La morale dans "Les fables" de La Fontaine Dissertation by mayaa

La morale dans "Les fables" de La Fontaine
Dissertation qui montre que les morales de La Fontaine ne sont pas univoques et ne peuvent exprimer une vérité universelle : la morale exprime une multitude d'observations, de jugements tirés d'expériences diverses.
№ 5248 | 3,375 mots | 0 sources | 2008
Publié le avr. 23, 2008 in Littérature
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Résumé:

L'intérêt des fables de la Fontaine réside dans leur ambiguité, dans la multitude de sens et d'enseignements que l'on peut en tirer, dans la critique politique ou philosophique, plus ou moins cachée, que l'auteur y a disséminée.
Cette étude décrit la théorie générale discernable chez La Fontaine : l'action est guidée par un déterminisme très strict, tout en étant soumise aux retournements d'un imprévu lié aux circonstances ; ce qui donne pour principal et seul but didactique possible de La Fontaine la connaissance de soi et des autres, afon de sortir gagnant de toutes sortes de situations.
La morale d'une fable n'est jamais claire, jamais unique. De plus, cette morale n'exprime pas une vérité générale mais plutôt une multitude d'observations, de jugements tirés d'expériences diverses.
En s'appuyant sur l'avis d'un critique contemporain, cette étude expose l'enseignement que souhaite apporter La Fontaine.

Extrait du document:

Le couple «le Lion et le Rat» (11-II) et «la Colombe et la Fourmi» (12-II) est constitué de deux fables annoncées comme ayant la même morale. Pourtant on peut déjà relever une contradiction: la morale commune («Il faut, autant qu'on peut, obliger tout le monde / On a souvent besoin d'un plus petit que soi») est double et manque manifestement d'un connecteur logique entre les deux propositions ; mais surtout elle exprime expressément un sens différent de la morale de «le Lion et la Rat» («Patience et longueur de temps / Font plus que force ni que rage») et de celle de «la Colombe et la Fourmi» («Point de pigeon pour une obole» si tant est qu'on puisse la qualifier de morale de la fable). A l'intérieur même de ces fables on ressent la contradiction entre le Corps et l'Âme : dans «le Lion et le Rat» l'accent n'est pas mis sur l'éloge de la patience dont fait preuve le Rat pour ronger les mailles du filet. Il n'est d'ailleurs absolument pas évident que le Rat soit patient : il semble qu'avec une facilité déconcertante il ait rongé une maille, et que, de manière logique, le filet se soit décousu de lui-même («une maille rongée emporta tout l'ouvrage»), avec un seul vers pour exprimer cette action qui semble rapide et aisée.

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