Commentaire d'un extrait de "Marivaux Dramaturge" de Françoise Rubellin avec un critique s'appuyant sur la lecture des pièces de Marivaux : "La Fausse Suivante" et "Les Acteurs de Bonne Foi" concernant la vérité des comportements humains et du langage .
Commentaire de Texte № 18637 |
1220 mots (
approximativement 3.1 pages ) |
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2010
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Résumé
Sujet : Un critique écrit : « L'ambiguïté des pièces ne peut être tenue pour l'expression directe de l'ambiguïté de l'auteur. Si Marivaux ne propose pas un théâtre didactique ou polémique, c'est que son objet n'est ni de condamner, ni de justifier, mais de comprendre » (Françoise Rubellin, Marivaux dramaturge). Votre lecture des pièces vous permet-elle de confirmer ce point de vue ?
Marivaux, dans "La Fausse Suivante" et dans "Les Acteurs de Bonne Foi", met la comédie au service de l'expérience humaine. Dans la première pièce, il va montrer à quel point l'Homme est variable et instable à travers notamment le déguisement de l'identité et du sexe du Chevalier. Quant à la seconde pièce, c'est la force d'illusion du langage qui va être illustrée grâce au procédé dramaturgique du théâtre dans le théâtre. Ces pièces paraissent parfois peu claires puisque chacune comprend plusieurs plans mais le dramaturge ne perd pas son objectif : celui de découvrir la vérité.
1. La distribution et le déguisement dans La Fausse Suivante
2. Le théâtre est par nature un lieu de débat
3. Le théâtre condamne dans La Fausse Suivante
Extrait du document
Merlin désire que chacun conserve son caractère mais que les couples formés dans la réalité soient inversés : Merlin va donc séduire Colette. Blaise et Lisette ont des difficultés à faire la différence entre le rôle dans la réalité et celui dans la fiction de Merlin. À ce propos, Blaise déclare : « Pourquoi te hâtes-tu tant d'être amoureuse de monsieur Merlin ? Est-ce que tu sens de l'amour ? » et Lisette demande même : « Comment, vous aimez réellement Merlin ? ». Les questions que se posent les personnages rendent bien compte du problème de l'illusion du langage traité par Marivaux.
Mots-clés:Rubellin, Chevalier, procédé dramaturgique, fiction, théâtre polémique
Travail de recherche et d'analyse sur le thème de la dramaturgie vue par Samuel Beckett dans sa trilogie "En attendant Godot", "Fin de partie" et "Oh les beaux jours", dans lesquels il utilise à la fois le comique et le tragique.
Travail de Recherche № 10653 |
2350 mots (
approximativement 5.9 pages ) |
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2009
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« Il n'y a rien de plus drôle que le malheur » : les « farces tragiques » beckettiennes ; tel est le sujet de ce travail de recherche sur le théâtre de l'absurde, qui mêle deux éléments antagonistes, le comique et le tragique.
A) Un nouveau tragique
B) La farce cruelle ou comment tourner en dérision sa propre tragédie
C) Rupture et continuité du genre dramatique « farce tragique » avec la dramaturgie traditionnelle
Extrait du document
De plus, Beckett sait parfaitement nous retranscrire la souffrance de ses personnages qui perdent peu à peu leur humanité. Ce sont des larves, des clochards, certains vivent dans des poubelles comme Nell et Nagg, un autre est tenu en laisse et fouetté comme Lucky. Bien que le dramaturge opte pour une scénographie très dépouillée, il nous donne à lire/voir le caractère répugnant de ces corps souffrants grâce à quelques objets bien précis : Pozzo devenu aveugle porte des lunettes noires, Hamm se trouve dans un fauteuil roulant, ses parents sont de vrais corps en décomposition à l'intérieur de poubelles leur servant de litière. Enfin, nous constaterons que la souffrance s'avère aussi physique que morale.
Mots-clés:théâtre, absurde, farce, tragique, Beckett, mélange des genres
Dissertation basée sur une affirmation de Diderot et se demandant si la lecture est en mesure de se substituer à la représentation sans pour autant entraver la volonté du dramaturge lors de l'écriture.
Dissertation № 24745 |
3255 mots (
approximativement 8.1 pages ) |
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2011
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Lorsque Diderot écrit qu'une « pièce est moins faite pour être lue que pour représentée », nous percevons alors ici la question de l'intention initiale du dramaturge. Il s'interroge sur le projet éprouvé par un auteur de pièces de théâtre et sur la place de ces dernières. Il s'ensuit que nous sommes enclins à regarder si pour comprendre ou aimer une pièce de théâtre il est nécessaire de passer par la représentation, et de ce fait quel peut être le dessein d'une pièce. Diderot semble ici laisser présager qu'une pièce représentée contient des éléments supplémentaires par rapport à une pièce lue, et en ce sens il serait préférable de voir une pièce au théâtre. Cette affirmation nous emmène à porter une réflexion sur le rôle et la fonction de la représentation théâtrale.
En effet, si nous concevons la représentation comme une évidence dans ce monde théâtral, il va de soi qu'elle peut être perçue comme la fin même d'une pièce de théâtre. Toutefois, une pièce n'est pas toujours représentée, mais elle est nécessairement écrite, et donc lue. La lecture peut apporter alors un enrichissement à l'œuvre du dramaturge. Cependant, il semble qu'on ne puisse pas s'en contenter, d'où l'intervention du fait qu'une pièce est originellement faite pour être représentée.
Extrait du document
Le fait d'ailleurs que nous soyons compris dans un ensemble de personnes peut jouer un rôle sur nos réactions. Nous pouvons être influencés par l'attitude de réception des autres. Cette fusion et ce partage entre les spectateurs mais aussi avec les acteurs m'apparaissent être des qualités propres au théâtre que le dramaturge avait en tête lors de l'écriture de sa pièce.
Mots-clés:jouer, pièce, théâtre, acteurs, dramaturges, tragédie, acte, qualités
Commentaire de l'acte I, scène 4 de la pièce théâtrale "L'oiseau jaune" de Tennessee Williams visant à déterminer comment l'intertexte mythologique est abordé par le dramaturge.
Commentaire de Texte № 15720 |
2030 mots (
approximativement 5.1 pages ) |
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2010
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Tennessee Williams, dramaturge américain, a su s'imposer en 1945 avec la pièce de théâtre La Ménagerie de verre, mettant en scène un trio familial : Laura, Tom, Amanda – leur mère. Ces trois instances semblent, tour à tour représenter l'auteur Tennessee Williams ; comme dans chacune de ses pièces où le dramaturge mêle son autobiographie à la vie du personnage. Il en est ainsi pour le personnage d'Alma dans la nouvelle « L'oiseau Jaune », qui devient le miroir de Williams.
I. Création humaine et création divine
II. Le mythe de Déméter
III. Le mythe du phénix
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Cette profanation du sacré est aussi évoquée à travers le spectacle de prestidigitation : « d'abord l'eau s'est transformée en vin, et puis en bière et finalement en whiskey ». On note alors une transgression qui vise à détourner un élément christique : la transmutation du vin en sang christique. Cette transmutation religieuse est parodiée et tournée en dérision.
Mots-clés:mythologie, ménagerie, verre, déesse, ombre, lumière
Dissertation littéraire qui porte sur le débat réel ou théorique conçernant le choix entre les deux formes littéraires que sont le vers ou la prose, en s'appuyant sur l'avis du poète et dramaturge T.S Eliot.
Dissertation № 4226 |
6000 mots (
approximativement 15 pages ) |
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2007
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Selon le théoricien du mouvement futuriste italien Marinetti, "il n'y a pas d'art dramatique sans poésie c'est-à-dire sans ivresse et sans synthèse". On comprend que pour lui, le théâtre ne peut se résoudre à une simple représentation, à un exposé de faits, mais est porteur de bien plus de sens et de profondeur: nul autre domaine littéraire n'est capable de créer cette exacerbation des sentiments, ce bouleversement du psychisme à travers le lien qu'entretiennent le lecteur/spectateur, l'auteur et l'acteur. Cette "magie" du théâtre tient donc selon Marinetti à la part spécifiquement poétique de cet art, et qui a, dès l'origine grecque été clairement perçue par les dramaturges.
Mais ainsi que l'affirme le poète et dramaturge T.S Eliot dans une de ses conférences, qui a toujours milité pour un théâtre poétique, la différence est-elle si grande entre les deux formes ? N'est-ce pas là qu'un vain questionnement théorique ?
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On peut donc tout d'abord considérer l'importance primordiale que prend la forme,et donc la question du choix du vers ou de la prose, lorsque l'auteur se place dans une conception poétique du théâtre.
En effet, en privilégiant ce qu'on peut appeler, en référence aux origines antiques du genre, une écriture poétique, on accède alors à une primauté du texte sur la représentation. Celle-ci est plus ou moins ignorée, certains dramaturges allant par exemple jusqu'à écrire des pièces faites pour ne pas être représentées. Dans ce théâtre de l'écrit, la pièce est donc avant tout un texte, et plus précisément un poème, au sens ou l'entend Tzvetan Todorov dans la Notion de Littérature: le poème est pour lui une unité, stylistique et syntaxique, qui forme un tout. Tout dans le texte concourt à créer une certaine impression d'ensemble, tout y travaille esthétiquement, bref, tout se tient. Le poème forme dès lors un univers complexe et extrêmement organisé de relations entre ses divers éléments.
Mots-clés:langage, spectateur, mythique, symbolique, classicisme
Commentaire de l'Acte IV, scène 6 de l'œuvre "Antony" d'Alexandre Dumas dans lequel Eugène représente le dramaturge romantique qui suit l'exemple de Victor Hugo.
Commentaire de Texte № 27361 |
820 mots (
approximativement 2.1 pages ) |
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2011
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Dans cette scène, Eugène représente le dramaturge romantique qui suit l'exemple de Victor Hugo. Le baron de Marsanne, quant à lui, représente une des tendances de la critique contemporaine. Cette scène évoque la conception du théâtre de l'auteur : Dumas le fait à l'intérieur de sa pièce et non dans une préface.
Pour Eugène, l'homme de théâtre peut faire une peinture de mœurs ou une peinture de la passion. La première ne peut plus faire grand-chose. Or Dumas est très habile car les propos d'Eugène expriment le contraire de la pièce à laquelle assiste le public. Dumas fait la promotion de sa pièce de façon extraordinaire : il l'intègre dans la pièce et non dans une préface qui ne touche que les lecteurs.
1. Dans le premier mouvement, la réplique d'Adèle sert à essayer d'échapper à l'attention qu'on lui porte
2. Arrive la tirade d'Antony qui se fait selon un mouvement ternaire
Extrait du document
On a un groupe binaire consacré à la victime. Ce groupe est fait de l'accumulation de trois groupes binaires avec un redoublement d'adjectifs et une antithèse très appuyée. Ensuite vient une phrase consacrée à la fausse prude : le mouvement ternaire prend appui sur les trois propositions relatives avec une progression en volume. « Qui ne fuirait pas le danger » donne une idée de courage normalement mais ici la proposition prend une dimension négative avec l'adjonction de la causale. Ensuite on a une inversion d'expression et le parallélisme inattendu « abuserait de sa faiblesse » et « tuer une réputation ».
Mots-clés:peinture de mœurs, peinture de la passion, intervention, théoricien, arguments, illusion
Dissertation basée sur une citation du dramaturge Michel Vinaver, qui analyse le fait qu'il n'y ait aucun sens au départ d'une pièce de théâtre.
Dissertation № 8908 |
2240 mots (
approximativement 5.6 pages ) |
8 sources |
2006
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Le genre théâtral, qui naît dans l'Antiquité, voit son rôle sans cesse remanié, transformé au gré des époques. Le théâtre classique du XVIIe établit cependant des conventions très précises.
Par exemple, le déroulement d'une pièce doit débuter par une scène d'exposition qui se définit ainsi : « L'exposition doit instruire du sujet et de ses principales circonstances, du lieu de la scène et même de l'heure où commence l'action, du nom, de l'état du caractère et des intérêts de tous les principaux personnages ».
Toutefois, les dramaturges contemporains contestent ces conventions préétablies réclamant avec virulence leur liberté d'expression.
C'est dans ce contexte que l'écrivain Michel Vinaver proclame : « Il ne peut pas y avoir d'exposition. La naissance d'une pièce c'est comme une petite explosion atomique. Les mots partent un peu dans n'importe quel sens. C'est que justement au départ d'une pièce il n'y a aucun sens. »
1. La signification d'une œuvre théâtrale se construit pendant le déroulement de celle ci
2. Les premières scènes d'une pièce participent néanmoins à la construction d'un sens, un message qui aide le lecteur à comprendre l'essence de l'œuvre
3. Il est possible de réconcilier une scène d'exposition formelle et la liberté d'interprétation théâtrale
Extrait du document
A travers sa sentence « il ne peut pas y avoir d'exposition », Michel Vinaver condamne donc la présentation de la situation initiale, des protagonistes et de conflits au début d'une pièce. Ce procédé a pour but de guider le spectateur dans l'action et lui dévoiler d'emblée une partie du déroulement de celle ci. Il semble à ce propos revendiquer l'effet de surprise et le déroutement que provoque l'entrée en scène des acteurs et leurs dialogues (« la naissance d'une pièce c'est comme une petite explosion atomique »).
Mots-clés:intrigue, dédramatisation, révélation, signification, échange, découverte
Fiche de lecture portant sur l'ouvrage de Scherer qui analyse les techniques d'écriture des pièces de théâtre.
Fiche de lecture № 8591 |
1210 mots (
approximativement 3 pages ) |
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2005
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Scherrer dégage dans son livre une esthétique qui prend appui sur les soucis techniques d'écriture que les auteurs ont du mal à résoudre.
S'il le fait, c'est afin de découvrir les secrets de la fabrication d'un art. Il s'appuie énormément sur Corneille en rendant compte de la critique de ses pièces en faisant référence aux lois du théâtre.
C'est une véritable élaboration de la dramaturgie classique française.
A) Les personnages et leur liste
B) Le héros
C) L'exposition
D) Les obstacles
E) Les péripéties
F) L'unité d'action
G) L'unité de temps
Extrait du document
En général, le héros est beau et jeune et il brille par son courage et par sa noblesse. Il doit avoir une valeur militaire, ce qui le relie au chevalier du Moyen-age. Mais le héros est également malheureux et il pleure abondamment.
C'est ainsi que le malheur du héros inspire la pitié au public, qui est un des ressorts des sentiments. Mais le héros est également aimable, car s'il est ridicule, on quitte le registre de la tragédie pour tomber dans la comédie.
D'Aubignac pense que l'auteur doit toujours montrer son héros le plus longtemps possible sur scène et dès le début de la pièce. Mais souvent, dans la dramaturgie classique, l'arrivée du héros est annoncée par des scènes d'exposition, ce qui fait attendre le spectateur avec impatience.
Mots-clés:horloge, spectateur, durée, intrigue, famille, conflit
Travail de recherche définissant le Marivaudage. Étude du style du dramaturge Marivaux et de la spécificité de ses dialogues.
Travail de Recherche № 1241 |
975 mots (
approximativement 2.4 pages ) |
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2007
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Il existe deux manières d'envisager le Marivaudage : dans son acceptation la plus large, en désignant le style particulier de Marivaux et, dans un sens plus restreint et moderne, avec une certaine conception du dialogue.
I/ Le Marivaudage au sens large
a) Marivaux et les néologismes
b) Un théâtre sans action ?
c) Un théâtre sans obstacle extérieur ?
d) Marivaudage et déclaration d'amour
II/ Le Marivaudage au sens restreint
Extrait du document
Le mot marivaudage est apparu du vivant de Marivaux ; sa première attestation écrite actuellement connue se rencontre sous la plume de Diderot en 1760 : « Ô le beau marivaudage que voilà ! Si je voulais suivre mes idées, on aurait plus tôt fini le tour du monde à cloche-pied que je n'en aurais vu le bout. » (Lettres à Sophie Volland, cité par F. Deloffre). Il désigne une forme trop raffinée d'analyse morale.
En 1736, 6 ans après Le Jeu de l'amour et du hasard, Marivaux fut candidat à l'Académie française, et fut refusé en ces termes : « Notre métier à l'Académie est de travailler à la composition de la langue, et celui de M. de Marivaux est de travailler à la décomposer ; nous ne lui refusons pas de l'esprit, mais nos emplois jurent l'un contre l'autre, et cette différence lui interdira toujours l'entrée de notre sanctuaire. » (Cité par G. Deschamps, Marivaux). Marivaux y sera pourtant élu en 1742.
On perçoit donc très tôt que le marivaudage est une question de langue : on le définit par l'excès : trop d'esprit, trop d'invention. Plus tard, on parle du marivaudage en englobant tout le système dramatique de Marivaux.
Mots-clés:théâtre, mots, langage, romanesque, dramatique
Commentaire de cette pièce satirique (2000) du dramaturge marocain qui insiste sur la fidélité de restitution entre le texte initial et la mise en scène.
Commentaire Composé № 878 |
5500 mots (
approximativement 13.8 pages ) |
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2004
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"Le Saint des Incertains" soulève une polémique au sujet de l'hypocrisie dans la société, sans toutefois se départir d'un certain humour afin de présenter le tout en « mascarade hyper-réelle ». L'intrigue tourne autour du constat amer du tabou qui voile le suicide dans la société, et le thème de l'hypocrisie, qui sert d'axe directeur au texte de Ksikes, est fidèlement restitué par la mise en scène.
Ce commentaire s'interroge sur le sens à attribuer aux interactions entre ce qui est donné par le support texte de la pièce et la mise en scène ; en d'autres termes : en quoi la mise en scène du "Saint des Incertains" restitue, interprète et modifie le texte initial ?
I. La mise en scène restitue le texte
a) L'intrigue
b) Les personnages
c) Les thèmes
II. La mise en scène interprète le texte
a) Décors, monde sonore, éclairage
b) Les costumes et accessoires
c) Le jeu des acteurs
III. La mise en scène modifie le texte ?
a) Une nouvelle organisation de la pièce
b) Début et fin changés ?
c) Les coupures et changements dans le texte
Extrait du document
La réversibilité, qui fait du suicidé impur un saint adulé, est conservée, ainsi que l'humour de la pièce : les boutades et le franc-parler permettent de traiter avec légèreté et profondeur le thème du suicide, sans tomber dans le macabre ni dans le pathos. Ce qui permet cette légèreté qui contrebalance le thème sérieux de la pièce, c'est la grande diversité des personnages. Chaque rencontre crée un débat, pousse à la remise en question, à l'autodérision, même.
Le gardien, qui apparaît dans la pièce écrite comme un prologue, demande aux spectateurs : « Vous savez comment on appelle ça, une patente et pas de nom ?… Une Société Anonyme… ». Il est le fils naturel du menuisier, qui est mort sans l'avoir reconnu. De ce fait, il est celui qui n'a pas de nom, qu'on appelle par sa fonction : « el Assass ». Il conserve à l'égard de tout ce qui se passe une indifférence blasée.
Si c'est sur un monologue du gardien que s'ouvre le texte, la pièce commence par une entrée en scène burlesque du Diable et de l'Ange.
Mots-clés:scénographie, moralité, synopsis, drogue, interprétation, dénonciation