Lettre de Descartes à Elisabeth Commentaire de Texte by mini pouce

Lettre de Descartes à Elisabeth
Commentaire de la lettre du 4 août 1645 du philosophe Descartes adressée à la princesse Elisabeth exilée en Hollande, qui traite des règles à observer en vue d’atteindre le bonheur.
№ 6371 | 2,255 mots | 0 sources | 2008
Publié le juin 15, 2008 in Philosophie , Littérature
8,95 $US Acheter et télécharger immédiatement ce document



Résumé:

Descartes tâche de définir ce qui est susceptible de rendre un homme malheureux, et le désir en fait partie, mais il se demande aussi s’il s’agit là d’une fatalité ; existe-t-il des moyens de combattre ce qui nous empêche d’accéder au bonheur ?
Descartes se charge donc ici de déterminer ce qu’est le bonheur et tente même de définir ce qui empêche concrètement l’homme d’être heureux. Par la suite, il s’interroge : comment peut-on s’en débarrasser ? Enfin, il s’agit de s’intéresser au rôle du désir ; Descartes fait une certaine distinction entre les désirs raisonnables et les désirs déraisonnables qui jonchent aussi bien les uns que les autres la voie qui mène au bonheur.

I. Quel chemin mène au bonheur ?

II. Dans le Discours de la Méthode, Descartes examine trois règles de morale essentielles au bonheur qu’il évoque dans cette lettre à Elisabeth. Mais que prônent-elles ?

III. Descartes rappelle dans la dernière partie de sa lettre que le désir est un obstacle principal au bonheur mais il ne faut pas non plus faire de généralités

Extrait du document:

Au début de sa lettre, Descartes fait allusion, afin d’introduire le sujet, à l’œuvre de Sénèque, De vita beata, qu’il a précédemment proposé à la princesse Elisabeth de découvrir. S’étant référé, comme il le précise, «à la réputation de l’auteur et à la dignité de la matière», Descartes se rend à présent compte de l’inexactitude des propos de Sénèque et se propose de réorganiser une réflexion sur le même thème, à savoir : quel chemin mène au bonheur ? Cette démarche peut sembler quelque peu audacieuse, compte tenu des précédentes études sur le sujet, mais le philosophe, cherchant à partir sur de nouvelles bases pour établir toutes ses réflexions, affirme que les penseurs antiques ne se basaient que sur les lois de la nature, ne disposant pas d’un instrument de pensée que lui maintenant possède, la foi. Descartes accorde tout de même quelque crédit à l’ouvrage de Sénèque qui dit selon lui fort bien que la recherche du bonheur est une quête fondamentale de tout être humain, mais dès lors qu’il s’agit de définir clairement en quoi consiste celle-ci, les réponses sont plutôt obscures. A titre d’exemple, ceci n’est pas sans rappeler la réponse de Saint-Augustin quand on lui demandait ce qu’était le temps : il pouvait très aisément le penser, se le représenter, mais quand il s’agissait de l’expliquer, il en était incapable. Descartes part alors de la base de la pensée ancienne pour tenter de définir ce qu’est le bonheur. Une distinction est faite entre «l’heur» et «la béatitude»...

Commentaires