Que nous apprennent les animaux sur l'homme ? Dissertation

Que nous apprennent les animaux sur l'homme ?
Dissertation partant des "Fables" de La Fontaine et de la théorie de l'évolution darwinienne pour caractériser l'attitude de l'homme savant par rapport à l'animal.
№ 29684 | 3,480 mots | 0 sources | 2013 | FR
Publié le mai 16, 2013 in Philosophie , Epistémologie , Sociologie , Vétérinaire
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Résumé:

L'homme n'a pas attendu les découvertes de la biologie et la révolution dont Darwin est à l'origine pour considérer que l'animal peut être un miroir de l'homme. Dans la littérature, les Fables de La Fontaine témoignent de cette volonté d'énoncer des vérités sur les passions et les caractères humains par la médiation de l'animal. Dans cette perspective, l'animal est un symbole d'un type humain, conformément aux caractères anthropomorphiques traditionnels par lesquels on appréhende certaines espèces (le renard représente l'homme rusé, le lion le monarque, …). Dans sa préface, La Fontaine déclare : « Les propriétés des animaux et leurs divers caractères y sont exprimés ; par conséquent les nôtres aussi », et traite de la puissance de convaincre que comporte la fable, puissance qu'elle doit à ce que les images nous donnent à voir, et à penser.

1) L'animal comme objet de science au sein de la démarche expérimentale (Claude Bernard, Pavlov)
2) L'animal comme objet d'étude au sein de son milieu, porteur d'un savoir sur l'homme (Canguilhem, Pelosse)
3) L'animal dans l'imaginaire humain porteur non plus d'un savoir scientifique mais existentiel (Lévi-Strauss, Kafka par Deleuze)

Extrait du document:

La vivisection nous a donné une première vue intéressante sur cette position du savant face à l'animal dans l'élaboration d'un savoir sur l'homme. Ce qui caractérise cette position est assez clair dans la façon dont le psychologue Pavlov a fait son expérience sur le chien, « le chien de Pavlov », pour montrer le fonctionnement de la mémoire. Pavlov s'intéresse dans un premier temps aux mécanismes de contrôle de la salive chez le chien. Après avoir posé dans la bouche du chien ce qui lui permet de mesurer le taux de salive, Pavlov remarque que le chien peut saliver avant même de voir la nourriture. Il propose l'hypothèse qu'un réflexe est à l'origine de cette salivation. Il propose alors la dichotomie entre « stimulus neutre » qui ne déclenche aucune réponse, le « stimulus inconditionnel » qui déclenche une réponse sans apprentissage de la part de l'animal.

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