Commentaire portant sur cette fable de La Fontaine qui tente de vérifier si la morale énoncée dans ce texte, s'applique également au fabuliste qu'est La Fontaine..
Commentaire de Texte № 6764 |
3725 mots (
approximativement 9.3 pages ) |
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2007
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Résumé
La fable étudiée est la seizième du livre II. C'est une pièce hétérométrique de 27 vers qui alterne l'alexandrin et l'octosyllabe, et qui présente des rimes croisées ou plates sans véritable régularité.
La Fontaine s'inspire largement de la fable d'Esope «L'Aigle, le Choucas et le Berger», lorsqu'il reprend ce thème du corbeau qui tente en vain d'imiter l'aigle. Il semble alors paradoxal que La Fontaine reprenne un texte du grand écrivain grec dans le but de justement montrer les dangers de l'imitation.
I. Les vers 1 à 12 : le désir du corbeau d'imiter l'aigle, son modèle
II. Les vers 13 à 22 : échec total de son entreprise
III. Les vers 23 à la fin : mise en relief d'une morale équivoque
Extrait du document
La première partie de la fable, qui va des vers 1 à 13, s'attache à mettre l'accent sur le désir du corbeau d'imiter son modèle : l'aigle. Les quatre premiers vers constituent une seule phrase et servent à présenter à la fois les personnages et l'action à venir. Ces vers s'apparentent presque à un quatrain avec des rimes croisées. On constate que c'est l'aigle, qui apparaît d'abord en tête du vers 1, désigné par son statut l'Oiseau de Jupiter, qui renvoie à l'antiquité avec la mention du dieu et confère à l'aigle un caractère divin. Cette appellation avait déjà été utilisée dans la fable 8 du livre II, «L'Aigle et l'Escarbot». Toutefois, l'attention va être portée sur le corbeau dès le vers 2, qui se trouve lui aussi en tête de vers, au moyen d'une anacoluthe. En effet, on s'attend à ce que l'aigle soit l'acteur principal de la fable mais il n'en est rien. Ce procédé est utilisé par La Fontaine afin de juxtaposer l'aigle et le corbeau dès le début du texte, c'est à dire le modèle et l'imitateur, ce qui engendre déjà une comparaison de manière implicite, perceptible aussi bien de manière visuelle qu'auditive. On remarque par ailleurs l'ajout d'une majuscule au nom des personnages qui leur donne un statut humain, ce qui sera le cas pour tous les êtres animés jusqu'à la fin de la fable.
Mots-clés:humour, son, rime, ressource, dynamiser, récit
Commentaire d'arrêt du 19 mai 1993 se demandant comment il est possible de concilier la notion de service public et celle du droit de la concurrence impulsé par le droit de l'UE.
Commentaire d'arrêt № 23786 |
2020 mots (
approximativement 5.1 pages ) |
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2011
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Résumé
En l'espèce la Cour rappelle que M Corbeau pratiquait une activité d'envoi et de réception de courrier sur le secteur de Liège au même titre que la Régie des Postes Belges. Or la Loi a conféré à la régie postale un droit exclusif en ce qui concerne la collecte, le transport, la distribution dans tout le pays sur toutes les correspondances. S'oppose ainsi l'activité de distribution de courrier de M Corbeau et le monopole de la régie postale belge. Le tribunal correctionnel a ainsi sursis à statuer par un jugement du 13 novembre 1991 et posé quatre questions préjudicielles à la CJCE. A ce propos nous rappellerons une des questions qui fut posée au juge de l'UE et qui résume totalement le problème sous-jacent : « Une entreprise investie d'un monopole légal et jouissant de droits exclusifs analogues à ceux décrits dans la loi belge est-elle soumise aux règles du droit européen de la concurrence en vertu de l'article 90-2 du traité CEE ? ».
I/ Le Principe de la théorie de l'équilibre financier nécessaire aux SIEG
II/ Reconnaissance par le juge de l'UE d'un droit de dérogations aux règles de la concurrence
Extrait du document
Ce pouvoir de dérogations au droit commun de la concurrence s'explique par le juge sur différents critères. Ainsi, selon un arrêt antérieur la nature du SIEG dépend en premier lieu du droit interne malgré un encadrement du droit de l'UE. Pour qu'une entreprise relève de l'objet de l'article 90-2 du Traité elle doit correspondre strictement à un SIEG et répondre aux besoins de la population. A ce propos on peut citer les services d'eau ou de transports aériens ou ferroviaires.
Mots-clés:concurrence, Europe, communautaire, jurisprudence, dérogation, loi
Dissertation de philosophie politique regroupant toutes les nuances et les interprétations que le terme "maître" suggère.
Dissertation № 16525 |
1375 mots (
approximativement 3.4 pages ) |
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2010
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Résumé
« Maitre Corbeau, sur un arbre perché, tenait en son bec un fromage. Maître Renard, par l'odeur alléché, lui tint à peu près ce langage... » Jean de La Fontaine nous expose dans Le Corbeau et le Renard la position relative qu'un maître peut prendre. Celle d'un supérieur, d'un flatteur qui va dominer, mais aussi comment celui-ci peut se faire usurper et perdre sa place de dominant. Être maître est une situation généralement inscrite dans le temps. Ce n'est pas une position innée et définitive, c'est pourquoi nous verrons qu'il existe une pluralité de maîtres qui rend la question « qu'est ce qu'un maître ? » intéressante. Un maître n'est il qu'un professeur de vie ? Ou bien est-il un supérieur restreignant ? Un maître doit-il savoir combiner force et dévotion ?
I. Un maître positif et enseignant
II. Un maître contraignant et oppressant
III. Un maître structurant, guide et aidant à la réflexion
Extrait du document
« Il a pris aujourd'hui, pour renfort de potage, maître de philosophie. » Cette phrase extraite du Bourgeois Gentilhomme de Molière illustre cette idée d'enrichissement par le don de connaissance, l'homme se nourrit auprès de son enseignant. Il en va évidement de même pour une transmission de techniques, considérés ici comme savoirs « pratiques ».
Mots-clés:éducation, guide, enseignant, légitimité, professeur, instituteur
Commentaire de la fable « Les obsèques de la Lionne », de Jean de La Fontaine se demandant comment cette fable amène le lecteur sur la voie de la réflexion et en quoi elle véhicule une critique sévère de la cour et du roi.
Commentaire de Texte № 21167 |
2265 mots (
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2010
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Résumé
Comme La Rochefoucauld dans ses Maximes ou La Bruyère dans ses Caractères, Jean de La Fontaine, moraliste du siècle classique, analyse d'une plume critique les comportements humains. Tout le monde connaît bien « La Cigale et la Fourmi », « Le Corbeau et le Renard ». Mais La Fontaine, dans « Le Loup et l'Agneau » ou dans « Les Animaux malades de la peste », s'en prend également aux institutions de son époque et au pouvoir royal. « Les obsèques de la Lionne », comme la plupart des fables, situe l'histoire dans le monde des animaux.
I- Une fiction séduisante
II- Sur la voie de la réflexion
III- Le pouvoir en accusation
Extrait du document
Le cerf apparaît à la fois comme une victime et comme l'habile vainqueur de l'histoire. Sa conduite peut se lire comme un modèle à suivre face au pouvoir absolu. Il se distingue complètement des autres animaux, prompts à plaire au lion: « Le Cerf ne pleura point » (vers 25). Il ne cherche pas à feindre, mais il se garde aussi d'exprimer du contentement à l'annonce de la mort de la lionne.
Mots-clés:conte, critique, dénonciation, dénoncer, conclusion, moralité
Dissertation qui pose la question de savoir quel est le récit le plus approprié quant à l'éducation d'un enfant: L'Emile de Rousseau ou les Fables de La Fontaine?
Dissertation № 3622 |
2275 mots (
approximativement 5.7 pages ) |
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2007
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Résumé
« La Cigale et la Fourmi », « Le Corbeau et le Renard », « Le Loup et le Chien », ... Quel meilleur exemple d'apologue que les Fables de la Fontaine ? Et pourtant si Rousseau vivait de nos jours, il en interdirait formellement l'accès à son Emile : « Emile n'apprendra jamais rien par cœur, pas même des fables, pas même celles de La Fontaine » ... Les fables sont-elles nuisibles pour les enfants ? Sont-elles réservées aux seuls adultes ? Il faut sans doute nuancer la pensée de Rousseau, en accordant que les fables ont bien des attraits pour les enfants et qu'il suffit de les manier avec discernement.
Extrait du document
Il faut concéder à Rousseau que les fables présentent souvent une vision pessimiste de la vie, qui n'a rien de merveilleux : dans ce monde le Loup a faim, le Chien est privé de sa liberté et porte les marques du collier, la Fourmi laisse mourir de faim la Cigale, le pigeon voyageur est victime de la méchanceté des hommes etc... Jean Anouilh, qui écrivit aussi des fables au XXème, nous offre, dans la fable « Le loup, la louve et les louveteaux », une image très sombre « d'un monde d'innocents [qui] se tue et se torture », un « grouillement géant de meurtres et de mal, / Sous le regard froid de la lune ». Et, quand il ne s'agit plus d'un simple tableau du monde et de la destinée, mais des rapports sociaux, les fables consacrent le plus souvent le triomphe de la duplicité, de l'hypocrisie et de la force. Chacun y est berné par les plus malins et le Renard, se charge le plus souvent du rôle du trompeur pour ainsi dire « professionnel » : par exemple, il vole son fromage au Corbeau et dans « La cour du Lion », il est le seul à se tirer d'affaires en adoptant un discours habile de Normand. Autre exemple, celui du Cerf dans « Les obsèques de la Lionne » : lui aussi, grâce à l'habileté de son discours flatteur et mensonger, il vient à bout de la colère du Lion.
Mots-clés:anathème, qualité, littéraire, morale, récit, prudence
Dissertation qui tente de definir la poésie à partir d'une anthologie de six poèmes choisis.
Dissertation № 6228 |
3050 mots (
approximativement 7.6 pages ) |
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2008
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Résumé
Une anthologie est un recueil de morceaux de poèmes choisis en prose ou en vers. Elle n'a d'intérêt que si les différents extraits ou textes choisis présentent une certaine cohérence dans les thèmes développés ou le style employé. Les poèmes choisis pour cette étude sont : Métamorphoses d'Ovide, livre III ; L'Enfer, de Dante, 1308-1321, chant VI ; Le Corbeau de Poe, 1848 ; L'Idiot de Dostoïevski, 1868 ; Aube de Rimbaud, 1891 ; Le Cri du Butor, d'Aragon, 1948.
Ce document souligne que la poésie, par l'enchantement des mots, donne forme au sens tel que le conçoit notre esprit.
Extrait du document
Alors, qu'est-ce que la poésie ? Pour répondre à cette interrogation, j'en viens d'abord à l'origine de l'inspiration poétique. Dans l'Antiquité, le rapport entre le poète et les dieux est complexe, il semble de l'ordre de la fusion mystique. Chacun des deux semble exercer un pouvoir sur l'autre : le dieu inspire une influence omnipotente sur le poète, et le poète, pour rendre grâce au dieu, chante à sa gloire. Orphée parvient même à ensorceler les dieux de l'enfer avec sa lyre. La force rythmique de la musique que l'on retrouve dans la poésie confère une sorte d'effet cathartique qui décharge les passions des dieux comme des mortels. La mélodie – « melos » signifie moyen - n'est qu'un instrument pour apaiser les tensions. Le pouvoir de la poésie devient magique, les enchantements sont formulés sous une forme poétique, la pythie s'exprime souvent par hexamètres.
Mots-clés:expression, personnage, poète, sentiment, mystique, passion