Peut-on se fier à la conscience ? Dissertation by simon

Peut-on se fier à la conscience ?
Dissertation se demandant si la conscience de soi nous livre une vérité suprême et intangible sur le monde, ou si elle reste conditionnée par notre appartenance à une classe sociale, devenant ainsi une vérité partielle car interprétative.
№ 31314 | 2,300 mots | 0 sources | 2015 | FR
Publié le avr. 20, 2015 in Philosophie , Psychologie
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Résumé:

La civilisation occidentale est, aujourd'hui encore, profondément imprégnée de la pensée cartésienne. La grande majorité, si ce n'est l'ensemble des diverses institutions (dont les lycées) et organes sociaux de notre société nous enseignent, de manière plus ou moins explicite, que le corps est second en nous, théorie induisant qu'il existe une autre partie de notre être qui s'arrache à la matière physique pour transcender l'enveloppe humaine mortelle : cette partie serait l'esprit, une conscience de soi faisant la spécificité de l'humain, une forme substantielle unique dans le monde animal et nous permettant de discerner le vrai du faux, le juste de l'injuste. De fait, nous appréhendons le monde à la manière d'un esprit (dissocié du corps), voyant l'accomplissement humain comme un processus consistant à s'approcher le plus possible d'un hypothétique ordre cosmique d'Idées substantielles grâce au travail sur notre conscience …

1. Ne pourrait-on pas penser que la parole projetée par notre conscience sur le monde, même dans le plus grand souci d'objectivité, restera conditionnée par notre appartenance à une classe, ne s'arrachant pas ainsi d'une inconsciente subjectivité sociale ?
2. Plus encore, ne pourrions-nous pas émettre l'existence d'un psychisme névrosé nous faisant percevoir les évènements d'une manière personnelle qui exprimerait de manière cryptée le refoul antérieur de nos désirs ?

Extrait du document:

Au XIXème siècle, les philosophes allemands Karl Marx et Friedrich Engels, assistant à de puissants bouleversements sociaux -en l'occurence l'exode rural massif vers les pôles urbains industrialisés, qui aboutit à la montée démographique exponentielle du prolétariat et, parallèlement, l'apogée de la bourgeoisie qui s'empare du pouvoir chez le voisin français-, tentent de trouver un moteur du movement historique afin de mieux comprendre les phénomènes qui leur sont contemporains.
Après une étude empirique globale (qui ne s'intéresse pas à une période donnée, mais cherche un dénominateur commun à tous les grands changements qu'a connu l'humanité), ils trouvent ce moteur : les rapports de forces, et plus exactement les rapports de forces entre classes, ces dernières résultant de la forme des rapports économiques et sociaux d'échanges. Ainsi, le dernier exemple en date (pour Marx et Engels), et principal objet d'étude, est l'accession au pouvoir de la bourgeoisie en France.

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