Fiche de lecture sur l'article de De Singly, qui tente de rendre compréhensible les combats et les arrangements conjugaux réalisés à partir des enjeux sociaux que la famille lui attribue.
Fiche de lecture № 8181 |
3800 mots (
approximativement 9.5 pages ) |
0 sources |
2008
$ 9.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
Les oppositions entre hommes et femmes dans un couple tournent autour de la rivalité concernant le partage du pouvoir. Les époux entrent alors dans la mise en place d'opérations et de stratégies d'appropriation de l'autorité. Il faut alors s'intéresser aux règles de l'occupation conjugale dans l'univers du domestique et aux moyens mis en œuvre par les conjoints afin d'utiliser ces règles de manière différente. L'auteur s'est centré, sur la lutte pour le pouvoir au sein du couple à travers la pratique de l'éducation morale des enfants.
Cet article est tiré de la Revue Française de Sociologie, 1976, XVII, 1, pp. 81-100.
I. L'autorité déléguée est un objet de rivalité au sein du couple
II. Les atouts respectifs des conjoints leur permettant de s'approprier le pouvoir domestique
III. L'éducation morale des enfants qui accroit les luttes des membres du couple autour de la conquête de l'autorité
IV. Quatre éléments témoignant des rivalités au sein du couple en ce qui concerne l'éducation morale des enfants et leur bien-être
V. Les compromis mis en œuvre dans le couple
VI. La lutte conjugale pour l'autorité sur l'enfant est comparable au principe du «double bind»
Extrait du document
Intéressons-nous dans cette partie à l'autorité déléguée comme élément de la rivalité conjugale. Dans le cadre du mariage, les époux doivent remplir une de leur fonction fondamentale : la transmission d'un patrimoine biologique, économique et culturel. En effet, le mariage doit se penser à trois : l'homme, la femme et l'enfant. Par conséquent parler de «famille conjugale» contient une certaine ambigüité, paraissant ainsi assigner l'enfant à un rôle secondaire.
Avec l'apparition du «monde de l'enfance», nait une nouvelle forme de vie familiale combinant la «famille éducative» et la «famille conjugale». En effet, ces deux dimensions caractérisent la famille contemporaine. Cette figure familiale se voit alors déléguée un pouvoir social par l'Etat car elle doit obéir au principe de reproduction. En effet, dans le cercle domestique, socialiser l'enfant nécessite une autorité pédagogique déléguée.
Cette autorité pédagogique accentue le rapport vertical entre parents et enfants mais modifie également les rapports maritaux car ce pouvoir parental peut entrainer la domination d'un conjoint sur l'autre. Pour éviter cette situation, les époux doivent se partager le pouvoir, ce qui conduit les membres du couple à mener des opérations créant des oppositions entre eux.
Mots-clés:légitimité, règle, morale, nature, règlementation, rappel
Fiche de lecture abordant les principaux thèmes de l'oeuvre de Kaufman, à savoir la place de l'individu dans le couple et la notion d'égalité entre les conjoints.
Fiche de lecture № 13608 |
1060 mots (
approximativement 2.7 pages ) |
4 sources |
2009
$ 4.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
Jean-Claude Kaufmann, sociologue Français né à Rennes en 1948, est le pionnier de la microsociologie et chercheur au CNRS. Auteur de La trame conjugale, analyse du couple par son linge, édité chez Nathan en 1992, il analyse des aspects de la vie quotidienne et plus largement de l'identité. Dans cet ouvrage il s'intéresse au couple et à sa formation, autour de l'exemple de la répartition des tâches domestiques. Avec l'aide de cette œuvre, nous tenterons de répondre à la problématique suivante : A travers l'analyse des tâches domestiques en quoi pouvons nous percevoir la complexité de la construction conjugale ?
1. La construction conjugale
2. De la complexité au compromis conjugaux
Extrait du document
L'individu se définit au sein du couple par différenciation par rapport à son conjoint. Se sont les gestes domestiques qui inscrivent l'individu au sein du foyer.
Dans certains cas, le « chacun pour soi » est dominant. Dans les entretiens de Kaufmann certains avouent qu'ils trouvent une entente commune dans l'individualisation des tâches domestiques. Chacun fait les tâches ménagères pour lui en ne s'occupant pas de l'intérêt de l'autre. Ce mode de fonctionnement peut montrer certains avantages comme le maintien de la place de l'individu. Mais il présente surtout une complication rapide de la vie quotidienne.
Au bout d'un certains temps en couple, les deux membres de celui-ci s'inscrivent dans une logique à deux. A partir de là, l'individu n'existe que dans son interaction avec les autres et particulièrement avec son conjoint. La vie de couple prend dans ces cas là le dessus sur la vie individuelle. Un exemple marquant dans la vie de couple. L'acquisition du lave linge qui symbolise l'entrée des deux individus dans le couple par la mise en commun de leur linge.
Mots-clés:sociologie, individu, société, anthropologie, mariage, PACS
Dissertation qui traite d'une des péoccupations majeures au Canada : la violence conjugale qui touche à la fois les femmes et les hommes.
Dissertation № 8389 |
1210 mots (
approximativement 3 pages ) |
0 sources |
2007
$ 4.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
Au Canada, pays aux aspirations égalitaires, des milliers de femmes sont victimes chaque année d'actes de violence.
Grâce à la mobilisation d'associations, la lutte contre cette violence est devenue une préoccupation nationale majeure.
Mais des voix discordantes, «masculinistes», s'élèvent.
Selon elles, les femmes seraient aussi violentes que les hommes.
Il faudrait parler de ce sujet tabou et aider de manière comparable les victimes masculines.
1. 62 canadiennes tuées par leur conjoint en 2004
2. Lutter plus efficacement
3. La violence féminine, un sujet tabou ?
4. Des statistiques tronquées
Extrait du document
Les violences à l'égard des femmes revêtent différentes formes : les harcèlements, les agressions verbales ou physiques, les homicides, dans la rue, au travail ou encore à l'école. La population garde surtout en mémoire les plus médiatisées, comme les meurtres à l'Ecole Polytechnique en 1989 ou, plus récemment, la mort d'une jeune fille lors d'une fusillade au Collège Dawson en septembre 2006.
Selon une estimation faite en 1995, la violence faite aux femmes coûterait chaque année plus de quatre milliards de dollars au Canada. La moitié de cette somme serait attribuable à la violence conjugale. Cette dernière est celle qui fait le plus de victimes. Elle peut être physique, psychologique, verbale, sexuelle, économique, spirituelle.
Mots-clés:partenaire, sexuel, agression, sensibilisation, délinquant, association
Commentaire de cet arrêt qui traite de la violence conjugale en tant que violation des obligations essentielles du mariage et de ses limites.
Commentaire d'arrêt № 10948 |
1510 mots (
approximativement 3.8 pages ) |
0 sources |
2009
$ 4.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
En disposant que les époux s'obligent mutuellement à une communauté de vie, l'article 215 du Code civil consacre entre autre la communauté de toit comme une obligation essentielle du mariage, ce qui signifie que la violation du devoir de cohabitation est une cause de divorce pour faute. Or, dans une logique de protection et de sécurité, la loi du 26 mai 2004 introduit une disposition dérogatoire (Art 220-1 code civil), permettant à l'un des époux de provoquer une séparation unilatérale de fait au motif du comportement fautif de l'un des époux ; l'arrêt de Cassation du 6 Février 2008 s'inscrit dans cette perspective, en précisant les conditions de mise en œuvre du «référé violence».
I/ La violence, une violation des obligations essentielles dans le mariage
A. La violence conjugale attentatoire au devoir de respect
B. La violence conjugale motif dérogatoire au devoir de cohabitation
II/ Une protection contre la violence assurée par des mesures convergentes
A. Une logique de sanction limitée
B. Une logique de complément recherchée
Extrait du document
Sur le fondement de l'article 220-1 alinéa 3, Madame X. assigne son mari en référé, et prend part à une explication houleuse avec son conjoint mettant en cause leur séparation. Eu égard à l'état de choc caractérisé à la suite de cette discussion, la Cour d'appel de Versailles, saisie pour statuer sur les mesures urgentes à mettre en œuvre, décide le 9 Novembre 2006 l'éviction du conjoint violent du domicile conjugal. Suite à cette exclusion, le mari exclu forme un pourvoi en Cassation pour faire reconnaître la nullité de l'assignation.
Mots-clés:époux, législateur, conjoint, violation, divorce, faute
Fiche de lecture portant sur l'ouvrage de la politicienne Nicole Ameline et du médecin psychiatre Roland Coutanceau qui met en évidence les différents aspects de la violence conjugale et les mesures déjà prises tout en proposant de nouvelles solutions.
Fiche de lecture № 12632 |
1940 mots (
approximativement 4.9 pages ) |
0 sources |
2008
$ 5.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
Le thème des violences conjugales est un sujet que l'on veut désacraliser. En effet, le domaine de la famille appartenant par le passé à la sphère privée, tend aujourd'hui à s'ouvrir vers l'extérieur. Ce qui était tabou à une époque tend à être approuvé ou désapprouvé par notre société actuelle. A travers les époques, l'Etat français a toujours eu un droit de regard sur la famille. Le rapport homme/ femme est une question sociale actuelle que l'on ne peut plus ignorer. Or, les violences conjugales remettent en question cette égalité. Afin de répondre à cette problématique, notre gouvernement a décidé d'agir. En effet, en novembre 2004, Madame Nicole Ameline alors ministre de la Parité et de l'Egalité professionnelle présente en Conseil des Ministres, le plan d'action de lutte contre les violences faites aux femmes. Par ce plan, découlera 10 mesures.
Extrait du document
Le plan de lutte prévoyait un accès prioritaire aux femmes victimes de violences en Centre d'Hébergement et de Réinsertion Sociale et l'éloignement du conjoint violent, dans le cadre du contrôle judiciaire. Malheureusement, la crise du logement actuelle n'améliore en rien cette condition. Si la question du logement (aujourd'hui saturée et entraînant des dérives) était réglée, nous aurions de quoi héberger les personnes les plus défavorisées de notre société, les personnes relevant de minima sociaux, les personnes sans domicile fixe etc. Cela permettrait de donner d'avantages de possibilités d'hébergement aux femmes victimes de violences. Aujourd'hui, que proposons-nous à ces femmes pour quitter leurs foyers conjugaux, des foyers ? Des refuges ? Des structures ? Oui, mais dont les places et les conditions de sécurité sont limitées. Cas inverse, si c'est le conjoint que l'on éloigne, le même problème se pose. Alors avant de proposer une multitude de nouveaux plans et projets, appliquons ce qui existe déjà.
Mots-clés:sphère privée, parité, égalité professionnelle, techniques thérapeutiques
Commentaire d'arrêt du 21 mars 2007 se demandant si l'abandon du domicile conjugal et l'adultère constitue des faits constitutifs d'une cause de divorce et si la conception d'un enfant à l'insu du mari constitue un manquement au devoir de loyauté.
Commentaire d'arrêt № 25225 |
2075 mots (
approximativement 5.2 pages ) |
0 sources |
2009
|
$ 7.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
Jean-François T. a quitté Carole G. en octobre 2004 pour aller vivre avec la dame D.,P. Un huissier a constaté l'adultère du mari le 22 novembre 2004, après qu'il ait quitté le domicile conjugale au début du mois d'octobre 2004. Néanmoins, son épouse a entamé une nouvelle grossesse à son insu alors qu'il y était opposé par suite du traumatisme ressenti à la suite du décès de deux enfants quelque mois après leur naissance. Carole G. désire obtenir le divorce au tort exclusif de son époux sur le fondement de l'adultère qu'à commis celui-ci avec la dame D.,P. Quant à l'époux il reproche à sa conjointe d'avoir entamé une nouvelle grossesse à son insu, alors que ce dernier ne souhaitait plus avoir d'enfant par suite du traumatisme ressenti à la suite du décès de deux enfants quelques mois après leur naissance. Ainsi pour lui, sa femme l'a trahi dans sa condition d'époux et de père.
I- La conception d'un enfant à l'insu du mari constituant a priori un fait constitutif de faute cause de divorce
II- Un arrêt contradictoire dans ses propos : les tergiversations entre la condamnation absolue et la condamnation relative des procréations contre la volonté des époux
Extrait du document
Ainsi, la notion de traumatisme, renforcé par son caractère légitime, à l'instar de celle d'un lien de confiance entre les époux par le fait que ce dernier ne faisait pas de mystère de son souhait de ne plus avoir d'enfant permet d'insister sur la tromperie doublée d'un égoïsme qu'a subi le mari, justifiant ainsi la décision de la cour. En effet, la cour met ici en perspective le fait que l'époux vit dans une peur de revivre un tel passage de sa vie .
Mots-clés:jurisprudence, faute, rupture, divorcer, union, responsabilité, mariage
Cas pratique sur le divorce pour violences conjugales et adultère.
Cas pratique № 26018 |
1140 mots (
approximativement 2.9 pages ) |
0 sources |
2011
|
$ 4.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
Mariés en 1978, M. L. et sa femme, aujourd'hui respectivement âgés de 51 et 49 ans, ont eu deux enfants, nés en 1979 et 1980. Ceux-ci ne sont plus à charge. Les époux sont séparés de biens. M. L. dirige une entreprise florissante, d'origine familiale, qui lui appartient en propre, tout comme le domicile conjugal. Mme L. n'a jamais travaillé, se consacrant, selon la volonté expresse de son mari, à la tenue du foyer et « à l'éducation des enfants ».
Vers 2005 les enfants ayant grandi, Mme L. a fini par trop ressentir le poids de la solitude, et a vivement reproché à son mari de sacrifier la famille au bénéfice de l'entreprise. De vives discussions en ont résulté, parfois même au cours de réunions familiales ou amicales. Cela ne changea en rien le comportement de son mari, Mme L. décida de s'occuper, et s'initia au tennis, puis au golf dont elle devint une pratiquante assidue. Dans ce cadre, elle repoussa les avances de M. Joie, l'un de ses partenaires. En 2008 M. L. s'absente de plus en plus souvent. Mme L. n'y prend plus garde, puisqu'elle s'est organisée « autrement ». Mais elle finit par apprendre que son mari joint « l'utile à l'agréable », en ne se déplaçant plus qu'avec sa secrétaire, âgée de 24 ans, dont il a fait sa maîtresse.
Extrait du document
L'article 215 du Code civil érige en principe que les époux ont un devoir de cohabitation, ils doivent habiter sous le même toit. Cependant, l'article 108 du Code civil introduit par la loi du 11 juillet 1975, admet que chacun des époux peut avoir un domicile propre, par exemple s'ils travaillent loin de l'autre. Mais il doit y avoir persistance d'une relation affective. Cette cohabitation peut cesser par un pacte de séparation amiable entre les époux, par décision unilatérale : l'un des époux peut décider de partir si son conjoint a une attitude qui rend intolérable le maintien de la vie commune. Mais en règle générale on ne peut quitter le domicile qu'à la condition d'y être autorisé par le juge, sauf en cas de situation de crise.
Mots-clés:rupture, domicile conjugal, communauté de vie, séparation de fait, fidélité
Exposé qui dresse un état des lieux des violences conjugales et des violences sur enfants, un phénomène plus courant qu'on ne le pense.
Exposé № 11136 |
1780 mots (
approximativement 4.5 pages ) |
0 sources |
2009
$ 5.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
La violence familiale est un abus de pouvoir au sein d'une relation familiale, de confiance ou de dépendance. La violence familiale comprend diverses formes d'abus, de mauvais traitements ou de négligence que des adultes ou des enfants peuvent expérimenter dans leurs relations intimes, de parenté ou de dépendance.
1. Définitions
2. Statistiques
3. Violences conjugales envers les femmes
4. Violences conjugales envers les hommes
5. Effet de la violence chez les enfants
6. Les homicides conjugaux
7. Différentes formes de violences
8. Comment prévenir les violences conjugales ?
9. Témoignages
Extrait du document
Les femmes subissent en majorité les violences au sein du couple(violences psychologiques, verbales, contraintes économiques, agressions physiques et violences sexuelles). Elles sont victimes d'hommes immatures, égocentriques ou présentant de graves troubles de la personnalité. Pour certains, la violence est la réponse «normale» à ce qu'ils considèrent comme un «refus d'obéissance», ils ont vu leur père frapper leur mère, ont une tolérance minimale à la frustration, ne savent régler autrement les conflits et trouvent donc naturels de frapper leur compagne.
Mots-clés:éducation civique, victime, comportement, couple, délit, délinquance
Cas pratique se demandant si des créanciers peuvent poursuivre une épouse ayant quitté le domicile conjugal et si cette dernière peut ensuite avoir un recours contre son mari.
Cas pratique № 23421 |
1400 mots (
approximativement 3.5 pages ) |
0 sources |
2011
$ 4.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
Il y a 6 mois de cela, une femme quitte le domicile conjugal pour se mettre en ménage avec son amant après 3 ans de mariage.
Elle vient pourtant de recevoir des réclamations de divers créanciers : son bailleur lui enjoint de payer les quatre derniers mois de loyers de l'appartement dans lequel elle vivait avec son mari avant son départ, France Telecom et EDF lui demandent de régler la facture couvrant cette même période pour des abonnements et la consommation toujours concernant son ancienne résidence. De leurs côtés, un établissement financier lié à BMW réclame le paiement des mensualités impayées par son mari d'un crédit moto qu'il lui avait consenti afin de payer une BMW K1 et une caisse d'assurance-maladie ainsi qu'une caisse d'assurance vieillesse lui adressent une demande de paiement relative à un arriéré de cotisations dues par son mari augmentées des majorations de retard.
1-Concernant les loyers
2-Concernant les dettes d'EDF et de France Telecom
3-Concernant la dette de l'établissement financier lié à l'achat de la BMW
4-Concernant les dettes de la caisse d'assurance-maladie et la caisse d'assurance-vieillesse
5-Concernant le recours de la femme contre son mari
Extrait du document
Selon l'article 214 CC, le conjoint qui a répondu de la totalité de la dette dispose d'un recours contre l'autre à hauteur de leurs facultés respectives. Les époux peuvent néanmoins décider d'une répartition plus détaillée en établissant un contrat de mariage. Il s'agit du stade de la contribution à la dette après celui de l'obligation privilégiant le paiement du créancier. La femme, bien que solidaire, n'a pas à supporter définitivement la charge de la dette entière.
Mots-clés:solidarité, mariage, union, assistance, dette, obligation, créance, charge
Dissertation qui cherche à savoir pourquoi le PACS doit s'analyser comme un nouveau mode de conjugalité, offrant un certain pluralisme juridique pour consacrer des situations de faits.
Dissertation № 21633 |
2560 mots (
approximativement 6.4 pages ) |
0 sources |
2010
$ 8.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
En 2006, profitant de la réforme du droit des successions, le législateur remanie le PACS et en fait, selon H. Fuchiron « un mariage light ». Le PACS est alors véritablement conçu comme un « nouveau mode de conjugalité ». Ses modalités se font plus rassurantes, plus cohérentes. L'indivision laisse place à la séparation des biens, les formalités de publicité sont clarifiées, tout comme la dissolution du Pacte. Si la définition du PACS de l'article 515-1 (« Un pacte civil de solidarité est un contrat conclu entre deux personnes physiques majeures, de sexe différent ou de même sexe, pour organiser leur vie commune ») est restée la même, les concepts qui la composent ont changé. En 2006, il apparaît avec évidence que le PACS ressortit de l'état des personnes et n'est plus un simple contrat, même si l'autonomie de la volonté des parties conserve un rôle important. De premières statistiques sont alors révélées, et font apparaître que le PACS, initialement imaginé pour les couples homosexuels, séduit en fait, majoritairement, les couples hétérosexuels.
Dans quelle mesure le PACS que nous connaissons actuellement se distingue du mariage. Pour répondre au mieux à cette interrogation, et démontrer que le PACS apparaît aujourd'hui comme un ersatz de mariage, qui ne s'en distingue que par ses ultimes lacunes, nous comparerons le PACS et le mariage en nous intéressant d'abord à leurs conditions (I), puis à leurs effets (II).
Extrait du document
Plus intéressant est la question d'une étape intermédiaire que nous n'avons pas évoquée, à savoir la nécessité pour les futurs partenaires de présenter au greffier une convention, réglant les modalités de leur union. Cette convention semble faire pencher le PACS vers le contrat, plutôt que vers l'institution. En réglant par une convention leurs rapports, il semblerait que les partenaires puissent aménager à leur gré leur union, au contraire des époux qui, en se mariant, doivent accepter toutes les obligations et tous les devoir qu'induit le mariage, sans exception. Néanmoins, cet apparent contractualisme se doit d'être nuancé. En effet, certains aspects de leur vie de couple ne pourront être réglés par la convention. La fidélité ne pourra ainsi pas être rendue obligatoire dans la convention, puisqu'elle fait référence à l'état des personnes, indisponible en droit français.
Mots-clés:comparaison, régime matrimonial, propriété, système