Commentaire de la sixième partie de l'ouvrage "La Condition humaine"de Malraux portant sur la mort de Kyo.
Commentaire de Texte № 26626 |
2400 mots (
approximativement 6 pages ) |
1 source |
2011
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Résumé
L'extrait étudié va de la page 302 à la page 305: « Allongé sur le dos … une toute puissante convulsion.»
Ce passage est celui de la mort de Kyo. Le personnage se conduit de manière héroïque même au moment de mourir mais le passage est aussi l'occasion de se poser la question de la pérennité de la révolution.
Avec la sixième partie est décrite la fin de l'insurrection de mars 1927 à Shanghai. Nous assistons au triomphe du Kuomintang et à la défaite des révolutionnaires. Kyo est arrêté, incarcéré à la prison de droit commun et, après avoir refusé de travailler pour Tchang Kai Shek, il est envoyé au préau série A, antichambre de la mort : « dans la grande salle, ancien préaux d'école, 200 blessés communistes attendaient qu'on vînt les achever. » Ironie du sort, ces événements se déroulent au moment même où Clappique, responsable de l'arrestation de Kyo, retourne en Europe qui est pour lui comme une prison. Kyo retrouve Katow ; ils ont tous les deux leur cyanure pour éviter une mort trop horrible : être jetés vivants dans la chaudière d'une locomotive.
1. Ce passage est un monologue intérieur
2. Le passage est aussi l'occasion de s'interroger sur le présent et sur l'avenir de la révolution
3. Le texte est aussi la peinture d'un personnage exemplaire
Extrait du document
Kyo se rappelle avec nostalgie le passé, comme le montre le souvenir des disques. Il songe ensuite à May qu'il ne reverra pas et le texte précise : « La seule douleur à laquelle il fût vulnérable était sa douleur à elle ». Cette marque de faiblesse est en réalité une preuve de grandeur : Kyo songe moins à son sort qu'à celui de la femme qu'il aime. Il reconnaît la dette qu'il a à son égard, ce qui le conduit à se rappeler avec tristesse la première fois où ils se sont aimés. Il voudrait la préparer à une vie sans lui mais ne serait-ce pas cruel et peu délicat ? Tout cela montre ses scrupules, sa noblesse d'âme et il éprouve le « remords de mourir », expression prononcée avec une « ironie crispée » car c'est comme s'il commettait une faute à l'égard des bienséances.
Mots-clés:malraux, mort, Kyo, révolution, Chine