Exposé qui pose la problématique suivante : pourquoi, l'avancée de la démocratie dans le monde et la puissance économique et militaire des pays qui la revendique ne parviennent elles pas à mettre fin à la dictature ?
Exposé № 13157 |
4070 mots (
approximativement 10.2 pages ) |
3 sources |
2008
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Résumé
La dictature est un régime politique qui implique presque toujours la tyrannie car elle est dirigée par un seul homme ou quelque fois un petit groupe qui détient tous les pouvoirs (judiciaire, législatif et exécutif). La dictature s'établit et se maintient par la violence avec le soutient de l'armée (coup d'Etat ou guerre civile); c'est un régime illégitime car le peuple n'est pas sollicité. Depuis la fin du XXème siècle c'est en tout plus d'une centaines de dictature qui se sont succédées à travers le monde. Aujourd'hui la dictature est un régime largement minoritaire, même si une petite vingtaine de pays sont encore dits « dictatoriaux ».
1/Présentation de la dictature
2/Description de deux dictatures
Extrait du document
En France, le régime politique est une monarchie absolue depuis l'avènement de la dynastie des Mérovingiens (481-751) par Clovis jusqu'à la proclamation de la première République en 1789. Mais même si la France est le pays des droits de l'homme, l'instauration d'une république dans un pays monarchiste vieux de 1200 ans va crées des troubles plongeant le pays dans une vaste période de crise politique qui ne s'achèvera qu'en 1875 avec la proclamation de la IIIème République. Entre ces deux dates charnières, la France aura usé une République (IIème République, 1848-1852) et subit plusieurs dictatures. Les deux empires qui se sont succédés (Napoléon Iere de 1804 à 1815 puis Napoléon III de 1852 à 1870) bien que légitimes puisque largement populaires sont cependant semblables en de nombreux points à des dictatures : le pouvoir pris par la force; le régime reposant sur la puissance militaire; l'absence de démocratie; la forte propagande (apologie de l'empire); l'irrespect des libertés (religieuses et syndicales) et des droits de l'homme (Napoléon Iere avait remis en place l'esclavage) ont donné, à l'étranger du moins, une vision fortement dictatoriale des deux empires.
Mots-clés:crise sociale, instabilité politique, régime
Commentaire de deux articles : « La dictature militaire argentine », de Zanatta et « La politique sous la dictature argentine », de Canelo traitant tous deux de la dernière dictature militaire en Argentine, et couvrant la même période : de 1976 à 1983.
Commentaire de Texte № 23932 |
3710 mots (
approximativement 9.3 pages ) |
4 sources |
2010
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Résumé
Les deux articles traités dans ce document sont issus de la revue Vingtième Siècle datée du premier trimestre 2010. Ce numéro spécial s'intéresse aux régimes militaires au pouvoir sur la période 1960-1980 au Brésil et dans les quatre pays du Cône Sud latino-américain. Il est construit en trois parties. La première, intitulée Un glacis du monde occidental porte sur l'influence de la Guerre Froide dans la naissance des dictatures militaires. La deuxième partie se consacre au fait même de la prise de pouvoir par les militaires (Les militaires et le pouvoir, les militaires au pouvoir). Enfin, la troisième partie s'intéresse au rôle des différentes sphères de la société civile, oscillant entre adhésion et résistance (Les sociétés civiles face aux régimes militaires).Les deux articles choisis sont tirés respectivement de la deuxième et de la troisième partie. Il s'agit d'une part de l'article intitulé « La politique sous la dictature argentine : Le Processus de réorganisation nationale ou la tentative inachevée de refonte de la société », écrit par Canelo et d'autre part de l'article « La dictature militaire argentine, Une interprétation à la lumière du mythe de la “ nation catholique”. », écrit par Zanatta.
I) Repères chronologiques
II) Les éléments de légitimation du régime, ou le « syndrome de l'unanimité »
Extrait du document
Selon Loris Zanatta, l'un des éléments caractéristiques de la nation argentine est le « syndrome de l'unanimité ». Un syndrome que l'auteur définit ainsi : « une véritable obsession, traversant les idéologies et les différentes cultures politiques, et visant la défense ou la construction de « l'unité spirituelle » de la nation ». Des termes tels que «argentinidad » (argentinité) par exemple sont évocateurs de cette unité d'essence de la nation qui est recherchée. Pour l'auteur, l'importance particulière de ce syndrome et sa récurrence dans l'histoire argentine découle du sentiment de cassure de la nation, fruit des bouleversements occasionnés par les importants flux migratoires qui ont touché le pays.
Mots-clés:absolutisme, autocratie, autoritarisme, bonapartisme, totalitarisme
Travail de recherche se demandant comment sont représentées et illustrées les violences de la dictature dans le cinéma argentin, avec quels objectifs et quelles évolutions.
Travail de Recherche № 24486 |
3925 mots (
approximativement 9.8 pages ) |
25 sources |
2011
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Résumé
Un lien unit le cinéma et l'Histoire, non seulement d'un point de vue sémantique, le cinéma « raconte » des histoires, mais également en termes de narration de faits réels passés, représentation de cette Histoire. Cette relation est ambivalente en cela que le film peut être utilisé comme support de connaissance et de mémoire de l'Histoire (par le documentaire, le film historique), parce que l'objectif « capte » les images à moment T ; mais le film peut également être une représentation de cette Histoire, c'est-à-dire une réappropriation de l'héritage historique. C'est cette relation du présent vers le passé qui va ici nous intéresser et notamment la manière dont le cinéma argentin se réapproprie son histoire récente, l'histoire de la dictature. Le retour à la démocratie a laissé place, dans le champ culturel, à un vide à occuper, et surtout à explorer. Le cinéma argentin a fait office de médiateur, de support pour la quête de la vérité historique, des faits cachés, de la réalité de la dictature récemment vécue. Cela dit, le film n'est pas une simple narration comme le langage, mais il n'est pas non plus une suite de clichés figés, comme la photographie. Le « langage cinématographique » entrelace un récit et un support visuel, l'image, exploitables pour la transmission d'un message. Je m'appuierai principalement sur une filmographie assez complète mais développerai principalement : El tiempo de la revancha (Adolfo Aristaraín, 1981), La noche de los lápices, (Héctor Olivera, 1986), et Garage Olimpo (Marco Bechis, 1999).
Nous verrons dans une première partie comment l'image peut-être utilisée dans le cinéma, en tant que support de message explicite et implicite, pour le traitement de la violence d'État sous la dictature. La représentation des violences (physique et symbolique) s'inscrit en effet dans une logique de réminiscence, de dévoilement et de dénonciation, par la filmographie argentine, du passé proche.
Extrait du document
Le film est ponctué de plans aériens de la ville de Buenos Aires, ainsi que des plans au début et en clôture du Rio de La Plata. Comment expliquer ce choix artistique ? Laurence Mullaly interprète ces plans comme autant de liens au sein de la géographie urbaine. « Le ciel, la surface et le souterrain constituent les trois axes spatiaux autour desquels se développe le récit » . Ce sont les agents de la terreur qui font le lien entre ces différents mondes.
Mots-clés:réminiscence, souvenir, choquant, sang, angoisse, dénonciation, acte
Fiche de lecture sur le chapitre premier de l'ouvrage d'Eugenio Tironi, "Pinochet : la dictature néo-libérale" dans lequel Tironi dresse le bilan de la société chilienne avant la dictature de Pinochet.
Fiche de lecture № 23106 |
5030 mots (
approximativement 12.6 pages ) |
1 source |
2010
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Résumé
Dans cette partie, Eugenio Tironi dresse avec beaucoup de précision le bilan de la société chilienne avant la dictature de Pinochet. L'auteur pose tout de suite l'axe principal de son propos: les origines sociales de la dictature. Il se concentre ainsi sur les tendances intrinsèques à la société chilienne et fait fi des explications extérieures ou extra sociales telles: l'appui des Etats-Unis ou la possible personnalité charismatique de Pinochet. Il est en effet pertinent de se demander en quoi la situation de la société chilienne a permis aux Forces Armées de mettre un terme au système démocratique en vigueur ? En d'autres termes, alors que le Chili apparaissait comme l'un des pays latino-américains dont le processus de transition démocratique était sur la meilleure voie, comment le régime de Pinochet a-t-il pu s'imposer et dans quelles conditions ?
1) Profil de la société chilienne avant 1973
2) La crise de 1973 : l'analyse de Tironi
3) Une demande autoritaire émanant de la société chilienne
4) Critique
Extrait du document
Le second processus de participation sociale fut l'intégration par la participation citoyenne: syndicats, organisation associative et extension de l'électorat. Le taux de syndicalisation a d'abord augmenté entre 1930 et 1965, mais surtout de 1965 à 1970 où, notamment, les paysans se syndicalisèrent en parallèle à la Réforme Agraire. On passe ainsi de 2000 syndiqués en 1965 à 150000 en 1970. Il faut néanmoins admettre que si cette augmentation fut importante et que le syndicat a constitué un moyen d'intégration, le taux de syndicalisation reste faible à l'échelle de la population totale: 12% en 1953 et 23% en 1970. Ce qu'on appelle l'organisation communautaire de base communautaire désigne la vie associative et communautaire. Il faut constater que celle-ci s'est intensifiée entre 1965 et 1970 par effet d'une stimulation de l'État. Ainsi on dénombre plus de 22000 nouvelles associations dans cette période.
Mots-clés:autoritarisme, modèles, organisation, moyens de communication
Fiche de lecture de l'ouvrage "Les origines sociales de la dictature et de la démocratie" Barrington Moore portant sur l'évolution historique des Etats modernes.
Fiche de lecture № 27587 |
1785 mots (
approximativement 4.5 pages ) |
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2011
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Résumé
Au centre et à l'origine de cette publication datée de 1966, on retrouve le questionnement suivant : Quelles circonstances historiques encouragent ou freinent la naissance des sociétés modernes ? On devine ici de Moore qu'il appartient aux sciences politiques comparatives. Le politiste qu'il est regarde le spectre des Etats modernes, de la Chine aux Etats-Unis en passant par l'Allemagne. Et il se demande quelles peuvent êtres les forces historiques sous-jacentes qui peuvent expliquer des modernisations aussi contrastées entre la fin du XVIIIème siècle et la première moitié du XXème siècle.
1. Résumé
2. Les chemins de Moore vers la modernité
3. Critique de la théorie
Extrait du document
Les atouts de la théorie de Barrington Moore sur l'évolution historique des Etats sont nombreux. C'est tout d'abord l'ambition du projet de Moore qui frappe. Il se livre à une analyse plus ou moins minutieuse d'un grand nombre de pays, puis entreprend un travail de science politique comparative. Finalement, on obtient un spectre d'analyse cohérent qui permet d'aborder un sujet aussi vaste que la modernisation politique. Plutôt que de se contenter de décrire des évènements politiques momentanés, Moore donne du sens aux évolutions politiques depuis le XVIIème siècle.
Mots-clés:aristocratie, paysannerie, généralisation, instabilité, nazisme
Dissertation se demandant en quoi le stalinisme est un régime totalitaire.
Dissertation № 21584 |
1635 mots (
approximativement 4.1 pages ) |
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2010
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Résumé
En 1917 a lieu la Révolution d'octobre au nom du prolétariat en Russie et le Parti bolchevique arrive au pouvoir suite au coup d'État menée par Lénine, chef du parti. A ce moment, Staline se fait discret et ne joue aucun rôle de premier plan. Durant la guerre civile, il se fait remarquer en tant que commissaire bolchevique par son absence de sentiment lorsqu'il prend des mesures radicales et ordonne des exécutions en nombre. Par la suite, il gravit silencieusement les échelons jusqu'au 3 avril 1922, date à laquelle il devient Secrétaire général du parti. A la mort de Lénine en janvier 1924, il s'impose rapidement par des coups bien menées et malicieux comme le chef suprême de l'URSS.
1-La dictature politique
2-Le dirigisme économique de l'État
3-L'embrigadement de la société
Extrait du document
Enfin, sous le régime stalinien, la Russie et ses habitants vivent dans un climat de crainte constante. Cette terreur générale commence avec un décret qui exige la suppression de toutes les garantis de droits et rend les sentences de mort sans appel. S'en suivent les Grandes Purges où sont utilisées à grande échelle les déportations, les emprisonnements et les exécutions.
Mots-clés:déportation, URSS, pouvoir, racisme, fasciste, nazi, emprisonnement
Dissertation qui analyse si le comportement et la politique des dictatures latino-américaines durant la Guerre froide étaient autonomes ou bien influencés, voire totalement contrôlés par les Etats-Unis.
Dissertation № 9151 |
1565 mots (
approximativement 3.9 pages ) |
7 sources |
2008
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Résumé
Les années 60 et 70 ont vu l'avènement de dictatures militaires en Amérique Latine et notamment en Argentine, au Chili, au Brésil, au Pérou, en Equateur, en Bolivie, au Panama, au Guatemala, au Paraguay et en Uruguay, qui ont très violemment lutter contre le communisme. Elles ont effectivement eu recours à la torture, aux enlèvements…
Ce phénomène est à replacer dans le contexte de la Guerre Froide, où l'ordre mondial est bipolarisé, et où les 2 blocs s'affrontent sur différents territoires pour imposer leur idéologie. Depuis 1823 et la naissance de la doctrine Monroe, l'Amérique Latine est une chasse gardée des Etats-Unis.
Avec la menace du communisme, puis avec l'arrivée au pouvoir de Fidel Castro à Cuba, les rapports entre Amérique Latine et Etats-Unis s'intensifient, et plus particulièrement avec ces dictatures militaires, de par leur lutte commune, contre les révolutionnaires.
Ainsi, cette étude se demande si les dictatures latino-américaines étaient un instrument au service des Etats-Unis durant la Guerre Froide.
I. L'instauration des dictatures latino-américaines
A. La doctrine de sécurité nationale
B. Le contexte propice à l'instauration de ces dictatures
II. Le poids des Etats-Unis en Amérique Latine
A. La présence militaire et financière
B. Les intérêts des Etats-Unis en Amérique Latine
III. La contestation à l'encontre des Etats-Unis
A. Le gouvernement Veut plus d'indépendance
B. Contestation populaire
Extrait du document
La doctrine de sécurité nationale vient des Etats-Unis et commence avec la doctrine Truman, doctrine selon laquelle, les Etats-Unis sont menacés dès que le communisme s'instaure dans un pays ou les peuples sont libres). De là, naît la volonté d'endiguer (idée de containment) le communisme (c'est-à-dire contenir l'expansion du communisme), par peur de l'effet dominos (un pays touché par le communisme risque de contaminer les pays frontaliers). L'objet de cette doctrine est de protéger le pays contre toutes menaces intérieures ou extérieures.
Mots-clés:endiguer, communisme, pacte, traité, révolution, armée
Ce document analyse le développement du totalitarisme et des dictatures, notamment en Europe occidentale, et prend comme exemple de base l'exemple de l'Italie fasciste.
Travail de Recherche № 292 |
1750 mots (
approximativement 4.4 pages ) |
31 sources |
2005
$ 5.95
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Résumé
Ce document propose un bilan historiographique sur la question des totalitarismes au 20ème siècle et étoffe son raisonnement en prenant plusieurs exemples de dictatures tout en citant également des écrivains de référence sur cette importante question.
I- Le concept historique
II- Le point historiographique
Extrait du document
Le terme de totalitarisme est apparu pour la première fois vers 1919 en Italie. Mussolini voulait régénérer l'Italie au lendemain de la guerre, grâce à la mise en place d'un Etat qui aurait possédé une souveraineté totale sur les individus et la société. Dans un régime totalitaire, la vie de l'homme dans son ensemble (travail, famille, loisirs…) doit être conditionnée par le système de valeurs idéologiques du parti au pouvoir. En revanche, la notion de dictature est plus ancienne. Elle désigne un régime autoritaire établi par un individu ou un parti unique qui contrôle la vie politique en contraignant les populations à l'accepter, mais elle ne contrôle pas toute la société, seulement les élites dirigeantes. La frontière entre les deux termes paraît ici très étroite, et si un régime totalitaire semble être toujours une dictature, celle-ci peut très bien ne pas être totalitaire. Nous pouvons considérer, comme Pierre Milza et Serge Berstein , que le totalitarisme est une « forme moderne de la dictature, celle qui se trouve la mieux adaptée au siècle des masses, au progrès des moyens d'information et de diffusion, à l'utilisation des techniques modernes de communication et de mise en condition ». En effet, la dictature assoit son autorité sur les populations sans se soucier de savoir si celles-ci sont d'accord avec les principes qu'elle entend établir et en réprimant toute forme d'opposition. Au contraire, le système totalitaire cherche à faire adhérer à ses idées toutes les populations sous son autorité, il se sert donc des moyens de communication de masse dont il dispose pour diffuser sa propagande.
Mots-clés:Hannah Arendt, Hitler, Mussolini, nazisme, stalinisme
Dissertation qui décrit comment l'Espagne est passée de la dictature à la démocratie dans les années 70.
Dissertation № 5000 |
2380 mots (
approximativement 6 pages ) |
5 sources |
2007
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Résumé
Le passage de la dictature à la démocratie s'est réalisé en Espagne grâce à l'action de nouveaux acteurs politiques, notamment le roi Juan Carlos Ier dont l'action a été cruciale, ainsi que l'Union du Centre démocratique.
Mais un point peut-être plus important est la volonté de toutes les forces politiques de s'unir, malgré des divergences de fond profondes, dans la consolidation de la démocratie, à la fois par un consensus économico-social et un consensus politique, les deux étant indissociables.
Les pactes de la Moncloa et l'élaboration de la Constitution sont deux manifestations de ce consensus caractéristique de la transition démocratique espagnole.
Après l'adoption de la Constitution, l'Espagne semble avoir achevé sa transition, étant dotée d'institutions nouvelles démocratiques.
1. Le rôle des acteurs politiques au tout début de cette transition en 1975
2. Le caractère consensuel de cette «transition exemplaire» qui passe par un consensus à la fois économique, social, et institutionnel, gage d'établissement d'un Etat démocratique stable
Extrait du document
Adolfo Suarez, pour rester au pouvoir, a besoin de gagner les premières élections libres. Il a donc besoin d'un parti qui puisse occuper l'espace politique entre les nostalgiques du franquisme et la gauche.
Pris par le temps, Adolfo Suarez forme une simple union électorale de quinze partis nationaux ou régionaux, regroupés sous le nom d'Union du Centre Démocratique (UDC). L'UCD, lorsqu'elle gagne les élections libres du 15 juin 1977 n'est pas encore un parti.
Au fur à mesure de la transition, ce union va se révéler être le parti de la nouvelle société espagnole. En effet, s'il n'a pas une idéologie clairement défini, a une approche pragmatique des solutions qui amèneront l'Espagne à l'âge moderne. Cette approche, qui est de la réforme, s'oppose de fait à l'immobilisme et à la rupture. L'UCD est le « parti des libertés et le symbole légitime et logique de la voie espagnole vers la démocratie » (Joseph Melia). C'est aussi le seul parti ayant un poids important sans avoir de racines enfouies dans la guerre civile. La nouvelle société que l'UCD incarne est donc une société de classes moyennes, qui croient en l'obtention de la liberté et au progrès par des réformes.
L'action gouvernementale de l'UCD occupe une place importante dans la transition démocratique. Sa politique institutionnelle, notamment constitue un de ses succès. L'UDC approuve en 1977 le statut de pré-autonomie de la Galicie, de l'Aragon, des Canaries, du Pays valencien, de l'Andalousie, des Baléares, de l'Extramadoures, de la Castille-Leon, des Asturies ainsi que de la Murcie. Ces statuts de pré-autonomie constituent des réponses aux revendications autonomistes, exacerbées par de longues périodes de centralisme, notamment les quarante années de franquisme. La politique extérieur de l'UCD constitue également une étape dans la transition démocratique, permettant de rapprocher la nouvelle Espagne fraîchement démocratique au reste de l'Europe. L'UDC est en effet très favorable à l'entrée de l'Espagne dans le Marché Commun comme le montre la création d'un Ministère pour les relations avec l'Europe. Une adhésion à la CEE permettrait de consolider la nouvelle démocratie espagnole. A partir de juillet 1977, les Neuf du Marché commun ayant répondu affirmativement à la demande d'adhésion de l'Espagne, une commission de négociation est mise en place.
Mots-clés:changement, régime, élection, allocation, investissement, chômage
Exposé linéaire permettant de comprendre pourquoi et comment les dictatures se sont installées en Méditerranée entre 1919 et 1945.
Exposé № 16372 |
2350 mots (
approximativement 5.9 pages ) |
0 sources |
2010
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Résumé
La fin de la guerre marque la victoire des Alliés sur l'Entente, et donc du relatif succès de la démocratie. L'année 1919 marque aussi la fin de l'Empire ottoman. Le monde méditerranéen est donc bouleversé et les États sont donc dans un état d'indétermination et d'attente ce qui favorise la mise en place de processus de construction politique original. C'est le cas des régimes autoritaires qui durant la période 1919-1945 semble trouver un contexte favorable à leur installation et à leur essor en Méditerranée. Cela s'explique à la fois par le rejet de la démocratie, et à la volonté d'unité nationale.
Extrait du document
Les dictatures en place bénéficient la plupart du temps de l'acceptation des populations, ou du moins elle est favorisée par une répression forte. Aussi, depuis 1934, la prise de conscience du danger allemand s'est fortement accentuée. Il s'agit alors de savoir quel chemin va suivre les régimes autoritaires. En 1936, l'annonce par Mussolini d'une alliance entre Rome et Berlin est le premier signe d'un rapprochement qui aboutit en 1940 à l'entrée en guerre de l'Italie aux côtés de l'Allemagne.
Mots-clés:peuple, gouvernement, État, monocratie, république, totalitarisme