Commentaire composé du poème "Contrastes" de Blaise Cendrars qui, d'une part, cherche à définir la poésie et d'autre part analyse la description faite par le peintre Léger : "une oeuvre d'art "significative de son époque".
Commentaire Composé № 16266 |
2200 mots (
approximativement 5.5 pages ) |
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2010
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Résumé
« Le contraste n'est pas un noir et un blanc, un contraire, une dissemblance. Le contraste est une ressemblance ». Blaise Cendrars (1887-1961), poète français, offre ici une nouvelle définition au titre du troisième poème de son recueil « Dix-neuf poèmes élastiques ». Rédigé en majeure partie de 1912 à 1914, ce recueil s'inscrit dans un climat d'avant-guerre. Cendrars est un poète aux antipodes de la convention littéraire, poètique. Il fait de la poèsie une manière de vivre. Le monde est un tout. Au début du XX ème siècle, les arts se mêlent. Ainsi son écriture est-elle intimement liée avec la peinture. Le bouleversement fulgurant des arts et notamment de la poèsie, accompagne celui de la société française. La question qui se pose alors est la suivante: comment Cendrars définit-il sa poèsie dans « Contrastes »? Et en quoi est-elle, selon la description de Léger (peintre français du début du XXe siècle) d'une oeuvre d'art, « significative de son époque »
I. La poésie de Cendrars apparaît dans ce poème comme une peinture par les mots
II. Un art qui dépeint l'instant présent et éphémère
III. Une esthétique nouvelle est proposée : une vision kaléidoscopique
Extrait du document
Cendrars se moque des conventions morales et de monuments nationaux, voire républicains. La religion elle aussi intervient dans le poème. La « Sorbonne » (v.28), représentation du monde des érudits, s'oppose à celui des Prolétaires. Cendrars prend parti pour ce dernier dans la mesure où la vitalité, la joie exprimées par les couleurs, ne se retrouvent pas dans la prestigieuse école du quartier Latin.
Mots-clés:ressemblance, convention, monuments, peinture, monde, poésie
Commentaire composé d'un extrait du poème de Cendrars qui montre que les mots sont un moyen de sauver le monde : c'est du moins la tâche poétique qu'entreprend le poète dans ce passage.
Commentaire Composé № 12189 |
3020 mots (
approximativement 7.6 pages ) |
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2009
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Résumé
Ce poème en vers libre se présente sous l'apparence d'une longue narration, témoignage des mutations modernes avec les chemins de fer, sur fond de guerre russo-japonaise de début de siècle. Les souvenirs sont alors prétexte de création et les images poétiques tendent à redonner vie à un monde presque estompé. L'extrait étudié va de "J'ai peur. Je ne sais pas aller jusqu'au bout ..." jusqu'à "...Et mon œil, comme le fanal d'arrière, court encore derrière ses trains"
I. Une recherche de la réalité
II. Une recherche hors du temps
III. Un aboutissement poétique
Extrait du document
Cette poésie est dominée par un effet de concret qui introduit l'univers poétique au sein même d'une réalité effective. Le poème ne se pose en effet pas au premier abord comme la mise en place d'une imagerie fantasque, mais plutôt comme la lente narration d'une existence vécue. Il fait donc percevoir un monde palpable, connu du lecteur, et qui se concrétise peu à peu sous ses yeux. Un narrateur omniprésent s'exprime en ayant recours à la première personne du discourt direct, et à des verbes à l'indicatif, valeur de certitude ; cette forme permet à Cendrars d'inscrire immédiatement son texte dans une dimension concrète. Vers après vers, il donne l'impression de chercher à faire percevoir la réalité à travers ses mots...
Mots-clés:lutte contre l'oubli, voyage, enfance, folie, artiste, poète
Commentaire de « Pensée », de Blaise Pascal se demandant comment tous les progrès et les connaissances que l'être humain a accumulé au fil des âges auraient été possibles, sans notre conscience et sans les questions que certains se sont posés un jour.
Commentaire de Texte № 18827 |
1985 mots (
approximativement 5 pages ) |
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Nous vivons dans un monde où l'homme a conquit la terre, les airs, les mers et océans. Nous construisons des grattes ciel toujours plus hauts, défiant les lois de la gravité en se basant sur les découvertes de physiciens et bâtisseurs de génie. Des hommes percent les secrets de l'espace et ceux des grandes profondeurs en passant par la composition du centre de la terre. Que seraient nos conditions de vie sans Pasteur, Pierre et Marie Curie, ou même Rabelais dont les dissections clandestines auront aidé la médecine à avancer, vivrions nous autant et dans de si bonne conditions sans l'acharnement et les réflexions de grands penseurs tels que Newton, Galilée, Descartes ou encore Einstein. Dans son œuvre "Les pensées", Pascal Blaise défend la thèse que l'homme, cet être doué de raison doit se complaire dans l'ignorance qui l'entoure en en ayant conscience. Nous étudierons donc un passage de cette œuvre débutant à « Quel sujet de vanité » et se termine à « on le pourrait destiner ? ».
Extrait du document
Il fait ensuite un rapport sur lui-même, créant une image de lui dont il ignore les composantes même, il ne connaît pas l'origine de son image physique, pourquoi est-il tel qu'il est, puis une image psychologique qui montre l'ignorance qu'il a de son inconscient et d'une partie de sa conscience, car il est aussi ce qui se voit et donc il ne peut avoir une totale connaissance de lui-même.
Mots-clés:inconscience, science, expérience, idée, intelligence, connaissance
Commentaire d'un extrait de l'ouvrage « Les Pensées », de Blaise Pascal dans lequel l'auteur pose la question de la foi et de sa justification.
Commentaire de Texte № 22106 |
2220 mots (
approximativement 5.6 pages ) |
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2011
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L'extrait étudié débute à « Examinons donc ce point, et disons » et se termine à « Cela est admirable. Il faut donc parier », il est issu de l'ouvrage « Les Pensées », de Blaise Pascal. Le texte est un dialogue entre Pascal, le croyant, et un « libertin », quelqu'un qui ne croit pas en Dieu et qui demande pour quelles raisons devrait-il y croire. Le libertin partage le soupçon qui pèse sur l'argumentation mais, c'est ce que va montrer Pascal, il confond foi et connaissance car il demande des preuves rationnelles de l'existence d'un être, Dieu, dont l'existence excède par nature toute rationalité. L'alternative de départ est simple : « Dieu est ou il n'est pas ». Tout l'objet de l'argumentation de Pascal est de montrer que l'on tranche cette question par un pari : il faut donc prendre un risque, parier, c'est-à-dire croire en Dieu sans s'appuyer sur un raisonnement.
Extrait du document
On peut voir dans ce texte que Pascal fait de la foi un ordre étranger à la raison. La foi n'est pas une question de raison, c'est une question d'éthique. Ce qui est montré ici, c'est que le rôle de la raison est secondaire : ce n'est pas elle qui nous permet d'accéder à la foi, elle nous permet seulement, dans un second temps : la raison n'a pas le rôle de validation ou de justification de notre croyance, elle sert seulement à parler de celle-ci, de ce à quoi on croit.
Mots-clés:culte, croyance, jugement, raisonnement, raison, étranger, foi, athée
Dissertation s'appuyant sur la citation de Gustave Courbet affirmant : « J'ai traversé la tradition comme un bon nageur. Les Académiciens s'y noient » et visant à se demander comment la tradition est perçue dans le domaine littéraire.
Dissertation № 16587 |
2310 mots (
approximativement 5.8 pages ) |
16 sources |
2010
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Si la tradition en littérature est aujourd'hui désuète, cela n'a pas toujours été le cas, et bon nombre de grands écrivains sont passés par là avant d'innover, comme c'est le cas par exemple d'Arthur Rimbaud ou encore Blaise Cendrars. Dans cette même logique, Gustave Courbet affirme : « J'ai traversé la tradition comme un bon nageur. Les Académiciens s'y noient ». Ainsi, en nous appuyant sur cette citation, nous nous interrogerons sur le rôle de la tradition dans la création littéraire.
I. L'importance que possède la tradition
II. La tradition peut aussi représenter un « obstacle » à l'évolution nécessaire de la création littéraire
III. La tradition ne fait pas partie du chemin vers la modernité, elle serait donc un bon compromis
Extrait du document
De plus, si la tradition est aussi importante dans la création littéraire c'est en partie grâce à son succès. En effet, on constate que bien des siècles plus tard, des œuvres appartenant à la tradition sont toujours étudiées, lues, elles plaisent et parlent encore au lectorat. La tradition est donc immortelle pourrait-on dire.
Mots-clés:amour, sentiment, vie, écrivain, histoire, poème, théâtre
Commentaire du fragment 122 des "Pensées" de Blaise Pascal qui incarne une sorte de croisée des chemins, à partir de laquelle l'écrivain va orienter de plus en plus sa réflexion sur des sujets théologiques et bibliques.
Commentaire de Texte № 19951 |
2930 mots (
approximativement 7.3 pages ) |
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Texte étudié : fragment 122, de « Les principales forces des pyrrhoniens… » à « Ces deux propositions sont également fermes et certaines. », dans l'édition établie par Michel Le Guern (Folio/Gallimard).
Le fragment 122 des Pensées n'est pas seulement l'un des plus longs de l'œuvre de Pascal : il incarne aussi (et peut-être même surtout) un tournant dans la réflexion de l'écrivain. Jusque-là en effet, Pascal avait restreint son champ d'étude au comportement de l'homme au sein de la société, et il avait démontré que l'être humain n'était au fond qu'un être fondamentalement égaré (par ses sens, par son imagination propre, mais aussi par les opinions et les fantaisies qui, pour Pascal, mènent le monde extérieur dans lequel l'homme doit lutter pour sa subsistance).
La première partie du commentaire met en relief la vision que Pascal a du monde du rêve, synonyme pour lui de confusion inextricable entre songe et réalité. La deuxième partie aborde la critique (et la satire) faite par Pascal des philosophes pyrrhoniens et dogmatistes. La troisième et dernière partie du commentaire explique en détail la conception que Pascal se fait du péché originel - idée centrale de son œuvre.
Extrait du document
Pour exprimer l'incompréhension dans laquelle l'homme le laisse, Pascal se contente finalement de poser le problème de l'inintelligibilité de l'homme sous formes de questions non résolues, et non sous forme d'affirmations nettement tranchées – d'où la prolifération dans son propos de questions (« Quelle chimère est-ce donc que l'homme ? », « Qui démêlera cet embrouillement ? ») et d'adverbes d'interrogation (« Quelle », « Qui », « Quel »). On notera au passage que cette inintelligibilité de l'homme présente pour Pascal quelque chose d'inquiétant et de déréglé (« Monstre », « Chaos »), l'écrivain émettant en outre un jugement assez péjoratif sur l'ensemble de la question.
Mots-clés:rêve, Pyrrhoniens, Dogmatistes, péché originel, critique, satire
Commentaire de texte d'un extrait de l'ouvrage "Pensées" de Blaise Pascal dans lequel l'auteur réfléchit aux moyens possibles d'agencement et de cohabitation de la force et de la justice dans nos sociétés.
Commentaire de Texte № 19043 |
1745 mots (
approximativement 4.4 pages ) |
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Le texte etudiee va de "Justice, force..." à "... on a fait que ce qui est fort fût juste."
Depuis toujours, la force fait partie de nos sociétés, elle est indissociable de la justice. En effet, la justice et ceux qui sont justes établissent des lois, écrivent des commandements, des décrets et autres papiers qui rendent légitimes et légalisent les lois votées démocratiquement. Mais quand vient le moment de les appliquer, c'est par la force que passent nos sociétés. En effet, c'est à cause de la peur de la sanction appliquée par les forces de l'ordre, que la majorité des hommes respectent les lois. La force a un caractère dissuasif qui, dans la plupart des cas, suffi à calmer les volontés de non-respect des règles qu'éprouvent souvent les hommes
1. Pascal démontre que l'une sans l'autre, force et justice sont incomplètes
2. Pascal présente deux hypothèses pour les mettre ensemble, en les opposant peu après
3. Pascal conclut sur le meilleur agencement possible à ses yeux
Extrait du document
Il n'existe pas « Une » justice légitimée par tous les hommes, le mot justice englobe diverses notions, principes, idées…. Il englobe une multitude de choses qui varient selon les hommes et les facteurs énoncés précédemment. C'est pourquoi « la justice est sujette à disputes », car chaque pays la voit comme quelque chose qui lui est propre, avec une base identique, mais des variantes qui ne sont pas partout prise en compte. D'où les disputes quand il faut que différents pays collaborent et s'entendent sur des sujets parfois délicats.
Mots-clés:rébellions, loi du plus fort, mœurs, tyrannie, juste
Dissertation sur le sens et l'utilité des "Pensées" de Pascal, répondant à la question: "Jugez-vous, comme Etienne Périer, que les "Pensées" de Pascal, constituent « un amas confus, sans ordre, sans suite, et qui ne peuvent servir à rien »" ?
Dissertation № 20317 |
1165 mots (
approximativement 2.9 pages ) |
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2010
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Les "Pensées" de Blaise Pascal ont été trouvées après sa mort sous forme de diverses notes inachevées et désordonnées. Dès lors, nous pouvons nous demander si comme le juge Etienne Périer, auteur de la préface de "Port-Royal" et neveu de Pascal, les "Pensées" ne sont qu'un « amas confus, sans ordre, sans suite et qui ne [peut] servir à rien », si elles sont futiles et sans fondement.
1. Une lecture rapide et non réfléchie des "Pensées" peut nous laisser perplexe, dans la confusion
2. L'ordre, la structure des "Pensées"
3. Ce que les "Pensées" apportent à ses lecteurs
Extrait du document
Il est vrai qu'au premier abord, les Pensées de Pascal peuvent nous paraître confuses. En effet, l'œuvre est riche de fragments énigmatiques dont le sens est implicite et parfois dur à cerner dès la première lecture. Ainsi le fragment 17 de la liasse « Vanité » « Il a quatre laquais. » peut nous paraître dépourvu de sens par sa concision et son étrangeté. Certains fragments sont des phrases nominales, des mots juxtaposés sans réel rapport entre eux comme dans le fragment 22 de la liasse « Vanité » « Vanité. La cause et les effets de l'amour. Cléopâtre. » composé uniquement de phrases nominales.
Mots-clés:ordre, liasses, fragments, vanité, Misère
Commentaire cherchant à montrer en quoi les fragments qui constituent les liasses 2 à 4 sont résolument argumentatifs dans le sens d'apporter la foi au lecteur.
Commentaire de Texte № 12374 |
1245 mots (
approximativement 3.1 pages ) |
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La plupart de ses fragments sont battis sur une argumentation construite avec le développement d'une thèse. En effet, certains fragments se composent d'un « titre » qui constitue la thèse et d'autres où les arguments sont directement présents donc la thèse devient le nom de la liasse. Par exemple, dans la liasse 2 nommée Vanité, le fragment 22 justifie de la condition de l'homme qui devient la thèse. Les arguments que propose Pascal se regroupent sous forme de noms « Inconstance, ennui, inquiétude ».
I. La forme sert le fond à caractère argumentatif du texte
II. Le fond du texte est mis en valeur par des propos provenant du genre argumentatif
Extrait du document
Pascal poursuit à travers les Pensées une volonté personnelle d'apporter la foi au lecteur à travers des textes argumentatifs de thèmes variés mais comment procède-t-il pour «convertir» son lecteur ? Pascal cherche à obtenir l'adhésion de son lecteur en le convaincant ou en le persuadant. Effectivement, Pascal à travers les différents arguments qu'il donne pour démontrer la vanité de l'homme va essayer d'agir sur la sensibilité du lecteur par des procédés comme l'apostrophe : «O que cela est bien tourné !que voilà un habile ouvrier ! que ce soldat est hardi !» (fragment 32) ou encore les interrogations rhétoriques «combien de temps faut-il ? un temps proportionné à notre durée vaine et chétive» (fragment 29). De même qu'il agit sur la raison du lecteur en avançant des arguments et des exemples en insistant sur la logique de l'argumentation et en ayant recours à des indices qui impliquent le lecteur...
Mots-clés:démarche pascalienne, Vanité, habitude, infériorité de l'homme, respect, misère
Commentaire de philosophie sur les "trois discours des grands " de Pascal, qui est le grand moraliste, physicien, mathématicien et philosophe français du XVIIème siècle.
Commentaire Composé № 5818 |
2025 mots (
approximativement 5.1 pages ) |
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2008
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Dans ses "Trois discours sur la condition des grands", Pascal énonce sa thèse selon laquelle l'état naturel du grand est une parfaite égalité avec tous les hommes, car son droit n'est pas fondé sur le mérite mais sur un établissement humain, lui même fruit du hasard.
Il se doit alors de pratiquer la double pensée, autrement dit d'agir extérieurement comme le rang qu'il s'est vu attribuer l'indique (c'est à dire s'élever publiquement au dessus du commun des mortels) tout en s'abaissant intérieurement par la reconnaissance de son état véritable selon lequel il ne se distingue nullement du reste des hommes.
Existe-t-il ainsi différents ordres de grandeur, qu'est-ce réellement qu'être "grand seigneur", quelle est la nature de la relation entre grandeur et respect?
Autant de questions qui sont développées par l'étude successive de ces trois discours.
Extrait du document
Dans le second discours, les grandeurs d'établissement sont définies comme nées de la volonté des hommes "qui ont cru avec raison devoir honorer certains états et y attacher certains respects". Cependant la raison justifie-t-elle véritablement l'ordre? On peut en effet s'interroger sur la raison d'être de ces grandeurs d'établissement, fondées sur une volonté humaine née du hasard. On peut dire dans une certaine mesure que c'est bien la raison qui a amené ces décisions afin de déterminer une société stable, ordonnée. C'est en quelque sorte un cadre qui évite certaines dérives: les grands sont respectés, l'ordre établi. Le fait que les grandeurs d'établissement soient fondées sur la volonté humaine ne leur retire cependant pas leur légitimité, comme on peut le voir dans le premier discours: "je ne veux pas dire qu'ils [les biens] ne vous appartiennent pas légitimement, et qu'ils soit permis à un autre de vous les ravir; car Dieu qui en est le maître, a permis aux sociétés de faire des lois pour les partager; et quand ces lois sont une fois établies, il est injuste de les violer." Aussi ces grandeurs sont-elles légitimes car approuvées par Dieu. Ici l'ordre des grandeurs d'établissement est comparable au droit positif: c'est un ensemble de règles, de coutumes et d'usages en vigueur depuis leur fondation. D'après Montesquieu, "la loi, en général, est la raison humaine, en tant qu'elle gouverne tous les peuples de la terre; et les lois: politiques et civiles de chaque nation ne doivent être que les cas particuliers où s'applique cette raison humaine.
Mots-clés:origine, monde, vertu, honorer, état, volonté, humaine