Dissertation analysant l'immense fresque romanesque de Balzac : "la Comédie Humaine", oeuvre décrivant la société selon Balzac
Dissertation № 7476 |
5270 mots (
approximativement 13.2 pages ) |
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2008
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Résumé
«L'idée première de la Comédie Humaine fut d'abord chez moi comme un rêve, comme un de ces projets impossibles que l'on caresse et qu'on laisse s'envoler ; une chimère qui sourit, qui montre son visage de femme et qui déploie aussitôt ses ailes en remontant dans un ciel fantastique» (Avant-Propos).
Un «effroyable labeur» semble se dresser sur son chemin, irréalisable de par son ampleur, véritable cathédrale inconstructible et infaisable, auquel il consacrera jusqu'à sa vie, pour parvenir finalement à lui donner forme, tel un monument immense qu'il aura réussi à emmener jusqu'au plus haut des cieux. C'est d'abord d'une comparaison entre «l'Humanité et l'Animalité» que notre auteur est parti.
En effet, la «Société ne fait-elle pas de l'homme, suivant les milieux où son action se déploie, autant d'hommes différents qu'il y a de variétés en zoologie ?» Il parlera même d'«Espèces Sociales»…
Il est clair que la société que vise Balzac est bien celle de son temps, qu'il a l'ambition de la peindre toute et comme un tout », et qui dit société de son temps, dit bien cette société post-révolutionnaire qui apparaît, pleine de violence et de meurtrissures, alors que notre auteur n'est pas encore né.
Rien ne lui échappe, il pressent quelque chose. Il va écrire cette société. Le roman sera son arme.
La Comédie balzacienne regroupera non loin de quatre-vingt dix récits, si ce n'est davantage.
Seulement, Balzac est un homme. Alors comment pourra-t-il, en à peine cinquante et une années de vie, si précisément concevoir, et avec tant de lucidité, une œuvre si remarquable ? L'auteur n'est pas dupe. Il se demandera très justement comment « rendre intéressant le drame à trois ou quatre mille personnages que présente une Société ? », comment ne pas ennuyer le lecteur de l'époque, et pourtant les contenter tous ? Comment ? Là est la question.
Extrait du document
Voulant dresser un « inventaire » complet et complexe d'une société, Balzac s'est, à un moment, retrouvé face à ce phénomène social élémentaire de l'intersubjectivité. Des individus vivent en communauté, ils interagissent entre eux, ils s'entraident, ils luttent ensemble, ils se détruisent parfois… Comme chacun des doigts d'une paire de mains croisées, les représentants de la société balzacienne forme une toile unie par un ciment, le ciment social. Evidemment, nous pensons aux parias, aux ermites, à tout ceux qui n'ont pas, ou plus, leur place dans ce milieu, mais vivre à l'écart et détesté du monde, c'est toujours vivre par rapport à ce monde, c'est une autre façon de vivre son rapport à autrui.
Mots-clés:religion, bourgeois, sentiments, femme, piété
Dissertation de littérature présentant la place du médecin, considéré comme un héros, dans l'oeuvre de Balzac.
Dissertation № 3826 |
990 mots (
approximativement 2.5 pages ) |
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2006
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Résumé
Dans la grande peinture sociale que constitue "La Comédie humaine" de Balzac, les médecins occupent une place minime, mais primordiale. Génie visionnaire, Balzac a voulu faire ce que nul n'avait entrepris avant lui, peindre une société toute entière. Sa Comédie humaine se présente ainsi comme un «drame» joué par des centaines de personnages : des nobles, des bourgeois, mais aussi des paysans, employés, soldats…etc.
Dans cette foule humaine, apparaissent inévitablement les médecins, sans lesquels toute peinture de la société serait incomplète.
Néanmoins, ce corps de métier n'est pas représenté de manière aussi complète que le sont d'autres, tels les journalistes, les actrices ou encore les politiques.
La Comédie, ne compte ainsi qu'une vingtaine de médecins, la majorité ne constituant que des figures de second plan.
Seuls trois médecins occupent dans La Comédie une place significative.
I. L'invention du médecin-héros
II. La médecine, une science « noble » mais « limitée »
III. Le médecin, homme de pouvoir
IV. Le médecin, solution au « désenchantement »
Extrait du document
Le médecin balzacien est avant tout celui qui guérit, ou tout du moins, celui qui met tout en œuvre pour guérir. Car si le diagnostic est souvent le bon, le remède, malgré les progrès de la médecine, est lui bien plus difficile à trouver. Ainsi, le Dr Bianchon qui sait que le Père Goriot est atteint d'une « apoplexie séreuse imminente », ne parvient pas à le sauver, malgré tous les soins prodigués.
Il faut dire que la maladie du Père Goriot n'est pas seulement d'ordre physique mais aussi psychologique. Il se meurt de désespoir, sentiment provoqué par l'attitude égoïste et ingrate que ses deux filles ont envers lui. Le Dr Bianchon et tous les médecins auxquels il fera appel se trouvent donc démunis, n'ayant pas en main toutes les armes pour vaincre cette « maladie ». Des exemples comparables se retrouvent à de multiples reprises dans La Comédie humaine. Pour Balzac, les limites de la médecine sont claires : cette science ne peut sauver l'être humain des « démons intérieurs » qui le rongent.
Mots-clés:diagnostic, remède, progrès, recherche, dignité, découverte
Travail de recherche sur la place des salons dans l'œuvre de Balzac, en tant qu'espaces de représentation théâtrale.
Travail de Recherche № 3760 |
28640 mots (
approximativement 71.6 pages ) |
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2004
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Résumé
Dans les romans balzaciens, les salons ont tous pour caractéristique fondamentale, d'être des espaces de représentation théâtrale régis exclusivement par les femmes. Mais si, dans les salons parisiens et provinciaux, le jeu d'acteur est quasiment le même, le texte, c'est-à-dire les conversations, diffère lui, notablement.
Il se retrouve dans les romans de "La Comédie humaine", le stéréotype de la supériorité de Paris sur la province, de manière toutefois nuancée. Enfin, il convient de mettre en évidence l'omniprésence de la violence, de la cruauté dans les salons, et de tenter d'en fournir les principales raisons.
I- Le salon comme espace de représentation théâtrale
II- L'art de la conversation dans les salons : Parisiens et Provinciaux, maîtres et élèves ?
III- Les salons balzaciens, lieux de toutes les rivalités et de toutes les violences
Extrait du document
Selon la définition générale du Littré, le salon est d'abord "une pièce d'un appartement ordinairement plus grande et plus ornée que les autres, et où l'on reçoit une compagnie" . Le pronom personnel indéfini "on" renvoie aux maîtres de maison, aussi bien à l'homme qu'à la femme. Chez Balzac, le salon est exclusivement le "territoire" de la femme, de la maîtresse de maison, car c'est elle qui "tient salon", c'est-à-dire qui a l'habitude d'accueillir régulièrement dans son salon une compagnie. De fait, il apparaît tout à fait naturel et même obligatoire que ce soit elle qui se charge d'en faire la décoration et l'agencement. Le décorer selon ses goûts est pour elle la meilleure garantie de s'y sentir parfaitement à son aise. Dans La Muse du département, Balzac montre à quel point Dinah de la Baudraye a apporté un soin tout particulier au décor de son salon.
Mots-clés:pompeux, rôle, théâtre, triomphe, maîtresse, société
Commentaire du passage où l'héroine de l'oeuvre 'La femme de Trente ans', extrait de "la comédie humaine" d'Honoré de Balzac rencontre l'homme dont elle tombe amoureuse, l'officier Victor Comte d'Aiglemont.
Commentaire de Texte № 15503 |
1270 mots (
approximativement 3.2 pages ) |
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2008
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Résumé
Honoré de Balzac est né en 1799. C'est un écrivain français du XIXème siècle. Il est très connu et faisait parti du mouvement culturel appelé le réalisme. Il a écrit de nombreux romans comme La peau de chagrin ou La maison du chat-qui-pelote. Ces multiples romans font partis de la Comédie Humaine. L'œuvre "La Femme de trente ans" a été écrit en 1831. Comme il appartient au réalisme, ce roman est très proche de la réalité et reflète la réalité de l'époque. Dans ce roman, Honoré de Balzac raconte différents moments de la vie de Julie qui est l'héroïne de ce livre. L'extrait nous décrit le moment où elle voit l'homme dont elle est amoureuse, l'officier Victor Comte d'Aiglemont. Cet extrait comprend une longue description de cet homme.
1- Description des personnages
2- Analyse de leur relation
Extrait du document
Julie est l'héroïne de ce roman qui raconte les différents moments de sa vie. Dans cet extrait, elle est à une cérémonie où elle voit Napoléon et l'armée. Napoléon donne des ordres aux soldates. Mais elle ne regarde pas l'empereur. Son attention est portée sur une seule personne, un officier à cheval nommé Victor et qui est le comte d'Aiglemont. On n'a aucune description de cette jeune femme. On est juste informé qu'elle regarde, admire l'homme dont elle est éprise.
Mots-clés:réalisme, sentiments, liens, ardeurs, passions, acteurs, hommes, femmes
Dissertation, basée sur l'ouvrage "Psyché" de La Fontaine et se demandant ce qui distingue fondamentalement la tragédie et la comédie.
Dissertation № 24263 |
4265 mots (
approximativement 10.7 pages ) |
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2011
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Résumé
Au XVIIe siècle, La Fontaine questionne cette conception antique en donnant, dans Psyché, la parole à deux amis. A Ariste qui affirme que « la comédie touche moins les esprits que la tragédie » (conception aristotélicienne), Gélaste répond : « Comme la tragédie ne nous représente que des aventures extraordinaires et qui, vraisemblablement, ne nous arriveront jamais, nous n'y prenons point de part et nous sommes froids, à moins que l'ouvrage ne soit excellent… La comédie, n'employant que des aventures ordinaires, et qui peuvent nous arriver, nous touche toujours, plus ou moins, selon son degré de perfection. » L'ouvrage paraît en 1669, en pleine période classique, qui rejette les genres hybrides (tels que la tragicomédie) pour ne conserver que la tragédie et la comédie, que l'auteur oppose : à l'époque du triomphe des pièces de Molière, Gélaste considère que la comédie et ses « aventures ordinaires » « touchent » plus le spectateur, elles le concernent, sont plus aptes à susciter une émotion, là où la tragédie laisse « froid », du fait qu'on prend rarement part à ses schémas « extraordinaires » et peu probables. Il différencie alors les deux genres essentiellement par leurs aptitudes à « toucher » le public.
Si les deux genres dramatiques s'opposent par les aventures extraordinaires et communes qu'ils mettent en scène, il convient de discuter la conception de Gélaste selon laquelle la tragédie toucherait moins que la comédie, toutes deux exprimant de manière différente la nature humaine.
Extrait du document
Par là Molière critique entre autres la fatuité et la cruauté du mari ivrogne et fainéant. Aussi le personnage comique est-il en décalage, en conflit avec des valeurs dépassées, conflit d'où naît le ridicule. Par opposition à la critique par le comique et l'ironie du sort la tragédie utilise le principe de la catharsis, mot grec signifiant la purgation des passions.
Mots-clés:ironie, rire, tragique, mourir, empoissonner, passion, beauté, crauté
Mémoire de littérature qui présente le rôle de la fête et son importance, dans les deux romans de Balzac "Les illusions perdues" et "Splendeurs et misères des courtisanes" extrait de la fresque romanesque "La comédie humaine".
Mémoire ou thèse № 3839 |
29830 mots (
approximativement 74.6 pages ) |
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2005
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Résumé
Cette étude caractérise tout d'abord les fêtes chez Balzac, et les présente de manière sommaire mais exhaustive.
Ensuite, elle s'attache à montrer que la fête parisienne et la fête provinciale font l'objet de récits différents, les descriptions et le traitement du temps étant spécifiques pour chacune.
Parmi toutes les fêtes, l'orgie est celle la plus représentée dans ces romans, il paraît donc intéressant de l'étudier et de montrer combien elle participe à la corruption du héros.
Enfin, il convient de mettre en évidence que la fête balzacienne est non seulement le théâtre de la mascarade et du piège, mais aussi l'omniprésence de la violence, de la cruauté dans les salons, et de tenter d'en fournir les principales raisons.
I– Caractérisation de la fête chez Balzac
II– La description et le traitement du temps dans les récits de fêtes
III– L'orgie parisienne : de l'apprentissage à la désillusion
IV– La fête balzacienne, théâtre de la mascarade et du piège
V- Lorsque le drame l'emporte sur la comédie
Extrait du document
Avant même de s'interroger sur la fête dans "Les Illusions perdues" et "Splendeurs et misères des courtisanes" d'Honoré de Balzac", il convient de justifier le choix de ces deux romans. Comptant plus de quatre-vingt-dix œuvres achevées, "La Comédie humaine" est un océan romanesque immense.
Pour traiter au mieux notre sujet, il nous a semblé plus judicieux de limiter notre champ de recherche à deux clefs de voûte de "La Comédie humaine" que sont "Illusions perdues" et "Splendeurs et misères des courtisanes". Les deux romans appartiennent aux "Etudes de mœurs", première des trois parties de "La Comédie humaine" selon le catalogue établi par Balzac en 1845.
Ils concourent donc à "forme[r] l'histoire générale de la Société, la collection de tous ses faits et gestes" , comme le précise Balzac dans son Avant-propos. "Œuvre capitale dans l'œuvre " selon les termes même de Balzac, "Illusions perdues" occupe aux yeux de Balzac une place centrale. Il faut dire que ce "volume monstre" dont l'écriture s'est étalée sur plusieurs années et s'est achevée à l'apogée de sa maturité d'écrivain en 1843, rassemble toutes les grandes thématiques chères à Balzac.
Mots-clés:mondain, désillusion, apprentissage, Paris, journaliste, poète
Dissertation qui s'intéresse, à travers l'oeuvre de Marivaux, aux rapports sociaux ambivalents entre un maître et un valet, puis aux relations humaines complexes entre un homme et une femme.
Dissertation № 2665 |
1680 mots (
approximativement 4.2 pages ) |
3 sources |
2004
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Résumé
Dans la littérature du XVIIIème siècle, les rapports ont évolué et sont devenus plus complexes. Les personnages ne sont plus les caricatures de la Commedia dell'Arte, mais de vrais humains au caractère plus réaliste.
L'étude de "Le Jeu de l'Amour et du Hasard" de Marivaux témoigne d'un rapport social défini entre un maître dominant et un serviteur subordonné qui réclame l'égalité, mais également d'un rapport humain complexe entre de jeunes gens qui partagent les mêmes sentiments. Ainsi, au-delà du masque et de la convention sociale, les préoccupations des quatre jeunes gens semblent noyées dans un paysage social, comme dans les œuvres picturales de Watteau.
Extrait du document
Les relations entre le maître et le valet sont ambivalentes. Dans la société du XVIII, le rapport social est parfaitement défini. Remis en cause, il se caractérise par des échanges houleux et la revendication de l'égalité. Mais au-delà de l'audace du serviteur, transparaît une relation de complicité puisque le valet se veut le confident de son maître.
Les scènes intermédiaires divertissantes sont souvent des disputes entre deux classes sociales différenciées. Les maîtres accusent leurs valets de leurs « façons de parler sottes et triviales » et ces reproches se mêlent d'injures. Par exemple, Dorante s'exclame après l'entrée fracassante d'Arlequin: « Butor que tu es! ». De même, Silvia, emportée par la colère, ordonne à Lisette de se retirer: « La sotte! Retirez-vous, vous m'êtes insupportable ». La distinction sociale est particulièrement marquée par la périphrase péjorative: « Comme ces gens là vous dégradent! ».
Mots-clés:Arlequin, langage, droits, rivalité, mariage, pièce
Dissertation qui s'interroge sur la relation entre ces deux genres littéraires qui appartiennent à l'art théâtral.
Dissertation № 4021 |
2290 mots (
approximativement 5.7 pages ) |
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2005
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Résumé
Dans son poème intitulé "Une soirée perdue", Musset partage son sentiment à propos du Misanthrope. Il admire chez Molière «[cette] mâle gaîté si triste et si profonde que, lorsqu'on vient d'en rire, on devrait en pleurer !»
Cette pièce de Molière est une comédie : comment peut-elle occasionner des larmes ?
Le document analyse dans un premier temps, en quoi la tragédie peut être considérée comme étant plus triste que la comédie, puis aborde une réflexion sur la condition humaine qu'expose la comédie.
Extrait du document
L'émotion que suscite la tragédie justifie l'opinion couramment admise, qui admet que la tragédie est plus triste que la comédie.
La comédie provoque instantanément le rire lorsque les circonstances de l'intrigue font appel à des rebondissements ou à des quiproquos.
Dans "L'Ecole des femmes" de Molière, Horace s'adresse sans le savoir à son propre rival. Il évoque l'amour qu'il éprouve pour Agnès et la difficulté qu'il rencontre à l'approcher puisque celle-ci est prisonnière d'un homme «ridicule», «qui la cache au commerce du monde».
Arnolphe réalise que son interlocuteur le critique, en ignorant à qui il s'adresse. Furieux, il se tait. Par contre, Horace ne comprend pas ce dialogue à sens unique. Il réplique donc «Vous me semblez chagrin; serait-ce qu'en effet // Vous désapprouveriez le dessein que j'ai fait ?» et décide donc de s'en aller, sans savoir à la fin de la rencontre, avec qui il s'est entretenu.
Mots-clés:langage, amour, spectateur, réaction, profondeur, superficiel
Commentaire d'un extrait de "Marivaux Dramaturge" de Françoise Rubellin avec un critique s'appuyant sur la lecture des pièces de Marivaux : "La Fausse Suivante" et "Les Acteurs de Bonne Foi" concernant la vérité des comportements humains et du langage .
Commentaire de Texte № 18637 |
1220 mots (
approximativement 3.1 pages ) |
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2010
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Résumé
Sujet : Un critique écrit : « L'ambiguïté des pièces ne peut être tenue pour l'expression directe de l'ambiguïté de l'auteur. Si Marivaux ne propose pas un théâtre didactique ou polémique, c'est que son objet n'est ni de condamner, ni de justifier, mais de comprendre » (Françoise Rubellin, Marivaux dramaturge). Votre lecture des pièces vous permet-elle de confirmer ce point de vue ?
Marivaux, dans "La Fausse Suivante" et dans "Les Acteurs de Bonne Foi", met la comédie au service de l'expérience humaine. Dans la première pièce, il va montrer à quel point l'Homme est variable et instable à travers notamment le déguisement de l'identité et du sexe du Chevalier. Quant à la seconde pièce, c'est la force d'illusion du langage qui va être illustrée grâce au procédé dramaturgique du théâtre dans le théâtre. Ces pièces paraissent parfois peu claires puisque chacune comprend plusieurs plans mais le dramaturge ne perd pas son objectif : celui de découvrir la vérité.
1. La distribution et le déguisement dans La Fausse Suivante
2. Le théâtre est par nature un lieu de débat
3. Le théâtre condamne dans La Fausse Suivante
Extrait du document
Merlin désire que chacun conserve son caractère mais que les couples formés dans la réalité soient inversés : Merlin va donc séduire Colette. Blaise et Lisette ont des difficultés à faire la différence entre le rôle dans la réalité et celui dans la fiction de Merlin. À ce propos, Blaise déclare : « Pourquoi te hâtes-tu tant d'être amoureuse de monsieur Merlin ? Est-ce que tu sens de l'amour ? » et Lisette demande même : « Comment, vous aimez réellement Merlin ? ». Les questions que se posent les personnages rendent bien compte du problème de l'illusion du langage traité par Marivaux.
Mots-clés:Rubellin, Chevalier, procédé dramaturgique, fiction, théâtre polémique
Commentaire de texte de l'incipit de "La Peau de chagrin", d'Honoré de Balzac, page 59-61, portant sur l'analogie entre l'entrée du personnage principal dans une maison de jeu et l'entrée dans la fiction du lecteur.
Commentaire de Texte № 25217 |
1370 mots (
approximativement 3.4 pages ) |
1 source |
2009
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Résumé
Considéré comme une ébauche de La Comédie humaine, le roman d'Honoré de Balzac intitulé La Peau de chagrin et parut en 1830 se révèle bien plus complexe que cela même s'il comporte déjà tous les prémices de la grande œuvre de Balzac. Le roman narre la vie du jeune Raphaël de Valentin, aristocrate désabusé à Paris, qui se consumera en désirs, désirs symbolisés par le rétrécissement progressif de la peau de chagrin, car « Vouloir nous brûle et Pouvoir nous détruit ». L'extrait étudié se situe à l'incipit du roman, c'est-à-dire de la page 59 « Vers la fin du mois d'octobre dernier » jusqu'à la page 61 « se faire un costume de joueur » (édition Livre de poche classique n°1701). Cet extrait début donc la première partie du roman, Le Talisman, les deux autres parties étant, La Femme sans cœur et L'Agonie. En quoi cet incipit est-il un incipit à la fois traditionnel et original ?
Tout d'abord, de façon linéaire, depuis « Vers la fin du mois d'octobre dernier » jusqu'à « un type ignoble » pose l'atmosphère fantastique du roman, puis depuis « quand vous entrez » jusqu'à « se faire un costume de joueur » montre l'analogie plus générale entre la maison de jeu et le roman.
Extrait du document
La critique sociale se fait sentir lorsqu'il s'agit d'évoquer les maisons de jeux qui sont des lieux qui rapportent de l'argent à l'État, « la loi qui protège une passion essentiellement imposable ». D'emblée, le jeune homme est pris à partie par un personnage extérieur, et par extension par la société donc, ainsi la réplique au style direct « Monsieur... ». Cet homme semble d'ailleurs s'apparenter à un sentinelle, un gardien de l'Enfer, mais un enfer moderne. C'est un vieillard, qualifié « d'ignoble » ; « blême » ; « accroupi dans l'ombre », qui semble sortir de nulle part et garder un lieu terrifiant, la maison de jeu. D'emblée, le lecteur est donc plongé dans une atmosphère inquiétante, sombre, presque fantastique même si le terme n'est pas utilisé à l'époque de Balzac. Par ailleurs, le parallèle entre la maison de jeu et l'Enfer se prolonge puisque à l'entrée, Raphaël doit céder une part de lui-même, incarnée par son « chapeau », objet important qui revient à de nombreuses reprises au fil de l'œuvre, caractérisant la liberté de Raphaël.
Mots-clés:illusions, comédie humaine, fantastique, allégorie