Dissertation basée sur une citation de Roger Blin et se demandant en quoi l'œuvre "Fin de Partie" de Beckett expose un cirque et que cache ce cirque.
Dissertation № 22591 |
1060 mots (
approximativement 2.7 pages ) |
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2011
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Résumé
"Fin de Partie" est avec "En Attendant Godot" l'une des œuvres les plus connues de Samuel Beckett. Pièce de théâtre écrite entre 1954 et 1956, Fin de Partie met en scène quatre protagonistes physiquement handicapés enfermés dans un lieu clos et dans un monde que l'on soupçonne abandonné. Propre à l'écriture minimaliste et puissante de Beckett, "Fin de Partie" ne possède pas d'intrigue à proprement parlé. Les dialogues se répètent, se font écho avec la sensation de tourner en rond, de sombrer dans un état de latence absurde propre à Beckett et que l'on retrouve dans toute son œuvre. Mais à cause de sa portée comique, on peut aussi déceler une note dérangeante que l'on pourrait qualifier de cirque. A ce propos, Roger Blin a déclaré : « Quatre-vingt quinze pourcent des metteurs en scène de Fin de Partie (…) tombent dans le piège du cirque. Il faut que le cirque se sente, mais en dessous. »
1-Les différents éléments qui montrent que cette pièce est un cirque
2-Les thèmes
Extrait du document
Hamm et Clov montre bien ce cirque de par leur jeu de scène. En effet, on voit toute une mise en scène de l'absurde avec le moment où Hamm demande à Clov de lui faire faire le tour de la pièce et qu'il insiste pour que le fauteuil retrouve sa place initiale bien au centre, avec le jeu de l'escabeau, avec le jeu du chien, etc…On voit tout un enchaînement de mouvement et de réplique qui font de cette pièce une sorte de cirque et de désordre comique.
Mots-clés:comique, rire, mise en scène, théâtrale, jeu, absurde, irréel, imaginaire
Commentaire d'un arrêt relatif au principe d'indépendance et d'impartialité des tribunaux.
Commentaire d'arrêt № 6932 |
1120 mots (
approximativement 2.8 pages ) |
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2007
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Résumé
Monsieur Blin, conseiller, faisait partie de la chambre d'accusation qui a rendu une confirmation de l'ordonnance de refus d'informer du juge d'instruction, le 15 février 1996.
Ce même Monsieur Blin a également fait partie de la chambre d'accusation qui a confirmé l'ordonnance de non-lieu prononcée par le magistrat instructeur pour le même affaire, le 3 décembre 1998. La partie civile a donc fait, lors de cet arrêt, une demande pour renvoyer l'affaire devant une autre chambre d'accusation.
Or, l'arrêt attaqué de la chambre d'accusation d'Aix en Provence, du 3 décembre 1998, refuse cette demande considérant qu'elle n'a pas était demandée dans la forme prévues par l'article 669 du code de procédure pénale.
Dès lors, un pourvoi en cassation a été formé par Monsieur QUERE contre la décision de la chambre d'accusation d'Aix-en-Provence, du 3 décembre 1998, considérant qu'elle est irrégulière.
I- Le principe d'indépendance et d'impartialité des tribunaux
A- Le principe
B- Application du principe d'indépendance et d'impartialité des tribunaux
II- La récusation
A- Définition
B- Formes requises pour la demande
Extrait du document
L'article 6.1 de la convention des droits de l'homme consacre les garanties d'une bonne justice, c'est-à-dire le droit à un tribunal indépendant et impartial ainsi que des exigences de nature procédurale. C'est la légitimité de la justice qui est en cause de même que celle du juge.
L'impartialité c'est le fondement d'une société démocratique.
Deux aspects sont ici à retenir. Il y a d'abord l'impartialité subjective, qui se présume jusqu'à preuve du contraire, signifie que le juge ne doit manifester ni parti pris, ni préjugé personnel.
Mots-clés:accusation, jugement, appel, sanction, récusation, dépendance
Commentaire d'un extrait (tableau 13) de l'oeuvre "Les Paravents" de Genêt qui se rapproche du dénouement et annonce le début de la guerre d'Algérie.
Commentaire Composé № 24691 |
3425 mots (
approximativement 8.6 pages ) |
1 source |
2010
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Résumé
La guerre d'Algérie éclate en 1954 et s'achève en 1962. En 1961, l'écrivain et poète Jean Genet conclut l'écriture des Paravents, une pièce de théâtre d'apparence engagée avec pour toile de fond la guerre d'Algérie. Les Paravents met en scène la confrontation entre le peuple Algérien et l'Armée française dont les militaires sont audacieusement représentés comme des figures grotesques. Dès sa première représentation en France en 1966 au théâtre de l'Odéon, la pièce provoque une bataille, la « bataille des Paravents », où le camp militaire s'insurge contre le caractère « humiliant pour l'Armée française et « antifrançais » de la pièce (ce dernier terme étant extrait du discours de Malraux de 1966 à l'Assemblée Nationale à propos des subventions accordées au théâtre de l'Odéon et au caractère outrageux ou non de la pièce). Son engagement politique anti-guerre d'Algérie supplante ici sa théâtralité. Pourtant, comme Genet l'affirme en 1964 dans un entretien avec Madeleine Gobeil, « Si ma dernière pièce, Les Paravents, n'est pas jouée en France, c'est que les Français y découvriraient ce qui ne s'y trouve pas mais qu'ils croiraient y trouver : le problème de la guerre d'Algérie. ». Et en effet, dans Jean Genet : Portrait d'un marginal exemplaire, Arnaud Malgorn analyse ainsi l'œuvre théâtrale de Genet : « Son œuvre n'est plus morale. Elle n'est pas encore politique. Genet s'attaque en esthète à l'esthétique de la scène. ». L'extrait du tableau treize se divise en deux parties caractérisées par la présence problématique sur scène de deux duos : la Mère et Pierre, ainsi que le Général et le Lieutenant. En nous focalisant exclusivement sur la dimension esthétique de la scène, nous nous interrogerons en quoi cet extrait est un « événement poétique », tel que le désigne Genet dans une lettre à Roger Blin en avril 1966.
Tout d'abord, nous aborderons le langage comme un révélateur de l'ontos des personnages. Puis, nous approfondirons l'étude de ces subjectivités en les observant sous leur angle grotesque. Enfin, montrerons la dimension rituelle de cet extrait.
Extrait du document
La relation entre Pierre et la Mère sur scène est signalée par de longues et récurrentes didascalies qui amènent le lecteur des Paravents à considérer cette scène comme un récit entrecoupé de dialogues. En considérant la trame événementielle proposée par les didascalies, le lecteur se confronte au thème de la bouffonnerie. En effet, « à mesure qu'elle parle, elle enroule des courroies toujours plus longues, plus nombreuses et plus serrées autour de Pierre » oppose la Mère à Pierre, dans un de corps-à-corps où la Mère domine le duel, duel comique entre une vieille femme et un légionnaire impuissant. Le ligotage du corps de Pierre sur scène par une femme âgée n'est pas sans rappeler le comique d'action des scènes du théâtre de Molière.
Mots-clés:caractéristiques, essence, subjectivité, décalage grotesque
Commentaire du traité de Westphalie du 24 octobre 1648 qui permet de mettre fin à la guerre de Trente ans et la guerre de Quatre-Vingts ans.
Commentaire de Texte № 24459 |
1250 mots (
approximativement 3.1 pages ) |
5 sources |
2011
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Résumé
Le 24 octobre 1648 en Westphalie, dans les villes de Münster et Osnabrück, les diplomates de presque tout le continent européen signent les traités qui mettent fin à l'un des conflits les plus longs et sanglants de l'histoire, la guerre de Trente Ans, guerre qui naît en 1618 en Bohême, ne touchant d'abord que le Saint Empire romain germanique, avant de contaminer presque toutes les grandes puissances européennes de l'époque, exceptés l'Angleterre, la Russie et l'Empire Ottoman. Cette guerre, sur fond de conflit religieux, oppose en fait les puissances impériales de la maison des Habsbourg aux nouvelles puissances montantes, telles que la France et la Suède, contestant leur hégémonie. Elle transformera profondément l'univers géopolitique européen et marque, selon Arnaud Blin, « l'acte de naissance officieux de l'Europe moderne ».
Extrait du document
La valeur fondatrice de la paix est donc l' « amitié » et non la justice. Cela annonce le retour d'une part à la tradition germanique du « Friede » et du lien entre alliés de sang, et d'autre part à la notion aristotélicienne de philia, propension d'abord politique, qui unit les personnes d'une cité et des cités entre elles. La paix n'est donc plus une notion spirituelle ou théorique mais une forme précise de lien social.
Mots-clés:paix, naissance, Paris, France, historique, Europe, conflit, pays, nation
Dissertation analysant l'œuvre "La dernière bande" de Samuel Beckett et expliquant en quoi cette pièce présente toutes les particularités engendrées par la « crise du drame ».
Dissertation № 26034 |
3030 mots (
approximativement 7.6 pages ) |
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2011
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Résumé
Il s'agit d'un théâtre extrêmement pessimiste, qui a perdu toute confiance en l'homme, nécessairement voué à l'échec. Il écrit La Dernière bande en anglais durant l'année 1958. Son projet est d'abord d'en faire une pièce radiophonique mais il décide finalement d'en faire une pièce de théâtre dans le but d'accompagner une autre œuvre, Fin de partie. La pièce remporte un franc succès et est très vite traduite en français par l'auteur lui-même. Elle est jouée au théâtre Récamier à Paris en 1960 dans une mise en scène de Roger Blin. Il s'agit d'une pièce sans intrigue qui met en scène un vieillard, Krapp, qui se confronte à plusieurs moments de son passé par le biais d'un enregistrement crée trente ans plus tôt.
1. Les personnages de Beckett présentent généralement un physique peu avantageux et Krapp n'échappe pas à cette loi
2. On peut considérer qu'il y a un deuxième personnage dans la pièce qui est la bande sonore, c'est à dire Krapp à trente-neuf ans
3. Un troisième personnage est très présent dans l'œuvre et joue le rôle d'arbitre entre les « deux Krapp » : le temps
Extrait du document
Tout au long de la pièce le temps est évoqué. Que ce soit à travers les didascalies qui marquent énormément de pauses, d'hésitations, et qui à plusieurs reprises donnent des indications temporelles (« dix secondes ») ou encore à travers la ponctuation et les nombreux points de suspension. Ses rêveries fréquentes sont également des moments de pause dans la pièce. Le fait que Krapp regarde souvent sa montre est encore un signe de l'importance du temps. Il recherche les passages qu'il veut entendre « impatiemment », comme s'il craignait de ne pas avoir suffisamment de temps. On se rend très vite compte que ce temps qui passe est en fait celui qui rapproche un homme de sa mort, qui petit à petit le consume lentement. La chanson que fredonne Krapp après avoir bu en témoigne : « En paix bientôt tout va dormir ». Krapp apparaît donc comme un personnage aigri, qui sait que la mort est proche mais qui ne peut s'empêcher de chercher à revenir en arrière.
Mots-clés:théâtre de l'absurde, antihéros, dur d'oreille, Krapp, viduité