Dissertation qui pose la question de savoir quelle est la forme d'un film à contenu politique, à travers des exemples précis.
Dissertation № 9566 |
1260 mots (
approximativement 3.2 pages ) |
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2006
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Résumé
A travers la citation de Jacques-Henri Roger «Toute invention du contenu politique passe nécessairement par une réinvention de la forme, sans que celle-ci soit un instrument de domination», cette étude montre que pour tout film, on doit se poser la question de la forme en fonction du sujet. La question de la forme est essentielle à l'élaboration d'un film, n'importe lequel ; du film de fiction à la publicité en passant par le documentaire et le clip.
En effet, comme le dit J-H Roger, une réinvention de la forme est nécessaire, s'impose même. C'est une évidence si l'on considère que le film politique est un cas particulier parce que son rapport au spectateur est différent, la raison de son existence également. Ainsi donc la forme habituelle ne peut pas s'appliquer à ce cinéma. Une nouvelle forme doit être créée. Le cinéma politique ne s'adapte pas aux bases, il les réinvente.
Extrait du document
Prenons d'abord l'exemple des docu-fictions. Punishment Park de Watkins ou Ambassade de Marker sont des films qui, il est vrai, dénonce l'oppression. Pas une forme précise d'oppression mais l'idée de l'oppression d'un gouvernement totalitaire, quel qu'il soit. C'est effectivement ce que l'on ressent en voyant ces films. Maintenant, si on se concentre sur la forme de ces films, on voit que les réalisateurs ne réinventent pas vraiment une forme, ils jouent plutôt avec des formes existantes. Ici, ces films sont des fictions cachées sous un aspect documentaire. Il y a alors double manipulation dans le sens où, d'une part le spectateur ne sait pas que c'est de la fiction et d'une autre part parce que le choix de la forme documentaire a pour but d'être plus proche du spectateur, de lui faire croire à une réalité qui n'est pas. C'est de la manipulation parce que ça joue avec les sentiments du spectateur, avec sa crédulité. Mais cette manipulation qui consiste à mentir sur le genre du film, à montrer une fausse réalité, n'est pas un élément assez fort pour appuyer suffisamment l'idée que la forme des films politiques dont parle Roger tend à devenir au final un instrument de domination.
Prenons l'exemple du cinéma de Michael Moore qui, lui, ne fait pas des docu-fictions mais des documentaires. Voyons son dernier film, Fahrenheit 9/11. C'est un film politique qui critique le gouvernement de Bush. On assiste alors à un impressionnant exercice de montage, et qu'est-ce que le montage sinon de la manipulation ? C'est ce qu'ont pensé Bazin, Vertov, qui se sont confrontés à cette question du montage qui fait sens, qui manipule, qui fait croire à un espace inexistant, à une action continue, etc. Au fond, c'est ce qu'est le cinéma de fiction, de la manipulation. Mais le spectateur de fiction en est conscient alors que dans le cas du docu-fiction, le spectateur se sent plutôt trahi. La manipulation est une forme de domination, elle est un outil qui sert à jouer avec le spectateur sans qu'il soit actif dans ce jeu ; il le subit. Bien sûr que ces films politiques gardent un discours qui correspond à leur idéologie, ils représentent des métaphores de ce contre quoi ils se lèvent, des systèmes, des gouvernements qu'ils combattent. Mais la forme, ce dont nous parle Roger, devient un instrument de domination quoi qu'on en dise. Même s'il faut nuancer bien sûr ce concept de domination qui est fort dans la citation de Roger, il n'empêche que les films que j'ai cités sont basés sur la manipulation même s'ils expriment des idées sincères auxquelles on adhère.
Mots-clés:manipulation, utopie, acteurs, évènements
Travail de recherche s'intéressant aux relations qui existent entre le politique, l'économie et le spectacle : des mondes à priori très éloignés.
Travail de Recherche № 9504 |
6160 mots (
approximativement 15.4 pages ) |
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2008
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Résumé
Traditionnellement, les sciences économiques s'intéressent peu à l'art et à la culture qui seraient pur loisir. Il n'y a pas l'idée de production de richesse derrière ces termes, il y a un clivage entre culture et argent.
L'économie du spectacle est marginale : elle déjoue les lois de l'économie. Le qualitatif prime sur le quantitatif, il est de ce fait difficile d'évaluer le prix d'une œuvre d'art.
Il faut prendre en compte divers paramètres dans la culture d'aujourd'hui.
I. Approche historique : les politiques culturelles
1. Aux origines de l'Intervention de l'Etat : l'Ancien Régime et la Révolution
2. Genèse du système contemporain des Arts et de la Culture (1895-1945)
3. Les grandes lignes de l'intervention publique depuis la seconde guerre mondiale (1945-1968)
4. Le développement culturel (1968-1993)
5. Le ministère de la Culture entre « refondation » et désenchantement (1993-2007)
II. Approche économique : le spectacle vivant
1. Les différentes scènes subventionnées
2. L'aide à la diffusion et à la création
III. Approche économique : cinéma et audiovisuel
1. Une économie de prototype
2. Une filière concentrée au risque d'un manque de diversité culturelle
3. Le cinéma en salle face à la concurrence audiovisuelle
4. Le modèle français de soutient public
IV. La concentration des médias en France
1. TF1 en position dominante
2. La radio
V. Approche sociologique : Théâtre et cinéma. Sociologie de l'artiste
Extrait du document
Durant la première guerre, on assiste à la naissance de la domination américaine. Les films américains sont de plus en plus présents sur les écrans européens
On se rend compte de l'effet politique du cinéma.
Vers la fin des années 20 les films sont de plus en plus longs, de plus en plus de moyens et de capitaux sont mis en œuvre. Les états unis développent l'industrie culturelle et le star system.
Cependant les producteurs auront peur d'engager des frais dans le parlant, c'est Warner qui se lancera dans un premier temps. La encore on assistera à une guerre des brevets notamment être les états unis et l'Europe.
Mots-clés:production, culture, financement, artiste, ministre, Jack Lang
Travail de recherche portant sur la propagande du régime de Vichy et montrant à travers trois films projetés durant l'occupation, comment Vichy présente aux Français le travail volontaire en Allemagne.
Travail de Recherche № 7986 |
4630 mots (
approximativement 11.6 pages ) |
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2007
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Résumé
« Travail volontaire », «La relève» et « en marge de la guerre » sont trois court métrage de propagande, présentés sous le régime de Vichy. Projetés dans les salles de cinéma avant la projection des films long métrage, ils traitent de la mobilisation des travailleurs français en Allemagne.
L'étude critique de ces films éclaire plusieurs aspects de l'histoire de la France sous le régime de Vichy : les décisions prises dans la politique de collaboration du régime de Vichy avec l'Allemagne, les motifs poussant à la livraison de travailleurs français à l'Allemagne et la manière dont cette politique est présentée aux Français.
Extrait du document
Tout au long de la guerre, l'Allemagne, qui mobilise ses troupes sur les fronts, est en pénurie de main d'oeuvre. Son économie de guerre s'appuie sur une main d'oeuvre importée des pays vaincus, et il est envisageable que sans cet apport l'économie de guerre allemande aurait eu des difficultés à se maintenir à flot. Les responsables de l'État français cherchent une collaboration avec l'Allemagne autour des intérêts franco-allemands, qui la libérerait d'un traité d'armistice étouffant et lui permettrait de se tailler, peu à peu, une place dans la future Europe qu'elle prévoit dominée par l'Allemagne. Cette collaboration, dans le domaine économique, s'exprimera notamment par la réponse “matérielle“ aux exigences allemandes, toujours plus fortes, de livraison de main-d'oeuvre.
Mots-clés:Laval, collaboration, la Relève, STO
Travail de recherche portant sur l'histoire du Chili et de son cinéma à travers trois réalisateurs : Patricio Guzman, Andres Wood et Sebastian Campo.
Travail de Recherche № 7791 |
7100 mots (
approximativement 17.8 pages ) |
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2008
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Résumé
Le cinéma chilien se développe dans les années 70 mais lors de la dictature de Pinochet, les réalisateurs sont contraints de s'exiler pour créer. Aujourd'hui les réalisateurs chiliens se partagent entre ceux qui narrent l'histoire douloureuse du Chili, ceux qui parlent de leur inquiétude face à l'avenir et ceux qui optent pour un cinéma plus populaire.
I) Histoire et politique du Chili
1) Gouvernement Allende
2) le coup d'état
II) Le cinéma chilien
1) Historique
2) "Chili : La mémoire obstinée" de Patricio Guzman
3) "Mon ami Machuca" d'Andres Wood
4) "La Sagrada Familia" de Sebastian Campo
Extrait du document
Pour réaliser « La bataille du Chili », Guzman descend dans les rues de son pays afin de filmer l'euphorie d'une partie de la nation en marche vers plus de liberté. Depuis l'élection qui a eu lieu en mars 1973, il donnera la parole aux sympathisants comme aux opposants de l'unité populaire. Il montrera à travers son film la classe bourgeoise qui s'accroche à ses privilèges et tente par tous les moyens de bloquer l'action du gouvernement. Guzman va utiliser la technique du cinéma direct pour montrer l'effervescence Chilienne de cette année fatidique.
Pour son auteur, « c'est la preuve cinématographique, jour après jour, de l'agonie d'une expérience révolutionnaire qui touche le monde entier parce qu'elle se présente comme une expérience pacifique du passage au socialisme. »
Mots-clés:Allende, Pinochet, dictature
Dissertation qui pose la question de savoir quel a été le rôle du cinéma dans le mouvement de mai 68 en France.
Dissertation № 13378 |
2890 mots (
approximativement 7.2 pages ) |
8 sources |
2008
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Résumé
Mai 68 est le nom que l'on donne au mouvement de contestation politique, sociale et culturelle qui a marqué la France en mai et juin 1968. Ces événements, tour à tour qualifiés de crise, de révolte, de grève, voire de révolution, ont été révélateurs d'un malaise profond de la société. La crise de Mai 68 a été fondamentalement le reflet d'un problème de société qui touchait tous les grands pays industriels développés alors en pleine croissance.
1.Le mouvement des cinéastes
2.Traitement cinématographique
Extrait du document
Ce film montre en effet un nombre impressionnant d'éléments que l'on retrouvera dans les contestations, les revendications et les actions du mouvement de Mai 68. Godard se pose donc en opposition à l'expression « La France s'ennuie » de Pierre Vianson-Ponté. On trouve par exemple la notion de conflit générationnel, lorsque l'un des protagonistes affirme « il faut être différent de ce que nos parents étaient ». Le clivage entre les « deux communismes » est également évoqué, et même omniprésent. En effet, les personnages sont des maoïstes convaincus, ne jurent que par le « petit livre rouge » et s'opposent ainsi à l'URSS de Brejnev, et en France au PCF ou à la CGT, qu'ils qualifient de « révisionnistes ».
Mots-clés:application, acteurs, photos
Mémoire qui traite de la représentation de la Seconde Guerre mondiale dans le cinéma français et allemand depuis les années 50 et souligne de cette manière, la lente évolution des mentalités.
Mémoire ou thèse № 7974 |
13650 mots (
approximativement 34.1 pages ) |
22 sources |
2007
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Résumé
Cette guerre, qui a bouleversé plus particulièrement l'Europe, n'a bien sûr pas été vécue de la même façon en Allemagne et en France, et a donc façonné des états d'esprit, des façons de penser et de se voir l'un par rapport à l'autre à travers des clichés. Les stéréotypes de ce genre sont souvent présents dans le cinéma pour faciliter l'identification des personnages, et c'est pourquoi il est intéressant d'étudier comment les Allemands et les Français ont représenté cette page noire de l'Histoire au fil des années. La mise en scène d'un événement historique au cinéma n'est pas facile car elle doit obéir aux règles de la fiction, et donc répondre à un caractère sentimental, voir dramatique, afin que le spectateur puisse s'identifier aux personnages.
I/ Première période : les années 50-60
1. L'armée des ombres, Jean-Pierre Melville
II/ Seconde période : les années 70-80, époque de changement des mentalités
1. Lili Marleen, ou l'impossible nostalgie du troisième Reich
2. Le chagrin et la pitié, La démystification de l'image gratifiante des
français
III/ Troisième période : des années 90 à aujourd'hui, une prise de recul
importante
1. Rosenstrasse,Margarethe von Trotta
2. Monsieur Batignole, Gérard Jugnot
Extrait du document
En Allemagne, il a fallu du temps avant de pouvoir revenir sur la période régie par le nazisme, car cela a longtemps été un sujet très tabou donc peu abordé, que ce soit dans les livres, dans les sujets de conversation ou justement au cinéma. En effet, à part pour quelques films mineurs comme celui de Siodmak, Les SS frappent la nuit (1958), et celui de Wolfgang Staudte, Les assassins sont parmi nous, (1946), il faut attendre la fin des années 70 pour voir apparaître des fictions sur le nazisme. A cette époque, la génération d'après-guerre cherche effectivement à confronter un peu plus ses aînés à leur responsabilités face à la guerre. Puis petit à petit la production de film sur la guerre s'agrandit en France et en Allemagne, le choix de films portant sur 1939-1945 est donc assez large, et c'est pour cette raison, qu'une sélection de quelques oeuvres a été nécessaire.
Mots-clés:adaptation, politique, dictateur, Hitler, comédie, Melville
Travail de recherche sur la politique partenariale, politique destinée à favoriser la communication et l'animation pédagogique au niveau des équipements culturels.
Travail de Recherche № 1153 |
8465 mots (
approximativement 21.2 pages ) |
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2005
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Résumé
La politique culturelle d'une ville, c'est la somme d'initiatives qui émanent de nombreux acteurs. La municipalité doit veiller à une certaine cohérence et participer à la coordination des différentes actions culturelles dans la ville sans toutefois porter atteinte au pluralisme des formes d'expression et des pratiques culturelles.
I/ Favoriser l'émergence d'une politique partenariale
1 - Partenariat entre État et collectivités locales
2 - Passerelles entre arts et institutions
3 - Exemples de partenariats et d'échanges entre les différents
acteurs culturels de la ville
A. Étude de cas : la ville d'Évry
B. Étude de cas autour du théâtre
C. Étude de cas autour de la danse
D. Étude de cas : les associations
E. Un fait récurrent : le manque de communication
4 - La stratégie partenariale d'une ville à l'heure des contrats d'agglomération
II/ L'animation pédagogique dans un équipement culturel
1 - Animations pédagogiques en direction du public scolaire
1-1 Relations avec les établissements scolaires
A. Les objectifs
B. Les différentes étapes
1-2 Les dispositifs en partenariat avec l'Éducation nationale
1-3 Ressources en lien avec l'Éducation nationale
2 - Animations en direction du public en insertion
A. Promouvoir l'accès à la culture
B. Un exemple de partenariat avec les structures sociales : Le Volcan, scène nationale du Havre
B-1 Objectifs
B-2 Le déroulement de l'action
B-3 Informations pratiques
B-4 Bilan
III/ La communication des équipements culturels
1 - La politique de communication
1-1 Les outils de communication
1-2 Les actions de communication par cibles
1-3 Utiliser l'événementiel pour promouvoir un équipement culturel
1-4 Utiliser les nouvelles technologies de communication et de marketing
2 - Créer un site web
IV/ Équipements culturels et stratégies commerciales
1 - Trois questions fondamentales
A. Quel « produit » vend-on dans les équipements culturels ?
B. À qui vend-on ?
2 - Types de marketing par secteur culturel
A. Marketing du secteur spectacles vivants, théâtre, danse, concerts
B. Marketing du secteur arts plastiques, artisanat d'art, musées
C. Marketing du secteur musique, édition, cinéma
3 - Politique tarifaire et activités commerciales
A. Politique tarifaire
B. Activités et services annexes
Extrait du document
L'action culturelle des villes est souvent encore trop discrète en comparaison avec celle de l'État. Guy Saez, dans son livre Affaires culturelles et territoires paru à La Documentation française (p. 57), soulignait que : "... le moteur de l'action culturelle au plan local réside dans le subtil agencement des relations entre l'État et les collectivités territoriales."
La culture est un domaine d'action encore neuf et fragilisé par la hiérarchie marquée entre les différents protagonistes culturels sur plusieurs niveaux : entre l'État et les villes, entre les artistes et les politiques, entre les amateurs et les professionnels... Dans le domaine culturel, le pouvoir des collectivités est très jeune en comparaison avec la force étatique, légitimée par son histoire. Mais la décentralisation a progressivement changé la situation. Les villes de toute taille ont maintenant élaboré leur politique culturelle locale. De nombreuses petites villes ont pris des initiatives intéressantes dans ce domaine.
Les villes voient dans la culture le moyen d'affirmer leur identité et leur prestige. La culture est désormais « une coproduction État-collectivités locales ».
Mots-clés:théâtre, municipal, zone, public, festival, concert
Commentaire portant sur « Comme tous les vieux couples, cinéma et télévision ont fini par se ressembler », de Serge Daney tentant de mettre en relief le cheminement qui a mené cinéma et télé à se ressembler, et voir si le bout du chemin est atteint.
Commentaire Composé № 23532 |
3160 mots (
approximativement 7.9 pages ) |
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2011
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Résumé
Comme l'exprime clairement le titre, cinéma et télévision forment un couple, un vieux couple, ils ont « fini par se ressembler », donc pendant une longue période, se serait manifestée une volonté de se distinguer, voire une rivalité, mais avec le temps, ils se seraient rapprochés, et cela semble définitif. C'est en tout cas ce qu'indique le titre choisi par Serge Daney (1944 – 1992). Il avait débuté sa carrière aux Cahiers du cinéma, comme critique. Il en était devenu le rédacteur en chef. Il avait rejoint le quotidien Libération, y créant une rubrique consacrée à l'image. Il s'intéressait tout particulièrement à la télévision et écrivait des articles sur les films télédiffusés. Le texte date de 1982 ; je ne me limiterai pas à la période précédent son écriture, d'autant plus que son auteur indique au tout début que « la guerre de positions entre le septième art et les étranges lucarnes n'est pas finie. » Il se contredit aussitôt.
I - Prise de distance entre télé et ciné : enjeux politiques (« divorce institutionnel » ?)
II – Interdépendance cinéma/télévision : enjeux économiques qui orchestrent leur rapport (à l'époque de Daney et aujourd'hui, et dans le futur)
Extrait du document
La dimension économique est comme en filigrane tout au long du texte, elle évolue, et est à l'origine des changements de tendance, de rapport de force entre ciné et télé. A deux reprises, Daney dit que le cinéma est à la fois la rente, la danseuse, et l'otage de la télévision. Danseuse, je ne sais pas. Toujours est-il que les enjeux financiers autour d'un film sont souvent colossaux. Une activité économique indépendante s'est très tôt organisée pour récolter les fonds nécessaires à la production.
Mots-clés:cinématographique, film, citoyen, filmographie, exploit, activité, loisir
Exposé sur la signification de certains aspects du burlesque de Chaplin et de Keaton et leur démarcation dans le cinéma muet.
Exposé № 4907 |
2230 mots (
approximativement 5.6 pages ) |
5 sources |
2008
$ 6.95
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Résumé
Venant d'une tradition populaire tirée du cirque et de la pantomime, le burlesque est apparu dès le début du cinématographe («L'arroseur arrosé», de Lumière). Ce genre est typique de l'ère muette des années 1910 à 1930, mais certains films d'autres réalisateurs, comme Tati ou Pierre Richard, peuvent être caractérisés comme burlesques.
Quel sont les rôles esthétiques, sociaux et politiques du burlesque ? Quelles divergences existent entre le burlesque de Keaton et celui de Chaplin ?
Ce document analyse tout d'abord les convergences des aspects et des rôles du burlesque de ces deux auteurs dans le cinéma muet, puis souligne plus précisément les divergences de ces deux auteurs.
I/ Convergences du burlesque chez Chaplin et Keaton
a) Les aspects significatifs du burlesque
b) Les rôles du burlesque dans la cinéma muet
II/ Divergences entre Keaton et Chaplin
Extrait du document
Les gags visuels et la liberté : c'est ce qui rend le burlesque propre au cinéma muet et qui explique que très peu d'auteurs ont résisté à la vague du cinéma parlant (puisqu'il n'y a pas de comique de mots à la base). Le burlesque est principalement constitué de gags visuels, de comiques de situations et de gestes. En général, la comédie traditionnelle, pour être efficace, doit mettre en place une trame, une progression dramatique. Cependant, en ce qui concerne le personnage burlesque, il possède une liberté d'action totale. François Mars définit le gag comme «une incidente brutale, brève et soudaine, qui trouve en elle-même son accomplissement burlesque». Brutalité, brièveté, soudaineté, c'est bien d'un art de l'instant qu'il s'agit (un exemple parmi tant d'autres : lorsque Keaton n'arrête pas de tomber ou de se prendre des coups dans «Cadet d'eau douce»).
Mots-clés:film, imagination, personnage, décor, Charlot, décalage
Dissertation se demandant en quoi la loi du 1er août 2006 et les débats qu'elle a occasionnés témoignent d'une politique culturelle qui pâtit de son décalage avec la réalité de son époque.
Dissertation № 20985 |
3650 mots (
approximativement 9.1 pages ) |
0 sources |
2007
$ 9.95
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Résumé
La nouvelle loi du 1er août 2006 relative au droit d'auteur et aux droits voisins dans la société de l'information naît surtout d'une nouvelle situation qui est celle d'une nouvelle et massive diffusion échappant à un véritable contrôle, via Internet, de biens culturels. Cette loi et les débats qu'elle a provoqués portent donc avant tout sur des enjeux économiques et culturels. Il est indéniable, comme l'aura fortement souligné Jack Lang lors de son passage au ministère de la culture, que ces deux enjeux sont étroitement liés. En effet un art comme le cinéma, par exemple, est une industrie culturelle et l'on remarquera que les débats se cristallisent justement autour des deux plus grandes industries culturelles, celles du cinéma et de la musique. Aujourd'hui la mutation des pratiques culturelles dues en grande partie aux nouvelles technologies repose encore les questions de la circulation des œuvres et de son contrôle, mais aussi les questions de la protection des auteurs et de la place qu'ils occupent. Les lois afin de ne pas devenir obsolètes doivent donc s'adapter et répondre aux problèmes propres à son temps.
I – Le champ d'intervention de l'état en matière de politique culturelle
II – L'incidence d'Internet sur la circulation et le statut des œuvres
III - Quelles solutions apporter ?
IV – La figure de l'auteur aujourd'hui
Extrait du document
L'effet de banalisation de l'auteur vient sans doute aussi du fait qu'avec Internet l'auteur peut se confondre avec « Monsieur tout le monde » puisque d'une part son œuvre peut subir des modifications, comme elle devient « malléable et polyphonique » et comme elle peut « être le lieu de transformation », elle perd son identité perpétuée donc l'auteur perd un peu de sa propriété. D'autre part « la position de l'auteur peut être immédiatement inscrite dans la position de lecteur car sur un même écran on reçoit un texte et on compose le sien » (cf. Roger Chartier).
Mots-clés:politique culturelle, droit d'auteur, auteur, internet, licence global