Dissertation portant une réflexion sur l'œuvre "Jacques le Fataliste" de Diderot, à partir d'une citation de J.L. Leutrat extraite de son ouvrage intitulé "Diderot".
1555 mots (approx. 3.9 pages), 0 sources, 2010, 3,95 €
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Résumé « Le Philosophe se donne pour mission d'inquiéter : il perturbe le confort moral et s'ébroue joyeusement parmi les idées reçues avec l'intention évidente de troubler les esprits. Voilà qui s'accorde bien avec le récit dans lequel le narrateur se plaît à brouiller les pistes pour la grande confusion du lecteur » J. L. Leutrat, Diderot, 1967.
"Jacques le Fataliste" de Diderot est-elle une œuvre philosophique ?
Diderot, philosophe des Lumières, a écrit Jacques le Fataliste qui sera publié en 1796. Le titre introduit d'entrée de jeu la notion de Fatalisme qui constitue un système philosophique. Un auteur philosophe, un titre philosophique… Tout porte à croire qu'il s'agit là d'une œuvre philosophique. Le récit dont Leutrat dut qu'il est « brouillé par le narrateur » et la force de persuasion déployée par Diderot semblent confirmer cette hypothèse.
1. Jacques le Fataliste et son maître peut être d'un objectif autre que philosophique, tout d'abord grâce à la diversité des registres, puis grâce à la critique du genre romanesque énoncée ici par Diderot 2. Les éléments qui permettent d'apparenter ce récit à une œuvre philosophique
Extrait du document On retrouve bien le décalage entre la réalité décrite et le commentaire qui en est en fait propre à l'humour. Directement liée à cet humour, l'ironie se retrouve régulièrement à l'intérieur du récit. C'est le cas, par exemple, lorsque le maître reprend les célèbres paroles de Jules César pour dire à Jacques : « tu es venu, tu as vu et tu as vaincu ».
On retrouve également fréquemment le registre comique. Lorsque Jacques et son maître prennent Nicolle pour une petite fille qui disputerait l'hôtesse et qu'il s'agit en réalité d'un chien, il s'agit d'un quiproquo destiné à amuser le lecteur. Mais il ne s'agit là que d'un exemple, Jacques le Fataliste renfermant diverses et multiples formes du comique.
Commentaire composé portant sur le passage où le critique d'art Diderot parle du peintre Loutherbourg dans son oeuvre "Salons de 1763" qui regroupe les critiques de Diderot de "la Correspondance Littéraire" au sujet du Salon de 1763.
2790 mots (approx. 7 pages), 0 sources, 2010, 6,95 €
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Résumé Le jeune peintre Loutherbourg, élève de Casanove, prend pour modèle Berghem, le paysagiste hollandais. Il suit une tradition du paysage qui vient du Nord selon Diderot. Elle se caractérise par un traitement en profondeur de la couleur dont Diderot a expliqué la « magie » à propos de Chardin dans le Salon de 1763. Dans cet article du même Salon Diderot rend un verdict enthousiaste du tableau Un Paysage avec figures et animaux de Loutherbourg, tout en utilisant une méthode ludique. (...)
On montrera d'abord en quoi cet extrait (qui va de la page 224 à la page 226, de «Voyez à gauche ... » à « ... ne me déplaît pas »), est un éloge du peintre qui reproduit une nature vraie, puis comment Diderot plaide pour un art pictural de l'effet et enfin comment l'écrivain nous fait ressentir cet effet dans sa critique.
Extrait du document Diderot fait l'éloge de la représentation de la nature dans ce tableau. Pour lui elle est au plus proche de la vérité. Il utilise des termes intensifs pour la décrire : « la chose qui a fixé cent fois votre admiration dans la nature ». L'engouement de Diderot pour cette nature rendue aussi parfaite et vraisemblable est renforcé par l'usage de polysyndètes et d'hyperbates : « et lumières et couleurs et objets ! », « et dans un temps plus éloigné, nous nous rappellerons encore cet endroit enchanté, et l'heure délicieuse que nous y aurons passée. »
Commentaire composé qui présente la position de Diderot face à la hiérarchie de l'Ancien Régime grâce à la relation établit entre Jacques et son maître.
1200 mots (approx. 3 pages), 0 sources, 2008, 3,95 €
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Résumé Le couple maître-valet est une figure récurrente du genre théâtrale, Molière évidemment l'a beaucoup utilisé, mais aussi Beaumarchais, la commedia dell'arte, et plus avant le théâtre antique.
On ne peut douter que Diderot se soit largement inspiré de ses prédécesseurs et ait repris consciemment la figure du maître et du valet pour exprimer ses théories politiques.
I. Relativité : la répartition du pouvoir et la position des deux individus n'est pas telles qu'on pourrait le croire. En effet, nous avons affaire à une relation plutôt complexe et paradoxale
a. Les positions sont relatives
b. La répartition du pouvoir est relative
c. Les deux personnages sont en fait inséparables
d. Mais ils ne sont pas amis, pas égaux
II. Un parcours dans la relation entre les deux personnages à l'image de la théorie politique de Diderot a. Parcours de Jacques et son maître
b. Parcours de la théorie de Diderot c. Le système politique idéal chez Diderot
Extrait du document Si, comme on peut s'en douter, le maître commande à Jacques et ce parfois de façon despotique, le valet domine largement son maître sur le plan pratique :
- On le voit dans le titre du roman par exemple, où le nom de Jacques est placé avant son maître qui lui parait subordonné car il est « sien » et non l'inverse, jamais Jacques n'est « son » valet.
On le voit tout au long du roman dans lequel le maître de Jacques ne porte pas de nom.
- Le maître porte la bourse et en fait largement usage, mais il ne sait comment réagir face aux brigands ou encore, il se laisse voler son cheval par inattention.
- Sur le plan intellectuel c'est également Jacques qui domine son maître, il dispose d'une certaine culture et apparaît comme le détenteur de la vérité philosophique, même si son même si son maître le discute. On peut d'ailleurs lire page 59 le portrait peu flatteur qu'en fait le narrateur : « Si […] vous prenez le parti de faire compagnie à son maître, vous serez poli, mais très ennuyé; vous ne connaissez pas encore cet espèce là. Il a peu d'idées dans la tête; s'il lui arrive de dire quelque chose de sensé, c'est de réminiscence ou d'inspiration. Il a des yeux comme vous et moi ; mais on ne sait la plupart du temps s'il regarde. Il ne dort pas, il ne veille pas non plus; il se laisse exister : c'est sa fonction habituelle ».
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Résumé Si la critique du roman dans "Jacques le Fataliste" est constante, cela aboutit moins à un antiroman qu'à une réflexion esthétique pour un renouvellement du genre romanesque. C'est en ce sens qu'il a souvent été comparé à la démarche des nouveaux romanciers qui, dans les années 50, déconstruisent le roman traditionnel, à savoir le roman balzacien. En s'opposant au roman de son temps, Diderot fait effectivement preuve d'une grande modernité dans son Jacques.
I. La modernité de Diderot par rapport au roman du XVIIIe
A. Le roman au XVIII
B. Diderot et le roman
II. Le nouveau roman : des similitudes avec la démarche de Diderot A. Le labyrinthe du sens
B. La déconstruction
C. Le Nouveau Réalisme
D. L'aventure de l'auteur et du lecteur
E. La mort du personnage
III. Sous des démarches similaires, des objectifs différents
Extrait du document Le XVIII est celui du roman dit « classique », par opposition au roman baroque. Il se caractérise par le principe de vraissemblance : intrigue complexe, multiplicité et complexité des personnages, récits linéaires, chronologiques, évenements quotidiens. Toutefois, le genre romanesque est également déconsidéré à cette époque, autant par les dévots, jansénistes et jésuites qui l'accusent de détourner de la méditation que par les philosophes qui le trouvent trop superficiel, peu sérieux, au mieux digne des femmes. C'est pourquoi les auteurs ne se revendiquent jamais romanciers, leurs œuvres sont des lettres, des mémoires, des traductions, des histoires, des voyages, et eux sont de simples éditeurs.
Dans ce contexte, on assiste donc à la fois à un vif interêt pour le roman chez les contemporains de Diderot, car pour citer Pierre Malandain «le romanesque a toujours mauvaise presse et bon public» mais également à une dissolution du genre qui prend peu à peu de nouvelles formes que l'on retrouve dans JLF.
Commentaire du deuxième dialogue de l'œuvre « Le Rêve de D'Alembert », de Diderot se demandant comment penser l'unité de l'être, puisque le dualisme est inconcevable.
950 mots (approx. 2.4 pages), 0 sources, 2010, 3,95 €
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Résumé "Le rêve d'Alembert" est une suite philosophique de 3 dialogues, rédigé par Diderot en 1769. Dans cette suite, nous retrouvons : Entretien entre d'Alembert et Diderot, Le Rêve de d'Alembert et Suite de l'entretien entre d'Alembert et Diderot. Nous nous intéressons ici au deuxième dialogue nommé 'Le Rêve de d'Alembert'. Ce rêve est en fait le rêve de la suite de la conversation entre Diderot et lui-même : D'Alembert repense à ce qui a été dit pendant son entretien, et se représente un interlocuteur fictif qui pourrait lui poser des questions. La forme du rêve permet de suivre le déroulement de la pensée de D'Alembert, de voir ses difficultés et leur éclaircissement.
Extrait du document Cette idée de continuité lui permet d'expliquer l'unité : au lieu de penser un agrégat discontinu de la fibre animale, partir élémentaire dans l'organisme animale, il pense la continuité de cette fibre. La rencontre des diverses molécules formant l'organisme aurait crée de la continuité, ainsi, le corps n'est pas un amas de fibres, mais l'unité formée par des fibres.
Dissertation se demandant en quoi l'œuvre "Jacques le Fataliste et son maître" de Diderot confirme l'idée de l'auteur Pierre Lepape, ce dernier énonçant que Diderot à écrit son œuvre "pour ses tiroirs".
1630 mots (approx. 4.1 pages), 2 sources, 2008, 4,95 €
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Résumé Denis Diderot entreprend la rédaction de Jacques le Fataliste et son maître en 1765. Mais il refuse de publier les œuvres qu'il considère comme les plus dangereuses, dont celle-ci. Dans une biographie de l'auteur de Pierre Lepape, publiée en 1992, il est avancé que Diderot écrit alors « pour ses tiroirs ». Cette expression affirme que l'écriture de cette œuvre ne serait pas destinée premièrement à la publication, mais plutôt destinée à une lecture personnelle ou du moins à un lectorat réduit, dû par ailleurs au poids potentiel de la censure.
I/ La forme générale du récit qui se révèle originale ainsi que les différents composants de l'écriture de Denis Diderot dans cette œuvre II/ Une étude de ce point de vue
Extrait du document La structure même du roman semble indiquer une œuvre qui ne serait pas destinée à la publication, du moins, qui ne serait pas destinée à une publication prochaine. Nous pouvons souligner tout d'abord un style d'écriture très libre chez Denis Diderot dans Jacques le Fataliste et son maître, déjà à travers un langage qui n'est pas soutenu, préférant un vocabulaire plutôt simple.
Tags: condamnation, dénonciation, critique, réflexion, publication, roman
Dissertation qui analyse en quoi le rapport nature/société dans "Jacques le Fataliste et son maître" de Diderot, révèle les réflexions philosophiques profondes de son auteur.
1405 mots (approx. 3.5 pages), 0 sources, 2008, 3,95 €
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Résumé Diderot, précurseur de son temps, a bouleversé les caractéristiques du genre romanesque au XVIIIème, qu'il raille en se réclamant de la vérité. Il exprime ses idées personnelles et ses réflexions philosophiques sur les grands sujets de son époque qui touchent principalement à la religion, à la morale et à la société.
Le rapport nature-société dans l'œuvre révèle en fait la réflexion de Diderot sur la liberté humaine, problème que l'auteur entend étudier.
La réflexion philosophique, leitmotiv de Diderot dans "Jacques le fataliste", touche en effet au thème de la liberté, et par ce fait au déterminisme/fatalisme, pensée philosophique incarnée par le personnage de Jacques.
1. La nature peut conditionner le déterminisme/fatalisme dans la société
2. Dans la démonstration, la nature est bien souvent perdue de vue, tant par l'action des personnages de cette société que par l'action de l'auteur lui-même
Extrait du document L'opposition liberté/fatalisme est une réflexion philosophique au cœur de l'œuvre de "Jacques le fataliste". En leitmotiv, c'est la pensée du capitaine de Jacques qui est évoquée sans cesse, le fameux «c'était écrit là-haut».
Se mêle à mi-chemin la notion de hasard, savoir si le hasard est du destin, de la fatalité. Ainsi, lorsque la pluie contraint Jacques et son maître à rester deux nuits à l'auberge du Grand Cerf, c'est bien la nature, au sens premier du terme, qui provoque le destin et donc la fatalité des rencontres entre des personnages de toutes catégories de la société, ce qui provoque le récit.
C'est le ciel «qui veut que [le maître] ait la satisfaction d'en entendre la fin», parce qu' «on ne sait jamais ce que le ciel veut ou ne veut pas, et il n'en sait peut-être rien lui même. Mon pauvre capitaine qui n'est plus, me l'a répété cent fois».
Les intempéries sont-elles un hasard, ou bien une fatalité qui a obligé jacques et son maître a arrêter leur voyage pour connaître les histoires du père Hudson et du marquis de Arcis, et ce faisant contraint à se faire rencontrer les différents milieux sociaux (aubergistes, aristocrates, mendiants ou encore ordre religieux).
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Résumé Projet né de la traduction d'un dictionnaire anglais, l'Encyclopédie est une oeuvre monumentale élaborée par Diderot et d'Alembert dès 1747, et composée de 17 volumes de texte et de 10 volumes de planches. Sous-titrée « Dictionnaire raisonné des arts, des sciences, et des métiers », son objectif n'est pas seulement de récapituler l'ensemble des connaissances acquises au 18ème siècle, mais elle se donne aussi pour but de critiquer et de dénoncer les institutions du royaume.
Cet article peut être divisé en 4 parties : tout d'abord, Diderot expose le concept d'autorité politique et les deux formes qu'elle peut prendre (l.1 à 8). Ensuite, l'auteur analyse la première forme d'autorité, qui est la violence (l.9 à 13). Dans le troisième paragraphe, Diderot analyse une variante de la première forme d'autorité (l.14 à 17), puis aborde dans le dernier paragraphe une deuxième forme d'autorité acquise par le consentement (l.18 à 40).
Extrait du document Dès le premier paragraphe, Diderot énonce une idée fondamentalement nouvelle : en lien avec les idées des Lumières, Diderot présente la raison comme un moyen d'accéder à la liberté (l.2-3). On peut noter qu'auparavant, l'idée «d'honnête homme», dans le sens où l'on doit respecter les lois et les dogmes sans discuter ni remettre en cause l'ordre établit, pré-dominait dans la société. Or les Lumières pensent que ce qui compte, c'est que l'homme puisse juger par lui-même, car c'est le seul moyen pour lui de s'épanouir. Ces nouvelles idées ont bien sûr pour cible le pouvoir politique, le despotisme et la tyrannie, mais aussi les abus du pouvoir religieux comme le fanatisme, l'intolérance et l'obscurantisme, tout comme les privilèges de classes et les inégalités sociales. Cette attitude nouvelle déplait aux détenteurs du pouvoir.
Tags: Louis XV, monarchie, jugement, Hobbes, violence, contrainte
Dissertation autour de la pièce de Diderot qui présente des innovations dramaturgiques et poétiques et qui est devenue avec le temps l'exemple type du drame bourgeois.
2030 mots (approx. 5.1 pages), 0 sources, 2008, 5,95 €
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Résumé Goldzink, dans son ouvrage "Dramaturgie du droit : Le fils naturel et Le mariage de figaro", dit de l'œuvre de Diderot : «Le tour de force de Diderot n'est pas seulement d'arracher aux églises le flambeau de la morale tout en défendant le théâtre, seule chaire publique capable de transformer les hommes ; c'est surtout d'articuler, en un tout indécomposable, moralisation du théâtre et refonte esthétique, épuration et rénovation, vertu et jouissance.»
Ce document explique tout d'abord en quoi "Le fils naturel" s'inspire de grands modèles pour se construire stylistiquement ; il étudie ensuite les innovations apportées par l'auteur qui ont profondément rénové le théâtre français, avant de constater les erreurs et fautes commises par Diderot.
Extrait du document Diderot, nous l'avons dit plus haut, s'est librement inspiré de l'ouvrage L'ami véritable de Carlo Goldoni, paru en 1750. Il a voulu sortir la comédie de Goldoni de son genre comique pour la tirer vers ce qu'il dit être le «genre sérieux», c'est-à-dire un genre se situant entre la comédie et la tragédie (bien que la page de garde nous avertisse que c'est une «Comédie»). Il prend pour modèle le Phèdre de Racine, où l'héroïne éponyme est amoureuse de son beau-fils Hippolyte. Dans le Troisième entretien, Dorval compare le sacrifice d'Iphigénie à la mort d'Hippolyte (dans la pièce de Racine). Hippolyte et Dorval, au début de leur pièce respective, cherchent tous deux à s'enfuir précipitamment, pressés qu'ils sont de quitter leur condition et leur entourage : Dorval dit à Charles, dans la scène 2 : «J'ai tout entendu. Tu as raison. Mais je pars.» Alors qu'Hippolyte répond à Aricie : «Madame, avant que de partir, / J'ai cru de votre sort de vous devoir avertir.» Si Diderot a choisi de prendre à Racine des ressorts et mécaniques, c'est parce qu'à l'époque les pièces du dramaturge étaient déjà considérées comme des classiques. Le fait que l'auteur s'en soit inspiré montre qu'il veut faire de son œuvre un classique, un modèle, et qu'il se base pour ce faire sur des ouvrages dont le talent a été reconnu.
Etude qui propose une réflexion à propos de la philosophie que véhicule l'oeuvre de Diderot. La question récurente étant : "Sommes-nous libres ou est-ce le destin qui nous mène ?".
6240 mots (approx. 15.6 pages), 0 sources, 2008, 10,95 €
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Résumé La forme du roman constitue en elle-même un acte philosophique. Diderot pose la question de la liberté et de la responsabilité humaine, et cherche à les relier à ses positions matérialistes.
Le livre prend la forme d'un débat qui laisse les réponses en suspens, ou laisse le soin au lecteur de les formuler. C'est le questionnement plus que la réponse qui intéresse Diderot.
I. Un roman dont la forme exprime la philosophie de la nature de Diderot
II. Le débat sur la liberté dans Jacques le Fataliste
III. Les références philosophiques
IV. Les théories philosophiques des personnages du roman
V. Les épisodes du roman
VI. Comment exercer sa liberté de pensée ?
Extrait du document Un autre élément illustre la fécondité et la liberté de la nature : l'enfant naturel. Il est le fruit de la nature, il dépasse les cadres sociaux, se moque bien des conformismes, et peut faire naître des choses nouvelles. Jacques donne l'exemple de Cromwell, «sorti de la boutique d'un brasseur », qui « fit couper la tête à son roi». Or l'enfant naturel est un thème récurrent dans le roman : d'abord c'est pour aller voir l'enfant naturel de Saint Ouin et d'Agathe que le Maître voyage, et c'est le terme du roman. «Voilà un enfant de fait, Dieu sait comment ! Qui sait le rôle que ce petit bâtard fera dans le monde ?» J8 Mais il y a aussi l'enfant naturel de Desglands, l'enfant de Prémonval et de mademoiselle Pigeon : «Un des professeurs, Prémonval, devint amoureux de son écolière, et tout à travers les propositions sur les solides inscrits à la sphère, il y eut un enfant de fait.» Sans compter tous les rejetons de Frère Jean avec les filles qu'il a «mariées».
Tags: morale, idée, métaphysique, éducation, transcendant, roman