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Résumé Le conte est un récit imaginaire. Il est dit contephilosophique lorsqu'il a une portée critique sur la société. Le contephilosophique est un genre littéraire imaginé par Voltaire au XVIIIème siècle.
I – Contephilosophique : à la fois rêve et réalité pour le lecteur
II- Contephilosophique : ouvrage moralisateur qui guide des comportements
Extrait du document Le conte philosophique est un récit ancré dans la réalité avec des scènes de la vie quotidienne et des lieux qui existent réellement. Les personnages mis en scène dans ces contes se comportent comme des gens de la société de l'époque dans laquelle ils ont été écrits (XVIII ème siècle pour la majorité). Ces personnages apparemment « anodins » ont malgré tout des caractéristiques qui permettent au lecteur de les identifier à des personnes célèbres de cette époque. Cette technique littéraire permettant d'identifier un personnage du récit à une personne réelle, appelée surimpression est claire dans l'Ingénu de Voltaire, par exemple.
Dissertation portant sur le contephilosophique, genre littéraire qui peut poursuivre deux visée bien distinctes : la critique ou l'exposition d'idées nouvelles.
2410 mots (approx. 6 pages), 0 sources, 2006, 5,95 €
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Résumé Le philosophe le plus représentatif du contephilosophique reste sans équivoque Voltaire. Le contephilosophique se définit comme une fiction narrative qui amène le lecteur à réfléchir sur de grandes questions humaines dans un environnement séduisant. Sous le voile d'une innocente fable, un message profond est accessible. De plus, l'œuvre peut acquérir une dimension didactique de part la présence presque obligatoire mais pas forcément explicite d'une morale à chaque fin de récit. Ainsi, Quel est l'intérêt du contephilosophique ?
I. Comment ce type d'ouvrage permet la contestation de nombreux facteurs ?
II. Comment le conte favorise la propagation des idées et des opinions de l'auteur ?
Extrait du document Le premier avantage du conte philosophique, pour la critique, est qu'il permet à l'auteur de s'exprimer presque librement, d'oser dire la vérité. En effet, le cadre rassurant qu'il propose aide l'auteur à déjouer l'intransigeante censure qui régnait en France du temps de Louis XV. A cette époque, il était effectivement de mise de critiquer de manière prudente ou modérée si l'on ne voulait pas subir les foudres de l'arbitraire royal et être embastillé par simple lettre de cachet.
Tout d'abord, l'innocence et la naïveté connotés par le mot «conte» ne sont qu'illusions. On utilise ici une litote pour désigner un genre littéraire redoutable. En effet, loin de s'adresser à des enfants, une telle lecture ne peut être apprécier que par des adultes possédant un esprit critique aiguisé. Elle renferme souvent des sujets bien noirs agrémentés de jolies «couleurs» pour donner l'image d'une histoire tout ce qu'il y a de plus inoffensive. Ainsi, dans l'incipit de Candide de Voltaire, on voit apparaître «le paradis terrestre» sous les attraits splendides du «château de Thunder-ten-tronckh» où le héros éponyme connaît pour la première fois l'amour. Ce magnifique décor est ensuite vite supplanté par «la boucherie héroïque» où Voltaire nous décrits le comble de l'horreur véhiculé lors d'une guerre abominable.
Dissertation qui tente de définir un genre nouveau au XVIIIème siècle : le contephilosophique. Voltaire fut à la fois l'un des créateurs et le maître incontesté de ce genre.
1700 mots (approx. 4.3 pages), 0 sources, 2008, 4,95 €
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Résumé Le genre du contephilosophique date du XVIIIème siècle. Il s'agit d'un récit fictif (imaginaire, irréel), court et plaisant, qui emprunte des traits aux contes et romans traditionnels, en y ajoutant les problématiques sérieuses de la philosophie.
Cette alliance, en apparence contre nature, en fit une arme efficace dans l'engagement de Voltaire contre les injustices.
I. La reprise d'un genre traditionnel : le conte A. Une fiction brève et fantaisiste
B. L'influence des différentes catégories de contes ou romans
II. Un élément nouveau : le message philosophique A. Les théories scientifiques et métaphysiques
B. La critique religieuse, sociale et politique
III. Une arme au service de l'engagement
A. La transmission
B. L'utilisation de l'émotion et de l'ironie
Extrait du document Les contes de Voltaire, composés de courts chapitres, s'ordonnent, comme dans le conte traditionnel, autour d'une intrigue fantaisiste.
Exemple : Candide évoque de nombreux évènements d'actualité : le séisme de Lisbonne en 1755; quelques personnages réels : les princes rencontrés à Venise; mais sans respecter la chronologie. En outre, l'Eldorado n'existe pas, ses moutons rouges et ses diamants relèvent du registre merveilleux .
On retrouve aussi dans les contes de Voltaire des caractéristiques formelles du conte populaire, comme la stylisation (schématisation ) des personnages.
Le système des personnages s'organise autour du héros principal, qui est pivot de la démonstration philosophique et du récit. Le grille d'analyse des contes populaire distingue 6 fonctions : le sujet (auteur d'une action), l'objet (qui est le but de l'action), l'adjuvant (qui aide le sujet), l'opposant (qui lui fait obstacle), le destinateur (qui commande l'action du sujet) et le destinataire (qui bénéficie de cette action).
Commentaire de texte portant sur le premier chapitre de "Candide" de Voltaire où l'auteur met en place l'ironie dont il se sert pour ridiculiser la philosophie optimiste.
1380 mots (approx. 3.5 pages), 0 sources, 2009, 3,95 €
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Résumé Avec "Candide", Voltaire signe un contephilosophique pour combattre la philosophie optimiste de Leipzig. Le texte étudié est le premier chapitre de l'œuvre, ou l'incipit et il est partagé en cinq paragraphes : dans les trois premiers, Voltaire décrit le monde idyllique où vit Candide puis dans les deux derniers paragraphes, Voltaire trace un portrait de Pangloss, le précepteur de Cabdide, représentant le philosophe optimiste. Enfin, dans le dernier paragraphe, Voltaire rapporte les paroles de Pangloss. Voltaire, par l'emploi de divers procédés stylistiques comme les sonorités et étymologies, les propos exagérés ou les faux rapports logiques, parvient à écrire tout à la fois un conte et une réflexion philosophique
Extrait du document L'incipit de Candide est original car l'auteur ne se contente pas de faire rêver le lecteur, mais il le fait aussi sourire et réfléchir à travers l'ironie. Le thème majeur du conte est l'absurdité de la doctrine optimiste. La méthode critique de Voltaire est en place dès le début : il refuse de s'engager dans un combat d'arguments qui opposerait une autre thèse à celle des optimistes, il choisit l'arme de l'ironie qui feint d'approuver pour mieux discréditer. Il ridiculise ses adversaires en reprenant leur vocabulaire et leur raisonnement.
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Résumé Voltaire, auteur reconnu du XVIIIème siècle, a dans de nombreux récits, offert l'exemple d'un écrivain présent sur tous les fronts, n'hésitant pas à mettre au service de ses interrogations et de ses engagements les formes littéraires les plus diverses.
Candide ou L'Optimisme est l'un de ces textes. Nous allons donc nous demander en quoi Candide est un contephilosophique.
I. L'aspect conte du texte
II. Sa portée didactique et contestataire
Extrait du document Candide est tout d'abord un conte par sa structure narrative. Dès les premières lignes, le lecteur a l'impression d'entrer dans l'univers merveilleux des contes avec la formule « Il y avait en Westphalie ». Le texte suite ensuite le schéma narratif caractéristiques des contes. L'histoire commence dans le plus beau des châteaux, et le meilleur des mondes possibles, où il règne la joie et l'harmonie, en famille. C'est la situation initiale. Et puis, interviennent l'interdiction et la transgression. L'interdiction est représentée de manière implicite par le fait qu'un garçon n'appartenant pas à la noblesse ne peut convoiter une fille de baron telle que mademoiselle Cunégonde et la transgression de cet interdit vient par la suite lorsque les deux personnes sont surpris ensemble derrière le paravent.
"Candide" de Voltaire est une oeuvre incontournable qui reflète le talent de son auteur. Inspirée du style et de l'analyse de l'écrivain, cette "ecriture d'invention" se veut être le chapitre premier d'un contephilosophique moderne totalement inventé.
830 mots (approx. 2.1 pages), 0 sources, 2007, 3,95 €
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Résumé Ce texte est destiné à tous ceux et celles qui aiment les récits simples mais originaux ou bien tout simplement la créativité mise au service de l'écriture.
Le résultat de cette "ecriture d'invention" est de surcroît, le fruit d'un travail d'analyse rigoureux.
Extrait du document I y avait en Vestmanneïjarie, dans une contrée lointaine et paradisiaque, un honorable aérochâteaux dans lequel vivait paisiblement un jeune garçon à qui la génétique de synthèse avait donné les plus belles qualités. Quoique inexpérimenté, il était simple et avait la faculté de reconnaître les fleurs de tous les pays. Aussi intuitif que sa mère génétique, il semblait se sentir bien dans sa peau. C'est d'ailleurs, je crois, pour cette raison qu'on le nommait Ingénman. Ingénman était le beau petit-fils du comte de Vestmaneïjar qui avait pour femme la cousine du grand frère de l'arrière-grand-père d'un honorable bourgeois qui eut une descendance grande et vive et dont l'arbre généalogique avait été perdu dans le fin fond de la Terre.
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Résumé Micromégas est un contephilosophique de Voltaire, paru en 1752. Il est considéré, rétrospectivement, comme une des premières œuvres de science-fiction. Le conte décrit la visite de la Terre par un être venu d'une planète de l'étoile Sirius, nommé Micromégas, et de son compagnon de la planète Saturne.
Il souligne la notion philosophique de relativité et contient une critique de la religion.
I. Micromégas, un conte traditionnel
II. Le conte propose une morale « du bon sens »
III. Micromégas, un contephilosophique
IV. Voltaire exécute un « va-et-vient » entre l'imaginaire, le merveilleux et le réel
Extrait du document Micromégas guide le Saturnien dans sa réflexion, il lui apprend à ne pas juger trop vite car les apparences sont trompeuses, les sens peu fiables : « Vous ne voyez pas certaines étoiles ... que j'aperçois très distinctement ; concluez-vous de là que ces étoiles n'existent pas ? »
Les leçons de Micromégas sont bien reçues puisque le Saturnien est obligé de constater : « Je n'ose plus ni croire ni nier... je n'ai plus d'opinion. Il faut tâcher d'examiner ces insectes, nous raisonnerons après. » (c'est le premier enseignement de ce conte), le deuxième s'adresse directement aux humains : avant de quitter la terre, Micromégas offre aux terriens un livre blanc, symbole de la prétention et de la vanité humaine : il faut se garder de croire que l'on sait tout car tout reste à apprendre.
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Résumé Le passage étudié de : «Vous devez avoir…» à la fin de Candide appartient au chapitre 30 et conclut le récit en réunissant tous les personnages du conte à Constantinople dans une métairie.
La situation est loin d'être idéale et Candide tente de trouver les ultimes réponses en conversant avec un turc, rencontre qui introduit l'extrait étudié. Une question essentielle à la compréhension de l'oeuvre se pose alors :
Quel genre de récit est réellement Candide ?
I/ Le cadre du conte 1) Les repères traditionnels
2) La parodie du conte
II/ Un contephilosophique : organisation et leçon
1) Structure de la démonstration
2) La leçon ou morale
Extrait du document Candide, le naïf, l'anti-héros, effaré devant tant de misères humaines, balancé entre l'optimisme de Pangloss et le pessimisme de Martin, se fraye un chemin personnel modeste mais concret à la fin du récit. Tout en tenant compte des aléas de la vie, il les dépasse en tentant d'élaborer une autre petite société.
C'est la méthode expérimentale prônée par Voltaire et par les
philosophes du Siècle des Lumières qui placent la raison au centre de l'action.
Commentaire composé du dernier chapitre de ce contephilosophique dans lequel Candide veut tirer la leçon de son expérience et se demande quelle est la source du bonheur.
980 mots (approx. 2.5 pages), 0 sources, 2007, 3,95 €
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Résumé Retiré à Ferney, Voltaire se consacre lors de ses dernières années à la rédaction d'œuvres imprégnées de l'esprit des Lumières, dans un combat perpétuel pour la liberté de pensée et d'action.
Le dernier chapitre de Candide, contephilosophique publié en 1759, revêt à cet égard une dimension spécifique comparable à l'apologue ; après de multiples aventures qui démentent l'assertion de Pangloss, soutenant que «tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes», Candide se demande comment se comporter vis-à-vis du pouvoir politique pour être heureux.
Dans un premier temps, ce document étudie en quoi ce texte dresse une satire des affaires politiques. Dans un deuxième temps, comment cette satire fait-elle place à la représentation idéale d'une petite communauté et enfin, quel sens moral se dégage du conte ?
Extrait du document La description de l'existence heureuse d'une famille turque contraste avec celle des événements ayant bouleversé Constantinople et prend d'autant plus d'importance. L'accumulation des mets délicieux servis aux trois invités donne une impression d'abondance, tandis que les multiples compléments les décrivant soulignent leur qualité : des «sorbets qu'ils faisaient eux-mêmes, du kaîmak piqué d'écorces de cédrat confit,[...]du café de moka qui n'était point mêlé au mauvais café des îles»...
Le parfum répandu sur leurs barbes montre le soin apporté à cette hospitalité à l'orientale.
Enfin, le «berceau d'orangers» encadrant le seuil rend compte métaphoriquement de cette douceur de vivre.
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Résumé Voltaire au milieu du XVIII° siècle, en plein siècle des Lumières écrit Candide ou l'Optimisme. Le titre de l'oeuvre propose une équivalence entre le héros Candide et une doctrine l'optimisme. Le lecteur est invité à voir dans le personnage de Candide, un type d'optimisme. Ce contephilosophique se présente donc comme un récit fictif qui porte une signification, c'est un apologue. L'incipit présente les personnages et le cadre du récit.
1- Les informations de l'incipit
a/ Le cadre spatio-temporel
b/ Le portrait des personnages
c/ Les significations des noms propres
2- Une critique implicite: l'ironie voltairienne
b/ La critique de la philosophie de Leibniz
c/ La critique du pouvoir
Extrait du document L'incipit de Candide ou l'Optimisme de Voltaire se présente comme un incipit traditionnel du conte puisque les personnages, le cadre spatio-temporel sont présentés mais on comprend rapidement que ce début est miné par l'ironie. Voltaire critique l'aristocratie et s'en prend à la philosophie de Leibniz sur l'optimisme. Il cherche véritablement à éclairer son lecteur et dès cet incipit, on perçoit comment Voltaire va rédiger son oeuvre. Candide s'avère un apologue au service de multiples dénonciations. Un apologue est un récit fictif qui délivre un enseignement.