Dissertation de littérature qui tente de répondre à la question suivante : la confession autobiographique est-elle toujours un mensonge délibéré ?
Dissertation № 3078 |
1740 mots (
approximativement 4.4 pages ) |
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2007
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Résumé
L'autobiographie comme l'autoportrait supposent généralement un «pacte» selon le terme désormais consacré du critique Philippe Lejeune –explicite ou tacite- par lequel l'auteur s'engage à rechercher, en toute sincérité, la vérité sur soi et sur son passé.
La vérité sur soi est-elle à ce point inaccessible au langage ?
Cette étude examine divers écrits autobiographiques permettant de réfléchir sur la dimension mystificatrice de ce genre littéraire, avant de dégager les bénéfices secondaires de la confession, puis de confronter l'autobiographie à ce «mentir-vrai» dont Louis Aragon fit le titre d'un roman.
I. La confession autobiographique est-elle une mystification ?
1) La mémoire sélective ou défaillante
2) Les difficultés de l'introspection
3) Complaisance et mauvaise foi
II. Les bénéfices secondaires de la confession
1) Une autojustification en quête d'absolution
2) Le sens d'une vie transformée en destin
3) Le plaisir de l'exhibition
III. Le mentir-vrai de l'autobiographie
1) La fiction de soi, instrument d'une construction identitaire
2) Un miroir tendu au lecteur
Extrait du document
«Connais-toi toi-même» : en faisant sienne l'injonction antique du temple de Delphes, tout autobiographe en manifeste aussi les difficultés. En effet, l'analyse rétrospective permet de mettre au jour certaines motivations paradoxales, parfois inconscientes au moment de l'acte, comme le fait Rousseau dans l'épisode du ruban volé.
Pourtant, la plus grande lucidité n'empêche pas que certaines complexités du moi restent insondables, ou incompréhensibles par le sujet lui-même. C'est ce qui faisait dire à Stendhal, dans Souvenirs d'égotisme : «on peut connaître tout excepté soi-même», niant ainsi le fameux précepte grec.
Et dans le dialogue comment c'était là-bas ?comme là-bas tout fluctue, se transforme, s'échappe. Tu avances à tâtons, toujours cherchant, te tendant… vers quoi ? Qu'est-ce c'est ? Ça ne ressemble à rien…
Mots-clés:introspection, inconscient, Aragon, pacte
Commentaire composé d'un extrait du chapitre II de l'œuvre « La Confession d'un enfant du siècle », de Musset se demandant de quelle manière Musset traite de l'histoire avec une grandeur et une littérarisation exemplaires à l'instar d'une épopée.
Commentaire Composé № 21251 |
3240 mots (
approximativement 8.1 pages ) |
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2009
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Résumé
L'extrait analysé est issu de l'œuvre « La Confession d'un enfant du siècle », de Musset. Il se situe dans le deuxième chapitre de la première partie du roman. Ce chapitre semble être la clé de voûte du roman : ancré profondément dans un contexte purement historique, celui de la Révolution française et de l'Empire, il contraste sensiblement avec le reste du récit et fut d'ailleurs publié isolément en 1835. On a ainsi souvent remis en cause son appartenance même au roman : et pourtant il est vital au récit. C'est à ce moment, après avoir annoncé dans le premier chapitre sa position liminaire : ¨Pour écrire l'histoire de sa vie, il faut d'abord avoir vécu ; aussi n'est-ce pas la mienne que j'écris¨, que Musset analyse les causes historiques, politiques et sociales du ¨mal de siècle¨ et dresse un portrait de la génération romantique désenchantée, dont la suite du roman sera une illustration. Ici, l'écrivain commence par décrire les guerres napoléoniennes et le mythe napoléonien, en rendant compte de la désillusion progressive des Français suite à l'échec de Napoléon I après tant d'années de gloire et des succès.
Extrait du document
Suit alors un rapprochement de l'homme illustre avec Dieu : ces soleils symboliques de la victoire, de la joie et de l'éclat, seraient, dans l'opinion générale, dans l'esprit des masses, l'œuvre de Dieu même qui accompagne et soutient Napoléon I dans ses exploits. L'expression ¨on disait¨ rend bien compte d'une opinion du peuple, et reflète une adoration populaire du général Bonaparte, qui va jusqu'à la divinisation : c'est également confondre le pouvoir divin et le pouvoir politique temporaire, en quelque sorte.
Mots-clés:Dieu, religion, historique, temporairement, politique, pouvoir, pays
Commentaire littéraire du chapitre II de l'oeuvre 'confession d'un enfant du siècle' d'Alfred Musset exposant la vision de la naissance du "mal du siècle".
Commentaire de Texte № 15171 |
980 mots (
approximativement 2.5 pages ) |
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2010
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Résumé
Grand siècle du Romantisme, le XIX° siècle a été marqué par une quête des valeurs où l'individualité peut trouver son épanouissement. Considéré comme l'un des représentants de la génération « ardente » née « au sein de la guerre », dans son œuvre Confession d'un enfant du siècle publiée en 1836, Alfred Musset dénonce au travers d'un récit argumentatif le mal du siècle, malaise de toute une génération. Ce roman éclaire, en outre, l'idée que Musset se faisait de l'amour, thème essentiel de toute son œuvre. Le passage à étudié du chapitre II fait à la fois portrait de la génération romantique et l'analyse des causes historiques, politiques et sociales du fameux « mal du siècle ». Aussi, ce passage décrit la chute de Napoléon Bonaparte et les conséquences qu'elle a eu.
I. La société décrite par Musset est une société en guerre
II. L'image d'un homme adulé
III. Comment Musset voit la naissance du Mal du siècle.
Extrait du document
Enfin, le cinquième paragraphe est entièrement construit sur une longue métaphore, de sorte, Musset veut mieux faire ressentir le nouvel état d'âme de l'époque, l'entrée de la France dans ce mal. En effet, après la chute de Napoléon, il n'est plus possible pour la France de s'investir dans cette mythologie de réussite qu'incarnait cet Empereur. On traverse une époque de désillusion marquée par les échecs.
Mots-clés:politique, historique, Napoléon, Bonaparte, amour, tragédie
Dissertation, à la lumière de trois œuvres "Les Confessions", de Saint-Augustin, "L'Âge d'homme" de Leiris et "Lorenzaccio" de Musset se demandant dans quelle mesure il est possible d'affirmer que l'écriture autobiographique est un moyen de se confesser.
Dissertation № 25811 |
3265 mots (
approximativement 8.2 pages ) |
3 sources |
2011
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Résumé
« Bénissez-moi mon père, parce que j'ai péché. » Telle est la parole inaugurale de la confession religieuse. Mais ne serait-ce pas aussi dans une certaine mesure, au sens propre comme au sens figuré, la parole inaugurale de l'écriture de soi ? Les deux pratiques, en tout cas, impliquent un dispositif relativement similaire dont rendent compte, chacun à leur manière, Saint-Augustin dans Les Confessions, Michel Leiris dans L'Âge d'homme et Alfred de Musset dans Lorenzaccio. Des affinités dont témoigne la naissance d'un genre littéraire à part entière, les confessions, qui dépassent le modèle religieux pour fonder le genre même de l'autobiographie. Mais la pertinence de la métaphore de la confession ne se restreint pas au seul genre des confessions : entre manipulation et aveu de soi, l'écriture de soi en relève à bien des égards et en un sens plus profond qu'à première vue.
I. Confession religieuse et écriture de soi
II. Plus qu'une simple confession : les confessions
III Écrire sur soi : de la confession à l'aveu de soi
Extrait du document
En tant qu'elle peut désigner, dans son sens moderne, toute forme d'aveu, la confession telle qu'elle se manifeste dans l'autobiographie recèle en elle, toutefois, sa propre mystification. Dès lors, en effet, que le moi prend conscience de lui en train de coucher ses aveux sur la page, il a souvent tendance à ne pas aller au bout de ses aveux, à n'avouer que ce qu'il veut bien avouer, voire à avouer pour mieux se cacher. C'est une image parfaitement construite et maîtrisée de lui-même que le moi avoue, en somme.
Mots-clés:mystification, biographie, histoire, vie, souvenir, pécher, confessionnal
Dissertation repondant a la question: "l'unité et la force des Etats dans les îles britanniques sous Elisabeth Ière ne dépendraient-elles pas de l'unité de la confession et donc de la volonté de sujétion des Eglises aux Etats ?"
Dissertation № 14935 |
2140 mots (
approximativement 5.4 pages ) |
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2010
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Résumé
Rapprocher Etats et Eglises conduit à s'interroger sur un problème structurel : l'Etat étant la structure, le cadre dans lequel s'inscrit le pouvoir politique et l'Eglise celui dans lequel s'inscrit le pouvoir spirituel.(...)
Parce que l'objet de l'étude porte sur les îles britanniques, il s'agit de prendre en compte la diversité et la spécificité de l'Angleterre (pays de Galles inclus), de l'Ecosse et de l'Irlande et donc des Etats, des Eglises et des confessions. Parce que le règne d'Elisabeth Ière s'étend de 1558 à 1603, période de mutations tant religieuses que politiques, période également d'entrée dans la modernité, il s'agit de montrer les réponses apportées par la reine à ces mutations et leur influence sur le reste des îles britanniques.
1. Déterminer les liens existant entre politique et religieux dans cette période où l'Etat se construit face aux mutations des confessions
2. montrer que si les Eglises et les confessions influencent l'Etat, ce dernier tend à maîtriser les Eglises pour mieux maîtriser l'unité de la foi
3. se demander si ces questions ne marquent pas une entrée dans la modernité pour les îles britanniques
Extrait du document
Pourquoi est-il légitime de parler de fluctuations des confessions alors que l'Eglise d'Angleterre date d'Henri VIII (1534 avec le premier Acte de Suprématie) ? Parce que l'Eglise anglicane ne s'est pas imposée uniformément : Elisabeth Ière hérite d'un pays sous l'influence des prémices d'une Contre-réforme entamée par Marie Tudor, sa demi-sœur (règne de 1553 à 1558). C'est dire si les hésitations perdurent entre catholicisme et anglicanisme (c'est-à-dire christianisme non romain).
Mots-clés:Réforme, royaume indépendant, Contre-réforme, instabilité religieuse, Eglise nationale
Commentaire du livre X intitulé "La quête de Dieu" issu de l'ouvrage « Les Confessions » de Saint-Augustin se demandant pourquoi les hommes connaîtraient la vérité de sa bouche, alors qu'ils leur suffiraient d'aller la connaître en Dieu.
Commentaire de Texte № 24040 |
1390 mots (
approximativement 3.5 pages ) |
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2008
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Résumé
Dans le livre X « La quête de Dieu » est issu de l'ouvrage « Les confessions », St Augustin se présente intégralement à Dieu et dans toute sa nudité. Il poursuit ses confessions mais dans le but, cette fois, de se donner à Dieu afin de « reconnaître la vérité » au sens des paroles de St Jean. Il insiste sur le fait que précédemment il a confessé aux hommes ce qu'il était, afin de mieux montrer ce qu'il est devenu dans la foi et la lumière, mais à présent c'est son silence – ses paroles intérieures- naissant du cœur, qui est sa véritable confession (Cf. Henri Le Saux). Il se pose la question de l'utilité de cette confession aux hommes, puisque Dieu seul peut entendre sa véritable nature et que les hommes sont seuls habilités à se connaître eux-mêmes à travers le dialogue du cœur avec Dieu.
Extrait du document
Il déclare que l'homme est seul à pouvoir se connaître lui-même mais pas dans sa totalité qui seule est connue de Dieu. La part connue l'est à la lumière de la grâce de Dieu et la part de ténèbres persiste jusqu'à ce qu'elle soit elle aussi éclairée de cette grâce. Ceci renvoie à un degré de conscience symbolisé par les voiles empêchant le contact direct avec Dieu : la connaissance totale n'étant donc pas possible en ce monde.
Mots-clés:christianisme, confesser, croyance, culte, bible, symbole, ténèbres, vie
Commentaire composé du texte "J'étais heureux" extrait des "Confessions", dans lequel l'auteur présente un épisode de sa vie complètement transfiguré : le temps, la logique et les goûts même de Rousseau sont abolis.
Commentaire Composé № 5193 |
1190 mots (
approximativement 3 pages ) |
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2008
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Résumé
Ce texte est novateur. Saint-Augustin a déjà fait des confessions mais "confession" fait ici référence à l'Eglise primitive et donc à la confession en public.
L'optique de Rousseau est complètement différente. Il écrit pour proclamer son innocence.
De plus, il prend le contre-pied du 18ème siècle et se démarque de Voltaire caractérisé par la raison.
Le texte est original car il décrit un moment crucial de la vie de Rousseau.
1. Les conditions qui rendent possible le bonheur chez Rousseau
2. La place que prend la mémoire
Extrait du document
Chez Rousseau, tout passe par les sensations. Mais Rousseau n'est pas un romantique car il a besoin de cette innocence pour vivre. C'est une quête viscérale. Le romantique ne mélange pas la vie et le travail artistique (exemple de Lamartine au lac). Pour lui, l'âme et le corps sont deux composantes fondamentales et sa sensibilité est très novatrice. Cette pensée va révolutionner le paysage intellectuel du 18ème siècle et donner une importance énorme aux sensations. Pascal avait déjà travaillé là-dessus auparavant mais la théorisation de Rousseau est beaucoup plus poussée : L'homme est un esprit complexe dont les sensations sont provoquées par des réactions physiologiques. Quand Rousseau dit : «Ici commence le court bonheur de ma vie», il exagère.
Mots-clés:bonheur, futur, communauté, espoir, énergie, mémorisation
Commentaire de texte du préambule des "Confessions", qui permet à Rousseau de se définir lui-même, de mettre en évidence le caractère unique de son œuvre et d'insister sur le problème majeur de son projet : celui de la sincérité.
Commentaire de Texte № 6066 |
1090 mots (
approximativement 2.7 pages ) |
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2006
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Résumé
En juin 1762, l'Emile est condamné à Paris et à Genève par les autorités civiles et religieuses. Rousseau doit fuir vers la principauté de Neuchâtel. Il est bouleversé par ce qu'il considère comme une persécution, persuadé qu'il est incompris et qu'il doit se justifier, en particulier à la suite de la publication du pamphlet de Voltaire. Il décide donc de rédiger ses confessions pour permettre au lecteur de juger par lui-même.
Le Préambule des Confessions laisse deviner que l'œuvre ne sera pas le simple portrait d'un homme malheureux mais une véritable recherche de soi. Rousseau s'y présente comme un être exceptionnel qui dira tout de lui et qu'il faudra juger mais le projet est ambiguë puisqu'il se prétend singulier et pourtant semblable aux autres hommes, et son discours est dominé par une forte dramatisation.
I- La singularité revendiquée
1) Un être qui se veut singulier et exemplaire
2) Le paradoxe de la comparaison
II- L'ambiguïté du projet, ses difficultés
1) La volonté de sincérité
2) Les intentions et les obstacles
Extrait du document
L'auteur est omniprésent dans ce préambule : en effet, on relève 24 fois le pronom « je », 3 fois « moi », 5 fois « me », et 8 fois l'emploi de l'adjectif possessif de la première personne. Rousseau exprime le désir de parler de lui : « je veux montrer […] un homme […] et cet homme, ce sera moi » (l.2-3). Il y a une absence d'humilité dans ce texte car le premier paragraphe commence par « je » et le second par « moi ».
Le mot « confession » possède une connotation religieuse ; cela signifie qu'on attend le pardon de Dieu. Rousseau a donc l'intention d'avouer ses fautes et de demander l'indulgence des lecteurs : il s'adresse ainsi à l'Humanité toute entière. Il veut donc obtenir le jugement des hommes et de Dieu. Il se préoccupe de ne parler que de lui.
Mots-clés:dramatisation, pardon, indulgence, lecteur, jugement, défi
Commentaire portant sur l'Incipit de l'ouvrage "Les Confessions" écrit en 1782 et qui permet à Rousseau de se justifier, de faire connaitre ce qu'il est réellement et de se situer par rapport aux autres.
Commentaire Composé № 5203 |
1890 mots (
approximativement 4.7 pages ) |
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Résumé
"Les Confessions", oeuvre autobiographique de Jean-Jacques Rousseau est considérée comme la première grande autobiographie des temps modernes : l'auteur y fait le récit de sa vie de sa naissance à l'âge de 53 ans.
L'incipit des Confessions est un préambule qui permet à Rousseau de présenter son projet autobiographique, son «entreprise», et de faire un pacte avec son lecteur. Rousseau montre qu'il cherche à être sincère mais en même temps il peut sembler orgueilleux et vaniteux.
Ce commentaire s'interroge sur les raisons d'un tel choix en analysant d'abord le projet de Rousseau puis étudie la mise en scène orchestrée par Rousseau où il en appelle à Dieu et à ses semblables.
I. Le projet de Rousseau
a) Une situation de communication originale
b) Un projet original de par son unicité
II. Le spectacle
a) Dieu comme destinataire
b) Tout dire
Extrait du document
"Les Confessions", œuvre autobiographique de Jean-Jacques Rousseau est considérée comme la 1re grande autobiographie des temps modernes : l'auteur y fait le récit de sa vie de sa naissance à l'âge de 53 ans. (...)
En outre, il en profite pour répondre aux attaques de ses détracteurs dont Voltaire est le principal investigateur.
En effet, à la suite de la publication du Pamphlet, sentiments des citoyens de Genève, dans lequel Voltaire accuse Rousseau d'avoir abandonné ses enfants aux enfants trouvés, Rousseau décide d'écrire ses Confessions.
Mots-clés:autobiographie, prière, souffrance, transparence, pensée, mère
Commentaire de texte sur l'extrait "les peignes brisés" du livre I des Confessions où Rousseau, enfant, est accusé et se prétend innocent de ce "crime".
Commentaire de Texte № 6060 |
1510 mots (
approximativement 3.8 pages ) |
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2006
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Résumé
Le Livre I des Confessions rapporte plusieurs épisodes au cours desquels Rousseau enfant s'est trouvé en situation difficile face aux adultes, sans que sa responsabilité soit réellement engagée.
L'épisode du peigne brisé est très représentatif de la manière de procéder et de l'écriture de Rousseau : un récit mené avec vivacité mettant l'enfant en situation suivit d'une analyse de l'adulte.
Cet épisode montre ce que le narrateur semble attendre de ses confessions : une mise en cause de ceux qui, par des comportements irréfléchis et injustes, ont contribué à la formation de sa personnalité. Il y a là une analyse psychologique de l'enfance tout à fait moderne et nouvelle pour l'époque.
I- Le récit de l'évènement
1) L'enchaînement des faits
2) Leur dramatisation
II- L'analyse du narrateur adulte
1) Le décalage temporel
2) Le regard de l'adulte sur l'enfant qu'il était
3) Les motivations de l'auteur
Extrait du document
Le récit de l'épisode, situé entre les lignes 1 et 16 est vif, rapide et précis. En effet, on constate une grande concentration d'informations. Rousseau nous donne tous les éléments nécessaires à la compréhension : en deux lignes, il nous précise qu'il était « seul » (l.1), nous indique le lieu, c'est-à-dire dans la « chambre contiguë à la cuisine » (l.1), les objets du délit, soit « les peignes de Mlle Lambercier » (l.2) et son occupation : « j'étudiais […] ma leçon » (l.1). Le narrateur indique ensuite ce qui s'est passé : le « dégât » (l.3) est désigné par la phrase « un côté de dents était brisé » (l.3). Rousseau utilise la tournure impersonnelle « il s'en trouva un » (l.2), comme si le peigne s'était cassé tout seul.
Mots-clés:chronologie, jugement, ampleur, conviction, décalage, aveu