Dissertation sur le thème de l'esthétique de l'épopée, illustrée par cette chanson où la mort de Roland est la flèche mystique.
Dissertation № 527 |
6510 mots (
approximativement 16.3 pages ) |
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2006
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Résumé
La Chanson de Roland apparaît bien comme une œuvre complexe, aux enjeux aussi nombreux que différents. L'architecture et la musique sont deux caractéristiques fondatrices du Roland : la chanson, de geste et d'épopée. Espace et temps sont manipulés avec dextérité et talent par l'auteur et stimulent l'attention du lecteur, aux émotions partagées.
I - L'écriture est un art pluridisciplinaire
Qu'est-ce donc qu'une épopée ?
II - La Chanson de Roland s'approche d'un autre art : l'architecture
Le poète , Turold, est un « architecte »
III - Musique utilisé comme un art a diverses tonalités
IV - Poème épique, chanson de geste emblématique
La visée symbolique de la Chanson de Roland.
Extrait du document
L'écriture est un art pluridisciplinaire, multiple : elle tient de l'architecture, de la musique, dispense des messages. Cette invitation à l'aventure qu'est la Chanson de Roland propose une lecture-voyage. C'est une épopée, l'action de composer un « épos », c'est-à-dire un récit, et précisément un poème narratif, ample (à la fois un et complexe), centré sur un ou quelques héros, des hommes qui agissent, en proie au danger et au risque, en laissant une certaine place au merveilleux. En ce sens, la Chanson de Roland est une épopée, d'un genre particulier : la chanson de geste, le premier grand genre littéraire en lange vulgaire. Daniel Poirion, dans son Précis de littérature française du Moyen-Âge, qualifie cette chanson d' « épopée », en la dissociant du « drame », à travers deux aspects : sa structure dont le « paroxysme » réside dans la mort de son héros, Roland, et sa « musique » « incantatoire » faite de « répétitions » et d' « accumulation[s] ». Poirion ajoute que la visée de Turold, l'auteur présumé du Roland, est symbolique : les données spatio-temporelles l'y aident.
Ainsi, étudier la structure de la Chanson de Roland permet de comprendre les rouages d'une épopée et comment cette « cathédrale héroïque » se construit. L'écriture de cette chanson est à la fois esthétique et musicale : elle tient de l'art, prend son origine dans l'oralité, et son essor dans la répétition. Enfin, cette chanson a une qualité de « suggestion », autrement dit une intention envers ses lecteurs : elle est liée au public et ses armes sont son pouvoir symbolique et les sensations multiples qu'elle provoque.
Mots-clés:paroxysme, beauté, danger, peuple, imaginaire, féodalité
Commentaire composé de la chanson 42 extraite du recueil de poèmes de Clément Marot, qui relate la complainte d'un jeune homme, désespéré parce qu'on lui interdit de voir sa belle.
Commentaire Composé № 11686 |
4950 mots (
approximativement 12.4 pages ) |
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2009
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Résumé
Cette chanson vient après deux chansons regroupées sous le même titre mais qui constituent néanmoins deux textes différents, qui ont toujours été mis en musique séparément au XVIè siècle. Dans la chanson XLI, l'auteur raconte qu'une dame ne pourrait survivre à la mort de son ami et Marot répond que si un nouvel amant venait, elle ne manquerait pas de se faire rapidement une raison. Les sarcasmes de Marot sont d'autant plus savoureux qu'ils prennent place juste avant la chanson XLII qui est une scène de désolation.
Extrait du document
Dans le premier movement de la chanson XLII, le sujet affligé et éploré repense aux temps passés d'un amour révolu et craint les manœuvres des «jaloux». Puis, dans le deuxième mouvement, le sujet rêve d'une union indissoluble et conseille à sa dame l'unique solution : un amour partagé mais pas n'importe quel amour, un amour fidèle et exemplaire, «ferme amour».
La notion de poésie amoureuse, qui en général n'est pas difficile à cerner, est un peu plus problématique chez un poète tel que Clément Marot. S'agit-il, dans cette chanson, de dire l'amour, d'en parler, ou bien de le théoriser ?
Mots-clés:amour, inspiration, fidèle, octosyllabe, rime, souffrance
La Chanson de Roland est une épopée, d'un genre particulier : la chanson de geste, le premier grand genre littéraire en langue vulgaire. Analyse de texte avec beaucoup de références littéraires comme Philippe LeGentil, Rychner ou encore Durendal.
Commentaire Composé № 52 |
6500 mots (
approximativement 16.3 pages ) |
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2007
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Résumé
Sujet de dissertation :
« L'esthétique de l'épopée n'est pas celle du drame : le paroxysme ne se trouve pas à la fin, mais au milieu, comme dans cette chanson où la mort de Roland est la flèche mystique d'une cathédrale héroïque. […] L'accumulation incantatoire, les répétitions qui tassent le récit, apparentent l'art épique à la musique […] et à l'architecture, selon une disposition du temps et de l'espace déterminée par une intention symbolique. On veut suggérer l'élan militaire ou mystique, provoquer l'admiration ou l'horreur. »
Commentez et discutez ces affirmations de D. Poirion (Précis de littérature française du Moyen-Âge, PUF, 1983, chap.2 : La Chanson de geste, p.66).
Extrait du document
L'écriture est un art pluridisciplinaire, multiple : elle tient de l'architecture, de la musique, dispense des messages. Cette invitation à l'aventure qu'est la Chanson de Roland propose une lecture-voyage. C'est une épopée, l'action de composer un « épos », c'est-à-dire un récit, et précisément un poème narratif, ample (à la fois un et complexe), centré sur un ou quelques héros, des hommes qui agissent, en proie au danger et au risque, en laissant une certaine place au merveilleux. En ce sens, la Chanson de Roland est une épopée, d'un genre particulier : la chanson de geste, le premier grand genre littéraire en lange vulgaire. Daniel Poirion, dans son Précis de littérature française du Moyen-Âge, qualifie cette chanson d' « épopée », en la dissociant du « drame », à travers deux aspects : sa structure dont le « paroxysme » réside dans la mort de son héros, Roland, et sa « musique » « incantatoire » faite de « répétitions » et d' « accumulation[s] ». Poirion ajoute que la visée de Turold, l'auteur présumé du Roland, est symbolique : les données spatio-temporelles l'y aident.
Ainsi, étudier la structure de la Chanson de Roland permet de comprendre les rouages d'une épopée et comment cette « cathédrale héroïque » se construit. L'écriture de cette chanson est à la fois esthétique et musicale : elle tient de l'art, prend son origine dans l'oralité, et son essor dans la répétition. Enfin, cette chanson a une qualité de « sugg[estion] », autrement dit une intention envers ses lecteurs : elle est liée au public et ses armes sont son pouvoir symbolique et les sensations multiples qu'elle provoque.
Commentaire de deux chansons : « Aliscans » et « La Chanson de Guillaume » représentant la mort de Vivien et posant la problématique de l'expression des sentiments dans les chansons de geste médiévales. (pdf)
Commentaire de Texte № 24904 |
2100 mots (
approximativement 5.3 pages ) |
7 sources |
2011
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Le genre épique n'est pas, à priori, un espace privilégié pour l'expansion de l'émotion. L'action y est développée en dépit de l'analyse psychologique. Cependant, il est possible de déceler, dans le style concis des chansons de geste, des marques de sentiments. Outre la haine pour l'ennemi et l'amour pour Dieu dont l'utilité est évidente pour la morale du récit, on peut trouver l'expression de l'amour entre les protagonistes, ce qui permet de dramatiser l'action. C'est ce point que nous allons montrer, en nous appuyant sur les chansons du Cycle de Guillaume (cycle qui se prête bien à cette étude car le héros y est très entouré), et notamment sur la scène commune à La Chanson de Guillaume (écrite au XIIe siècle) et Aliscans (datant de la fin du XIIIe siècle) : la mort de Vivien.
Extrait du document
Toutefois, il est important de prendre en compte le fait qu'il est ici question d'une littérature qui, s'adressant à un public large dans un cadre oral, doit utiliser des symboles clairs pour être compris par tous de la façon la plus concise possible. Les narrateurs décrivent donc plus volontiers des personnages suivant des codes que se prêtant à des actions réalistes.
Mots-clés:moyen-âge, couronner, christianisme, chant, narration, personnages
Commentaire du poème « Chanson », issu du recueil « Les Châtiments » de Victor Hugo se demandant en quoi il est légitime de dire que le poème a une fonction utilitaire.
Commentaire de Texte № 27605 |
1120 mots (
approximativement 2.8 pages ) |
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2011
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Résumé
La « Chanson », issue du recueil « Les Châtiments » de Victor Hugo est un modèle assez classique. Elle est formée de quatre quintiles suivi d'un refrain avec une modification à chaque fois. Hugo renoue avec la tradition de la chanson populaire révolutionnaire. Cette poésie militante vise à l'efficacité et doit laisser en mémoire des formules frappantes. Le poème est formé sur une rupture entre le couplet et le refrain : il interpelle un groupe particulier différent à chaque fois.
Dans les trois premiers couplets, il s'agit de stigmatiser l'attitude des groupes ; le quatrième couplet a un ton un peu différent. Le refrain connaît des variations. Le poème est caractérisé par l'invective.
Extrait du document
Le deuxième vers donne une image plus concrète qui montre des visages. Elle continue à manifester le mépris du poète pour ces gens par le jeu de la caricature. « Rire » et « soif » sont deux réalités différentes mais elles sont dans une même grimace. C'est une image forte qui monter l'enlaidissement. L'impression est renforcée par les sonorités qui frappent l'oreille : chacun des mots est prononcé avec force pour témoigner du mépris de Hugo.
Mots-clés:témoignage, sentiment, mourir, souffrance, douleur, amour, aimer, caricature, sonorité, jeu
Commentaire de texte étudiant le rôle des passages relatifs aux songes de Charlemagne dans le célèbre poème lyrique du Moyen-âge : la "Chanson de Roland".
Commentaire de Texte № 9838 |
1070 mots (
approximativement 2.7 pages ) |
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Résumé
"La chanson de Roland" est à la fois une chanson de geste et un poème épique qui date du XIème siècle. Elle comporte environ 4000 vers en ancien français. Charlemagne a conquis l'Espagne jusqu'à Cordoue mais le roi arabe Marsile résiste dans Saragosse. Il souhaite donc envoyer une ambassade pour demander la paix et négocier avec lui. Roland s'y oppose alors que son beau père Ganelon accepte la mission.
Le récit propose 2 passages, séparés par une centaine de rimes, sur les songes de Charlemagne pendant la nuit.
Quelles sont les fonctions de ces songes dans le récit ?
Il semble que ce soit essentiellement une fonction narrative, qui embraye le récit et relance l'intrigue.
Extrait du document
Le songe 1 rappelle donc la trahison de Ganelon envers la France et Charlemagne et son complot avec le roi Marsile, le gant qu'il laisse tombé quand il part en mission en Espagne symbolise cet acte. C'est donc un rêve rétrospectif. Cependant les songes 2 3 et 4 sont des rêves prémonitoires et donc prospectifs. La bataille de Roncevaux est celle de l'arrière garde de Charlemagne pendant laquelle Roland meurt. La bataille de Baligant est celle de Charlemagne contre l'émir à la fin de la chanson de Roland juste avant le procès et le supplice de Ganelon.
Mots-clés:poème, rêves, allégorie, interprétation
Commentaire du poème « Chanson d'automne », issu du recueil « Poèmes saturniens » de Verlaine en quoi ce poème montre que le poète est angoissé.
Commentaire Composé № 26819 |
1150 mots (
approximativement 2.9 pages ) |
1 source |
2011
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Résumé
Dans ce poème « Chanson d'automne » issu de la section de « Paysages tristes » du recueil « Poèmes saturniens », de Verlaine utilise sa technique habituelle : il présente un paysage extérieur qui représente son paysage intérieur fait d'angoisse. Le texte se présente comme une chanson : il en a le rythme, la simplicité et la musique. L'automne est la saison privilégiée pour les poètes car la nature meurt avec éclat, avec beauté. On assimile le paysage extérieur au paysage intérieur. Mais Verlaine ne sacrifie pas à la littérature ; il insiste sur sa souffrance et son « moi ». Le texte est fait de trois sizains : 2 quadrisyllabes, 1 trisyllabe, 2 quadrisyllabes, 1 trisyllabe… Cette succession donne quelque chose de haché, de plus haletant. Le caractère est plus tragique et moins dissimulé que dans « Soleils couchants ».
Extrait du document
La seconde strophe met mieux en évidence la passivité du poète. La dislocation de la strophe est due aux signes de ponctuation. On voit l'état physique et moral d'un homme en proie à certaines émotions. La proposition principale est interrompue par une temporelle puis on a la suite de la principale : le poète est bouleversé et ébranlé ; son « moi » vacille. « Suffocant » est l'indice d'une asphyxie et d'un début de panique. Les dentales et les fricatives donnent un rythme haletant. « Blême » est un autre indice de la panique qui s'installe
Mots-clés:passivité, panique, mélancolique, émotion, souffrance, douleur, temps, souvenir, mort, souvenir
Présentation philologique et historiographique de la chanson de toile "Bele Yolanz" afin de mieux comprendre leurs origines et leurs processus créationnels.
Exposé № 22081 |
1950 mots (
approximativement 4.9 pages ) |
11 sources |
2011
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Résumé
La chanson de Bele Yolanz est présente au folio 64v-65r du Chansonnier de Saint Germain des Prés. Ce manuscrit provient de la bibliothèque de Séguier et a été donné à l'abbaye de Saint-Germain en 1732 par Henri de Coislin. C'est un manuscrit de petit format (183mm par 120mm), souvent considéré comme un manuscrit de jongleur à cause de son format « de poche ». Il serait de format in-8° (in octavo) selon A.Jeanroy, ou in-12° (in duedecimo) selon Schwan. Il possède 173 feuillets de parchemin écrits à longue ligne. Il a été écrit par trois mains principales au cours du XIIIème, et présente des ajouts datés du XIVème siècle. La table est incomplète et ne présente aucun système de classement. Les chansons contenues dans ce manuscrit sont toutes anonymes, mais des noms d'auteurs ont été rajoutés plus tardivement. Il présente, entre autre, vingt-huit chansons de troubadours.
Extrait du document
Cette époque est aussi malheureusement le théâtre de nombreuses croisades comme nous venons de le dire, et de l'apparition de l'inquisition (qui toutefois touchera plus le sud de la France comme le Languedoc) contre le catharisme. Le XIIIème siècle connait également un fort développement du commerce et de la navigation, ce qui permet alors le développement des échanges entre les différentes régions de France et les pays de ce qui deviendra plus tard l'Europe.
Mots-clés:moyen-age, troubadours, trouvères, musique profane, histoire, échange
Analyse de « La chanson de Roland » se demandant s'il existe en plus de l'orgueil d'autres caractéristiques qui guident les décisions de Roland et donc le déroulement de l'histoire.
Dissertation № 22185 |
2850 mots (
approximativement 7.1 pages ) |
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2010
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Résumé
La Chanson de Roland a été écrite à la fin du XIème siècle, et raconte la gloire et la mort du célèbre chevalier Roland à Roncevaux. Elle retrace l'histoire carolingienne sous le règne de Charlemagne et nous fait revivre avec beaucoup de rythme la célèbre bataille contre les sarrasins. Il s'agit d'un texte qui est ancré dans la tradition littéraire française grâce à sa richesse et qui fait varier le plaisir de la guerre et les souffrances qui parfois en découlent. Le chevalier Roland est notamment caractérisé par sa fureur à la guerre et sa grande fierté, ce qui est exprimé lors de l'entretien entre Blancandrin et Ganelon, ce dernier dit de Roland : « son orgueil devrait bien le perdre ».
Dans un premier temps nous verrons que Roland et caractérisé par les pairs français comme quelqu'un de fier et de téméraire et nous nous demanderons en quoi cet orgueil à parallèlement causer sa perte et celle de son armée toute entière. Dans un second temps nous constaterons que le héros Roland est également quelqu'un de brave et d'intelligent qui n'obéit pas qu'à la seule fougue de sa jeunesse. Puis nous tenterons de le définir comme un personnage sensible grâce auquel le texte acquiert une dimension pathétique.
Extrait du document
Nous pouvons remarquer son comportement fier voir arrogant lorsqu' il est avec Ganelon, son beau père. C'est-ce qu'il nous est dit à la laisse 21, Roland se moque de Ganelon qui est fou de rage d'avoir été désigné par son beau fils comme ambassadeur en Espagne. De plus, Olivier à la laisse 18 caractérise Roland comme quelqu'un de trop impétueux pour aller en Espagne : « votre ardeur est farouche est bien dangereuse ; je craindrais fort que vous vous querelliez ».
Mots-clés:fierté, sensibilité, pathétique, Charlemagne, chevalier, courageux
Commentaire de texte portant sur un poème extrait du recueil "Alcools", qui évoque en chanson les amours malheureux d'Appolinaire avec Annie Playden.
Commentaire Composé № 6017 |
1385 mots (
approximativement 3.5 pages ) |
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2006
$ 4.95
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Résumé
Le recueil Alcools, publié en 1913, rassemble des poèmes écrits entre 1898 et 1912 sans ordre chronologique. Il présente un parcours personnel depuis les poèmes de jeunesse comme « clair de lune » jusqu'à « Zone », dernier texte que le poète ait composé avant la publication de l'ouvrage.
« La Chanson du Mal-aimé » est l'un de poèmes longs d'Alcools. Il est dédié à Paul Léautaud, grâce à qui il fut publié le 1er Mai 1909 dans « le Mercure de France »
Dans ce poème, et particulièrement dans les six premières strophes, Apollinaire évoque sa passion non partagée pour Annie Playden et sa souffrance d'amoureux éconduit.
I. Une narration onirique
1) Des personnages entre rêve et réalité
2) Les rencontres
3) Les métamorphoses du décor
II. Le mouvement poétique
1) La musicalité
2) L'enchaînement des images
3) L'expression de la souffrance
Extrait du document
Le terme onirique désigne le fait qu'un évènement relève du rêve. Ce poème semble être en effet le récit d'un épisode que l'on a juste rêvé et qui n'a pas existé. Le récit est à la première personne et les temps narratifs sont employés. Le poète raconte un moment de sa vie qu'il situe dans l'espace : l'évènement se passe «un soir de demi-brume à Londres» (vers 1).
L'amour malheureux, évoqué au vers 8 et 9 : «un voyou qui ressemblait à mon amour», est un homme, ce qui montre l'insolite du poème et surprend le lecteur. Cela à aussi pour but de renforcer l'idée de songe. Bien que la femme qu'il aime ne soit pas là, on la sent néanmoins très présente tout au long du poème. En effet, elle est plusieurs fois évoquée : «mon amour» (vers 9), «bien-aimée» (vers 18), qui fait écho à «mal-aimé», «une femme lui ressemblant» (vers 26)...
Mots-clés:brouillard, rêve, honte, déchéance, obsession, violent