Dissertation sur la pièce de Corneille "La Place Royale", dont la situation de départ est un couple amoureux à qui tout sourit. Corneille tente de montrer comment l'amour peut faire échec à l'amour.
Dissertation № 3063 |
11150 mots (
approximativement 27.9 pages ) |
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2007
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Résumé
Dans "Le sentiment de l'amour dans l'œuvre de Corneille", Nadal affirme que, «quand il est posé, l'amour chez Corneille ne trouve sa contradiction essentielle qu'en lui-même»; c'est-à-dire que l'amour est déjà en lui-même, dans les pièces de Corneille, un nœud dramatique autonome, autosuffisant, au sens où il met en jeu le combat entre la volonté de l'amant et sa passion amoureuse.
Cette observation trouve sa radicalisation dans "La Place Royale" où il n'est pas besoin d'obstacles extérieurs (rival jaloux, parents ennemis…) pour relancer l'intrigue, car les amants y trouvent leur ennemi dans l'aimé autant qu'en eux-mêmes : les contraintes, les opposants, les obstacles qu'ils affrontent ne viennent pas de l'extérieur mais de l'intérieur, et c'est pourquoi Nadal dit à propos de la pièce que «la sédition s'y élève au cœur de l'amour».
Extrait du document
L'hypothèse que la citation développe est la suivante : l'amour se suffit à lui-même comme nœud tragique. « Le conflit amoureux n'a pas besoin d'autres incidences que les siennes pour être une source de grandeur tragique tout à fait originale et inconnue. » ajoute Nadal. Dans cette optique, toute contrainte extérieure (rival jaloux, parents ennemis…) serait une pure pétition de principe que le dramaturge place sur les chemins tous tracés de ss héros et qu'il lèverait un peu avant la fin du dernier acte. Corneille refuse cette facilité : l'entêtement d'Angélique pour s'enfermer au couvent, au dernier acte, souligne par contraste l'artificialité de la fin heureuse, de sa fonction réconciliatrice et de sa valeur de convention. L'auteur préfère chercher dans l'amour lui-même ses propres antithèses, ses propres contradictions, et dans les caractères de ses personnages les sources de leurs maux.
Mots-clés:conquête, amant, rôle, acteur, volonté, passion
Fiche de lecture de l'ouvrage « L'Illusion comique », de Corneille se demandant comment Corneille instrumentalise les mécanismes de l'illusion pour faire accéder celui qui s'y laisse prendre à une vérité que l'auteur entend faire éclater.
Fiche de lecture № 27542 |
3930 mots (
approximativement 9.8 pages ) |
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2011
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Résumé
L'illusion comique est un caprice. Corneille écrit cette pièce en 1635, sans s'attendre au succès qu'elle s'apprête à rencontrer dès sa première représentation en 1636. Sans réaliser aussi, peut-être, la portée de cette pièce, tournant de son œuvre littéraire : elle est un aboutissement, un accomplissement magistral de toute la virtuosité dramatique de son auteur. Véritable expression de ce que certains ont qualifié du « génie » de Corneille, l'Illusion comique est un tour de magie, une féerie théâtrale qui perd le spectateur pour mieux le guider, qui l'ébranle pour mieux lui apprendre, à la plus grande satisfaction de celui-ci. La structure, l'action, les mécanismes de l'intrigue sont tout à fait singulières : Pridamant est à la recherche de son fils Clindor, disparu pour fuir la sévérité paternelle. Il fait pour cela appel à un enchanteur répondant au nom d'Alcandre, fort d'une réputation solide quant à sa puissance et à l'étendue de ses pouvoirs. Introduit auprès de lui par son ami Dorante, Pridamant entre donc en contact avec le mage. Ce dernier accepte de lui venir en aide, et, dans l'inquiétante solitude de sa grotte, lui donne à voir ce que son fils est devenu. Il fait apparaître, devant les yeux étonnés du père, les pérégrinations de Clindor, jusqu'à sa péripétie amoureuse avec Isabelle, la maîtresse du « brave de profession » qui l'emploi, et sa fuite hors de Bordeaux.
I) Une structure illusionnante révolutionnaire
II) L'illusion comme révélation
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Mais plus encore, le père reconnaît enfin ce qu'est devenu un fils dont il reniait l'identité par sa sévérité. Ce sont les retrouvailles d'un père et de son fils, c'est la reconnaissance d'une identité et d'une existence en tant que sujet conscient, responsable et autonome qui se jouent ici. Pridamant finit par reconnaître la validité des choix de Clindor, non parce qu'ils les approuvent en tant que tels, mais parce qu'il reconnaît enfin à son fils la capacité d'en faire : « Clindor a trop bien fait », acte V scène VI. L'illusion joue là un rôle de révélateur de faits, mais également de conscience.
Mots-clés:ironique, comédie, rire, plaisir, gaieté, révélation, révolutionnaire, théâtrale, irréel, imagiaire
Commentaire de l'acte IV, scène 5/6 de l'"illusion comique" de Pierre Corneille, se demandant en quoi ce texte fait l'apologie du théâtre.
Commentaire Composé № 28238 |
1150 mots (
approximativement 2.9 pages ) |
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2012
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Résumé
Au début de sa carrière, Corneille (1606-1684) inscrit la grande majorité de ses pièces dans l'esthétique baroque de la première partie du 17ème. Le terme vient du grec « barroco » et signifie perle irrégulière. A cette époque le terme est péjoratif car il qualifie tout ce qui est bizarre, hors des normes. En littérature, les œuvres des écrivains baroques se caractérisent par leur fascination pour le changement, pour l'illusion comme l'a fait Corneille dans son œuvre qu'il qualifie d' « étrange monstre ».
Nous allons étudier un extrait de l'Illusion comique (publiée en 1639) de Corneille, qui se trouve à la fin de l'acte V.
1. Scène de dénouement / révélation fondée sur le procédé du théâtre dans le théâtre
2. Les arguments du magicien ( pour contrer l'opinion passéiste du père )
3. L'éloge du théâtre
Extrait du document
Alcandre, dans son talent d'orateur, doit montrer que le théâtre est reconnu par tout le monde.
On remarque la présence de noms collectifs : « un peuple tout entier ». On a la représentation de la ville et de la campagne : « Paris » ; « provinces ». Aussi, les termes opposés insistent sur l'évolution du spectacle, sur la diversité des spectateurs : « peuple » s'oppose à « grand ».
Mots-clés:magicien, artiste, préjugés, spectateurs, diversité
Commentaire de l'acte I, scène 1 de l'ouvrage "Le Menteur" de Pierre Corneille portant sur les fonctions de cette scène d'exposition et expliquant comment celle-ci annonce déjà l'intrigue.
Commentaire de Texte № 22122 |
1235 mots (
approximativement 3.1 pages ) |
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2011
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Résumé
Le texte commenté va de "Ne t'effarouche point…" à "...il aime à discourir."
En 1642, Corneille prend exemple sur une comédie espagnole (La vérité suspecte) afin d'écrire une comédie : Le Menteur, réécriture de Il bugiando de Goldoni. Corneille s'inspire du genre de la comedia très en vogue au XVIIème siècle depuis que la France est en guerre contre l'Espagne. D'autre part, ces comédies espagnoles sont le reflet d'un théâtre baroque plein d'esprit, de gaieté et de folie. Néanmoins Corneille a modifié l'action du Menteur en l'adaptant à un cadre parisien comme il le dit dans son examen : « cette pièce est en partie traduite, en partie imitée de l'espagnol ».
1. Les différents rôles de cette scène d'exposition
2. La relation maitre/valet
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Une scène d'exposition revêt toujours plusieurs rôles, et celle-ci en met en avant deux : un rôle esthétique et un rôle informatif. En lisant cette scène, nous pouvons reconnaître d'emblée le genre théâtral auquel nous avons affaire : la comédie. Plusieurs indices soulignent cette appartenance : les noms des personnages qui sont plutôt banals et qui ne renvoient en rien à une tragédie ; les registres de langue qui sont mélangés ; et un mélange de traces d'oralité, de familiarité avec une langue précieuse (« à vrai dire », « faute de mieux », « après tout »). Toutes ces indications sont nécessaires pour que le spectateur se repère dans la pièce.
Mots-clés:comédies espagnoles, rôle informatif, valet, conquête amoureuse, ton didactique
Dissertation comparée qui répond à une citation de Corneille, sur la définition de la tragédie en littérature.
Dissertation № 11954 |
3300 mots (
approximativement 8.3 pages ) |
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2009
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Résumé
Alors que Corneille distingue les sujets propres à la tragédie et à la comédie, il affirme dans son Discours de l'utilité et des parties du poème dramatique (1660) : « La dignité de la tragédie demande quelque grand intérêt d'État, ou quelque passion plus noble et plus mâle que l'amour, telles que sont l'ambition, ou la vengeance, et veut donner à craindre des malheurs plus grands, que la perte d'une maîtresse. Il est à propos d'y mêler l'amour, parce qu'il a toujours beaucoup d'agrément, et peut servir de fondement à ces intérêts, à ces autres passions dont je parle ~ mais il faut qu'il se contente du second rang dans le poème, et leur laisse le premier ».
Dans cette hiérarchisation des passions, Corneille évoque ainsi la nécessité d'un péril qui dépasse les intérêts personnels pour s'étendre au champ du politique et de l'État.
La primordialité des intérêts d'Etat va être analysée dans le Cid de Corneille, et Antigone de Rotrou. Cependant, cette primordialité est remise en question car l'amour est une passion « fondement » des autres passions. Enfin, la tragédie, et surtout les passions qui lui sont rattachées, sont avant tout dépendantes d'un public.
Extrait du document
L'esthétique galante, ne se réduit pas à un ensemble de formes données à l'art de séduire et au discours amoureux. Elle est aussi « se~ », « art des bonnes manières » et art d'écrire, c'est-à-dire à la fois éthique et esthétique, courant social et littéraire. Ses valeurs-clés sont le naturel ou la naïveté, la délicatesse, l'enjouement, la variété. C'est une esthétique fondée sur l'art de plaire et sur une sociabilité qui privilégie la présentation de soi, l'ethos, à des fins de distinction et d'intégration mondaine, voire de quête de prestige et de confirmation de son appartenance aux groupes valorisés. Or, l'esthétique galante supposait l'influence positive des dames sur la formation du goût et sur le façonnement des conduites. Les deux œuvres que nous analysons, depuis le début de cette étude, ont des critères d'appartenance à cette esthétique, surtout le Cid. A partir de cela, il est plus simple de dire qu'il n'est pas possible de définir des passions en fonction du sexe du public.
Mots-clés:dignité, passion, mâles, amour, crime, destin
Commentaire de vers 1289 à 1329 de la scène 3, acte IV de l'ouvrage « Le Cid », de Corneille se demandant en quoi cette scène montre que le personnage de Rodrigue est un héros national et que sa gloire est en marche.
Commentaire de Texte № 26725 |
1510 mots (
approximativement 3.8 pages ) |
1 source |
2011
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Résumé
L'extrait que nous avons à étudier est la scène 3 de l'acte IV ( vers 1289 à 1329) de la tragédie « Le Cid », de Corneille. Dans cette scène, le roi manifeste sa reconnaissance à Rodrigue d'avoir battu les Maures et d'avoir ainsi consolidé son pouvoir. Désormais Rodrigue mérite de s'appeler le Cid, ce qui signifie « seigneur ». Rodrigue réaffirme sa soumission au roi et celui-ci manifeste son désir d'en savoir davantage sur les circonstances de la victoire de Rodrigue. Corneille introduit un fragment d'épopée qui va permettre à Rodrigue de montrer au roi que son royaume est bien gardé. Le début du texte montre l'extraordinaire ascendant de Rodrigue sur ses compagnons. Son récit est exhaustif et passionnant et il est fait au présent de narration pour qu'on soit au milieu de la bataille.
Extrait du document
Le vers 1290 montre que, dès le départ, la victoire semble assurée. Le verbe « presser » souligne l'écrasement. La bataille a lieu à deux niveaux mais il y a une parfaite communion d'action entre les différents lieux du combat. Cette unité dans la bataille est due à Rodrigue. Mais l'emploi du « nous » montre qu'il n'est pas question de rendre plus hommage à l'un qu'à l'autre. La répétition du même verbe donne au texte son caractère épique et aussi un caractère lyrique : Rodrigue raconte un combat et construit une légende, la sienne.
Mots-clés:récit, bataille, narration, légendaire, épique, combat, victoire, hommage, courage, bravoure
Commentaire de la scène 1 de l'acte II de la pièce « Cinna », de Corneille se demandant en quoi la première tirade d'Auguste dévoile un monarque tout puissant au passé épique. (pdf)
Commentaire Composé № 27883 |
4340 mots (
approximativement 10.9 pages ) |
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2011
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Résumé
« Le ciel entre nos mains a mis le sort de Rome, Et son salut dépend de la perte d'un homme, Si l'on doit le nom d'homme à qui n'a rien d'humain, à ce Tigre altéré de tout le sang Romain. » Ces mots de Cinna prononcés au sujet d'Auguste, à la scène 3 de l'acte I, de l'ouvrage « Cinna », de Corneille, constituent un blâme très fort introduisant l'homme qui n'apparaîtra qu'au deuxième acte sous son jour le plus sombre. C'est là l'une des grandes interrogations de Cinna de Corneille : le pouvoir absolu, le monarque sacré, ces forces écrasantes sont-elles toujours néfastes ? Quelle solution leur opposer ? À la scène 1 de l'acte II, que nous allons étudier, Auguste va faire sa première apparition physique et exprimer, lors d'une longue tirade, ses doutes sur son statut.
I/ Si le monarque absolu laisse bien paraître dans ce discours à tonalité épique l'importance de son rang
II/ L'homme est confronté à une réelle remise en question qui le plonge dans une position pathétique inattendue
III/ Une décision politique
Extrait du document
Auguste ne renie pas son pouvoir et en fait, comme on l'a vu, un tableau pour le moins éblouissant. Mais l'homme montre en réalité que cette suprématie ne l'atteint pas, ne le séduit plus, il interroge son rôle et son rang avec un regard critique, et prend la figure d'un homme pathétique déçu par la vanité du pouvoir et rongé par le remords. Tout d'abord, on remarque qu'Auguste fait preuve d'une grande lucidité sur la vanité de son pouvoir, et jette un regard désillusionné sur cette grandeur qu'il a tant voulue. En effet, l'homme rejette cette « haute fortune » dès le vers 363, avec la tournure négative « N'est » l'adverbe réducteur « que » dans « N'est que de ces beautés dont l'éclat ébloui ».
Mots-clés:critique, dénonciation, puissance, roi, monarchie, lucidité, caractère, illusion, pathétique, rôle
Commentaire de la scène 2 de l'acte V du "Cid" de Corneille visant à déterminer comment le monologue permet d'exprimer le conflit entre l'amour et l'honneur. (pdf)
Commentaire de Texte № 16486 |
1465 mots (
approximativement 3.7 pages ) |
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2006
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Résumé
Le conflit de l'amour et de l'honneur domine une grande partie des pièces de Corneille, dramaturge du XVIIe siècle. Le Cid, joué pour la première fois en 1637, n'échappe pas à cette règle. Chaque héros de cette pièce est tiraillé entre passion et devoir (Rodrigue, Chimène, l'infante). Mais toujours, le personne arrive à vaincre ce dilemme; en faveur de l'honneur. Au contraire, dans cette scène (acte V, scène 2), l'infante choisit l'amour en essayant de se convaincre que son honneur ne sera pas blessé. Elle hésite quand même longuement dans un monologue passionnel où transparaît tout son amour pour Rodrigue. Corneille a écrit de nombreuses pièces, variant de la comédie à la tragédie. Mais, avec Le Cid, il hésita longtemps entre le qualifier de tragi-comédie ou de tragédie. Cette scène, qui relèverait
plutôt de la tragédie, montre le désespoir d'une infante victime du destin.
Extrait du document
Le monologue est très marqué par la passion. Une passion forte et déchirante que l'infante ne peut pas contrôler. On trouve d'ailleurs le champs lexical de la passion (« amour », « désirs », « passion ») et une métaphore de l'amour (« mes feux »). De plus, elle valorise Rodrigue et est éblouie par son amour(« ta valeur », « vaillant », « un si digne choix », « a grand nom de Cid »). On trouve une certaine constance des sentiments de l'infante.
Mots-clés:sentiment, émotion, tragédie, passion, pièce, théâtre
Commentaire composé analysant la pièce théâtrale "La Place Royale" de Corneille avec une théâtralité qui ouvre ses personnages et son intrigue à une multiplicité d'interprétations.
Commentaire Composé № 14918 |
2705 mots (
approximativement 6.8 pages ) |
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2010
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Résumé
La Place Royale est écrite par Corneille dans des années de mutations de la scène parisienne et de l'art dramatique. En effet, autour de 1630, le public devient plus raffiné ; il exige des divertissements qui lui correspondent, dans lesquels même il peut se reconnaître. Puisque la règle est de lui plaire, il impose les siennes. Sur le plan technique, les règles dramatiques arrivent des Italiens. Ce théâtre se trouve partagé entre des contraintes qu'il s'impose et le goût de ce qui « fait vrai ». Dans ce contexte, « les comédies de Corneille sont organisées selon des règles plus strictes [que celles de Molière], avec une intrigue plus agencée, plus visible, plus rigoureuse, au mépris parfois de la liberté des personnages, sinon même de la vraisemblance de leurs caractères et de leurs conduites. »
1. Admettre la validité du jugement de Patrick Dandrey
2. Nuancer le jugement de Patrick Dandrey par tous les éléments qui donnent la liberté et la vraisemblance de la pièce
3. Aller contre l'idée d'une mécanique théâtrale jugée trop écrit et dont la liberté réside dans son potentiel dramatique, bref, dans sa théâtralité
Extrait du document
Définir la notion de vraisemblance implique de la recadrer dans son historicité. Il convient de noter un trait qui peut paraître, et pour cause, paradoxal à qui n'a fait que survoler la pièce : Corneille a un vrai souci de vraisemblance quand il écrit La Place Royale. Corneille appartient à la génération de 1628 : Auvray, Du Ryer, Mareshal et lui-même s'élèvent contre des règles trop strictes, ce qui ne signifie pas que leurs pièces sont mal organisées dès lors qu'on comprend par règles des normes moins imposées de l'extérieur que consenties intérieurement par les dramaturges.
Mots-clés:vraisemblance, dramaturgie, classicisme, baroque, règles
Fiche de lecture portant sur l'œuvre théâtrale classique de Corneille, "Horace", dans laquelle Horace affronte son meilleur ami et tue sa sœur Camille.
Fiche de lecture № 22877 |
1810 mots (
approximativement 4.5 pages ) |
1 source |
2011
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Résumé
Horace est une œuvre classique, écrite en 1640. En effet, cette pièce respecte les règles de la tragédie classique (unité de temps, unité de lieu, règles de la bienséance et de la vraisemblance…). Corneille s'inscrit dans un mouvement littéraire bien défini avec Rotrou ou Tristan l'Hermite qui continueront à produire des chefs d'œuvre. Cette pièce a été représentée à l'époque à deux personnalités différentes : le roi Louis XIII et le cardinal Richelieu, la tragédie étant fortement encouragée par ce dernier. On assiste donc au renouveau de la tragédie qui était concurrencée par la tragi-comédie. Par ailleurs, Corneille a d'ailleurs écrit une dédicace au cardinal Richelieu.
1) Présentation de l'auteur
2) La situation de l'œuvre dans son époque
3) Principaux personnages et leur relation
4) Récapitulatif bref de l'intrigue
5) Problèmes posés par la pièce
6) Choix d'un passage et commentaire de ce passage
7) Critique personnelle de l'œuvre
Extrait du document
Au temps de la Royauté, au VIIe siècle avant J.C., sous le règne du roi Tulle, Albe et Rome sont en guerre. Un combat singulier doit opposer les trois frères Curiaces et les trois frères Horaces, chaque fratrie ayant sa propre patrie. Or, ces deux familles sont liées par les sentiments. Horace est plutôt satisfait de ce choix car ce qu'il cherche, c'est la gloire. Il se laisse donc emporter par l'exaltation guerrière et patriotique. Curiace, lui exprime sa révolte et sa souffrance mais participe au combat. Sabine et Camille tentent de les dissuader, en vain. Les Curiaces sont tous tués ainsi que les deux frères d'Horace. Glorieux, Horace revient triomphant mais Camille le provoque. Elle lui reproche bien entendu la mort de son amant Curiace et donc son égoïsme. Horace la transperce alors de son épée, enlevant la gloire acquise au combat.
Mots-clés:déchirement, familles, provocation, haine