"Institutes" (I, 108-113) de Gaius Commentaire de Texte by buffi17

"Institutes" (I, 108-113) de Gaius
Commentaire d'un extrait de l'oeuvre de Gaius traitant des différents statuts de la femme mariée.
№ 3567 | 1,100 mots | 0 sources | 2005
Publié le févr. 18, 2008 in Histoire , Droit , Religion
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Résumé:

Dans l'antiquité, le mariage avait été régit par un texte fondateur écrit par Gaius nommé « Institutes », connu également sous le nom de commentaires, qui contient un exposé clair et précis du droit romain du 2ème siècle et de ses origines historiques.
C'est un ouvrage en 4 livres (droit des personnes, droit des biens, droit des obligation, procédure).
Les "institutes" de Gaius sont connues en grande partie par un palimpseste du 5ème siècle de Vérone.
En outre, la découverte, en 1933 d'un papyrus des institutes a procuré des fragments d'un texte plus ancien et plus complet.
Le mariage «cum manu» fait passer la femme de l'autorité paternelle à l'autorité maritale. Celle-ci est toujours absolue, l'autorité du chef de famille lui permet de disposer du droit de vie ou de mort sur tous ceux qui habitent sous son toit.
Trois formes juridiques régissaient le mariage «cum manu», il s'agit du mariage par l'usus, le mariage par confarreatio et celui par coemptio.
A travers ces trois formes, la femme disposait-elle d'un statut juridique semblable ou existait-il des différences?

I. Le mariage cum manu : l'infériorité de la femme
A. La manus, une distinction du sexe
B. L'usus, la légitimité d'une cohabitation d'une année

II. Deux modes solennels d'acquisition de la manus par un mariage « cum manu »
A. Le mariage par confarreatio
B. Le mariage par coemptio

Extrait du document:

Le mariage « per usum » ( de fait) qui légitime une cohabitation d'une année. A partir de 445 avant J-C, date à laquelle les plébéiens obtiennent le droit d'épouser des filles de patriciens, se généralisent les mariages « sine manu » qui permettent au père de garder le pouvoir sur sa fille même après le mariage.
Des artifices permettent de rendre « sine manu » les mariages par coemptio ou per usum. Mais à la fin de la république, ces 2 formes de mariages ont pratiquement disparu.
Une nouvelle forme de mariage apparaît (nuptiae, de nubere mettre le voile d'où épouser), fondée sur le consentement mutuel.
Le mariage « per usum » est donc la cohabitation par laquelle passait sous puissance maritale celle qui vivait mariée une année durant; en effet, de la même façon qu'on acquiert la propreté d'une chose par la possession annuelle, de même elle passait dans la famille de son mari et y tenait la place d'une fille au bout d'un an.
Après avoir montré le mariage cum manu qui caractérise l'infériorité de la femme, intéressons-nous aux deux modes solennels d'acquisition de la manus par un mariage cum manu.

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