Palerme sous les Normands Commentaire de Texte by cheikh

Palerme sous les Normands
Commentaire d'un passage du livre "Voyages" du grand voyageur arabe Ibn djubayr, consacré à la description de Palerme qui apparait, au XIIème siècle, comme un haut lieu de tolérance religieuse.
№ 1245 | 2,640 mots | 0 sources | 2007
Publié le sept. 10, 2007 in Histoire , Langues Orientales , Littérature
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Résumé:

Ibn Djubayr est né en 1145 à Valence. Célèbre voyageur lettré, secrétaire du gouverneur almohade de Valence, il effectue le 24 février 1183, un voyage vers Alexandrie en bateau au cours duquel il fait naufrage en Sicile à cause d’une rude tempête. Dans cet extrait de son œuvre majeure intitulée Voyages, il dresse un tableau particulièrement élogieux de la ville de Palerme, présentée comme un havre de paix, de tolérance et de prospérité, dans la période de conflits qu’est le XIIème siècle, opposant chrétiens et musulmans dans le cadre des croisades.
Puis, il détaille les différentes formes de complaisance de ce roi envers les musulmans, avant d'analyser l’influence musulmane sur la culture et les mœurs de Palerme, et de décrire enfin, l’admiration du voyageur arabe pour Palerme et la cour du Roi.

Extrait du document:

Tout d’abord la singularité de Palerme s’exprime à travers une caractéristique très surprenante, surtout pour l’époque, c’est le fait que les musulmans y tiennent une place à part entière dans l’appareil politique normand. En effet Guillaume 2 de Sicile, le roi de Palerme, les nomme à des postes très élevés dans la hiérarchie. Ainsi c’est l’une des premières choses qui frappent Ibn Djubayr comme nous pouvons le voir dans le texte : « il a une conduite parfaite envers les musulmans ; il leur confie des emplois, il choisit parmi eux ses officiers (…) ses vizirs et ses chambellans sont des eunuques fityan dont il y’a un grand nombre qui sont les hommes de son gouvernement et auxquels il confie ses affaires privées ». Les vizirs peuvent être comparés à des ministres. Quant aux chambellans c‘étaient des officiers qui avaient pour charge le service de la chambre d‘un souverains. il leur fait aveuglément confiance si l’on s’en réfère au texte: « le roi a pleine confiance dans les musulmans et se repose sur eux de ses affaires et de l’essentiel de ses préoccupations, a tel point que l’intendant de sa cuisine est un musulman ».

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