Alfonso Cuarón : de la manufacture analogique à la création cyborg Étude de Cas

Alfonso Cuarón : de la manufacture analogique à la création cyborg
Etude de cas sur les pratiques cinématographiques du réalisateur Alfonso Cuaron et ses motivations dans son passage tardif au numérique, avec une focalisation sur son film "Gravity". (pdf)
№ 31378 | 2,080 mots | 6 sources | 2015 | FR
Publié le mai 31, 2015 in Cinéma , Arts , Ingénierie
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Résumé:

Alfonso Cuarón, cinéaste mexicain reconnu, a réalisé, scénarisé, monté et coproduit en 2013 son premier long‐métrage tourné en numérique, Gravity, un film de science‐fiction mêlant drame et aventure en 3D. Le réalisateur de Y tu mamá también et de Les Fils de l'homme parvient avec ce soudain retour sur la voie du réalisme à poser des questions au cinéma et sur l'avenir du cinéma.
Nous nous intéresserons seulement aux longs métrages de ce cinéastes, dans la mesure où ce sont les seules oeuvres directement liées à l'exploitation, qui tient une grande place dans l'avènement du numérique.
Le Gravity d'Alfonso Cuarón pose des questions d'ordre technique et technologique, mais aussi des enjeux artistiques de scénarisation et d'esthétique.

1. Aspect technique du numérique
2. Considérations scénaristiques et esthétiques

Extrait du document:

La cinématographie d'Alfonso Cuarón est courte en ce qui concerne les long-métrages
; le réalisateur compte sept films à son actif, le premier sorti en 1991 et le dernier, Gravity, datant de 2013. L'oeuvre jeune de ce réalisateur coïncide avec l'ascension du numérique puisqu'en 1992 Batman Returns de Tim Burton est le premier film à bénéficier du son en Dolby Digital. La numérisation du son a été introduite très rapidement au cinéma et n'a pas posé de problèmes, ni techniques, ni artistiques ; en 1995, La Petite princesse de Cuarón utilise le Dolby Digital.
En revanche Cuarón a tardé à passer à l'image numérique pour des raisons artistiques. La particularité de ce réalisateur est de s'attacher au réalisme. C'est Y tu mamá también (2001) qui marque sa signature : le plan long. Après l'échec commercial de De grandes espérances en 1998, Cuarón se définit par une image moins stylisée, mois étriquée, plus proche de la réalité et cherche à capter les détails d'une scène vivante.

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