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Résumé «L'idée première de la ComédieHumaine fut d'abord chez moi comme un rêve, comme un de ces projets impossibles que l'on caresse et qu'on laisse s'envoler ; une chimère qui sourit, qui montre son visage de femme et qui déploie aussitôt ses ailes en remontant dans un ciel fantastique» (Avant-Propos).
Un «effroyable labeur» semble se dresser sur son chemin, irréalisable de par son ampleur, véritable cathédrale inconstructible et infaisable, auquel il consacrera jusqu'à sa vie, pour parvenir finalement à lui donner forme, tel un monument immense qu'il aura réussi à emmener jusqu'au plus haut des cieux. C'est d'abord d'une comparaison entre «l'Humanité et l'Animalité» que notre auteur est parti.
En effet, la «Société ne fait-elle pas de l'homme, suivant les milieux où son action se déploie, autant d'hommes différents qu'il y a de variétés en zoologie ?» Il parlera même d'«Espèces Sociales»…
Il est clair que la société que vise Balzac est bien celle de son temps, qu'il a l'ambition de la peindre toute et comme un tout », et qui dit société de son temps, dit bien cette société post-révolutionnaire qui apparaît, pleine de violence et de meurtrissures, alors que notre auteur n'est pas encore né.
Rien ne lui échappe, il pressent quelque chose. Il va écrire cette société. Le roman sera son arme.
La Comédie balzacienne regroupera non loin de quatre-vingt dix récits, si ce n'est davantage.
Seulement, Balzac est un homme. Alors comment pourra-t-il, en à peine cinquante et une années de vie, si précisément concevoir, et avec tant de lucidité, une œuvre si remarquable ? L'auteur n'est pas dupe. Il se demandera très justement comment « rendre intéressant le drame à trois ou quatre mille personnages que présente une Société ? », comment ne pas ennuyer le lecteur de l'époque, et pourtant les contenter tous ? Comment ? Là est la question.
Extrait du document Voulant dresser un « inventaire » complet et complexe d'une société, Balzac s'est, à un moment, retrouvé face à ce phénomène social élémentaire de l'intersubjectivité. Des individus vivent en communauté, ils interagissent entre eux, ils s'entraident, ils luttent ensemble, ils se détruisent parfois… Comme chacun des doigts d'une paire de mains croisées, les représentants de la société balzacienne forme une toile unie par un ciment, le ciment social. Evidemment, nous pensons aux parias, aux ermites, à tout ceux qui n'ont pas, ou plus, leur place dans ce milieu, mais vivre à l'écart et détesté du monde, c'est toujours vivre par rapport à ce monde, c'est une autre façon de vivre son rapport à autrui.
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Résumé Dans la grande peinture sociale que constitue "La Comédiehumaine" de Balzac, les médecins occupent une place minime, mais primordiale. Génie visionnaire, Balzac a voulu faire ce que nul n'avait entrepris avant lui, peindre une société toute entière. Sa Comédiehumaine se présente ainsi comme un «drame» joué par des centaines de personnages : des nobles, des bourgeois, mais aussi des paysans, employés, soldats…etc.
Dans cette foule humaine, apparaissent inévitablement les médecins, sans lesquels toute peinture de la société serait incomplète.
Néanmoins, ce corps de métier n'est pas représenté de manière aussi complète que le sont d'autres, tels les journalistes, les actrices ou encore les politiques.
La Comédie, ne compte ainsi qu'une vingtaine de médecins, la majorité ne constituant que des figures de second plan.
Seuls trois médecins occupent dans La Comédie une place significative.
I. L'invention du médecin-héros
II. La médecine, une science « noble » mais « limitée »
III. Le médecin, homme de pouvoir
IV. Le médecin, solution au « désenchantement »
Extrait du document Le médecin balzacien est avant tout celui qui guérit, ou tout du moins, celui qui met tout en œuvre pour guérir. Car si le diagnostic est souvent le bon, le remède, malgré les progrès de la médecine, est lui bien plus difficile à trouver. Ainsi, le Dr Bianchon qui sait que le Père Goriot est atteint d'une « apoplexie séreuse imminente », ne parvient pas à le sauver, malgré tous les soins prodigués.
Il faut dire que la maladie du Père Goriot n'est pas seulement d'ordre physique mais aussi psychologique. Il se meurt de désespoir, sentiment provoqué par l'attitude égoïste et ingrate que ses deux filles ont envers lui. Le Dr Bianchon et tous les médecins auxquels il fera appel se trouvent donc démunis, n'ayant pas en main toutes les armes pour vaincre cette « maladie ». Des exemples comparables se retrouvent à de multiples reprises dans La Comédie humaine. Pour Balzac, les limites de la médecine sont claires : cette science ne peut sauver l'être humain des « démons intérieurs » qui le rongent.
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Résumé Dans les romans balzaciens, les salons ont tous pour caractéristique fondamentale, d'être des espaces de représentation théâtrale régis exclusivement par les femmes. Mais si, dans les salons parisiens et provinciaux, le jeu d'acteur est quasiment le même, le texte, c'est-à-dire les conversations, diffère lui, notablement.
Il se retrouve dans les romans de "La Comédiehumaine", le stéréotype de la supériorité de Paris sur la province, de manière toutefois nuancée. Enfin, il convient de mettre en évidence l'omniprésence de la violence, de la cruauté dans les salons, et de tenter d'en fournir les principales raisons.
I- Le salon comme espace de représentation théâtrale
II- L'art de la conversation dans les salons : Parisiens et Provinciaux, maîtres et élèves ?
III- Les salons balzaciens, lieux de toutes les rivalités et de toutes les violences
Extrait du document Selon la définition générale du Littré, le salon est d'abord "une pièce d'un appartement ordinairement plus grande et plus ornée que les autres, et où l'on reçoit une compagnie" . Le pronom personnel indéfini "on" renvoie aux maîtres de maison, aussi bien à l'homme qu'à la femme. Chez Balzac, le salon est exclusivement le "territoire" de la femme, de la maîtresse de maison, car c'est elle qui "tient salon", c'est-à-dire qui a l'habitude d'accueillir régulièrement dans son salon une compagnie. De fait, il apparaît tout à fait naturel et même obligatoire que ce soit elle qui se charge d'en faire la décoration et l'agencement. Le décorer selon ses goûts est pour elle la meilleure garantie de s'y sentir parfaitement à son aise. Dans La Muse du département, Balzac montre à quel point Dinah de la Baudraye a apporté un soin tout particulier au décor de son salon.
Tags: pompeux, rôle, théâtre, triomphe, maîtresse, société
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Résumé Le droit français accorde à chaque personne la protection de son individualité en lui attribuant des prérogatives de protection. Parmi ces droits fondamentaux de la personnalité qui concourent au respect de la dignité humaine, on trouve deux grandes catégories : la protection de l'intégrité physique et de l'intégrité morale. Le principe du droit à l'intégrité physique repose, lui, sur le caractère inviolable (article 16-1 alinéa 2 du Code civil) et indisponible du corps humain (fondé sur l'article 16-1 alinéa 3). Le corps humain est en effet indisponible, ce qui signifie qu'il ne peut faire l'objet de conventions, il est hors commerce, sauf rares exceptions. Cependant, des aménagements ont été introduits, notamment concernant les dons d'organes.
I) Contenu éthique et élaboration juridique du principe de l'indisponibilité du corps humain II) Exceptions et limites au principe de l'indisponibilité du corps humain
Extrait du document Le principe d'indisponibilité du corps humain, après avoir connu un long développement doctrinaire et éthique, a été peu à peu reconnu par la jurisprudence et le pouvoir législatif, qui le consacre définitivement par les lois du 29 juillet 1994. Cependant, la nullité de tout contrat sur le corps humain n'est pas totale, et la loi a pour objectif majeur de la délimiter et de condamner le dépassement de ces délimitations. L'étude démontre que les sanctions pénales sont en fait peu mises en œuvre, ce qui permet de juger du rôle d'abord préventif des contrôles. En définitive, ce droit établit une telle discipline pour les professionnels de santé en termes de contrôle des nécessités thérapeutique et scientifique, de protocoles de consentement et d'autorisations administratives, qu'il confère aux atteintes au principe d'indisponibilité une légitimité extrême. Si le débat législatif renvoie donc à un traitement plus approfondi par l'éthique, il faut aussi rappeler que celle-ci est de mise dans le domaine de l'activité biomédicale. Elle confère son unité à la réflexion portant sur le corps humain, ainsi qu'une continuité normative logique dans le temps, où la législation demeure toujours frappée du sceau du provisoire.
Tags: dignité humaine, don d'organes, intégrité physique, inviolabilité, éthique
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Résumé S'il ne faut pas supprimer la séparation entre comédie et tragédie, celle-ci n'avait pas cette pertinence qu'on peut lui donner à première vue. Dès Marivaux, le mélange n'a cessé de s'imposer comme règle. Les définitions de ces deux sous-genres ne sont d'ailleurs pas rigoureuses : de nos jours, quand on parle de comédie, on entend comédie de boulevard.
On parle également de comédien, aussi bien pour la tragédie que pour la comédie. Au-delà de cela, nous avons vu que tragédie et comédie comportaient un grand nombre de points communs et qu'elles étaient en réalité unies en ce qu'elles proposent toutes deux un rapport entre public et représentation, ainsi que dans leur esthétique.
1. Différencier tragédie et comédie est dangereux et superficiel
2. Le rôle fondateur du public
3. Il y a une esthétique propre à toutes les œuvres théâtrales
Extrait du document Différencier radicalement et absolument tragédie et comédie serait une erreur. Au théâtre, les tonalités sont bien souvent mélangées. Même en ce qui concerne l'esthétique classique. Celle-ci prétend à la pureté des genres, mais n'échappe pas pour autant à ce mélange. Par exemple dans la tragédie Polyeucte de Pierre Corneille, le personnage de Félix est un personnage comique et lorsqu' Arpagon dans L'avare de Molière est berné par ses propres enfants, il devient un personnage tragique. Certes, ces analyses restent circonscrites à un personnage et ne gagnent pas la pièce. Néanmoins, ce n'est pas un hasard si comédie et tragédie sont restées liées au fil des siècles: elles sont en effet avant tout la représentation de la vie, vie qui est à la fois une comédie et une tragédie. Séparer la comédie de la tragédie, suppose une définition rigoureuse des deux termes. Or ces deux sous-genres sont mal définis. Dans son ouvrage Dionysos, Pierre-Aimé Touchard distingue la tragédie grecque, française et élisabéthaine. La première représente l'homme accablé par le destin, la seconde se concentre sur la psychologie individualiste des personnages, et la troisième est le lieu de libération des puissances bonnes ou mauvaises de l'âme humaine. La construction de ces trois types de tragédie diffère également. Selon Pierre-Aimé Touchard, la tragédie française, à l'image d'un fuseau, voit toutes ses intrigues secondaires rattachées à son intrigue principale, le dénouement de cette dernière résolvant toute les autres.
Mémoire de littérature qui présente le rôle de la fête et son importance, dans les deux romans de Balzac "Les illusions perdues" et "Splendeurs et misères des courtisanes" extrait de la fresque romanesque "La comédiehumaine".
29830 mots (approx. 74.6 pages), 0 sources, 2005, 14,95 €
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Résumé Cette étude caractérise tout d'abord les fêtes chez Balzac, et les présente de manière sommaire mais exhaustive.
Ensuite, elle s'attache à montrer que la fête parisienne et la fête provinciale font l'objet de récits différents, les descriptions et le traitement du temps étant spécifiques pour chacune.
Parmi toutes les fêtes, l'orgie est celle la plus représentée dans ces romans, il paraît donc intéressant de l'étudier et de montrer combien elle participe à la corruption du héros.
Enfin, il convient de mettre en évidence que la fête balzacienne est non seulement le théâtre de la mascarade et du piège, mais aussi l'omniprésence de la violence, de la cruauté dans les salons, et de tenter d'en fournir les principales raisons.
I– Caractérisation de la fête chez Balzac
II– La description et le traitement du temps dans les récits de fêtes
III– L'orgie parisienne : de l'apprentissage à la désillusion
IV– La fête balzacienne, théâtre de la mascarade et du piège
V- Lorsque le drame l'emporte sur la comédie
Extrait du document Avant même de s'interroger sur la fête dans "Les Illusions perdues" et "Splendeurs et misères des courtisanes" d'Honoré de Balzac", il convient de justifier le choix de ces deux romans. Comptant plus de quatre-vingt-dix œuvres achevées, "La Comédie humaine" est un océan romanesque immense.
Pour traiter au mieux notre sujet, il nous a semblé plus judicieux de limiter notre champ de recherche à deux clefs de voûte de "La Comédie humaine" que sont "Illusions perdues" et "Splendeurs et misères des courtisanes". Les deux romans appartiennent aux "Etudes de mœurs", première des trois parties de "La Comédie humaine" selon le catalogue établi par Balzac en 1845.
Ils concourent donc à "forme[r] l'histoire générale de la Société, la collection de tous ses faits et gestes" , comme le précise Balzac dans son Avant-propos. "Œuvre capitale dans l'œuvre " selon les termes même de Balzac, "Illusions perdues" occupe aux yeux de Balzac une place centrale. Il faut dire que ce "volume monstre" dont l'écriture s'est étalée sur plusieurs années et s'est achevée à l'apogée de sa maturité d'écrivain en 1843, rassemble toutes les grandes thématiques chères à Balzac.
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Résumé Cette dissertation revient sur les différents moyens utilisés, dans la comédie théâtrale, pour susciter le rire chez le public en s'appuyant sur des exemples tirés de comédies de Molière. Mais le comique se révèle être aussi un moyen détourné de faire passer un message, une morale ou encore de dénoncer la société.
I. La comédie comme moyen de divertissement
II. La comédie comme moyen de critique
III. La comédie a aussi un rôle moralisateur
Extrait du document Dans certains romans, l'histoire n'est pas le centre de l'intrigue du livre. En effet (comme dans Le Dernier Jour d'un condamné) l'intérêt n'est pas l'histoire mais l'idée que l'auteur veut dénoncer à travers son récit. On s'aperçoit ainsi que la littérature peut permettre non seulement de distraire mais aussi permettre la diffusion de critiques, d'idées, etc.… Ainsi dans les pièces théâtrales de comédie, l'intérêt premier de l'auteur est de faire rire le public; toutefois, les aspects comiques de la comédie servent ils seulement à faire rire ? (...)
Dans une autre pièce de Molière, le Médecin malgré lui, l'histoire dans son intégralité crée un comique de situation. En effet, Sganarelle est nommé médecin sous la pression de coups de bâtons et de soufflets. Toutes ces transformations de statut des héros, sont un moyen de les ridiculiser et ce comique de situation est très utilisé dans la plupart des pièces théâtrales.
On se rend donc compte de l'intérêt premier d'une comédie qui est donc de faire rire. L'intention de l'auteur de faire rire est la plus apparente. Cependant, on ne peut pas se limiter à cet aspect.(...)
Dissertation qui s'intéresse, à travers l'oeuvre de Marivaux, aux rapports sociaux ambivalents entre un maître et un valet, puis aux relations humaines complexes entre un homme et une femme.
1680 mots (approx. 4.2 pages), 3 sources, 2004, 4,95 €
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Résumé Dans la littérature du XVIIIème siècle, les rapports ont évolué et sont devenus plus complexes. Les personnages ne sont plus les caricatures de la Commedia dell'Arte, mais de vrais humains au caractère plus réaliste.
L'étude de "Le Jeu de l'Amour et du Hasard" de Marivaux témoigne d'un rapport social défini entre un maître dominant et un serviteur subordonné qui réclame l'égalité, mais également d'un rapport humain complexe entre de jeunes gens qui partagent les mêmes sentiments. Ainsi, au-delà du masque et de la convention sociale, les préoccupations des quatre jeunes gens semblent noyées dans un paysage social, comme dans les œuvres picturales de Watteau.
Extrait du document Les relations entre le maître et le valet sont ambivalentes. Dans la société du XVIII, le rapport social est parfaitement défini. Remis en cause, il se caractérise par des échanges houleux et la revendication de l'égalité. Mais au-delà de l'audace du serviteur, transparaît une relation de complicité puisque le valet se veut le confident de son maître.
Les scènes intermédiaires divertissantes sont souvent des disputes entre deux classes sociales différenciées. Les maîtres accusent leurs valets de leurs « façons de parler sottes et triviales » et ces reproches se mêlent d'injures. Par exemple, Dorante s'exclame après l'entrée fracassante d'Arlequin: « Butor que tu es! ». De même, Silvia, emportée par la colère, ordonne à Lisette de se retirer: « La sotte! Retirez-vous, vous m'êtes insupportable ». La distinction sociale est particulièrement marquée par la périphrase péjorative: « Comme ces gens là vous dégradent! ».
Dissertation qui, se basant sur trois ouvrages de Molière, "L'Amour médecin", "Mr de Pourceaugnac" et "Le Malade imaginaire", analyse en quoi sa comédie peut être qualifiée de «création autonome».
6245 mots (approx. 15.6 pages), 0 sources, 2006, 10,95 €
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Résumé Cette dissertation se base sur un extrait de "Molière, homme de théâtre", écrit par René Bray. « Molière nous dit qu'il veut corriger les hommes et la critique s'évertue à justifier cette affirmation de circonstance. En vérité, il ne pense qu'à nous faire rire. Le théâtre n'est pas un moyen, c'est un but. La comédie n'a pas sa fin hors d'elle-même, dans une moralisation par le rire à laquelle personne ne peut ajouter foi [...] : elle est une création autonome qui se justifie par sa seule existence, par la force avec laquelle elle s'impose au spectateur. »
(Paris, Mercure de France, 1992, p. 32). En effet, du point de vue du critique, le dramaturge « ne pense qu'à nous faire rire », sans se soucier de la morale, et de par cette ambition divertissante, la comédie « se justifie par sa seule existence ».
1. La représentation théâtrale des trois pièces est avant tout une affaire royale
2. Les trois comédies présentent incontestablement une autre dimension que le comique pur et simple
3. La « création autonome qui se justifie par sa seule existence, par la force avec laquelle elle s'impose au spectateur ».
Extrait du document Certes, les trois pièces à l'étude, par leur filiation directe avec la farce, laissent au rire une place prépondérante, qui plus est à un rire parfois grinçant, qui ne paraît laisser aucun droit à la morale. Mais à la farce s'ajoute une profondeur satirique incontestable et l'ambition, si ce n'est de le corriger, du moins de dessiller l'homme par le biais du théâtre. Toutefois, ce débat auquel nous invite René Bray élude l'inscription de nos trois comédies dans le « genre » de la comédie-ballet. En prenant en compte dans notre réflexion la place de la musique et de la danse au sein de la comédie, nous verrons que Molière confère au spectacle théâtral, avec l'invention de cette forme d'art « total », une nouvelle dimension, détachée de la question du rire moral.
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Résumé La comédie est née sous l'Antiquité grecque lors des fêtes en l'honneur de Dionysos, dieu du vin. Issue du mot latin « comedia », elle met en avant le côté propitiatoire de la fête ayant pour but premier de déclencher le rire chez leurs spectateurs. Cependant, la comédie ne sert-elle qu'à divertir ?
1. Les différents procédés suscitant le rire et le divertissement
2. Les autres aspects de la comédie
Extrait du document Par bien des aspects, la comédie est incontestablement produite afin de divertir. Ainsi, de nombreux auteurs ont recours au comique de mots. C'est le cas, par exemple, de l'œuvre Knock écrite par Jules Romain dans l'acte II scène 1 où sont réunis le tambour de ville et le docteur Knock. Dans cette scène, Knock ausculte le tambour gratuitement. Celui-ci lui déclare alors qu'après la fin de ses repas, il a des démangeaisons dans le haut de son épigastre. Le docteur veut impérativement plus de précisions et lui demande « est-ce que ça vous chatouille, ou est-ce que ça vous gratouille ? ».