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Résumé Cette étude analyse les différentes significations des actes anthropophages dans plusieurs textes distincts. Même si ce thème apparait parfois de manière très explicite avec la description de consommation de chair humaine, il est aussi question d'images plus implicites comme des allusions, des métaphores ou autres procédés stylistiques.
Parmi les textes cités, le document aborde la description de la Cène dans les Évangiles, "Le Parfum" de Patrick Süskind et l'essai de Montaigne, "Des Cannibales".
Extrait du document Ainsi, l'Eucharistie et un rite dans lequel le croyant chrétien recherche l'absolution de ses pêchés en mangeant l'Ostie. Il me semble curieux qu'une religion aussi importante que le Christianisme pratique un rite qui est accompagné de paroles dont la connotation puisse être associé au cannibalisme. C'est pourquoi j'ai choisi de m'intéresser aux Évangiles. En effet, on trouve dans ces textes qui appartiennent au genre biographique, une métaphore liée à l'anthropophagie. Il s'agit de l'Eucharistie, qui est un acte de purification qui consiste à recevoir de la main du prêtre une Ostie qui symbolise le corps du christ et au prêtre de boire du vin qui représente son sang. En n'en ayant été témoin moi-même, j'ai été troublé du fait que ce rite soit partagé par des millions de personnes à travers le monde alors que le cannibalisme est considéré comme un tabou dans toutes les sociétés catholiques.
Commentaire portant sur un extrait du chapitre "Des Cannibales" de l'ouvrage de Montaigne qui montre comment celui-ci se moque de l'ethnocentrisme des Européens.
955 mots (approx. 2.4 pages), 0 sources, 2008, 3,95 €
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Résumé Au XVIème siècle, la découverte du nouveau monde a enthousiasmé les humanistes et a permis de provoquer une réflexion sur l'altérité (le fait d'autre).
La première édition des Essais date de 1580. Montaigne consacre le chapitre 31 du livre 1 aux cannibales, aux rites de l'Anthropophagie qui ont horrifié ses contemporains.
Au début du chapitre, l'auteur s'est efforcé de relativiser les moeurs des Indiens. Dans les trois derniers paragraphes, il donne la parole aux Indiens en racontant une scène dont il a été témoin témoin en 1562 dans laquelle il a rencontré trois hommes du Nouveau Monde à la Cour royale.
L'extrait étudié va de "«Le roi parla à eux longtemps ..." jusqu'à "... ils ne portent point de hauts de chausses !".
1) L'art du récit
2) La description des sauvages
3) Un texte satirique
Extrait du document Montaigne nous présente d'abord le cadre spatio-temporel : "à Rouen" (ligne 9) durant le règne de Charles IX (lignes 6 et 7) (en 1562). L'anecdote est faite au passé simple : "parla" (ligne 7) et à l'imparfait : "ils trouvaient" (ligne 13).
Montaigne fait la représentation du cadre et montre les belles choses aux Indiens (ils se taisent) jusqu'à la ligne 9. "Après cela" montre la coupure de ce paragraphe. Des lignes 9 à 25 c'est ce que les Indiens pensent de la France. Quant aux lignes 26 à 29 elles montrent leur mode de vie. Et les lignes 39 à la fin sont la chute de l'anecdote, les Européens s'expriment sur leur pensée.
Montaigne met en scène son histoire en utilisant le discours indirect, il recueille le témoignage des Indiens : "ils répondirent trois choses" (ligne 11) ou "il me dit que" (ligne 31).
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Résumé Un cannibale de Montaigne arrive à Paris ou dans une autre capitale européenne de votre choix. Il porte un regard amusé et critique sur une coutume ou un fait qui l'étonne tout particulièrement. Dans une lettre adressée à un ami resté dans son pays, il lui fait part de cette expérience surprenante qu'il a vécue.
Extrait du document Cela fait aujourd'hui trois lunes que je suis parti, et le pays me manque. La première lettre que je t'avais écrite relatait mon voyage en bateau. J'espère que tu l'as bien reçue et que tout se passe bien au village.
Tags: anthropophage, féroce, sauvage, corps humains, autopsie
Fiche de lecture sur l'oeuvre de Daeninckx. Il décrit l'errance de deux indigènes dans un monde qui leur est étranger et apporte un regard naïf et innocent sur une société moderne effrayante.
1445 mots (approx. 3.6 pages), 0 sources, 2007, 3,95 €
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Résumé Nouvelle Calédonie, le vieux kanak Gocéné et son ami blanc sont bloqués par deux rebelles à l'entrée du village Tendo : pour passer le temps, l'ancien raconte que le français qu'ils viennent de chasser l'a défendu contre la police, il y a bien longtemps. Les jeunes kanaks ne le croient pas, Gocéné décide donc de leur raconter son voyage à Paris en 1931, lors de l'Exposition coloniale.
Fiche en trois points:
1) Biographie de l'auteur
2) Découpage et forme du texte
3) Un récit à la fois littéraire, historique, social et humaniste
Extrait du document Dans un premier mouvement, Daeninckx décrit la propagande colonia-liste : les français chargés de recueillir un échantillon de la population kanak leur mentent et adoptent un discours humaniste hypocrite : « Il a commencé par nous appeler « ses amis » et tout le monde s'est méfié », « Ce voyage est la chance de votre vie (…) c'est aussi gagner à la douceur humaine les cœurs farouches de la savane, de la forêt ou du désert ». En effet, une fois arrivé à Paris, la réalité est affligeante : « On nous a parqué derrière des grilles, dans un village kanak reconstitué au milieu du zoo de Vincennes », les indigènes sont dressés à grogner au passage des visiteurs et vivent nus, ce qui est contraire à leur morale chrétienne ; ils sont traités comme des animaux, exposés au public sous le nom d' « Hommes anthropophages de Nouvelle-Calédonie ». Mais la situation se dégrade encore lorsque tous les crocodiles du marigot meurent d'un coup, le directeur du zoo échange avec un cirque allemand une nouvelle famille de sauriens contre une vingtaine de kanaks. Gocéné voit partir Minoé, sa fiancée, et accompagné de son ami Badimoin, il s'échappe du zoo et part à sa recherche dans l'immense Paris.
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Résumé Au XVIème siècle, l'Europe est submergée de textes qui entendent lui livrer les secrets du Nouveau Monde, dont la découverte est alors sans précédent, du fait de la méconnaissance totale des terres et des peuples rencontrés.
A travers ce document, on peut s'interroger sur l'une des toutes premières visions du Nouveau Monde, et sur les conséquences qu'elle a eu dans la naissance de l'imaginaire anthropologique.
I/ Une vision «anthropologique» : «Connaître leur vie et leurs mœurs»
1/ Vespucci dans la peau de l'anthropologue
2/ Un exposé rigoureux et complet
II/ Paradis terrestre et mythe du «bon sauvage»
1/ Une nature luxuriante
2/ Un Paradis perdu
3/ Le mythe du «bon sauvage»
III/ Des «bons sauvages» finalement prisonniers de leur bestialité
1/ Des pratiques jugées «bestiales»
2) Le comble du cannibalisme
Extrait du document Ce 3ème voyage se déroule du 10 mai 1501 au 7 septembre 1502. Contrairement aux deux premiers faits au nom de la Couronne espagnole, le 3ème a été commandité par le roi du Portugal Don Manuel, dans le but de rechercher un passage au sud ouest, vers l'Extrême-Orient, mais aussi pour continuer l'exploration du Brésil dont on venait d'apprendre la découverte l'année précédente, par Pedro Alvarez Cabral.
Vespucci part ainsi de Lisbonne en mai 1501, accompagné de Gonzalo Coelho, fait une première escale dans la baie de Dakar puis au Cap Vert, avant d'entamer la traversée de l'Atlantique en 64 jours.
Il demeure alors près d'un mois au Brésil, puis navigue en direction de la Patagonie, atteint à nouveau le cap Saint Augustin le 18 août 1501, puis la baie de Rio de Janeiro le 1er janvier 1502, longeant ainsi près de 800 lieues de côte.
Le peuple dont il est question dans ce document se trouverait entre le fleuve Sao Francisco et la baie de Rio de Janeiro.
C'est lors de ce voyage que Vespucci prend conscience d'être en présence d'un Nouveau Monde, réalisation qui sera le point de départ de parutions postérieures, dès son retour à l'automne 1502.
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Résumé Le chapitre 31 du Livre I des Essais, intitulé « Des Cannibales » est une occasion pour Montaigne de développer une réflexion sur la barbarie, inspirée notamment par le contexte historique du XVIème siècle, que ce soit les guerres de religion ou la découverte du Nouveau Monde.
Ce document présente dans un premier temps, ce qu'est la barbarie, et comment cette notion a évolué au cours de l'histoire.
Puis, il montre que la barbarie peut effectivement être définie comme relative aux usages et croyances de chaque société.
Néanmoins, le concept de barbarie admet une certaine objectivité, toute relative soit-elle, et se doit de concerner également des êtres ayant les mêmes usages que soi.
Extrait du document L'adjectif et substantif « barbare », ainsi que la notion de barbarie lui étant attaché, dérive du latin « barbarus », lui même venant du grec « barbaros », signifiant tous deux « étranger ». A l'origine, « barbaros » n'a aucune connotation péjorative et signifie simplement « non-grec », ou plus largement toute personne dont les Grecs ne comprennent pas la langue, quelqu'un s'exprimant par onomatopées : "Bar-bar-bar". Les Grecs antiques, se considérant eux-même comme civilisés, percevaient les peuples Celtes, Germaniques, Slaves ou encore Asiatiques comme des barbares, pour cette raison linguistique, et aussi parce que ces sociétés ne vivaient pas selon le principe grec de la démocratie (peuple souverain) mais sous des régimes « tyranniques ».
Ainsi, ces différences politiques et linguistiques finirent par déformer le terme « barbaros », présentant une vision méprisante et haineuse des étrangers, vision transmise au monde latin.
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Résumé En 2002 en Allemagne, une affaire de cannibalisme a été jugée : deux hommes se rencontrent sur Internet, l'un demande à l'autre de le manger. Il est sans aucun doute consentant comme le prouvent les messages envoyés et le fait que la « victime » prend part à sa consommation. Pourtant le mangeur est condamné à 8 ans de prison lors de son procès. Ce cas soulève la question suivante : peut-on dégrader ou laisser dégrader son corps ?
I) La nécessité de protéger la personne peut se justifier de différentes manières
1) La personne se voit reconnaître l'usufruit de son corps, temple de Dieu
2) La dignité humaine : l'individu représente l'espèce humaine : il a des devoirs
II) La liberté individuelle légitime une possession de son corps, mais jusqu'où ?
1) Locke : la propriété comme protection de la personne vis-à-vis d'autrui
2) Les dérives du droit de propriété sur le corps : la pensée "libertarienne"
III) La loi : un compromis instable
1) La lutte contre le corps-objet et les théories libertariennes
2) L'« hypocrisie » des textes de loi
Extrait du document Dans la théologie chrétienne, il y a l'idée que le corps fait partie intégrante de la personne, au même titre que l'âme. L'individu, son corps et son âme sont créés par Dieu. Le corps est un instrument au service de l'âme de la personne qui doit respecter ce corps. Selon St Paul, le corps ne nous appartient pas, c'est le temple de Dieu. Il nous est confié pour la durée de notre vie et nous devons veiller à en prendre soin, c'est-à-dire le respecter, ne pas le pervertir par des pêchés. Cette idée que le corps nous est en quelque sorte prêté est illustrée par le fait que notre cadavre revient aux autorités ecclésiales.
Fiche de lecture portant sur l'œuvre de Montaigne, qui à travers sa critique de la noblesse, blâme son modèle d'éducation en soulignant les défaillances ; et compare le monde européen avec celui des indiens.
1885 mots (approx. 4.7 pages), 0 sources, 2007, 4,95 €
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Résumé Montaigne déduit un idéal d'éducation dans lequel le précepteur a un rôle majeur et où la faculté de juger avec lucidité le monde qui nous entoure serait le but à atteindre. A travers le portrait d'un élève, l'auteur élabore ce qui pour lui est l'idéal humain.
Ensuite, à partir d'une véritable rencontre qu'il a fait à Rouen, Montaigne compare le monde européen des Portugais, avec le nouveau monde, celui des indiens. L'auteur établit une comparaison entre les rites guerriers : il met en évidence le fait que les Indiens tuent puis mangent leurs ennemis tandis que les Européens les torturent avant de les tuer.
I. L'institution des enfants
1) Les grands préceptes pédagogiques (mise en relation avec Rabelais)
2) L'idéal humain, à travers le portrait d'un élève
II. Des Cannibales
1) La réflexion sur la notion de barbarie, et son peu de fondement (critique de l'ethnocentrisme)
2) L'éloge des Indiens ; l'opposition entre leur vie naturelle et celle des Européens, qui s'éloigne de la nature
3) La réflexion sur la faiblesse des connaissances humaines
Extrait du document Tout d'abord, le maître qui participe à l'émancipation du jugement de l'élève, ne peut être confondu avec le maître qui domine : le premier instruit, pense avec ordre et méthode pour faire évoluer l'enfant, afin que sa présence devienne un jour inutile, tandis que le second entend exercer un pouvoir de domination. Le maître doit donc céder l'initiative à l'élève, car l'apprentissage n'est possible que si ce-dernier manifeste un désir d'apprendre et une motivation, l'éducation étant basée sur le dialogue et les échanges. Montaigne part ainsi du présupposé optimiste qu'un être humain non déformé par le dogmatisme est animé du goût spontané de croître et de s'enrichir. Cela rappelle la même confiance que Rabelais plaçait en la nature première de l'homme...
(...) Montaigne rappelle que «les Grecs appelaient [barbares] toutes les nations étrangères». Selon lui, «il n'y a rien de barbare et de sauvage dans cette nation… sinon que chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage». Montaigne considère à l'inverse les sauvages comme des êtres raisonnables puisqu'ils fonctionnent selon des principes internes à leur société, respectent leurs coutumes qui sont raisonnées...
Dissertation qui analyse si le sauvage n'est pas plus civilisé que l'homme qui cherche constamment à améliorer sa condition en s'éloignant toujours plus de ce qu'il est, en acquérant de nouveaux savoirs ou de nouvelles techniques.
1655 mots (approx. 4.1 pages), 0 sources, 2008, 4,95 €
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Résumé Le terme même de sauvage, qui tire son origine du mot forêt a été conçu par des êtres doués du langage et donc hors de l'état de nature. Cet état de « nature » qui vient du latin nascor signifiant « naître » est le premier état que nous attribuons à l'homme mais nous nous accordons sur le fait qu'il est hypothétique.
En effet, l'état de nature n'a probablement jamais existé. Certains philosophes disent que le sauvage y appartient afin d'expliquer l'origine des hommes qui se sont ensuite rassemblés.
Le sauvage, être errant sans but dans la forêt, peut être perçu tel un être sans défense, naïf ou bien au contraire cruel, proche d'un état de bestialité. Mais ce point de vue est apporté par des hommes qui se considèrent déjà hors de cet état. L'homme civilisé semble s'opposer au sauvage puisque c'est un homme qui fait partie d'une civilisation, ce qui sous entend qu'il est s'éduqué en se fixant des règles, s'est éloigné de l'état d'animalité.
1. L'homme souhaite s'élever au dessus de l'humain qui le précède dans le sens où chaque génération désire faire mieux que la précédente
2. Les progrès de l'homme civilisé sont remis en cause
3. Le terme sauvage a souvent une connotation péjorative
Extrait du document L'homme ne pouvait de toute façon pas rester à l'état de nature, qui est hypothétique. Il ne pouvait rester tel un sauvage. Les hommes ont été poussés à se rencontrer et à bâtir petit à petit leur civilisation. Pour Jean-Jacques Rousseau, ce moment de rencontre est le fruit du hasard mais il suggère que c'est l'amour propre de l'homme, i.e. l'amour légitime et naturel qu'il a pour lui, et la pitié, i.e. le sentiment qui fait qu'il n'aime pas voir souffrir ses semblables, qui ont amené les hommes à se rassembler. Ainsi, après que les plus ont encouragé l'élaboration de droits pour tous, les hommes sont entrés dans une ère de civilisation. Hobbes pense plutôt que c'est l'impossibilité des hommes à vivre dans une guerre de chacun contre chacun qui les ont poussés à conférer leurs désirs à une autorité suprême : Le Léviathan.
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Résumé L'histoire commence par la naissance du héros, Jean-Baptiste Grenouille, sur la place du marché, la place la plus malodorante de Paris, au milieu des poissons. Sa mère, qui a déjà délaissé ses quatre derniers nourrissons, l'abandonne. Il est donc conduit dans un orphelinat mais aucune de ses nourrices ne veut le garder car il ne dégage pas d'odeur jusqu'à ce qu'on le confie à Mme Gaillard, une femme qui ne sent rien.
I. Biographie de l'auteur
II. Résumé de l'oeuvre
III. Personnages principaux
IV. Titre et couverture
V. Citation
VI. Avis critique personnel
Extrait du document On comprend tout de suite qu'il s'agit de Laure Richis après son assassinat dont le corps n'est pas dans sa chambre pour mieux montrer l'endroit où il se trouve. La main est donc celle de Jean-Baptiste Grenouille et le drap est l'instrument de l'enfleurage à froid recueillant le subtil et délicat parfum de la jeune femme. La peau de cette dernière est blanche et symbolise ainsi, avec son attitude amorphe qui fait penser à un état de sommeil, la pureté et la beauté physique et olfactive. Tout le décor, y compris la main de Grenouille, est sombre et démontre le crime qu'a commis le héros sur l'innocente femme.