"Alcools" d'Apollinaire Commentaire Composé by Gachoucha

"Alcools" d'Apollinaire
Commentaire composé portant sur les poèmes "La Loreley", "La Nuit Rhénane" et le "Pont Mirabeau" du ‎recueil "Alcools" d'Apollinaire et explorant leurs thèmes communs.
№ 8034 | 1,870 mots | 0 sources | 2007
Publié le sept. 10, 2008 in Littérature
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Résumé:

Dans son recueil "Alcools", Guillaume Apollinaire reprend des images et des thèmes comme l'illustrent les poèmes "La Loreley", "La nuit Rhénane" et le "Pont Mirabeau".
Apollinaire entre dans le monde surnaturel en s'inspirant de la mythologie germanique. L'eau, les yeux ou la figure du mal-aimé reviennent aussi sous des formes chaque fois renouvelées.

Extrait du document:

La loreley est le personnage d'une légende germanique, femme sorcière, ‎elle exerce un pouvoir maléfique sur les bateliers en les séduisant ; de cette ‎façon, les bateaux vont se briser sur les rochers.‎
Si j'ai apprécié ce poème, c'est pour le personnage ambivalent de la ‎Loreley. Elle est la figure de la femme maléfique qu'Apollinaire se plaît tant à ‎évoquer dans ses poèmes, mais c'est aussi une femme touchante, dont la ‎destinée est tragique et la condition malheureuse, puisqu'elle apparaît elle ‎aussi comme une « mal-aimée. » Ce que j'ai aussi apprécié est la présentation ‎du mythe, la description de la « femme sorcière » qu'a réalisés Apollinaire, ‎ainsi que le thème des yeux, des regards, évoqué le long du poème, et le ‎symbolisme qu'il dégage.‎
Dans le poème, les yeux de la Loreley sont de diamants, selon ‎l'évêque : « O belle Loreley aux yeux pleins de pierreries », ils ont l'éclat des ‎pierres précieuses, or pour la loreley, ils sont « maudits », car ils ont un ‎pouvoir de mort sur « ce qui l'ont regardée », ses yeux sont des « flammes », ‎un feu qui connote la mort, la destruction, et selon elle, ces flammes en ‎méritent d'autres « jetez jetez aux flammes cette sorcellerie ». On retrouve ‎d'ailleurs ici le thème de la purification par le feu, cher à Apollinaire, car les ‎flammes qu'elle demande ne sont que celles du bûcher de l'Inquisition.‎

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