Dossier de presse portant sur la relation entre marque et consommateur, réalisé à partir de l'article de Patricia Gurviez "Marque-consommateur : contrat ou relation de confiance" paru dans la Revue Française du Marketing en janvier 2000.
Dossier de Presse № 25563 |
1755 mots (
approximativement 4.4 pages ) |
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2011
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Résumé
Cet article écrit par Patricia Gurviez, maître de conférences à l'ENSIA, est paru dans la Revue Française du Marketing en janvier 2000 et traite de la manière dont les marques ont fait évolué leurs discours vis-à-vis des consommateurs en parallèle avec l'émergence de nouvelles tendances de consommation.
Le but de l'article est donc d'illustrer cette évolution du discours des marques au travers de plusieurs exemples et au travers d'une notion centrale qu'il va falloir définir : la confiance.
1. 1ère partie : résumé du texte
2. 2ème partie : critiques
Extrait du document
La confiance contractuelle ou vérifiable :
Un exemple de ce type de confiance est « le contrat de confiance » de Darty. La relation est alors fondée sur l'engagement et la possibilité de le prouver et d'en vérifier le bien-fondé. Il s'agit ici d'une « confiance calculatrice » : si un client fait confiance à Darty, c'est parce que celui-ci n'a pas intérêt à tricher puisque le non-respect du contrat entraînerait pour lui des pénalités, à savoir le remboursement de la différence ou l'utilisation excessive du service après vente. Le contrat est un moyen de réduire l'incertitude du consommateur.
Mots-clés:variable psychologique, solution marketing, incertitudes, confiance calculatrice, comportement
Dissertation qui cherche à savoir comment modéliser la confiance dans les modèles financiers et économiques.
Dissertation № 20827 |
5185 mots (
approximativement 13 pages ) |
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2009
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Résumé
La confiance a un rôle fondamental sur les variations de cours boursiers et sur l'économie. Sur les marchés financiers : si le moral est en berne les valeurs boursières vont diminuer ; dans l'économie, ce sont les investissements qui vont baisser. Quelque soit le secteur où l'on se situe, les effets sont désastreux. Le concept des anticipations « auto-réalisatrices » de Keynes illustre parfaitement ce problème. Si un agent n'a plus confiance dans l'avenir et donc qu'il est persuadé que le cours d'un titre va s'effondrer, alors il s'effondrera à cause des comportements mimétiques. Si une personne n'a plus confiance dans l'avenir, elle peut entrainer une baisse de confiance pour tous les intervenants des marchés. Les effets d'une baisse de confiance sont néfastes, mais lorsque les agents ont trop confiance, cela débouche sur des prises de risque démesurées. Un excès de confiance, fait oublier le concept essentiel en finance : le risque augmente avec le rendement. En effet, une bulle est le résultat d'une confiance mal placée. La citation de Corneille s'applique admirablement bien à cette situation. Cependant, le contexte a, lui aussi, un rôle essentiel dans les anticipations de l'avenir et la crise qui nous frappe actuellement en est l'exemple parfait. La confiance est donc une notion essentielle qu'il faut, autant que possible, considérer comme la variable clé de l'équilibre et du bien être économique de long terme. C'est pour cela que les gouvernements s'efforcent de la rétablir avec les instruments qui sont à leur disposition.
I. Pourquoi les agents n'ont-ils plus confiance dans les marchés financiers ?
II. Que font les autorités pour rétablir la confiance ?
III. Quelles sont les issues de cette crise ?
Extrait du document
Le dernier plan, aux Etats-Unis, est le plan Geithner (nom du nouveau secrétaire américain au trésor) de mars 2009, qui permet aux banques de se débarrasser de leurs actifs toxiques. Grâce à ces mesures, des investisseurs vont pouvoir acheter ces actifs via un système d'enchères. Ce dispositif pourrait représenter la somme de 1 000 milliards de dollars. Ce plan va permettre de redonner un prix de marché à des actifs qui n'étaient plus négociables et assainir les bilans des banques. L'objectif est très simple : permettre aux banques d'offrir à nouveau des crédits aux agents économiques. Même si certains sont septiques devant cette nouvelle mesure, elle a permis au marché de connaître une hausse.
Mots-clés:banque centrale, plan de relance, crise de liquidité, intervention
Dissertation qui pose la problématique suivante : dans quelle mesure la confiance légitime peut-elle être remise en cause ?
Dissertation № 13266 |
3455 mots (
approximativement 8.6 pages ) |
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2009
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Résumé
La sécurité juridique est au cœur du débat juridique. La question se pose avec d'autant plus d'acuité dans le vaste mouvement de réformes que connaît le droit depuis quelques années et le problème des revirements jurisprudentiels qui s'est posé, depuis le début des années 2000, tout particulièrement. Ils ‘agit d'un souci de confiance en l'avenir nécessaire à l'établissement des relations durables entre individus, condition de la vie en communauté des citoyens. La confiance est la foi, la croyance, qu'un individu porte sur un autre ou sur un objet. La légitimité évoque ce que l'on est en droit faire, d'attendre naturellement.
1–La confiance légitime, le fondement de l‘Etat de droit
2–La confiance légitime, la mise en œuvre possible de ce principe
Extrait du document
La confiance légitime est le fondement du droit en tant que la sécurité juridique qu'elle sous-tend est indispensable à un Etat de droit. Si le droit pénal connaît expressément le principe de la légalité, il existe en droit civil, mais de manière moins forte puisque tout un pan de ce droit est laissé à la volonté des parties qui font de leur contrat leur loi, également des règles juridiques qui encadrent l'action des individus. Ces lois, dans une visée de confiance des individus, ne disposent « que pour l'avenir » et n'ont « point d'effet rétroactif », en vertu de l'article 2 du Code Civil ; d'application immédiate, elles préservent les situations et contrats nés antérieurement. Ce principe général de non rétroactivité des lois a été consacré comme règle d'ordre public par la troisième chambre civile de la Cour de Cassation dans un arrêt du 21 janvier1971.
Dissertation qui analyse s'il est encore possible de placer la confiance comme base indéfectible de la vie sociale, à l'heure où l'individualisme règne.
Dissertation № 5957 |
1000 mots (
approximativement 2.5 pages ) |
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2008
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Résumé
Depuis toujours, l'humain évolue en société et le groupe est nécessaire à sa survie. Il continue de nos jours à chercher le contact avec ses semblables malgré l'évolution des mentalités, faisant fi des probables conflits qu'engendre la vie sociale.
Clans, familles, communauté, couple, parent à un sentiment de solitude souvent synonyme de tristesse. L'absence de confiance, qu'elle soit tournée vers soi ou vers autrui, ampute la vie sociale d'une part de vérité et de son sens premier, le partage.
1. La confiance remise en question
2. La foi en l'autre est la base de la vie sociale puisqu'elle conditionne le devenir de l'homme dès qu'il prend conscience de l'existence d'autrui
3. Avoir confiance ne signifie pas non plus dévoiler ses pensées les plus intimes à autrui
Extrait du document
L'exemple biblique de Judas vient étayer cette opinion. La traîtrise du disciple aura coûté la vie à Jésus. Faire confiance, c'est s'exposer au danger de la trahison. L'intensité de celle-ci est décuplée lorsque l'autre connaît tout de soi. Un ami, un membre de la famille, un collègue de travail, peut alors, par plaisir, ambition mais aussi par simple maladresse, nuire à son confident. Le fait de ne pas se dévoiler est donc assimilé à une forme de protection. En conservant secrètement leurs pensées, leurs idées et les faits qu'ils estiment indicibles, les méfiants ne prennent pas le risque de voir un jour leurs confidences se retourner contre eux.
Mots-clés:trahison, couple, enfance, maladresse, malentendu, épanouissement
Dissertation sur la valeur protégée dans l'abus de confiance.
Dissertation № 23305 |
3300 mots (
approximativement 8.3 pages ) |
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L'abus de confiance dans un premier temps incriminé par l'article 408 Du Code Pénal de 1810 a fait l'objet d'une nouvelle écriture en 1994 et est désormais défini à l'article 314-1 comme « le fait par une personne de détourner, au préjudice d'autrui, des fonds, des valeurs ou un bien quelconque qui lui ont été remis et qu'elle a acceptés à charge de les rendre, de les représenter ou d'en faire un usage déterminé. ». Cette infraction est punie de trois ans d'emprisonnement et de 375000€ d'amende.
1. La volonté ancienne et persistante d'une protection de la propriété
2. La protection d'une foi contractuelle élargie à une protection plus large de la confiance
Extrait du document
L'article 314-1 exige au terme de condition préalable une remise antérieure au détournement. Si cette remise doit être volontaire (excluant ainsi l'escroquerie), elle se doit d'être, et c'est sur ce point que l'on va s'attarder, précaire : "L'abus de confiance ne peut porter que sur des fonds, valeurs ou bien remis à titre précaire" . En effet, c'est ainsi que l'on peut relever que la volonté du législateur était belle et bien et est toujours de réprimer une atteinte à la propriété d'autrui.
Mots-clés:foi contractuelle, propriété, amende, volonté ancienne, appropriation
Commentaire du discours du Premier ministre Jacques Chaban-Delmas demandant la confiance à l'Assemblée nationale, le 23 mai 1972.
Commentaire de Texte № 4705 |
2365 mots (
approximativement 5.9 pages ) |
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2008
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Selon l'article 49, le Premier Ministre peut engager, après délibération en Conseil des Ministres, la responsabilité de son gouvernement devant l'Assemblée Nationale.
Il pose alors la question de confiance sur son programme, ou sur une déclaration de politique générale comme cela fut le cas le 23 mai 1972. Selon l'article 50, si l'Assemblé Nationale désapprouve le programme ou la déclaration de politique générale, à la majorité simple, le Premier Ministre doit remettre la démission de son gouvernement au Président de la République.
Ce commentaire détaille d'abord la déclaration de politique générale du Premier Ministre, puis s'intéresse plus largement à la question de confiance.
Extrait du document
La question de confiance intervient ici dans un contexte politique particulier. En effet, le 23 avril 1972 avait eu lieu un référendum sur l'élargissement de la Communauté Economique Européenne à la Grande-Bretagne, à l'Irlande, au Danemark et à la Norvège. Le oui, fortement encouragé par la majorité, l'emporte à 68,31%. Cependant, cela constitue un semi-échec pour la majorité. En effet, celle-ci avait fait campagne pour un oui massif, qui serait l'expression de la volonté des Français de voir leur pays participer de façon importante à la construction européenne, alors que l'abstention atteint presque 40%. Est-ce pour cela que Georges Pompidou sollicite l'expression du soutien de la majorité au Gouvernement ? De plus, cette même année, le Premier Ministre avait été l'objet de scandales, notamment financiers.
Mots-clés:désaccord, opposition, socialiste, communiste, radical
Mémoire se demandant si la présence de signaux de sécurité émis par un site, a un impact sur la confiance du consommateur et son intention d'achat.
Mémoire ou thèse № 23912 |
9275 mots (
approximativement 23.2 pages ) |
41 sources |
2010
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Une entreprise en quête de pérennité et de croissance ne peut alors plus aujourd'hui s'offrir le luxe de renoncer à une présence sur le Web. Internet a fait ses preuves mais peinait encore à décoller en France alors que nos voisins européens enregistraient une avance remarquable dans la maîtrise de cet outil révolutionnaire. Aujourd'hui, la France à maintenant comblé son retard dans ce domaine et a la plus forte croissance enregistre dans l'Union Européenne. C'est le moment pour les entreprises de se poser les bonnes questions et de faire preuve d'imagination afin de satisfaire les consommateurs en ligne. Si l'intérêt d'une présence sur Internet est évident, sa conception s'avère être un véritable casse-tête pour les entreprises ! Comment concevoir sa page d'accueil ? Comment repenser son marketing direct et intensifier sa relation « One to One » avec ses clients ? Comment optimiser la présentation de son activité et de son offre ? Et une multitude de questions aussi complexes pour pouvoir développer correctement ce qu'on appelle un « e-business ».
I L'ouverture d'un nouveau canal de distribution pour Technicity : le E-commerce
II La confiance dans l'achat en ligne
III Discussion des résultats
Extrait du document
Avec ce label, le vendeur s'engage à respecter des critères afin d'assurer aux consommateurs un meilleur niveau de confiance par rapport à l'achat en ligne. On pourra alors voir sur son site « des informations concernant les mesures de sécurité en matière de paiement, la protection des données personnelles et de la vie privée, les conditions de remboursement, le respect des réglementations… » Mais, cette auto-labellisation faite par le marchand lui-même peut inciter l'acheteur potentiel à rester sur ses gardes.
Mots-clés:e-business, marchander, réglementation, potentiel, panel, incitation
Dissertation niveau bac se demandant si un homme, un individu peut avoir une confiance aveugle en ses semblables.
Dissertation № 20371 |
975 mots (
approximativement 2.4 pages ) |
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2009
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Autrui n'est pas seulement un autre nous même, il est aussi un autre que nous même. Un autre nous même par le fait qu'il nous corresponde physiquement, un homme par exemple est à l'origine formé de deux jambes, et de deux bras ; Il est un autre que nous même par le fait que celui-ci n'a pas forcément la même culture ou les mêmes habitudes que nous. En effet un Américain par exemple ne célèbre pas les mêmes fêtes nationales que les Français. Bien que nous soyons des personnes identiques sur le plan physique et différentes sur le plan moral, il serait intéressant de se demander si nous pouvons avoir confiance en autrui ?
1- Les individus ont besoins d'autrui pour avancer
2- L'homme doit rester vigilant
Extrait du document
Prenons l'exemple de Don Juan. Don Juan est un être de désirs, sons seul ut est de jouer avec les femmes. Il séduit celles-ci et une fois qu'elles sont tombés sous son charmes, ils les jettent et ne s'en occupe plus. Il n'est pas vraiment amoureux, puisqu'aimer consiste à vouloir le bien de l'autre, on ne blesse pas l'autre, seul nous importe son bonheur.
Mots-clés:société, secret, critique, coup-bas, blesser, trahir, confier, secréter
Cas pratique portant sur le vol, l'abus de confiance, le recel et la violation du secret professionnel.
Cas pratique № 13547 |
1280 mots (
approximativement 3.2 pages ) |
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2010
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L'abus de confiance est défini par l'article 314-1 du code pénal comme le détournement d'un bien quelconque remis préalablement à titre de détention précaire. Pour être constitué, il doit remplir les conditions de l'élément préalable, matériel et moral. En ce qui concerne l'infraction comme la révélation d'une information à caractère secret par une personne qui en est dépositaire soit par état ou par profession, soit en raison d'une fonction ou d'une mission temporaire.
I) X copie des fichiers d'une société qu'il audite. Il donne le CD-ROM à un journaliste.
II) Z, le journaliste, a eu les listings en main et les a transmis en parallèle à un informaticien.
Extrait du document
En l'espèce, l'auditeur a pris connaissance du listing au cours de sa mission temporaire ( stagiaire) de contrôle de la société auditée. Il était donc tenu au secret professionnel pour les renseignements dont il a eu connaissance lors de cette mission. De plus, l'auditeur stagiaire remplit bien les fonctions de l'article 226-13 du code pénal, à savoir qu'il est dépositaire en fonction d'une mission temporaire des informations. L'élément matériel est donc caractérisé. De plus, le stagiaire avait connaissance et conscience du caractère confidentiel des informations qu'il a divulgué au journaliste. Ici, aucun fait justificatif ne lui permet d'échapper à sa responsabilité : si sa motivation était de dénoncer une infraction, il aurait du remettre le listing au procureur de la république et non à un journaliste ( ordre de la loi , article 122-4 du code pénal).
Mots-clés:Stagiaire, responsabilité, confidentiel
Dissertation analysant les enjeux d'un nouveau pacte de confiance entre la justice et les citoyens.
Dissertation № 1695 |
1595 mots (
approximativement 4 pages ) |
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2007
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Les citoyens peinent à croire que l'autorité judiciaire est en mesure de reconnaître ce qui est juste et conforme au droit, de faire respecter l'exigence morale qui rend à chacun ce qui lui appartient.
I/ Une justice décrédibilisée
A) Une justice soupçonnée de soumission au pouvoir politique
B) Le populisme pénal et ses ravages
C) Une justice liberticide : l'exemple de la détention provisoire
II/ La perversion du fonctionnement judiciaire
A) L'erreur est humaine, et le juge n'est pas un Dieu
B) Trop de contrôle tue le contrôle
III/ La reconstruction d'un pacte de confiance avec la justice : une gageure ?
A) Une responsabilisation des magistrats
B) L'institution judiciaire ne saurait à elle seule assurer le règne de la justice
Extrait du document
"Le Parisien Aujourd'hui en France" du 5 février 2006 a publié les résultats d'un sondage sur la justice en titrant sur sa première page : Justice- Les Français n'ont plus confiance.
Pour ce qui se rapporte à la justice elle-même, détachée du contexte d'Outreau, 65% des Français, contre 35%, auraient peur d'elle s'ils devaient y avoir recours. 42% la jugent impartiale tandis que 54% formulent un avis contraire. 79 % considèrent qu'Outreau met en cause l'ensemble du système judiciaire, contre 17% privilégiant les responsabilités individuelles. Enfin, sur le plan des dysfonctionnements généraux, la justice se voit reprocher des lenteurs infinies, des décisions incompréhensibles et la déshumanisation de son univers.
Il faut s'interroger sur le bien fondé de ce manque de confiance des français dans une institution jouant un rôle pour le moins central dans une démocratie. Les citoyens ne sont plus animés par la certitude de la loyauté de la justice. Ils peinent à croire que l'autorité judiciaire est en mesure de reconnaître ce qui est juste et conforme au droit, de faire respecter l'exigence morale qui rend à chacun ce qui lui appartient.
Se demander s'il est encore possible de faire confiance à la justice soulève deux types d'interrogation. La première concerne la justice elle-même. Est-elle en mesure de dire ce qui est juste, de mettre en lumière une vérité définitive et objective ? Le juge, étant un homme n'est-il pas par nature faillible ? La seconde porte sur la véritable propension des citoyens à accorder leur confiance dans l'institution judiciaire. Le citoyen n'est-il pas par nature méfiant, méfiance accrue depuis le fiasco judiciaire d'Outreau, vis-à-vis du pouvoir judiciaire ?
Mots-clés:jugement, magistrature, pouvoir, réprimer, innocent