Dissertation portant une réflexion sur l'œuvre "Jacques le Fataliste" de Diderot, à partir d'une citation de J.L. Leutrat extraite de son ouvrage intitulé "Diderot".
Dissertation № 17981 |
1555 mots (
approximativement 3.9 pages ) |
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2010
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Résumé
« Le Philosophe se donne pour mission d'inquiéter : il perturbe le confort moral et s'ébroue joyeusement parmi les idées reçues avec l'intention évidente de troubler les esprits. Voilà qui s'accorde bien avec le récit dans lequel le narrateur se plaît à brouiller les pistes pour la grande confusion du lecteur » J. L. Leutrat, Diderot, 1967.
"Jacques le Fataliste" de Diderot est-elle une œuvre philosophique ?
Diderot, philosophe des Lumières, a écrit Jacques le Fataliste qui sera publié en 1796. Le titre introduit d'entrée de jeu la notion de Fatalisme qui constitue un système philosophique. Un auteur philosophe, un titre philosophique… Tout porte à croire qu'il s'agit là d'une œuvre philosophique. Le récit dont Leutrat dut qu'il est « brouillé par le narrateur » et la force de persuasion déployée par Diderot semblent confirmer cette hypothèse.
1. Jacques le Fataliste et son maître peut être d'un objectif autre que philosophique, tout d'abord grâce à la diversité des registres, puis grâce à la critique du genre romanesque énoncée ici par Diderot
2. Les éléments qui permettent d'apparenter ce récit à une œuvre philosophique
Extrait du document
On retrouve bien le décalage entre la réalité décrite et le commentaire qui en est en fait propre à l'humour. Directement liée à cet humour, l'ironie se retrouve régulièrement à l'intérieur du récit. C'est le cas, par exemple, lorsque le maître reprend les célèbres paroles de Jules César pour dire à Jacques : « tu es venu, tu as vu et tu as vaincu ».
On retrouve également fréquemment le registre comique. Lorsque Jacques et son maître prennent Nicolle pour une petite fille qui disputerait l'hôtesse et qu'il s'agit en réalité d'un chien, il s'agit d'un quiproquo destiné à amuser le lecteur. Mais il ne s'agit là que d'un exemple, Jacques le Fataliste renfermant diverses et multiples formes du comique.
Mots-clés:registres, humour, scènes crues, larmoyant, entremetteur
Dissertation qui s'intéresse à l'image de Diderot illusionniste et magicien au Salon de 1767 à travers une citation de Georges Daniel.
Dissertation № 19948 |
1355 mots (
approximativement 3.4 pages ) |
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2010
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Résumé
Dans le Salon de 1767, Diderot semble tisser une correspondance entre lui-même (ses impressions sur le Salon du Louvre) et les aristocrates à qui il s'adresse, donnant le sentiment que, par le style, il entretient une conversation mondaine tout en structurant une pensée critique relative à l'art. Ce sont peut-être ces deux aspects entremêlant unité du propos et fragmentation, mettant en jeu le style, qui amène Georges Daniel à affirmer cette citation. Ce critique offre donc une lecture originale de l'écriture de Diderot. En effet, rapportée à l'étude du Salon de 1767, cette critique semble faire la synthèse apparemment impossible entre le style protéiforme et ce qui relève de la critique d'art. Ainsi loin d'être assurée par la critique d'art, l'unité du texte de Diderot ne s'affirmerait-elle pas à travers la présence de l'auteur non par la lettre mais par l'esprit ?
Il s'agit de voir tout d'abord que le style fragmente l'œuvre et s'oppose à la cohérence qu'une présence physique de Diderot donne au texte. Puis il s'agira de rendre compte de cette ambiguïté en montrant que si l'œuvre est complète et achevée c'est que Diderot y fédère sa vision de l'art : l'esprit de l'art exprimé par l'auteur et par le style rend sa cohérence à l'œuvre.
Extrait du document
Ainsi l'on retrouve dans le Salon un passage traitant du fameux « conte polisson » s'inscrivant dans un style coloré du libertinage, un autre passage lors de la promenade Vernet où l'auteur affirme qu'il « allait visiter les plus beaux sites du monde » adoptant un style soutenant le registre merveilleux, ou encore un autre passage traitant de la question économique de l'art lorsqu'il affirme : « ah ! la maudite race que celle des amateurs » et qu'il en vient à traiter dans un style argumentatif relatif à la plaidoirie le problème du marché de l'art. Au sujet de la multiplicité des formes que peut prendre le texte de Diderot, Frantz et Lavezzi parlent de « laboratoire théorique » comme si Diderot cherchait perpétuellement le style adéquat.
Mots-clés:accomplissement, solution, questionnement, production
Commentaire composé portant sur le passage où le critique d'art Diderot parle du peintre Loutherbourg dans son oeuvre "Salons de 1763" qui regroupe les critiques de Diderot de "la Correspondance Littéraire" au sujet du Salon de 1763.
Commentaire Composé № 13629 |
2790 mots (
approximativement 7 pages ) |
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2010
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Résumé
Le jeune peintre Loutherbourg, élève de Casanove, prend pour modèle Berghem, le paysagiste hollandais. Il suit une tradition du paysage qui vient du Nord selon Diderot. Elle se caractérise par un traitement en profondeur de la couleur dont Diderot a expliqué la « magie » à propos de Chardin dans le Salon de 1763. Dans cet article du même Salon Diderot rend un verdict enthousiaste du tableau Un Paysage avec figures et animaux de Loutherbourg, tout en utilisant une méthode ludique. (...)
On montrera d'abord en quoi cet extrait (qui va de la page 224 à la page 226, de «Voyez à gauche ... » à « ... ne me déplaît pas »), est un éloge du peintre qui reproduit une nature vraie, puis comment Diderot plaide pour un art pictural de l'effet et enfin comment l'écrivain nous fait ressentir cet effet dans sa critique.
Extrait du document
Diderot fait l'éloge de la représentation de la nature dans ce tableau. Pour lui elle est au plus proche de la vérité. Il utilise des termes intensifs pour la décrire : « la chose qui a fixé cent fois votre admiration dans la nature ». L'engouement de Diderot pour cette nature rendue aussi parfaite et vraisemblable est renforcé par l'usage de polysyndètes et d'hyperbates : « et lumières et couleurs et objets ! », « et dans un temps plus éloigné, nous nous rappellerons encore cet endroit enchanté, et l'heure délicieuse que nous y aurons passée. »
Mots-clés:Salons de 1763, art, peintre, philosophe, artiste, éloge, paysage, écrivain
Commentaire d'un texte extrait de "Lettre à Landois" de Diderot traitant de l'importance particulière de la liberté pour cet auteur.
Commentaire de Texte № 23161 |
1695 mots (
approximativement 4.2 pages ) |
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2011
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Résumé
Le texte traité est disponible dans le document. Il commence par "Regardez-y de près, et vous verrez que le mot liberté est un mot vide de sens ..." et se termine par:"...qui n'irrite non plus contre le méchant que contre un ouragan qui nous remplit les yeux de poussière."
L'on voit souvent la notion de liberté comme une idée forte, chère aux philosophes des Lumières, et basée sur le fait que chaque Homme dispose de son libre-arbitre dans toute son entièreté. En cela, le texte étudie, de Diderot, grand philosophe des Lumières et principal auteur de l'Encyclopédie, peut sembler paradoxal, car il nous affirme que « Le mot liberté est un mot vide de sens » (l. 1). Comment comprendre cette affirmation, sous la plume de quelqu'un qui fut lui-même un grand défenseur de la liberté.
1. En quoi Diderot défend cette conception de la liberté
2. En quoi Diderot tire de cette conception de la liberté une catégorisation des Hommes
3. En quoi il prend ses distances avec cela
4. Les différentes sous-thèses défendues par Diderot
Extrait du document
Diderot nous apprend que l'Homme est modelable, certes par la chaîne des événements, mais aussi par d'autre Hommes ! Ainsi, la nécessité de pointer la malfaisance pour qu'elle ne naisse dans d'autre Hommes est mise en évidence : (l.22) « […] il faut détruire le malfaisant sur une place publique ». Ensuite, il effectue un parallèle à la destruction du malfaisant, en parlant de la nécessité d'une éducation au bien et au mal de la communauté : Pour attiser l'inclination « bienfaisante » de l'Homme, il est nécessaire de lui expliquer la nécessité de cette bienfaisance, et donc de lui inculquer.
Mots-clés:organisation, éducation, commisération, malfaisants, libre-arbitre absolu
Commentaire composé sur la "Lettre XXVIII à Voltaire" de Denis Diderot extrait de sa "Correspondance générale" expliquant comment Diderot montre que "L'Encyclopédie" est le combat de toute sa vie tout en énonçant quelques options philosophiques.
Commentaire Composé № 23330 |
1615 mots (
approximativement 4 pages ) |
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2011
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Résumé
La "lettre XXVIII à Voltaire" de Denis Diderot est extraite de "Correspondance générale", Garnier, 1875-77 (pp. 463-465).
Cette lettre qui, au premier abord paraît simple, montre la dévotion de Diderot pour son grand projet et cache une rhétorique sans égale ainsi qu'une réflexion philosophique.
On remarque les marques de l'épistolarité :
La date, l'expéditeur : Diderot, qui cite son nom à la ligne 9 et 24 ; le destinataire qui est cité dans la lettre également à la ligne 24, est Voltaire, et la formule d'appel, l.1, au début du 2ème paragraphe, 37. On peut également citer les marques de l'énonciation. Les pronoms personnels : je et vous, qui sont les deux premiers de la lettre, que l'on retrouve tout au long. Ainsi, que le présent de l'indicatif à valeur d'énonciation.
1. Une lettre
2. L'Encyclopédie, le combat de toute une vie
3. Une réflexion philosophique
Extrait du document
Diderot se sent une obligation morale envers les 4000 souscripteurs (l.18-19 : « est-il honnête de tromper l'espérance de quatre mille souscripteurs, et n'avons-nous aucun engagement avec les libraires ? »). Tout cela se double d'un enjeu financier puisque l'Encyclopédie a enrichit ses éditeurs, mais également les auteurs en premier lieu. A la ligne 32, il dit donc qu'il y a « trop d'intérêt au succès de leur ouvrages ». De plus, Diderot et d'Alembert ont investit des fortunes dans ce projet : »mon ami d'Alembert aura jeté par la fenêtre une quarantaine de mille francs, sur lesquels je comptais et qui aurait été toute ma fortune » (l35-36).
Mots-clés:épistolarité, maître, collaborateurs, encyclopédistes, digression philosophique
Dissertation se demandant en quoi l'œuvre "Jacques le Fataliste et son maître" de Diderot confirme l'idée de l'auteur Pierre Lepape, ce dernier énonçant que Diderot à écrit son œuvre "pour ses tiroirs".
Dissertation № 17354 |
1630 mots (
approximativement 4.1 pages ) |
2 sources |
2008
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Résumé
Denis Diderot entreprend la rédaction de Jacques le Fataliste et son maître en 1765. Mais il refuse de publier les œuvres qu'il considère comme les plus dangereuses, dont celle-ci. Dans une biographie de l'auteur de Pierre Lepape, publiée en 1992, il est avancé que Diderot écrit alors « pour ses tiroirs ». Cette expression affirme que l'écriture de cette œuvre ne serait pas destinée premièrement à la publication, mais plutôt destinée à une lecture personnelle ou du moins à un lectorat réduit, dû par ailleurs au poids potentiel de la censure.
I/ La forme générale du récit qui se révèle originale ainsi que les différents composants de l'écriture de Denis Diderot dans cette œuvre II/ Une étude de ce point de vue
Extrait du document
La structure même du roman semble indiquer une œuvre qui ne serait pas destinée à la publication, du moins, qui ne serait pas destinée à une publication prochaine. Nous pouvons souligner tout d'abord un style d'écriture très libre chez Denis Diderot dans Jacques le Fataliste et son maître, déjà à travers un langage qui n'est pas soutenu, préférant un vocabulaire plutôt simple.
Mots-clés:condamnation, dénonciation, critique, réflexion, publication, roman
Exposé qui traite des points communs et différences entre le nouveau roman et la démarche de Diderot.
Exposé № 9030 |
4665 mots (
approximativement 11.7 pages ) |
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2006
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Résumé
Si la critique du roman dans "Jacques le Fataliste" est constante, cela aboutit moins à un antiroman qu'à une réflexion esthétique pour un renouvellement du genre romanesque. C'est en ce sens qu'il a souvent été comparé à la démarche des nouveaux romanciers qui, dans les années 50, déconstruisent le roman traditionnel, à savoir le roman balzacien. En s'opposant au roman de son temps, Diderot fait effectivement preuve d'une grande modernité dans son Jacques.
I. La modernité de Diderot par rapport au roman du XVIIIe
A. Le roman au XVIII
B. Diderot et le roman
II. Le nouveau roman : des similitudes avec la démarche de Diderot
A. Le labyrinthe du sens
B. La déconstruction
C. Le Nouveau Réalisme
D. L'aventure de l'auteur et du lecteur
E. La mort du personnage
III. Sous des démarches similaires, des objectifs différents
Extrait du document
Le XVIII est celui du roman dit « classique », par opposition au roman baroque. Il se caractérise par le principe de vraissemblance : intrigue complexe, multiplicité et complexité des personnages, récits linéaires, chronologiques, évenements quotidiens. Toutefois, le genre romanesque est également déconsidéré à cette époque, autant par les dévots, jansénistes et jésuites qui l'accusent de détourner de la méditation que par les philosophes qui le trouvent trop superficiel, peu sérieux, au mieux digne des femmes. C'est pourquoi les auteurs ne se revendiquent jamais romanciers, leurs œuvres sont des lettres, des mémoires, des traductions, des histoires, des voyages, et eux sont de simples éditeurs.
Dans ce contexte, on assiste donc à la fois à un vif interêt pour le roman chez les contemporains de Diderot, car pour citer Pierre Malandain «le romanesque a toujours mauvaise presse et bon public» mais également à une dissolution du genre qui prend peu à peu de nouvelles formes que l'on retrouve dans JLF.
Mots-clés:narrateur, vigilance, participation, lecteur, innovation, confusion
Commentaire du deuxième dialogue de l'œuvre « Le Rêve de D'Alembert », de Diderot se demandant comment penser l'unité de l'être, puisque le dualisme est inconcevable.
Commentaire de Texte № 16775 |
950 mots (
approximativement 2.4 pages ) |
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2010
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Résumé
"Le rêve d'Alembert" est une suite philosophique de 3 dialogues, rédigé par Diderot en 1769. Dans cette suite, nous retrouvons : Entretien entre d'Alembert et Diderot, Le Rêve de d'Alembert et Suite de l'entretien entre d'Alembert et Diderot. Nous nous intéressons ici au deuxième dialogue nommé 'Le Rêve de d'Alembert'. Ce rêve est en fait le rêve de la suite de la conversation entre Diderot et lui-même : D'Alembert repense à ce qui a été dit pendant son entretien, et se représente un interlocuteur fictif qui pourrait lui poser des questions. La forme du rêve permet de suivre le déroulement de la pensée de D'Alembert, de voir ses difficultés et leur éclaircissement.
Extrait du document
Cette idée de continuité lui permet d'expliquer l'unité : au lieu de penser un agrégat discontinu de la fibre animale, partir élémentaire dans l'organisme animale, il pense la continuité de cette fibre. La rencontre des diverses molécules formant l'organisme aurait crée de la continuité, ainsi, le corps n'est pas un amas de fibres, mais l'unité formée par des fibres.
Mots-clés:Science, matière, âme, corps, animal, sensibilité, génération
Commentaire composé qui présente la position de Diderot face à la hiérarchie de l'Ancien Régime grâce à la relation établit entre Jacques et son maître.
Commentaire Composé № 3099 |
1200 mots (
approximativement 3 pages ) |
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2008
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Résumé
Le couple maître-valet est une figure récurrente du genre théâtrale, Molière évidemment l'a beaucoup utilisé, mais aussi Beaumarchais, la commedia dell'arte, et plus avant le théâtre antique.
On ne peut douter que Diderot se soit largement inspiré de ses prédécesseurs et ait repris consciemment la figure du maître et du valet pour exprimer ses théories politiques.
I. Relativité : la répartition du pouvoir et la position des deux individus n'est pas telles qu'on pourrait le croire. En effet, nous avons affaire à une relation plutôt complexe et paradoxale
a. Les positions sont relatives
b. La répartition du pouvoir est relative
c. Les deux personnages sont en fait inséparables
d. Mais ils ne sont pas amis, pas égaux
II. Un parcours dans la relation entre les deux personnages à l'image de la théorie politique de Diderot
a. Parcours de Jacques et son maître
b. Parcours de la théorie de Diderot
c. Le système politique idéal chez Diderot
Extrait du document
Si, comme on peut s'en douter, le maître commande à Jacques et ce parfois de façon despotique, le valet domine largement son maître sur le plan pratique :
- On le voit dans le titre du roman par exemple, où le nom de Jacques est placé avant son maître qui lui parait subordonné car il est « sien » et non l'inverse, jamais Jacques n'est « son » valet.
On le voit tout au long du roman dans lequel le maître de Jacques ne porte pas de nom.
- Le maître porte la bourse et en fait largement usage, mais il ne sait comment réagir face aux brigands ou encore, il se laisse voler son cheval par inattention.
- Sur le plan intellectuel c'est également Jacques qui domine son maître, il dispose d'une certaine culture et apparaît comme le détenteur de la vérité philosophique, même si son même si son maître le discute. On peut d'ailleurs lire page 59 le portrait peu flatteur qu'en fait le narrateur : « Si […] vous prenez le parti de faire compagnie à son maître, vous serez poli, mais très ennuyé; vous ne connaissez pas encore cet espèce là. Il a peu d'idées dans la tête; s'il lui arrive de dire quelque chose de sensé, c'est de réminiscence ou d'inspiration. Il a des yeux comme vous et moi ; mais on ne sait la plupart du temps s'il regarde. Il ne dort pas, il ne veille pas non plus; il se laisse exister : c'est sa fonction habituelle ».
Mots-clés:commander, dominer, amitié, dispute, égalité
Dissertation qui analyse en quoi le rapport nature/société dans "Jacques le Fataliste et son maître" de Diderot, révèle les réflexions philosophiques profondes de son auteur.
Dissertation № 4279 |
1405 mots (
approximativement 3.5 pages ) |
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2008
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Résumé
Diderot, précurseur de son temps, a bouleversé les caractéristiques du genre romanesque au XVIIIème, qu'il raille en se réclamant de la vérité. Il exprime ses idées personnelles et ses réflexions philosophiques sur les grands sujets de son époque qui touchent principalement à la religion, à la morale et à la société.
Le rapport nature-société dans l'œuvre révèle en fait la réflexion de Diderot sur la liberté humaine, problème que l'auteur entend étudier.
La réflexion philosophique, leitmotiv de Diderot dans "Jacques le fataliste", touche en effet au thème de la liberté, et par ce fait au déterminisme/fatalismedéterminisme/fatalisme, pensée philosophique incarnée par le personnage de Jacques.
1. La nature peut conditionner le déterminisme/fatalisme dans la société
2. Dans la démonstration, la nature est bien souvent perdue de vue, tant par l'action des personnages de cette société que par l'action de l'auteur lui-même
Extrait du document
L'opposition liberté/fatalisme est une réflexion philosophique au cœur de l'œuvre de "Jacques le fataliste". En leitmotiv, c'est la pensée du capitaine de Jacques qui est évoquée sans cesse, le fameux «c'était écrit là-haut».
Se mêle à mi-chemin la notion de hasard, savoir si le hasard est du destin, de la fatalité. Ainsi, lorsque la pluie contraint Jacques et son maître à rester deux nuits à l'auberge du Grand Cerf, c'est bien la nature, au sens premier du terme, qui provoque le destin et donc la fatalité des rencontres entre des personnages de toutes catégories de la société, ce qui provoque le récit.
C'est le ciel «qui veut que [le maître] ait la satisfaction d'en entendre la fin», parce qu' «on ne sait jamais ce que le ciel veut ou ne veut pas, et il n'en sait peut-être rien lui même. Mon pauvre capitaine qui n'est plus, me l'a répété cent fois».
Les intempéries sont-elles un hasard, ou bien une fatalité qui a obligé jacques et son maître a arrêter leur voyage pour connaître les histoires du père Hudson et du marquis de Arcis, et ce faisant contraint à se faire rencontrer les différents milieux sociaux (aubergistes, aristocrates, mendiants ou encore ordre religieux).
Mots-clés:intempéries, occurence, condition, destin, artifice, masque