militaire.
Mots-clés:Beethoven, piano, Pozdnychev
Exposé se demandant dans quelle mesure Wagner a créé un art dramatique nouveau et comment, en dépassant les controverses et les oppositions, et en se présentant comme un mage venu prêcher une nouvelle religion, le compositeur a conquis le monde.
Exposé № 23043 |
3720 mots (
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2011
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Résumé
Wagner naît à Leipzig le 22 mai 1813. Il n'a rien d'un enfant prodige : sa grandeur est née de ses luttes et des épreuves qu'il a lui-même surmontées. En 1828, à l'âge de 15 ans, il entend à Leipzig les symphonies de Beethoven : c'est une révélation. Il apprend la composition en copiant les symphonies de Beethoven, notamment la « Neuvième », qui exerce sur lui une déterminante fascination. Dans sa jeunesse, il est influencé par les théories du mouvement « Jeune Allemagne » dont il fréquente assidument le meneur, Henri Laube. Les Jeunes Allemands, dont les écrits étaient interdits, se disaient européens sans patrie, rejetaient les Romantiques sentimentaux comme les grands classiques et prônaient liberté, beauté, volupté, comme les trois remèdes à l'hypocrisie conservatrice du siècle.
I. Nietzsche et Wagner
II. L'opéra Tristan und Isolde
III. Wagner et le wagnérisme
Extrait du document
De 1869 à 1872, Nietzsche fait vingt-trois visites à Wagner installé à Triebschen, et élabore un commentaire complet et enthousiaste d'Opéra et drame dans Richard Wagner à Bayreuth. Il y exalte en particulier l'idée de donner le pas à l'harmonie dramatique sur la mélodie et à la symphonie sur la voix humaine, de libérer l'opéra de la tyrannie de l'amour, « passion trop chargée de faiblesse » pour faire à elle seule le ressort d'un spectacle dramatique.
Mots-clés:Nietzsche, décadence, opéra, wagnérienne, musique, Allemagne, Mann
Dissertation s'interrogeant sur les grandes composantes d'une œuvre romantique.
Dissertation № 16637 |
1010 mots (
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2009
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Résumé
Le romantisme, mouvement littéraire, culturel, artistique, européen apparu au XIXème siècle, a touché de nombreux domaines que ce soit en musique avec le fameuse « la Pastorale » de Beethoven, Litz, Chopin, en peinture avec notamment le célèbre tableau de Delacroix « La liberté guidant le peuple », Friedrich, Géricault, en sculpture, en architecture et dans bien d'autres domaines encore. Par sa rupture avec les règles du classicisme, son rejet de toute contrainte, le romantisme est un mouvement considéré comme moderne, guidé par la force des sentiments et le culte des passions, qui procède à une contestation de la Raison dont il aperçoit l'infériorité sur le cœur et l'imagination. Mme de Staël le définit d'ailleurs dans son De l'Allemagne, comme « une littérature plus vaste, plus sentimentale qui doit se libérer du classicisme et de ses barrières dont l'effet est de tarir les nobles sentiments, la source des pensées ».
I. L'imagination et la sensibilité l'emportent sur la Raison
II. Nature qui est le thème de prédilection du romantisme
III.La nostalgie, le désespoir, la mélancolie, le spleen, la solitude, l'envie du suicide sont autant de thèmes présents et développés dans une œuvre romantique
Extrait du document
Le romantique fuit « ce mal de vivre », d'où un désir d'évasion, un goût pour l'exotisme et une aspiration vers l'infini, la beauté. » Entre un univers social insatisfaisant, la quête de passion et le désenchantement, les romantiques sont à la recherche d'une beauté, une esthétique. Baudelaire a d'ailleurs dit « pour moi, le romantisme est l'expression la plus récente, la plus actuelle du Beau ».
Mots-clés:paysages, nature, amour, émotion, homme, société, temps
Commentaire d'un passage du livre "Esthétique" de Hegel, tome 2 pages 337 à 339, dans lequel il definit la grandeur et la limite de la musique.
Commentaire de Texte № 1754 |
4100 mots (
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2005
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Résumé
La philosophie esthétique de Hegel est fortement structurée : la musique y est moins analysée pour elle-même que pour la place qu'elle occupe dans le vaste système de la philosophie hégélienne, à savoir un moment secondaire. Si Beethoven ou Schubert, contemporains de Hegel, font de la musique, ce n'est pas parce qu'ils ont quelque chose d'original à apporter à l'humanité et à l'histoire de l'Esprit absolu, c'est parce qu'ils n'ont pas encore atteint le stade de la pleine conscience réflexive de soi qu'a atteint le Philosophe par excellence, Hegel.
Extrait du document
Hegel a formulé trois thèses principales concernant l'art et la musique. D'abord, dans l'épopée de l'Esprit absolu, l'art n'est que le premier moment, la figure que prend l'esprit aux temps archaïques. Il est destiné à être « dépassé et conservé » par la religion, elle-même « dépassée et conservée » par la philosophie. Donc ce qui est dit par l'art sera redit par la philosophie sous une forme supérieure. L'art n'a pas de valeur spirituelle permanente. Sa seconde thèse est que les arts étant des composés de « matière » et d'« esprit », ils se hiérarchisent selon la proportion de ces deux éléments qu'ils comportent. L'architecture est le moins digne des arts, puisqu'elle comporte beaucoup de matière pour peu d'esprit ; la poésie est le plus élevé, puisqu'elle contient un maximum d'esprit tout en étant faite d'un élément quasi-immatériel, les mots. En appliquant ce raisonnement à la musique, on trouve qu'elle occupe une position médiocre, intermédiaire entre poésie et peinture. Enfin sa troisième thèse qui est, elle, spécifique, à la musique. , cet art se déploie dans le temps ; or Hegel analyse l'âme comme temporelle ; la musique aura donc vocation à représenter plus spécifiquement la vie de l'âme.
Mots-clés:philosophie, art, liberté de l'esprit, expérience spirituelle, sensation, subjectivité