L'affaire Tarnac Étude de Cas by phinette

L'affaire Tarnac
Étude de cas se demandant en quoi le concept de « panique morale » peut s'appliquer au traitement médiatique de l'affaire Tarnac.
№ 31224 | 1,610 mots | 0 sources | 2014 | FR
Publié le janv. 30, 2015 in Sciences Politiques , Sociologie , Médias
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Résumé:

En 2005, Julien Coupat achète une ferme à Tarnac. Il s'y installe avec une petite communauté qui reprend l'épicerie de ce village de Corrèze. En 2007, l'ouvrage « L'insurrection qui vient » paraît, il est attribué par la police à une partie du groupe de Tarnac. En avril 2008, des écoutes téléphoniques de l'épicerie débutent. C'est le 8 novembre de la même année que l'affaire commence vraiment. Quatre sabotages ont été relevés par la SNCF dans l'Oise, l'Yonne et en Seine-et-Marne. Le 11 novembre, neuf personnes sont interpellées à Tarnac et placées en garde à vue. Le 15 novembre, quatre personnes sont remises en liberté, en restant sous contrôle judiciaire. Les cinq autres sont écroués. Ils sont mis en examen pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte terroriste » et Julien Coupat, pour « direction ou organisation d'un groupement formé en vue de la préparation d'un acte terroriste ».

Extrait du document:

La panique morale intervient quand l'État impose un contrôle social en utilisant les médias. Il s'agit alors de transformer un problème social dans un registre policier. Ici cela pourrait être la situation post-CPE où le chômage des jeunes demeure toujours aussi important et la révolte susceptible de ressurgir dans la rue. On s'intéresse aux effets, mais pas aux causes. La panique morale permet ainsi de détourner le public des vrais problèmes sociaux économiques. Le lecteur resta fasciné par ce fait divers de Tarnac orchestré par les pouvoirs publics, pendant des semaines, des mois, voire des années.

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