Exposé qui pose la problématique suivante : pourquoi, l'avancée de la démocratie dans le monde et la puissance économique et militaire des pays qui la revendique ne parviennent elles pas à mettre fin à la dictature ?
4070 mots (approx. 10.2 pages), 3 sources, 2008, 8,95 €
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Résumé La dictature est un régime politique qui implique presque toujours la tyrannie car elle est dirigée par un seul homme ou quelque fois un petit groupe qui détient tous les pouvoirs (judiciaire, législatif et exécutif). La dictature s'établit et se maintient par la violence avec le soutient de l'armée (coup d'Etat ou guerre civile); c'est un régime illégitime car le peuple n'est pas sollicité. Depuis la fin du XXème siècle c'est en tout plus d'une centaines de dictature qui se sont succédées à travers le monde. Aujourd'hui la dictature est un régime largement minoritaire, même si une petite vingtaine de pays sont encore dits « dictatoriaux ».
1/Présentation de la dictature 2/Description de deux dictatures
Extrait du document En France, le régime politique est une monarchie absolue depuis l'avènement de la dynastie des Mérovingiens (481-751) par Clovis jusqu'à la proclamation de la première République en 1789. Mais même si la France est le pays des droits de l'homme, l'instauration d'une république dans un pays monarchiste vieux de 1200 ans va crées des troubles plongeant le pays dans une vaste période de crise politique qui ne s'achèvera qu'en 1875 avec la proclamation de la IIIème République. Entre ces deux dates charnières, la France aura usé une République (IIème République, 1848-1852) et subit plusieurs dictatures. Les deux empires qui se sont succédés (Napoléon Iere de 1804 à 1815 puis Napoléon III de 1852 à 1870) bien que légitimes puisque largement populaires sont cependant semblables en de nombreux points à des dictatures : le pouvoir pris par la force; le régime reposant sur la puissance militaire; l'absence de démocratie; la forte propagande (apologie de l'empire); l'irrespect des libertés (religieuses et syndicales) et des droits de l'homme (Napoléon Iere avait remis en place l'esclavage) ont donné, à l'étranger du moins, une vision fortement dictatoriale des deux empires.
Dissertation qui analyse si le comportement et la politique des dictatures latino-américaines durant la Guerre froide étaient autonomes ou bien influencés, voire totalement contrôlés par les Etats-Unis.
1565 mots (approx. 3.9 pages), 7 sources, 2008, 3,95 €
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Résumé Les années 60 et 70 ont vu l'avènement de dictatures militaires en Amérique Latine et notamment en Argentine, au Chili, au Brésil, au Pérou, en Equateur, en Bolivie, au Panama, au Guatemala, au Paraguay et en Uruguay, qui ont très violemment lutter contre le communisme. Elles ont effectivement eu recours à la torture, aux enlèvements…
Ce phénomène est à replacer dans le contexte de la Guerre Froide, où l'ordre mondial est bipolarisé, et où les 2 blocs s'affrontent sur différents territoires pour imposer leur idéologie. Depuis 1823 et la naissance de la doctrine Monroe, l'Amérique Latine est une chasse gardée des Etats-Unis.
Avec la menace du communisme, puis avec l'arrivée au pouvoir de Fidel Castro à Cuba, les rapports entre Amérique Latine et Etats-Unis s'intensifient, et plus particulièrement avec ces dictatures militaires, de par leur lutte commune, contre les révolutionnaires.
Ainsi, cette étude se demande si les dictatures latino-américaines étaient un instrument au service des Etats-Unis durant la Guerre Froide.
I. L'instauration des dictatures latino-américaines
A. La doctrine de sécurité nationale
B. Le contexte propice à l'instauration de ces dictatures
II. Le poids des Etats-Unis en Amérique Latine
A. La présence militaire et financière
B. Les intérêts des Etats-Unis en Amérique Latine
III. La contestation à l'encontre des Etats-Unis
A. Le gouvernement Veut plus d'indépendance
B. Contestation populaire
Extrait du document La doctrine de sécurité nationale vient des Etats-Unis et commence avec la doctrine Truman, doctrine selon laquelle, les Etats-Unis sont menacés dès que le communisme s'instaure dans un pays ou les peuples sont libres). De là, naît la volonté d'endiguer (idée de containment) le communisme (c'est-à-dire contenir l'expansion du communisme), par peur de l'effet dominos (un pays touché par le communisme risque de contaminer les pays frontaliers). L'objet de cette doctrine est de protéger le pays contre toutes menaces intérieures ou extérieures.
Ce document analyse le développement du totalitarisme et des dictatures, notamment en Europe occidentale, et prend comme exemple de base l'exemple de l'Italie fasciste.
1750 mots (approx. 4.4 pages), 31 sources, 2005, 4,95 €
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Résumé Ce document propose un bilan historiographique sur la question des totalitarismes au 20ème siècle et étoffe son raisonnement en prenant plusieurs exemples de dictatures tout en citant également des écrivains de référence sur cette importante question.
I- Le concept historique
II- Le point historiographique
Extrait du document Le terme de totalitarisme est apparu pour la première fois vers 1919 en Italie. Mussolini voulait régénérer l'Italie au lendemain de la guerre, grâce à la mise en place d'un Etat qui aurait possédé une souveraineté totale sur les individus et la société. Dans un régime totalitaire, la vie de l'homme dans son ensemble (travail, famille, loisirs…) doit être conditionnée par le système de valeurs idéologiques du parti au pouvoir. En revanche, la notion de dictature est plus ancienne. Elle désigne un régime autoritaire établi par un individu ou un parti unique qui contrôle la vie politique en contraignant les populations à l'accepter, mais elle ne contrôle pas toute la société, seulement les élites dirigeantes. La frontière entre les deux termes paraît ici très étroite, et si un régime totalitaire semble être toujours une dictature, celle-ci peut très bien ne pas être totalitaire. Nous pouvons considérer, comme Pierre Milza et Serge Berstein , que le totalitarisme est une « forme moderne de la dictature, celle qui se trouve la mieux adaptée au siècle des masses, au progrès des moyens d'information et de diffusion, à l'utilisation des techniques modernes de communication et de mise en condition ». En effet, la dictature assoit son autorité sur les populations sans se soucier de savoir si celles-ci sont d'accord avec les principes qu'elle entend établir et en réprimant toute forme d'opposition. Au contraire, le système totalitaire cherche à faire adhérer à ses idées toutes les populations sous son autorité, il se sert donc des moyens de communication de masse dont il dispose pour diffuser sa propagande.
Dissertation d'histoire qui cherche à expliquer la relation complexe qui a lié de 1799 à 1815, un peuple, un régime et l'homme qui l'incarnait, Napoléon.
2610 mots (approx. 6.5 pages), 5 sources, 2006, 6,95 €
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Résumé Du Consulat à l'Empire, les français ont fait l'apprentissage d'un régime politique inédit : l'Empire, mélange de dictature de salut public et de monarchie, qui n'a cessé de se renforcer tout en forgeant une œuvre législative sans précédent.
Comment les Français ont-ils perçu l'Empire ? Quelle a été leur relation avec ce nouveau régime, totalement inédit pour bon nombre de gens qui étaient nés sous l'Ancien Régime ?
I/ Une rencontre salvatrice : « La rencontre d'un homme et d'un peuple » (François Furet)
1) Du 18 Brumaire au Consulat, l'élection de Bonaparte par la Révolution Française, par le peuple français
2) Le Consulat ou « les noces » de Bonaparte et des Français
3) L'opinion des Français sur Bonaparte
II/ Une dictature d'opinion
1) Un Empire qui répond aux attentes des Français
2) Les Français réconciliés par Napoléon
3) Une philosophie bourgeoise
4) Une société hiérarchisée
III/ Le « désamour » : les Français désenchantés par l'Empire
1) Les liens entre l'armée et le régime
2) Des forces de résistance de plus en plus nombreuses
Extrait du document Lorsqu'il est en Italie, Bonaparte apparait comme l'arbitre de la politique française : les Français apprennent à le connaître par ses communiqués de victoire dans lesquels il révèle un vrai génie de la publicité. Il acquiert ainsi un véritable pouvoir sur l'opinion publique. « Il leur faut de la gloire, dit-il, les satisfactions de la vanité. Mais de la liberté ils n'y entendent rien.».
Ainsi, les passions nationales des Français sont réconciliées par la philosophie de Bonaparte, annonciatrice de l'Empire : que le gouvernement satisfasse les sentiments des Français. Ce n'est donc plus la vertu qui est au premier plan comme le voulait Robespierre, mais les intérêts. Apparaît ainsi la formule de la dictature révolutionnaire fondée sur les intérêts.
La campagne d'Egypte ne sert alors qu'à servir la gloire de Bonaparte. Revenu à Fréjus le 9 Octobre 1799, il est acclamé et devient un héros populaire pour les Français. C'est pourquoi, le 18 Brumaire a reçu d'avance la bénédiction nationale : il est le maître de ses associés, il est le peuple au milieu des notables.
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Résumé Jusqu'au milieu de l'année 1936, la France du Front populaire assiste à une véritable victoire du syndicalisme tandis que l'affaire éthiopienne et rhénane marque le début des coups de force des dictatures.
Jusqu'au début du mois d'août, la France, l'Espagne et l'URSS font face à de profondes crises tout azimut.
Puis, d'août à décembre, alors que la France se résigne au pacte de non intervention, l'Italie et l'Allemagne se rapprochent et multiplient leurs alliances tandis que la Grande-Bretagne est en partie paralysée par un problème dynastique.
I- Le début des coups de force des dictatures : de profondes crises tout azimut
II- L'acceptation du pacte d'intervention et la multiplication des alliances
Extrait du document En France, la situation sociale du mois de juin 1936 est quelque peu ambiguë.
En effet, si le Front populaire a connu, grâce notamment aux accords de Matignon du 7 juin, un certain syndicalisme de masse pendant une période relativement éphémère, rien ne semble pourtant pouvoir arrêter les grèves spontanées commencées au mois de mai.
Pour la première fois, la France connaît un mouvement généralisé des grèves avec occupation des lieux, dont l'ampleur culmine le 11 juin 1936 avec près de deux millions de grévistes.
Les grands magasins parisiens tels que les Galeries Lafayette par exemple, ferment leurs établissements et dénoncent ouvertement les faibles salaires des employés. Dès lors, le principal soucis du gouvernement mais aussi de la CGT est de reprendre en main une situation qui leur échappe, d'où la déclaration de Thorez le 11 juin 1936 : « Il faut savoir terminer une grève ».
De plus, la fragilisation du Front populaire est également dû aux crises grandissantes qui touchent l'Espagne. Au sujet de l'affaire espagnole, Léon Blum parle d'ailleurs « d'un soufflet donné à son gouvernement ».
Tags: syndicalisme, démocraties, autoritarisme, totalitarisme, Front Populaire
Dissertation sur les particularités de la décolonisation portugaise en Afrique envisagées depuis le début du XXe siècle et s'intéressant à l'ensemble de l'empire colonial portugais depuis Sao Tomé et Principe à l'Angol.
3720 mots (approx. 9.3 pages), 5 sources, 2009, 7,95 €
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Résumé Survenant après la Révolution des Œillets de 1974 (qui met un terme à la dictature fasciste de Marcelo Caetano, successeur d'Antonio de Oliveiro Salazar dont le régime de dictature militaire était en place depuis 1923), la décolonisation portugaise est tardive et reste gravée dans les mémoires comme l'une des plus chaotiques et tragiques.
A la veille du 25 avril 1974, le Portugal disposait en effet du second empire colonial le plus vaste après la Russie. Ces possessions africaines comprenaient alors les archipels du Cap Vert et de Sao Tomé dans l'Atlantique, la Guinée Bissau sur le flan occidental du continent, et l'Angola et le Mozambique dans le cône sud de l'Afrique.
1. L'empire portugais d'Afrique australe : l'un des derniers bastions du colonialisme occidental
2. L'Afrique portugaise en guerre pour des indépendances arrachées
Extrait du document La première colonie à obtenir son indépendance est comme nous l'avons vu précédemment, la Guinée Bissau, dont la souveraineté fut acquise formellement après la signature des accords d'Alger par lequel fut consacré le cessez le feu, le retrait des troupes portugaises, et l'immédiat transfert de pouvoirs à la République de Guinée Bissau, remis plus concrètement aux mains du PAIGC considéré par Lisbonne comme la seule force politique légal du nouveau pays indépendant. Non seulement cela va déboucher sur l'exécution sommaire d'une grande partie des 7000 soldats africains de l'armée portugaise, mais débouchera sur l'avènement d'un régime non démocratique. De fait, le parti révolutionnaire va s'imposer a la tête du nouvel état sans consultation populaire, écartant les éventuels groupes créés après le 25 avril 1975. Cette orientation vers un régime de parti unique, va à l'instar de l'effet domino propageant la vague des indépendances, se répéter dans les autres territoires lusophones.
Au Mozambique, le processus fut également dominé par l'hégémonie politique et militaire du FRELIMO (Front de Libération du Mozambique), mais envers lequel les réticences du JSN pour négocier débouchèrent sur une recrudescence de l'activité militaire
se caractérisant par une violence inconnue durant les dix années précédentes du conflit.
Néanmoins, dans un second temps, grâce à l'arrivée au pouvoir de la frange communiste du MFA, l'alliance entre le FRELIMO et le MFA déboucha sur la signature des accords de Lusaka en juin 1975 impulsant une transition exclusive qui margina tous les groupes et secteurs qui s'étaient opposés à l'hégémonie du FRELIMO, ce qui se révéla fatal pour le futur du pays qui vivra près de deux décennies de guerre civile. En plus de conduire a ce dramatique conflit, le manque de préparation du processus de décolonisation poussa plus de 150 000 colons vers le chemin de l'exil.
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Résumé Les siècles passés ont donné vie à différents Etats, comme par exemple l'Etat totalitaire en Allemagne sous la dictature d'Hitler. Un Etat peut être considéré comme une société politique organisée et ne peut être physique : c'est donc une abstraction.
I. Les fonctions de l'Etat : législative, exécutive et juridictionnelle
II. L'Etat-gendarme : sécurité des citoyens
III. L'Etat-providence : garantir aux citoyens un certain bien-être
Extrait du document Trois éléments sont nécessaires à la naissance de l'Etat. Tout d'abord, il faut une gestation longue et convulsive c'est-à-dire non continue dans les conflits humains, ensuite tous les Etats n'ont pas la même Histoire, ils ont donc une singularité et, enfin, la convulsion a duré des siècles. Ainsi, nous pouvons distinguer trois signes annonciateurs d'un Etat. Le premier signe est l'observation d'une certaine permanence dans l'Espace et le temps d'une communauté humaine, puis l'observation d'institutions politiques impersonnelles et relativement permanentes et, le troisième signe, est la constatation que les sentiments de loyalisme autrefois éprouvés envers la famille se sont déplacés au profit de l'Etat. Ainsi, l'Etat doit avoir une légitimité permanente et doit toujours avoir un représentant appelé dévolution du pouvoir. Ceci engendre alors quatre conséquences: l'Etat dure, la parole de l'Etat est absolue et irrévocable, il peut posséder un patrimoine ou domaine public et, pour conclure, l'Etat peut aller en justice.
Exposé sur le totalitarisme, présentant les principales caractéristiques de ce régime, en particulier à travers les écrits de la philosophe juive allemande Hannah Arendt.
1740 mots (approx. 4.4 pages), 0 sources, 2007, 4,95 €
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Résumé Le totalitarisme qualifie les systèmes politiques dans lesquels l'État a absorbé la société civile et ceux où l'idéologie de l'État est transfigurée en dogme imposé aux intellectuels et aux universités.
L'État, relayé par le parti unique, exerce en ce sens un contrôle total sur la société, la culture, les sciences, la morale jusqu'aux individus mêmes, auxquels il n'est reconnu aucune liberté propre d'expression ou de conscience.
L'expression totalitaire vient du fait qu'il ne s'agit pas seulement de contrôler l'activité des hommes, comme le ferait une dictature classique, mais aussi leurs pensées en leur imposant l'adhésion à une idéologie. À la contrainte physique s'ajoute celle du dogme.
I. Caractéristiques d'un État totalitaire
1) Définition selon Hannah Arendt
2) Autres usages du terme
3) Extension du concept
II. Citations
Extrait du document L'identité sociale des individus laisse place au sentiment d'appartenance à une masse informe, sans valeur aux yeux du pouvoir, ni même à ses propres yeux. La dévotion au chef et à la nation devient le seul moyen d'exister d'une existence qui déborde au-delà de la forme individuelle pour un résultat allant du fanatisme psychotique à la neurasthénie. Hannah Arendt cite ainsi un rapport russe indiquant qu'au début du stalinisme, quatre soldats étaient nécessaires pour s'assurer un prisonnier alors qu'à la fin, un seul soldat pouvait mener vingt prisonniers vers la mort. La domination totale est donc réalisée : les « ennemis objectifs » font leur autocritique pendant leurs procès, et admettent la sentence. Les agents du NKVD russe arrêtés avaient ainsi un raisonnement du type "si le Parti m'a arrêté et désire de moi une confession, c'est qu'il a de bonnes raisons de le faire". Arendt remarque en outre qu'aucun agent arrêté n'a jamais tenté de dévoiler un quelconque secret d'état, et est toujours resté fidèle au pouvoir en place, même lorsque sa mort était assurée.
Tags:dictature, extrêmisme, antisémitisme, fanatisme, stalinisme, nazi
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Résumé De toute évidence le terme « totalitarisme » désigne les trois dictatures dans leur ensemble (Allemagne, Italie, URSS) du fait de certains points qui semblent communs.
S'il est vrai que le nazisme, le fascisme et le stalinisme obéissent tous trois à un sens commun du totalitarisme (un parti unique, un monopole des moyens de communication pour embrigader la société et un contrôle total de l'économie), il n'en demeure pas moins que ces régimes se distinguent les uns des autres de par leurs caractéristiques spécifiques.
Cependant, certaines différences, notamment sur le plan moral et dans les intentions affichées, laisse à penser qu'il pourrait exister trois versions du totalitarisme, chaque pays ayant des spécificités propres. Dès lors, plusieurs angles de comparaison sont donc possibles, ce qui suscite d'ailleurs toujours de vifs débats entre les historiens.
Certains, comme Christian Delacampagne, affirmant par exemple que toute tentative de comparaison entre les trois systèmes n'est qu'une «aberration intellectuelle de plus».
I- Nazisme, fascisme et stalinisme symbolisent le totalitarisme dans son ensemble puisque chacun de ces trois régimes réunit une part significative des caractéristiques du totalitarisme
A- Un chef, un Etat, un parti unique
B- Les points communs dans les moyens utilisés
C- Les points communs : la situation des trois régimes dans le contexte du totalitarisme
II- Une possible comparaison de ces trois régimes : des singularités dans le nazisme, le fascisme et le stalinisme qui mettent en valeur plusieurs versions du totalitarisme
A- La mise en place d'un Etat totalitaire : des différences dans les discours, les objectifs visés et les intentions affichées
B- Des différences sur le plan moral
Extrait du document Bien que le nazisme, le fascisme et le stalinisme réunissent tous trois des caractéristiques communes du totalitarisme, une comparaison semble toutefois possible entre ces trois régimes : il existe en effet des singularités dans chacun de ces pays qui mettent en valeur plusieurs versions du totalitarisme. Tout d'abord, dans le principe de la mise en place d'un Etat totalitaire, il y a bel et bien des différences dans les discours, les objectifs visés et les intentions affichées. Grâce à l'ouverture des archives de l'ex-URSS, qui ont notamment permis de comprendre les racines du stalinisme (dans la période de Lénine et Trotski), le mode de fonctionnement du gouvernement stalinien, la terreur et le système des camps, les historiens ont pu confronter nazisme et stalinisme même si les conclusions qu'ils en tirent donnent encore lieu à de nombreux débats. Entre le nazisme et le stalinisme par exemple, Ian Kershaw explique dans Retour sur le totalitarisme, le nazisme et le stalinisme dans une perspective comparative qu'il existe une différence qui tient à la nature de l'autorité des deux régimes. Ainsi, il insiste sur le charisme d'Hitler à mi-chemin entre les intentionnalistes (le nazisme se résume à Hitler) et les fonctionnalistes (le nazisme est conforme au discours sur le darwinisme social) : il affirme qu'on ne peut penser le nazisme sans le Führer. A l'inverse il souligne que le communisme aurait peut-être pu se dispenser de Staline qui ne semblait pas avoir de charisme particulier.
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Résumé Le passage de la dictature à la démocratie s'est réalisé en Espagne grâce à l'action de nouveaux acteurs politiques, notamment le roi Juan Carlos Ier dont l'action a été cruciale, ainsi que l'Union du Centre démocratique.
Mais un point peut-être plus important est la volonté de toutes les forces politiques de s'unir, malgré des divergences de fond profondes, dans la consolidation de la démocratie, à la fois par un consensus économico-social et un consensus politique, les deux étant indissociables.
Les pactes de la Moncloa et l'élaboration de la Constitution sont deux manifestations de ce consensus caractéristique de la transition démocratique espagnole.
Après l'adoption de la Constitution, l'Espagne semble avoir achevé sa transition, étant dotée d'institutions nouvelles démocratiques.
1. Le rôle des acteurs politiques au tout début de cette transition en 1975
2. Le caractère consensuel de cette «transition exemplaire» qui passe par un consensus à la fois économique, social, et institutionnel, gage d'établissement d'un Etat démocratique stable
Extrait du document Adolfo Suarez, pour rester au pouvoir, a besoin de gagner les premières élections libres. Il a donc besoin d'un parti qui puisse occuper l'espace politique entre les nostalgiques du franquisme et la gauche.
Pris par le temps, Adolfo Suarez forme une simple union électorale de quinze partis nationaux ou régionaux, regroupés sous le nom d'Union du Centre Démocratique (UDC). L'UCD, lorsqu'elle gagne les élections libres du 15 juin 1977 n'est pas encore un parti.
Au fur à mesure de la transition, ce union va se révéler être le parti de la nouvelle société espagnole. En effet, s'il n'a pas une idéologie clairement défini, a une approche pragmatique des solutions qui amèneront l'Espagne à l'âge moderne. Cette approche, qui est de la réforme, s'oppose de fait à l'immobilisme et à la rupture. L'UCD est le « parti des libertés et le symbole légitime et logique de la voie espagnole vers la démocratie » (Joseph Melia). C'est aussi le seul parti ayant un poids important sans avoir de racines enfouies dans la guerre civile. La nouvelle société que l'UCD incarne est donc une société de classes moyennes, qui croient en l'obtention de la liberté et au progrès par des réformes.
L'action gouvernementale de l'UCD occupe une place importante dans la transition démocratique. Sa politique institutionnelle, notamment constitue un de ses succès. L'UDC approuve en 1977 le statut de pré-autonomie de la Galicie, de l'Aragon, des Canaries, du Pays valencien, de l'Andalousie, des Baléares, de l'Extramadoures, de la Castille-Leon, des Asturies ainsi que de la Murcie. Ces statuts de pré-autonomie constituent des réponses aux revendications autonomistes, exacerbées par de longues périodes de centralisme, notamment les quarante années de franquisme. La politique extérieur de l'UCD constitue également une étape dans la transition démocratique, permettant de rapprocher la nouvelle Espagne fraîchement démocratique au reste de l'Europe. L'UDC est en effet très favorable à l'entrée de l'Espagne dans le Marché Commun comme le montre la création d'un Ministère pour les relations avec l'Europe. Une adhésion à la CEE permettrait de consolider la nouvelle démocratie espagnole. A partir de juillet 1977, les Neuf du Marché commun ayant répondu affirmativement à la demande d'adhésion de l'Espagne, une commission de négociation est mise en place.