Fiche de lecture de l'ouvrage "Commedia dell'arte" de Bourqui dans lequel il expose le mystérieux principe des comédiens de la péninsule qui a permis de développer un succès européen alors qu'ils sont loin d'être les seuls à diffuser leur théâtre.
Fiche de lecture № 23819 |
6065 mots (
approximativement 15.2 pages ) |
0 sources |
2009
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Résumé
On désigne par le terme Commedia dell'arte l'activité théâtrale des comédiens professionnels italiens entre le milieu du XVIème siècle et la fin du XVIIIème. Cet art se singularise par la compétence technique spécifique particulier aux italiens et dont on peut relever une série de marques distinctives : le port du masque, la récurrence de certains personnages, l'absence d'un texte complètement rédigé comme base de la prestation scénique ou encore une dramaturgie qui privilégie la recherche de l'effet. La commedia dell'arte participa à l'évolution du théâtre français : une grande part de la création dramatique française s'est faite en collaboration étroite avec des comédiens dell'arte établis à Paris. Ce modèle parallèle est concurrent, s'avère capital car nous montrant un autre chemin fait d'autres choix devant les mêmes problèmes, elle nous aide à saisir le cas français dans sa singularité. Or le phénomène est actuellement très mal connu, l'absence d'un ouvrage de synthèse actualisé et largement accessible constituant une lacune de première importance pour l'histoire du théâtre européen. D'où l'existence de cet ouvrage "Commedia dell'arte", de Claude Bourqui qui se veut une passerelle d'accès à cette vaste terra incognita : l'essentiel des connaissances acquises de nos jours sur la matière a été synthétisé dans les différents chapitres.
Prologue
Chapitre I - Les origines de la commedia dell'arte : la professionnalisation du comédien et la mercantilisation du spectacle
Chapitre II - La dramaturgie de la commedia dell'arte
Chapitre III - Les marques distinctives de la commedia dell'arte
Chapitre IV – Les univers fictifs de la commedia dell'arte
Chapitre V – La profession de comédien
Chapitre VI – Le Modèle de la commedia dell'arte et son destin
Extrait du document
Cette activité théâtrale, professionnelle spécifique des italiens est née du même mouvement qui, vers le milieu du XVIème siècle voit la mise en place de la pratique du théâtre moderne, en rupture complète avec les usages prévalant jusqu'alors et qu'on a l'habitude de regrouper sous la dénomination commode de « théâtre médiéval ». La nouveauté est l'accession du fait théâtrale au rang de marchandise, d'objets de commerce.
Mots-clés:théâtrale, activité, jeu, rôle, scène, personnalité, commerce, nouveauté
Exposé qui présente un genre de théâtre populaire italien apparu avec les premières troupes de comédie avec masque en 1528 appelé "La Commedia dell'Arte".
Exposé № 5538 |
1540 mots (
approximativement 3.9 pages ) |
6 sources |
2007
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Résumé
Le terme "Commedia dell'arte" soulignait la professionnalisation d'une troupe théâtrale. Le mot «art» indiquait en effet la corporation et l'habileté que requérait l'exercice du métier. Ce n'est qu'à partir du XVIIIe siècle, au moment où elle inspire des auteurs comme Goldoni ou Marivaux, que la commedia dell'arte commence à désigner un style de jeu, caractérisé notamment par la pratique de l'impromptu (on emploie aujourd'hui le terme d'improvisation) et la présence de personnages masqués.
I ) Les origines antiques
II ) La Commedia dell'Arte
III ) Les personnages
Extrait du document
On trouve les premières traces de la Commedia au Moyen Age, à l'époque où l'on joue des farces dans les divers dialectes des régions d'Italie. C'est un divertissement pour le grand public. Ces troupes se composent d'acrobates, de ménéstrels, de comédiens qui ont choisi de rompre avec le texte écrit, en utilisant simplement un canevas. A partir d'une intrigue simple, ils improvisent des comédies mêlées de chants, de danse, d'acrobaties, à travers des personnages stéréotypés et des situations burlesques. A l'exception des rôles amoureux, tous les acteurs portent des masques.
Mots-clés:pantomime, cirque, costume, maquillage, joyeux, improvisation
Commentaire composé sur le poème « Pantomime », extrait du recueil "Fêtes galantes" de Verlaine, dans lequel l'auteur présente des personnages de la Commedia dell'arte pleins de vitalité.
Commentaire Composé № 27078 |
1005 mots (
approximativement 2.5 pages ) |
1 source |
2011
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Résumé
Pour ce poème des Fêtes galantes, Verlaine a hésité sur le titre : sur le manuscrit d'origine, on peut lire « Pantomime », « En a-partie » et « A parte ».
Il a choisi « Pantomime » dont le sens peut être l'art d'exprimer des sentiments, des idées par des attitudes, des gestes ou une pièce mimée.
Le poème est comme une pièce mimée avec quatre scènes indépendantes les unes des autres. On trouve quatre personnages de la Commedia dell'arte, trois hommes et une femme avec une progression. Pierrot est un être qui a des préoccupations très matérielles ; Cassandre a des préoccupations d'ordre affectif : il est soucieux du sort de son neveu et n'a ni hypocrisie, ni égoïsme ; Arlequin a des préoccupations affectives d'ordre sentimental : il pense régler ce qui le préoccupe par un enlèvement et ne met pas en doute la réussite de son entreprise ; Colombine enfin a des préoccupations d'ordre sentimental : elle naît à l'amour.
1. La première strophe est consacrée à Pierrot
2. La deuxième strophe fait apparaître un personnage qui appartient au même registre mais n'a aucun rapport avec Pierrot
3. A la troisième strophe, on assiste au retour au premier plan d'un valet : Arlequin qui est un « faquin » dont le sens a été « portefaix » avant de devenir « personnage importun, sans valeur, médiocre »
Extrait du document
Le jugement est péjoratif et il est souligné par la rime intérieure. On a maintenant le valet niais présenté sous son jour de séducteur. Le costume est chatoyant, le bas du visage est noirci, il porte un béret ressemblant à celui de François Ier. Arlequin nous introduit dans le monde des sentiments amoureux. Les deux propositions indépendantes montrent deux types d'activités d'ordre intellectuel et physique. Le premier vers se termine d'ailleurs sur « combine », ce qui relève du complot. Arlequin ne travaille pas pour son maître mais pour lui-même. Le mot « combine » forme une paronomase avec « Colombine ».
Mots-clés:optimisme, joie, mimée, Arlequin, Pierrot
Exposé analysant l'infuence de la commédia dell'arte dans le film "Les Clowns" de Fellini.
Exposé № 8574 |
3585 mots (
approximativement 9 pages ) |
5 sources |
2008
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Résumé
"Les clowns" de Fellini, est un film confondant le genre documentaire et fiction. Synopsis écrit en quelques heures, Fellini qui connaît bien le sujet n'a nul besoin d'un scénario et décide de se mettre en scène lui-même dans la recherche des clowns perdus. Fellini s'inspire des postures grotesques pour les personnages de ses films. Attentif, Fellini était fasciné par la diversité du monde, captivé par les corps, les postures, les visages, les regards ainsi il n'est pas étonnant qu'il est eu envie de faire revivre cette passion de la vie au travers du film Les Clowns. En effet, si la commedia dell'arte a beaucoup influencé le cinéma italien, elle a particulièrement influencé Fellini qui exagère toujours ses personnages empreints d'une démesure et d'une folie certaine... Les clowns de Fellini ont en effet cette figure extravagante, outrancière. Mais de par leur nature propre avant tout. Que les personnages des films de Fellini ressemblent à ceux de la commedia dell'arte, soit, mais en quoi celle ci a-t-elle un lien avec "Les clowns" de Fellini ?
1/ Les origines de la commedia dell'arte et du mime
2/ Les origines des clowns
3/ L'approche fellinienne du film "Les Clowns"
4/ La Commedia dell'arte et les clowns, jeu tragique, jeu dans l'urgence
5/ Dans "Les Clowns"
Extrait du document
Le faciès des clowns est semblable à celui du mime et la marionnette peut aussi intervenir dans la Commedia. La figure de Pierrot intervient ainsi souvent dans le film par le biais des corps lourds et pesants des ex-clowns devenus tristes. Les clowns, vieillards et fantomatiques, traduisent la mort du cirque sur la piste. Gai et mélancolique, film de la clownerie et de la mort, de l'enchantement et de la mort et même de l'humiliation, le début est une vraie maestria, lorsque l'enfant se lève et voit monter le chapiteau. Mais le cirque à l'aspect circulaire est une métaphore de la vie, une ronde finale comme un tourbillon de la vie, emblématique des hommes et qui n'a qu'une seule issue fatale…
Mots-clés:mélodrame, marionnette, enchantement, burlesque
Commentaire composé sur le poème « Colombine » extrait du recueil "Fêtes galantes" de Verlaine où Colombine est passée d'ingénue à coquette et mène les hommes par le bout du nez.
Commentaire Composé № 27080 |
1460 mots (
approximativement 3.7 pages ) |
1 source |
2011
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Résumé
Colombine était déjà présente dans le poème « Pantomime » des Fêtes galantes. Elle y naissait à l'amour mais dans « Colombine », elle est devenue une coquette.
Le titre peut avoir plusieurs significations. La colombe est un oiseau pur : cela a ici une valeur antiphrastique. Colombine est aussi un personnage de la Commedia dell'arte : elle joue la comédie aux hommes, elle met en scène, elle dirige. Et le nom de Colombine suggère l'obsession qui habite l'esprit des hommes. Verlaine continue à montrer différents aspects de l'amour. L'atmosphère de fête est très équivoque car la fête est surtout pour Colombine : les hommes courent derrière elle mais surtout dans l'abîme.
1. Dans les deux premières strophes, on a une énumération des personnages tirés de la Commedia dell'arte
2. La troisième strophe reprend un procédé stylistique, l'intrusion d'une chanson qui nous intrigue dans la manière dont elle est placée
3. Les troisième et quatrième strophes forment un tout puisque la quatrième commence par « dont » qui a pour antécédent « enfant méchante »
4. Le sens du texte est donné dans la cinquième strophe
5. La sixième strophe montre que Colombine est sujette à tous points de vue
Extrait du document
Tous les personnages masculins s'estompent car les gros plans sont sur Colombine qui acquiert une autre dimension : elle incarne la beauté fatale. Le portrait de Colombine est précisé par ses yeux qui sont mis en relief par le jeu de mots « pervers » et « verts ». Il y a la thématique de la malignité, de la cruauté. En utilisant le mot « pervers », le caractère particulièrement roué de Colombine est mis en avant. On a un personnage qui est très attentif à ne pas se laisser approcher, qui est fort jaloux de son indépendance. Colombine préfère aguicher sans jamais se livrer. Elle se veut désirable et désirée mais sans rien abandonner d'elle-même.
Mots-clés:Commedia dell'arte, Arlequin, cruauté, dupes, destin
Commentaire composé de la scène 2 de l'acte IV de la célèbre pièce de théâtre de Molière, scène dans laquelle se met en place un véritable quiproquo entre le notaire et Arnolphe.
Commentaire Composé № 8071 |
920 mots (
approximativement 2.3 pages ) |
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2004
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Résumé
Cette scène compte deux personnages, Arnolphe et le notaire, le notaire étant le personnage le plus ridicule des deux.
Il a un fort potentiel comique, qui provient de la tradition de la commedia dell'arte. Son entrée en scène signifie le retour du rire. Le notaire c'est donc à la fois un personnage, une parole et un costume particuliers, dans une situation ici particulière : le comique de situation (quiproquo), plus le comique de caractère (le type même du notaire), plus le comique de mot (le discours est caricatural), plus le comique de geste (une mise en scène qui relève de la farce).
1) Les phases du quiproquo et le volume des répliques
2) Les didascalies
3) L'enchaînement des répliques
a) Ce qui permet le quiproquo
b) La résolution du quiproquo
c) Le retour du dialogue
4) Le système énonciatif propre à chaque personnage
5) La parlure du notaire
Extrait du document
Au vers 1041 «Comment faire ?», le quiproquo est favorisé par la reprise lexicale du verbe «faire», la rupture de la maxime de quantité (Arnolphe n'en dit pas assez : il n'y a pas de complément au verbe «faire»), l'usage d'une question rhétorique qui pour le notaire est une vraie question.
Au vers 1042, l'usage d'un terme à la signification ambigüe : «précautions», ce mot réfère à une question d'ordre privée pour Arnolphe et financière pour le notaire.
Au vers 1044, l'usage de la part d'Arnolphe de termes qui appartiennent traditionnellement au domaine notarial (garantir par exemple).
Mots-clés:quiproquo, rupture, rhétorique, comique, dialogue, discours
Commentaire composé du sonnet "Pierrot", dans lequel Verlaine se transpose en un personnage connu de tous afin de faire part de ses réflexions concernant son effacement de la scène littéraire.
Commentaire Composé № 1803 |
1490 mots (
approximativement 3.7 pages ) |
0 sources |
2007
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Résumé
Pierrot est le deuxième poème de la sélection « Jadis » du recueil «Jadis et Naguère» publié en 1885. Pierrot est le mime de rues de la « Commedia dell'arte » qui est un genre théâtral populaire italien apparu en 1545. Mais ce Pierrot n'est pas celui des fêtes galantes, joyeux et plein de vie : au fil du texte, on comprend que ce Pierrot figé comme mort, c'est Verlaine voué à l'oubli après les ennuis qu'il a eu avec Arthur Rimbaud, mais aussi avec la justice qui le condamne à deux ans de prison.
I. Le traitement original d'un personnage traditionnel
A) Le statut du titre
B) Pierrot
II. Mort d'oubli
A) Un Pierrot ou un poète oublié
B) Un être moribond
III. L'absence c'est l'enfer
A) Solitude et silence
Extrait du document
Verlaine détourne l'interprétation : d'emblée il le présente comme un personnage mort « ce n'est plus » (v.1).Tous les éléments de la tradition sont abolis par cette négation qui ouvre le texte. On remarque la présence déplacée de deux mots : « qui riait » (v.2) et « gaîté » (v.3) qui sont mis en valeur de part leur placement au début des vers. Le jeu des temps a aussi une place très importante puisqu'après l'imparfait qui marque une durée, (riait v.2) on trouve du présent qui fait le constat, « aujourd'hui » (v.4), « semble » (v.8), d'une époque révolue. Les postures aériennes de Pierrot sont transcrites ici par des allitérations en « l » qui semblent mourir comme Pierrot à la fin du premier quatrain. Son costume normalement blanc d'innocence semble représenter le drapé d'un fantôme. Verlaine perverti, blâme même la tradition en réinterprétant de façon négative la blancheur et la lune.
Mots-clés:linceul, déchéance, désarroi, disparition, dualité, ésintérêt
Commentaire composé qui présente la position de Diderot face à la hiérarchie de l'Ancien Régime grâce à la relation établit entre Jacques et son maître.
Commentaire Composé № 3099 |
1200 mots (
approximativement 3 pages ) |
0 sources |
2008
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Résumé
Le couple maître-valet est une figure récurrente du genre théâtrale, Molière évidemment l'a beaucoup utilisé, mais aussi Beaumarchais, la commedia dell'arte, et plus avant le théâtre antique.
On ne peut douter que Diderot se soit largement inspiré de ses prédécesseurs et ait repris consciemment la figure du maître et du valet pour exprimer ses théories politiques.
I. Relativité : la répartition du pouvoir et la position des deux individus n'est pas telles qu'on pourrait le croire. En effet, nous avons affaire à une relation plutôt complexe et paradoxale
a. Les positions sont relatives
b. La répartition du pouvoir est relative
c. Les deux personnages sont en fait inséparables
d. Mais ils ne sont pas amis, pas égaux
II. Un parcours dans la relation entre les deux personnages à l'image de la théorie politique de Diderot
a. Parcours de Jacques et son maître
b. Parcours de la théorie de Diderot
c. Le système politique idéal chez Diderot
Extrait du document
Si, comme on peut s'en douter, le maître commande à Jacques et ce parfois de façon despotique, le valet domine largement son maître sur le plan pratique :
- On le voit dans le titre du roman par exemple, où le nom de Jacques est placé avant son maître qui lui parait subordonné car il est « sien » et non l'inverse, jamais Jacques n'est « son » valet.
On le voit tout au long du roman dans lequel le maître de Jacques ne porte pas de nom.
- Le maître porte la bourse et en fait largement usage, mais il ne sait comment réagir face aux brigands ou encore, il se laisse voler son cheval par inattention.
- Sur le plan intellectuel c'est également Jacques qui domine son maître, il dispose d'une certaine culture et apparaît comme le détenteur de la vérité philosophique, même si son même si son maître le discute. On peut d'ailleurs lire page 59 le portrait peu flatteur qu'en fait le narrateur : « Si […] vous prenez le parti de faire compagnie à son maître, vous serez poli, mais très ennuyé; vous ne connaissez pas encore cet espèce là. Il a peu d'idées dans la tête; s'il lui arrive de dire quelque chose de sensé, c'est de réminiscence ou d'inspiration. Il a des yeux comme vous et moi ; mais on ne sait la plupart du temps s'il regarde. Il ne dort pas, il ne veille pas non plus; il se laisse exister : c'est sa fonction habituelle ».
Mots-clés:commander, dominer, amitié, dispute, égalité
Dissertation qui s'intéresse, à travers l'oeuvre de Marivaux, aux rapports sociaux ambivalents entre un maître et un valet, puis aux relations humaines complexes entre un homme et une femme.
Dissertation № 2665 |
1680 mots (
approximativement 4.2 pages ) |
3 sources |
2004
$ 5.95
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Résumé
Dans la littérature du XVIIIème siècle, les rapports ont évolué et sont devenus plus complexes. Les personnages ne sont plus les caricatures de la Commedia dell'Arte, mais de vrais humains au caractère plus réaliste.
L'étude de "Le Jeu de l'Amour et du Hasard" de Marivaux témoigne d'un rapport social défini entre un maître dominant et un serviteur subordonné qui réclame l'égalité, mais également d'un rapport humain complexe entre de jeunes gens qui partagent les mêmes sentiments. Ainsi, au-delà du masque et de la convention sociale, les préoccupations des quatre jeunes gens semblent noyées dans un paysage social, comme dans les œuvres picturales de Watteau.
Extrait du document
Les relations entre le maître et le valet sont ambivalentes. Dans la société du XVIII, le rapport social est parfaitement défini. Remis en cause, il se caractérise par des échanges houleux et la revendication de l'égalité. Mais au-delà de l'audace du serviteur, transparaît une relation de complicité puisque le valet se veut le confident de son maître.
Les scènes intermédiaires divertissantes sont souvent des disputes entre deux classes sociales différenciées. Les maîtres accusent leurs valets de leurs « façons de parler sottes et triviales » et ces reproches se mêlent d'injures. Par exemple, Dorante s'exclame après l'entrée fracassante d'Arlequin: « Butor que tu es! ». De même, Silvia, emportée par la colère, ordonne à Lisette de se retirer: « La sotte! Retirez-vous, vous m'êtes insupportable ». La distinction sociale est particulièrement marquée par la périphrase péjorative: « Comme ces gens là vous dégradent! ».
Mots-clés:Arlequin, langage, droits, rivalité, mariage, pièce
Dissertation présentant le contexte historique et littéraire de la célèbre pièce de Molière, les circonstances de son écriture ainsi qu'une analyse du baroque dans la pièce.
Dissertation № 3441 |
970 mots (
approximativement 2.4 pages ) |
0 sources |
2008
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$ 4.95
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Résumé
Dom Juan ne fut jamais représenté du vivant de l'auteur en raison de son caractère subversif. La pièce fut transmise en vers et expurgée par Thomas Corneille en 1677, dans une version qui sera jouée à la comédie française. Il faudra attendre 1819, pour lire en sa version originale cette pièce explosive et mythique.
Le caractère hybride, insolite, fait la spécificité de la pièce que certains ont qualifiée de « macédoine incroyable de tous les genres ».
I- Un contexte conflictuel
II- Le personnage légendaire de Don Juan est alors à la mode au XVIIème siècle
III- Pièces à machines et théâtre baroque
IV- Dom Juan, un héros baroque
Extrait du document
En 1664, Molière se voit interdire les représentations de Tartuffe, pièce violemment condamnée par les dévots réunis dans la Compagnie du Saint-Sacrement. Fondée en 1627, cette organisation secrète joue un rôle actif dans le combat mené par la Contre-réforme catholique : elle regroupe des membres de l'aristocratie (dont le prince de Conti, ancien libertin protecteur de Molière mais brutalement converti), de la bourgeoisie parlementaire et du clergé, qui se donnent pour mission de lutter contre les hérétiques, les libertins et les réformés tout en menant des actions de bienfaisance.
Pour régenter les mœurs, les membres de la Compagnie n'hésitent pas à s'immiscer dans la sphère privée et familiale, exerçant une influence occulte qui inquiète le pouvoir monarchique (cependant qu'Anne d'Autriche, la mère de Louis XIV, protège compagnie jusqu'à sa mort en 1666).
Les dévots, vrais ou faux, mènent également cabale contre le théâtre qu'ils jugent immoral, et se déchaînent tout particulièrement contre Molière : en 1662, ils attaquent l'Ecole des femmes, taxée d'impiété et d'obscénité et récidivent de façon encore plus virulente contre le Tartuffe.
Mots-clés:commedia dell'arte, renaissance, contestation, libertin, illusion, tromperie