Commentaire de texte « Le processus de civilisation et la peine capitale aux États-Unis », de Garland dans lequel l'auteur discute de théorie d'Élias selon laquelle le processus de civilisation vise à abolir les pratiques barbares dans la société.
Commentaire de Texte № 27825 |
1665 mots (
approximativement 4.2 pages ) |
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2011
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Résumé
« Le processus de civilisation et la peine capitale aux États-Unis » est le titre d'un extrait d'une revue d'histoire datant du XXe siècle. L'auteur de l'extrait se nomme David Garland, un professeur de droit à l'université de New York ; c'est un auteur très connu notamment pour le fait qu'il porte son intérêt sur les politiques de contrôle de crime, la justice pénale, l'histoire, la sociologie de la peine, l'histoire des idées en criminologie et sur les questions de la solidarité et de protection sociale. L'extrait est traduit par Bruno Poncharal ; la discipline majeure utilisée dans l'extrait par l'auteur est la sociologie de la peine, et aussi l'histoire de la peine (lorsque l'auteur parle de l'histoire de l'évolution de la peine capitale aux États-Unis).
I La théorie de Norbert Elias
II Les raisons pour lesquelles on ne peut pas appliquer la théorie de Norbert Elias au cas américain (selon David Garland)
III La théorie éliassienne est incomplète, elle doit être révisé selon David Garland
Extrait du document
Selon David Garland le poids de l'esclavage et de la ségrégation d'autrefois pèse encore sur les « africain-americans » qui ont du mal à oublier le passé de leurs ancêtres, et ce poids se voit à travers l'organisation sociale aux États-Unis, en effet cela empêche les relations interraciales qui elles-mêmes empêchent l'identification sociale et accélère l'ethnicité ; d'où l'expression utilisée par l'auteur « la population américaine est une population diverse aux ethnies multiples (africain-american, asien, portoricain, caucasien etc...) et religions (amish, mormon, catholique, musulman etc...) multiples »
Mots-clés:ethnique, religion, religieux, ethnies, historique, identification, raciale, race, civiliser, société
Dissertation qui se demande si la théorie du processus de civilisation de Nobert Elias est une analyse pertinente de l'évolution de nos sociétés. Quels sont ses apports à l'histoire et à la sociologie ?
Document № 10076 |
1400 mots (
approximativement 3.5 pages ) |
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2009
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Résumé
En 1975 Elias a écrit "La dynamique de l'occident", son livre le plus important dans lequel il présente le processus de civilisation de l'homme occidental et son rapport aux mutations du pouvoir. La civilisation des mœurs est un ouvrage à dimension historique où il produit toute une théorie selon laquelle il existerait un processus de civilisation. Par certains mécanismes et certains faits historiques la société évolue et se civilise. Cette théorie est très novatrice et originale pour l'époque parce qu'elle utilise l'histoire et la sociologie pour produire un nouveau modèle d'explication.
I. La théorie d'Elias sur le processus de civilisation
II. L'originalité de la théorie et ce qu'elle apport à l'histoire et à la sociologie
1) Une nouvelle méthode historique
2) Une nouvelle méthode sociologique
3) L'intégration de la dimension historique à l'analyse sociologique
III. Les limites de cette théorie
1) Notre société est elle réellement plus civilisée ?
2) Un problème d'universalisation des valeurs
3) Les dangers de cette théorie : une dérive évolutionniste ?
Extrait du document
On peut définir un processus comme une configuration mouvante dans laquelle s'établissent des équilibres fluctuants, des tensions et des forces. Il part du constat que nous vivons aujourd'hui dans une société plus policée qu'aux temps ancien (Moyen Age par exemple). Il se serait produit un processus de refoulement progressif de la violence et de raffinement des mœurs : intellectualisation du rapport au corps, société beaucoup plus puritaine. D'après lui ceci est lié au processus de formation de l'Etat : plus la société se complexifie plus les dépendances réciproques s'accroissent, plus l'individu est amené à se contrôler. Il explique ceci en étudiant plus particulièrement la société de cour avec celle de Louis XIV. Les rois ont conquis progressivement le monopole fiscal et ont aussi monopolisé la violence physique légitime : tribunaux royaux, interdiction de la pratique du duel, etc.
Mots-clés:moeurs, société, influence, idéalisme, théorie de l'évolution
Commentaire de la première partie de l'ouvrage « La civilisation des mœurs », de Norbert Elias dans lequel ce sociologue relate l'opposition existante entre la notion de culture et la notion de civilisation.
Commentaire de Texte № 18471 |
4230 mots (
approximativement 10.6 pages ) |
7 sources |
2010
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Résumé
Dans "La civilisation des mœurs" de Norbert Elias, nous analyserons la première partie nommée, « Culture et Civilisation », composée de deux chapitres. Norbert Elias retrace l'opposition des deux concepts. C'est dans l'atmosphère de l'entre-deux-guerres qu'il oppose le concept universaliste français et particulariste allemand. Elias analyse donc ces deux notions, ainsi que l'antithèse culture-civilisation.
I. Résumé du texte
II. Réflexion critique
Extrait du document
En effet, même si son étude porte sur l'analyse de l'évolution des différents comportements durant « le processus de civilisation », en contradiction à la notion de « culture » en Allemagne, nous pensons qu'il le présente surtout d'un point de vue plus historique, que sociologique.
Mots-clés:population, occident, interprétation, civilité, universelle, idée, homme
Dissertation philosophique sur la science, la connaissance, les techniques, et la valeur qu'une civilisation donne à ces notions pour se positionner par rapport à d'autres.
Dissertation № 10230 |
1580 mots (
approximativement 4 pages ) |
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2009
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Résumé
La valeur d'une civilisation se réduit-elle au développement des sciences et des techniques ?
Il faut prendre en compte l'importance du terme « Développement » : ce ne sont pas les sciences et les techniques qui sont en cause, mais leur développement et leur trop-plein.
Les différences dans le développement des sciences et des techniques d'une civilisation à l'autre fondent-elles une supériorité de l'une sur l'autre ? Cette supériorité est-elle illusoire ? Est-elle un simple effet d'ethnocentrisme ? ou bien est-elle réelle, objective, c'est-à-dire légitimée (garantie) par les études anthropologiques scientifiques ?
On doit aussi se demander de quelle supériorité il sera question ? Est-ce une supériorité matérielle ? Morale ? ou dans l'appréciation des valeurs (respect, liberté) ?
I) Si la valeur d'une civilisation est fonction du souci économique et politique d'améliorer la condition de vie des hommes, alors le développement des sciences et des techniques est essentiel
II) Mais cette supériorité est-elle bien réelle ? N'est-elle pas le résultat d'un hasard historique ?
III) Le développement des sciences et des techniques considérées en elles-mêmes n'est pour rien dans la supériorité d'une civilisation sur une autre. Son usage dépendra du rôle que le domaine politique lui assignera.
Extrait du document
Cette supériorité est fictive car si comme l'affirme Descartes « le bon sens est la chose du monde la mieux partagée » et qu'en conséquence « il suffit de bien juger pour bien faire » alors toutes les civilisations sont également capables du même développement des sciences et des techniques. Si l'une est moins développée qu'une autre, ce n'est pas en raison d'une infériorité, c'est en raison d'un choix (tradition, idéologie). Quoiqu'il en soit, ce développement ne fait pas la supériorité d'une civilisation sur une autre car tous les peuples en sont capables. Si une civilisation supérieure à une autre est une civilisation qui produit le maximum de libération de l'homme, alors on peut aussi admettre que la valeur d'une civilisation doit être recherché dans la capacité d'adopter l'homme à son monde avec bonheur et sagesse. A cet égard, le stoïcisme offre une supériorité sur notre civilisation technicienne car c'est une philosophie qui rend possible l'unité de l'homme et du monde (univers naturel).
Mots-clés:La barbarie, Descartes, Bachelard, école
Fiche de lecture du livre "Pour une politique de civilisation" d'Edgar Morin se demandant d'où proviennent les raisons incitant Edgar Morin à développer une politique de civilisation pour nos sociétés d'aujourd'hui.
Fiche de lecture № 28245 |
2240 mots (
approximativement 5.6 pages ) |
1 source |
2011
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Résumé
Alors que nos sociétés d'aujourd'hui font le culte de l'héritage et de l'innovation industrielle, l'individu qui les constitue pendant ce temps, n'en ressent pas moins quelques répercussions néfastes à une échelle plus ou moins élevée au coeur de son essence même. Edgar Morin, sociologue et philosophe, souligne dans son ouvrage Pour une politique de civilisation, ces difficultés rencontrées perpétuellement au quotidien et propose entre autre une alternative, une « voie », pour les combattre à travers la politique.
1. Les maux criant à cette véritable nécessité
2. Les solutions suggérées par la politique de civilisation et définition des principaux concepts de cette lutte pour la sauvegarde de l'épanouissement humain
Extrait du document
A travers la notion de politique de civilisation, Edgar Morin sous entend que nous vivons certes dans des sociétés qui prônent le confort de l'individu, mais qui affectent nos niveaux de vie d'un point de vue psychologique mais surtout social. En effet, nos civilisations géreraient mal la combinaison de l'épanouissement humain et de l'industrialisation, des révolutions scientifiques.. C'est dans ce but que la politique de civilisation doit reconstituer et améliorer les relations sociales et la vie quotidienne tout en gardant l'aspect positif des révolutions de notre ère; on parle de régénération sociale.
Mots-clés:théories, machines, relations, convivialité, entraide
Dissertation philosophique qui porte sur le rapport qu'il peut y avoir entre la valeur d'une civilisation et l'état de sa technique.
Dissertation № 10318 |
1520 mots (
approximativement 3.8 pages ) |
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Résumé
En Europe, en Amérique du Nord, les hommes du XXème siècle vivent dans des sociétés hautement techniques. Prendre le train à grande vitesse, le Concorde, téléphoner, faxer, passer un radio ou un scanner sont des gestes de la vie quotidienne. Et aussi les applications techniques de la recherche scientifique améliorent la vie des hommes. Nous bénéficions d'une meilleure médecine, hygiène, production agricole. Nous sommes tentés de vouer un culte à la civilisation technicienne, c'est-à-dire à cette civilisation qui produit les effets les plus visibles et utiles à la vie.
1) Certaines choses autorisent et légitiment cette valorisation de la technique
2) Le développement technique ne constitue pas toute la valeur d'une civilisation
Extrait du document
La technique n'est ni un trait mineur, ni un simple aspect parmi d'autres dans une civilisation. La technique, c'est la manifestation essentielle de la civilisation elle-même. Nous savons que les hommes font partis de la civilisation et non pas que de la nature car ils ont interposés la technique. Les civilisations sont parfois toutes entières caractérisées par leur niveau technique. C'est ainsi que les périodes de la pré-histoire sont définies par des étapes du progrès technique (âge de la pierre taillée, polie, des métaux comme le bronze et le fer). Chacun de ces âges correspond à une manière de travaille, manière brut, une manière de transformer la nature en vue de la maîtriser de mieux en mieux pour moins de danger.
Ces civilisations ont été transformées positivement par des techniques nouvelles. Il y a 10 000 ans, ils ont pensé à l'élevage et l'agriculture qui sont des événements essentiels. En effet, dès que l'homme cultive au lieu de cueillir, dès qu'il élève les animaux au lieu de chasser, il est moins dépendant de la nature. Il se substitue à la nature et en la limitant, il la transforme. L'élevage suppose la culture pour nourrir les animaux mais aussi des enclos, donc préparation et transport des matériaux, donc il faut des routes et des bateaux. Tout ceci exige de plus en plus une organisation sociale complexe entraînant elle-même une division sociale du travail.
Mots-clés:industrialisation, système éducatif, moyens, machines
Dissertation qui pose la problématique de savoir si l'emergence de la civilisation des loisirs effective entre 1870 et 1914 est un processus à la fois abouti et touchant toutes les couches sociales.
Dissertation № 13989 |
3150 mots (
approximativement 7.9 pages ) |
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Résumé
" La société de masse ne veut pas la culture mais les loisirs." Amer constat d'Hannah Arendt. Entre la défaite de la France en 1870 et la Grande guerre, la société va connaître un bouleversement sans précédent, l'amenant à passer d'une société en cours d'industrialisation, gardant un sentiment religieux certain et des origines monarchiques, à la République laïque, industrialisée, marquée surtout par l'émergence d'une véritable civilisation des loisirs.
1) L'installation des bases d'une civilisation des loisirs
2) La naissance de l'industrie culturelle
3) Les limites de la civilisation des loisirs
Extrait du document
.../...La prétendue civilisation des loisirs est aussi celle ou les ouvriers travaillent 60 heures par semaine, dans les mines sans protection, victimes de coups de grisou, dans les usines avec un travail devenant de plus en plus abrutissant. La déshumanisation du travail ouvrier est un processus que la civilisation des loisirs ne doit pas dissimuler. Il s'agit d'une société ou les paysans accordent tous leurs temps à la terre et ne quittent pas le " pays ", espace géographique restreint . Pierre de Coubertin, en 1896, s'est bien gardé de concevoir les Jeux Olympiques comme activité populaire, de masse. En 1883, le Lycée Lakanal devient le symbole de l'élitisme sportif inculqué à la jeunesse bourgeoise.../...
Mots-clés:démocratisation, croissance, culture, divertissement, progrès, villes, congés, envie
Dissertation qui analyse si le développement de la technique est le seul facteur pour pouvoir déterminer ce que vaut une civilisation.
Dissertation № 13218 |
1215 mots (
approximativement 3 pages ) |
4 sources |
2009
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Résumé
Le terme de « civilisation » désigne les conquêtes matérielles, techniques et scientifiques d'un peuple dans le but de progresser collectivement.
Les civilisations dans le monde sont diverses et variées et ne vivent pas dans les mêmes conditions; alors, peut-on les comparer les unes aux autres ? Certaines sont-elles supérieures, ou bien inférieures aux autres ? Pour répondre à toutes les interrogations que la multiplicité des civilisations engendre, commençons par nous interroger sur ce qui fait la valeur d'une civilisation. Est-ce sa capacité à se développer techniquement ou bien au contraire sa marginalité, ses autres buts à atteindre, complètement autres que les buts matériels ?
Extrait du document
Certes, le développement de la technique peut contribuer à déterminer la valeur d'une civilisation par, dans un premier temps, le caractère humanisant que contient la technique et son développement. En effet, si la technique est une activité propre à l'homme, c'est par son développement justement. Cette activité permet de transformer la matière pour satisfaire les besoins matériels. Cette production qui obéit à des règles et qui met en oeuvre des procédés se sert d'outils ou d'organes. Mais, l'homme n'est pas le seul à pratiquer cette activité: certains animaux font de la même façon leur nid par exemple.
Mots-clés:conscience, survie, nature, bonheur, logique, adaptation
Dissertation de philosophie qui montre que l'idée qu'une civilisation serait supérieure à une autre est typique du préjugé ethnocentrique dont l'ethnologie fait la critique.
Dissertation № 4463 |
2420 mots (
approximativement 6.1 pages ) |
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2008
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Résumé
On a longtemps pensé et l'on pense encore la différence des civilisations dans les termes de l'inégalité : certaines seraient
supérieures à d'autres.
Cette idée est implicite dans bien des comportements et se devine dans nombre de propos : la langue de l'étranger nous semble moins harmonieuse que la nôtre, ses mœurs plus rustres, ses techniques dépassées ; on est tout prêt enfin à voir de la superstition dans sa croyance.
A un niveau plus élaboré, l'idée d'une supériorité est sous-jacente à bien des discours qui envisagent l'histoire sous l'espèce d'un progrès, ou encore d'un développement uniforme.
En fonction de la place de chaque société sur l'échelle du progrès, on compare les civilisations entre elles, et cette comparaison fait inévitablement apparaître que certaines sont en retard par rapport à d'autres, dites avancées ou développées. C'est donc fondamentalement le droit à comparer les civilisations entre elles selon une échelle unique de développement qu'il convient d'interroger.
De quel droit peut-on parler de retard ou d'avance en matière de civilisations ? Peut-on dire d'une civilisation qu'elle est supérieure à une autre ?
I. L'attitude ethnocentrique
II. Les civilisations sont relatives les unes aux autres
Extrait du document
Les civilisations contemporaines laissent apparaître entre elles de profondes différences. Quoi de commun entre la civilisation
industrielle et technique de l'Europe et celle des peuples étudiés par l'ethnologue qui pratiquent la chasse et la cueillette ? On
s'accorde à penser qu'il faut respecter ces différences mais sous ce respect se dissimule bien souvent un jugement de valeur qui, par
la comparaison même qu'on ne manque jamais de faire, les interprète en termes d'infériorité et de supériorité. On déclarera les
sociétés occidentales plus industrialisées, plus avancées. Par rapport à elles, les autres civilisations aux techniques moins élaborées
seront considérées comme en retard. Ce jugement se traduit dans le concept de sous-développement, jugement aux allures de verdict
dont on a cherché à atténuer le caractère définitif dans la formule euphémisme et désormais consacrée de « pays en voie de
développement ».
Mots-clés:valeur, spirituel, religieux, technique, industriel, technologique
Dissertation qui pose la question de savoir si l'idéal de civilisation universelle s'oppose à la vitalité des cultures particulières.
Dissertation № 7515 |
2075 mots (
approximativement 5.2 pages ) |
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2008
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La question de la vitalité d'une culture est primordiale : elle consiste certes en la diversité mais également en valeurs porteuses d'espoir. Il faut se demander si la question ne sous-entendrait pas l'aspect mortifère de l'idéal de civilisation universelle. L'opposition universelle / particulière tend à souligner une deuxième opposition, entre civilisation et cultures. Le premier terme caractériserait un niveau supérieur de culture arrivée à un degré de cohérence tel qu'elle en serait incontestable et universellement acceptée. Mais c'est sans compter qu'il faut opposer, jusqu'au bout de la logique, idéal et vitalité.
Extrait du document
Si les cultures sont d'une diversité telle qu'elles ont peu de traits semblables, elles ont au moins celui de ne pas parler d'une même voix. Prouvant les capacités multiples de l'homme à s'adapter à son milieu, à habiter le monde et à se forger des valeurs, elles semblent chacune imposer leurs lois. Mais l'idéal universel qui réunirait les cultures doit-il se borner à s'affirmer par la négative : le seul point commun des cultures seraient justement de ne pas en avoir. L'expansion de l'Occident dès le XVe siècle est, de ce point de vue, problématique : doit-il avec lui exporter ses valeurs, largement héritières du judéo-christianisme et des cultures antiques grecque et romaine, ou accepter la différence en proposant dès lors une sorte de consensus qui établirait des valeurs communes minimales ?
Mots-clés:concurrence, valeur, communication, échange, Kant, folklore