« Les aveugles » de Baudelaire, Poème XCII Commentaire Composé by ClemenceD

« Les aveugles » de Baudelaire, Poème XCII
Commentaire du poème XCII issu du recueil "Les Fleurs du Mal" qui analyse pourquoi le poète se permet tant d'écarts par rapport à la versification traditionnelle.
№ 7354 | 3,775 mots | 1 source | 2005 | FR
Publié le juil. 21, 2008 in Littérature
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Résumé:

Héritier de la versification syllabique rimée française mais surtout d’un alexandrin par trop utilisé par les poètes des siècles précédents, Baudelaire travaille avec acharnement à en perturber les règles et les lois. Si le poète ne remet pas fondamentalement en cause la tradition poétique du vers syllabique rimé, néanmoins, il éprouve profondément le besoin de s’en défaire et de la perturber fortement.
Il inscrit ses débordements prosaïques dans son ambition de se faire « peintre de la vie moderne ».

Extrait du document:

Le poème « Les Aveugles » se présente tout d’abord sous la forme du sonnet à la française, c’est-à-dire composé de 14 vers répartis en deux quatrains puis deux tercets. Cependant, on s’aperçoit très vite que le poème ne répond pas aux exigences de ce sonnet français. En effet, si l’alternance entre rimes masculines et rimes féminines est parfaitement respectée, le schéma de rimes s’éloigne toutefois de manière importante du schéma canonique (a/b/b/a – a/b/b/a – c/c/d – e/e/d). Tout d’abord, les rimes embrassées des quatrains sont différentes d’une strophe à l’autre – on notera ce changement en différenciant a) « – reux » de a’) « – tie » et b) « – ules » de b’) « – vés ». Quant aux deux tercets typographiques, ils se découpent bien de ma¬nière structurale ou rimique en un distique suivi d’un quatrain de rimes embrassées ; cepen¬dant, la rime centrale du quatrain emprunte sa section rimante à la rime précédente, celle du disti¬que – on différenciera tout de même c) « – ité » de c’) « – té ». Baudelaire répète donc presque le même jeu de rimes dans les deux tercets, d’autant plus que la paro¬nomase aux vers 10 et 12 (« Ô cité »/« atrocité ») fait que la rime est plus riche entre ces deux vers qu’entre les vers 9 et 10 (« illimité »/« cité ») et les vers 12 et 13 (« atrocité »/« hébété »). Ainsi, là où les jeux de rimes doivent se répéter, ils s’opposent, là où ils doivent s’opposer, se brouillent.
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