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Résumé "La Nausée" de Jean-Paul Sartre (1938) et "L'Etranger" d'Albert Camus (1942) sont deux romans existentialistes qui malgré la parenté théorique qu'on leur attribue, reflètent des différences de sensibilités importantes chez leurs auteurs.
Malgré un thème similaire, l'existentialisme, l'écriture, la thématique et le style de chacun des deux écrivains convergent de sorte à nous permettre de nous faire une idée assez définie de la sensibilité particulière de chacun d'eux.
Extrait du document L'écriture de Sartre correspond à celle du langage intérieur qui anime Roquentin et ouvrir au hasard le livre de La Nausée à n'importe quelle page offre de grandes chances d'y relever les termes de « sentir, évoquer, croire, s'apercevoir, penser, découvrir, regarder etc. ». C'est le lexique de la perception, de la sensation, de la réflexion, et du souvenir qui domine dans le texte. De plus, il est a noté que le cheminement de l'écriture de La Nausée ne suit pas une chronologie rigide (temporelle), mais plutôt un ordre basé sur l'intensité vécue d'un moment particulier. L'écriture y est aussi difficile à saisir qu'une pensée qui cherche à se préciser ; elle est la forme écrite de la pensée avec toutes ses circonvolutions.
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Résumé Dans cet ouvrage, Sartre présente son existentialisme et répond aux critiques faites par des penseurs chrétiens ou marxistes, et en particulier par les communistes - dont il souhaite se rapprocher. Il constitue une introduction extrêmement claire, bien que simple, à l'existentialisme. Il peut constituer une introduction à sa pensée.
1) Résumer les critiques du marxisme et des catholiques
2) Faire la différence entre le cogito de Descartes et le cogito existentialiste
3) Quelle est la différence entre le concept de condition humaine et celui de nature humaine ?
4) Définir et expliquer les concepts d'angoisse, de délaissement et de désespoir d'après Sartre
Extrait du document Après la seconde guerre mondiale, l'humanisme classique s'effondre. Le marxisme et l'existentialisme chrétien ne veulent pas renoncer à l'idée d'homme. Pour les marxistes, l'humanisme a oublié l'homme concret (engagé dans l'histoire). Pour les chrétiens, l'humanisme des lumières a oublié la transcendance par rapport à laquelle l'existence de l'homme, créature finie, peut seulement prendre un sens.
Dans la Nausée, Sartre s'oppose à l'humanisme communisme et à l'humanisme catholique. Or, en 1945 il passe de l'anti-humanisme à une doctrine qui se réclame de l'humanisme. Pourquoi ? Sartre distingue deux sens de l'humanisme.
D'une part celui qui prend « l'homme comme fin et comme valeur supérieure ». Cet humanisme part d'une nature humaine, il est incompatible avec l'existentialisme. Pour Sartre, il est absurde car il suppose que l'on pourrait cesser d'être soi-même un homme pour pouvoir comparer la valeur de l'homme et les autres valeurs.
D'autre part, Sartre donne une nouvelle définition de l'humanisme compatible avec l'existentialisme. L'homme est un être par qui des valeurs existent. En ce sens, l'existentialisme est un humanisme, c'est à dire une doctrine qui attribue à l'homme une dignité particulière.
Fiche de lecture de la nouvelle de Kafka, La Métamorphose, qui relate la transformation du héros, Gregor Samsa, en cancrelat, et les conséquences qui découlent de cette métamorphose inexpliquée.
2300 mots (approx. 5.8 pages), 0 sources, 2007, 5,95 €
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Résumé La Métamorphose est le récit d'un homme divisé entre deux facettes : l'une humaine, qu'il conserve avec sa conscience, et l'autre animale, à travers son aspect physique. Sa relation aux autres est toujours en opposition : l'humanité de Gregor entraine l'animalité de sa famille, et vice versa.
Kafka nous montre ici un miroir de la société qui condamne les gens différents.
1. Biographie de l'auteur
2. Résumé
3. Commentaire
a. Lecture psychanalytique
b. Lecture visionnaire
c. Lecture communautaire
d. Lecture existentialiste
Extrait du document Le récit de La Métamorphose en lui-même se veut réaliste et non pas fantastique. Tout est décrit comme si l'histoire pouvait être vraie, alors qu'elle est scientifiquement inexplicable. Personne en effet ne trouve que quelque chose d'anormal se produit. Au contraire, les personnages contractent de la haine et du dégoût pour l'insecte.
Ce roman est dépourvu de tout romantisme, de souffrance, de tristesse ; aucun sentiment ne transparaît vraiment. La manière d'écrire de Kafka est très sobre, ce qui rend le texte porteur. Kafka a parsemé le texte de touches d'humour, mais cet humour (noir) transforme le texte en une histoire encore plus catastrophique. Kafka énonce les choses avec une non gravité, et dès lors, les choses paraissent encore plus aberrantes aux yeux du lecteur. Kafka était parvenu à la fin du schéma narratif, mais pas des sentiments.
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Résumé Cette dissertation s'attache d'abord aux différentes hypothèses qui postulent un sens derrière nos actes les plus anodins (le déterminisme social, biologique, la théorie de l'inconscient, le destin...), les champs que ces hypothèses recouvrent (l'Histoire, les actes manqués, l'art) et leurs écueils (le délire interprétatif, les risques du "tout-est-écrit", la saturation du sens). Peut-on postuler une antinomie ou une hiérarchie des sens ?
Extrait du document Les prénoms prédestinés, les actes manqués, les signes que nous voyons dans la nature et qui influent sur nos actes, ou plus largement, la volonté de trouver la finalité de notre existence, le sens de la vie : il semble que nous ayons tous une certaine propension à interpréter à notre convenance chaque phénomène qui se présente à notre perception, au risque d'erreurs de jugement, voire d'interprétations contradictoires. Dans cette confusion de glose et d'herméneutique, la question se pose : à quoi puis-je réellement trouver un sens ? Par sens il faut entendre une signification, une raison d'être, une valeur qui justifie l'existence d'une chose, d'un évènement. En effet, il arrive que certaines choses semblent avoir à nos yeux plus de sens que d'autres, alors que dans d'autres cas, le sens semble clairement dépasser notre entendement. Si sens il y a, nous est-il accessible ? Quelles sont les limites qu'on peut donner à cette quête du sens ?
Tags: vie, quête du sens, absurde, existentialisme, inconscient, actes-manqués
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Résumé Introduction
I - Distinction entre créer et œuvrer
II - L'œuvre transforme l'ouvrier ; transformation de l'intention initiale au produit fini
III - L'homme, condamné à œuvrer ? l'œuvre, facteur d'évolution de l'Humanité mais aussi facteur de sa perte
Conclusion
Extrait du document Il est courant pour certains auteurs d'intituler leur autobiographie : « Ma vie, mon œuvre ». Outre que cette formulation tend à imbriquer les deux concepts, elle laisse entrevoir à quel point le terme d'« œuvre » est générique. Désigne-t-il l'œuvre de l'auteur en tant que produit fini (ses ouvrages, pour un écrivain), ou bien son action dans le monde (une œuvre de bienfaisance, par exemple), ce qu'il laissera derrière lui ? Et l'autobiographie en question ne vient-elle pas, elle-même, s'inclure dans cette « grande œuvre » ? Devant toutes ces alternatives, on est en droit de se demander ce qu'est exactement une œuvre. Le terme désigne à la fois le travail, la tâche, l'action effectués par un agent quelconque, humain ou non, et l'objet, le système, résultant de cette action, c'est-à-dire à la fois l'activité et le résultat de cette activité. Dans ces derniers cas, il peut s'agir d'une production de l'esprit, du talent (dans le cas d'une œuvre artistique, entre autres), aussi bien que du résultat d'un changement opéré naturellement, par exemple. Si comme le veut la sagesse populaire des fables de La Fontaine, c'est à l'œuvre qu'on connaît l'ouvrier, alors nous serions bien avisés de prendre garde à la façon dont nous oeuvrons.
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Résumé Penser l'homme, c'est avant tout penser l'être, et penser l'être implique de dépasser les cadres traditionnels de la pensée, selon ses deux modalités consubstantielles : la métaphysique et l'humanisme, qui recèlent un même destin historial dissimulant l'essence destinale même de la pensée authentique.
I. La question renouvelée de l'homme comme dépassement de l'anthropologie et fondement de l'historialité : la finitude du Dasein chez Heidegger
A. L'analytique existentiale du Dasein, comme dépassement de l'anthropologie, rejoint la finitude essentielle de son ek-sistence
B. Critique historiale d'une question mal posée : la finitude de l'homme comprise comme dépassement de la perspective anthropologico-humaniste propre à la philosophie kantienne et post-kantienne
II. L'homme et son devenir métaphysique : généalogie d'une anthropologisation nécessaire de la métaphysique, sous la figure historiale de l'humanisme
A. L'homme et la représentation, équation fondamentale de la modernité métaphysique
B. L'homme et la vérité : ébauche d'une recherche sur l'origine commune de la métaphysique et de l'humanisme
III. Critique du travestissement métaphysico-humaniste de l'homo humanus en homo animalis, vers une "étrange sorte d'humanisme"
A. Caractérisation historiale de l'humanisme métaphysique et redéfinition de la tâche essentielle de la pensée
B. Vers l'édification d'une nouvelle pensée et d'une "étrange sorte d'humanisme
Extrait du document Jamais le lien entre la philosophie et la question de l'homme ne fut aussi resserré que chez Kant : dans sa Logique , Kant ramène l'ensemble des questions essentielles de la philosophie (celles de la métaphysique, de la morale et de la religion) à celle de l'homme. Ainsi, l'anthropologie constitue l'unité propre de la philosophie, entendue dans son sens "cosmique" ; dans ce dernier sens, la philosophie est en effet pour Kant "la science du rapport de toute connaissance et de tout usage de la raison à la fin ultime de la raison humaine" , et c'est précisément en raison d'une telle définition "subjective" de la philosophie que celle-ci ne peut être ramenée qu'à l'anthropologie, entendue ici dans son sens philosophique général. L'homme constitue alors la totalisation philosophique objective des divers domaines critiques de la raison humaine, qui a ses versants anthropologiques et humanistes particuliers, c'est-à-dire empiriques . Or, cette totalité anthropologico-philosophique n'est jamais saisissable comme telle chez Kant, du moins selon Heidegger . L'homme dans son essence proprement unitaire n'est donc jamais réellement cerné en son fondement pur.
Tags: humanisme, anthropologie, métaphysique, essence de l'homme, Dasein
Dissertation de philosophie qui traite du lien entre temporalité et liberté, et qui se demande si la temporalité est nécéssairement incompatible avec la notion de liberté.
1380 mots (approx. 3.5 pages), 0 sources, 2007, 3,95 €
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Résumé « Toutes passent et la dernière tue » dit la sagesse populaire au sujet des heures. Le temps suit son cours inexorablement, indifférent, irréversible. Le remords, le regret, la crainte ou l'espérance n'y changent rien, nous sommes tout entier pris dans ce temps du monde, puisque mortels.
Si la mortalité est notre lot, pouvons-nous si peu que ce soit, échapper au déterminisme naturel ? A quelle liberté, l'être humain, être temporel par essence, peut-il prétendre ? Quelle définition donner de cette
"liberté temporelle"?
Extrait du document Nous sommes, seuls parmi les espèces vivantes, conscients du temps et de ce qu'il nous réserve, la mort. C'est même là, pour nombre de philosophes, la source de la recherche de la sagesse et de la religion. Dès lors, ne prétendrions-nous pas nous considérer, comme le dénonce Spinoza dans la préface de la 3ème partie de L'Ethique, comme « un empire dans une empire », en revendiquant d'être cause de nos actes ?
C'est ce que soutenaient par exemple les stoïciens, pour qui l'éternel retour de toutes choses impliqué par le temps cyclique nous subordonnait à un destin inéluctable. Le sentiment aigu d'être tout entiers temporels, accru par la certitude de la mortalité de l'âme, découlaient de cette appartenance au tout de la nature – dès lors, quel autre choix que de s'incliner de bonne grâce, l'âme tranquille, devant la nécessité ?
Tags:existentialisme, stoïcien, libre-arbitre, déterminisme, conscience, raison
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Résumé L'homme peut-il se considérer comme réellement libre et responsable de ses actes ? L'exposé implique une réflexion sur la notion de la nature humaine et les limites de la liberté.
I. Existe t'il une nature humaine ?
II. Si nature humaine : nous devons obéir à des « lois » aussi astreignantes que les lois de la nature
III. S'il n'est pas de nature humaine, le risque revient de hiérarchiser les hommes selon le sexe, la race, la culture, la position sociale
Extrait du document Selon Kant , la question « qu'est-ce que l'homme » est la question fondamentale de la philosophie, en tant qu'elle contient toutes les autres. Chaque penseur s'est efforcé de définir l'homme en essence, c'est-à-dire, de découvrir la ou les caractéristiques qui le distingueraient radicalement de tout autre . Cependant, les divergences sur cette essence, ses conséquences ne nous ne permettent-ils pas de douter que nous en naissions dotés ? Si tel était le cas, pourrions-nous nous considérer comme réellement libres et responsables de nos actes ? Sinon, cela ne remettrait-il pas en cause l'unité de l'humain, et l'égalité en droit qui en découle ?
Ce sont surtout la raison, le langage, puis la conscience de soi, attribués à une âme immatérielle ou non, immortelle ou non, qu‘elle a considéré comme ce qui fait notre humanité – nous sommes des animaux, certes, mais raisonnables, parlants, et politiques de ce fait (Aristote, Politique, Livre I). Des animaux dotés de la faculté de se penser pensants (Descartes, 2ème Méditation), de fonder sur la conscience de soi tout l'édifice de la connaissance et de la morale. Et cette nature raisonnable, qui nous institue responsables de nos actes, nous devons nous conformer, sauf à céder à ce que nous apparentons à l'animal, le corps, et les passions qu'il suscite ou auxquelles il permet d'existe.
Tags:existentialisme, discorde, paresseuse, dieu, nazi, mort
Dissertation philosophique qui pose la question de savoir si la
conscience, qui est un instrument nécessaire à la liberté de choisir et de vouloir, n'apporte en fait à l'homme que des contraintes.
850 mots (approx. 2.1 pages), 0 sources, 2004, 3,95 €
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Résumé Si la conscience permet de de modifier son "moi" propre et donc de progresser, elle nous contraint aussi à assumer la portée morale de nos actes.
I - La conscience comme source de liberté
II - La conscience comme source de contrainte
Conclusion
Extrait du document Quand l'homme retrouve sa conscience après le sommeil ou le coma, doit-il considérer qu'il est plus libre ou plus contraint ? La conscience est une faculté de connaissance plus développée chez l'homme que chez l'animal. Est-elle source de liberté ou de contrainte ? Les animaux, qui n'ont pas la conscience spontanée, sont-il plus libres ? En quoi sommes-nous plus libre qu'eux et en quoi sont-ils plus libres que nous ? Vouloir et choisir nécessitent-ils la conscience ? La conscience empêche-t-elle le déterminisme ? Sommes-nous prisonniers de notre conscience ? La prise de conscience de nous-mêmes ou des autres est-il une contrainte ? La conscience est-elle source de liberté ?
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Résumé Simone de Beauvoir évoque les toutes premières années de sa vie et les souvenirs confus qu'elle en garde. Elle doit faire face aux défaillances de sa mémoire et adopte plusieurs statégies pour combler les vides de celle-ci. Elle dresse le portrait d'une famille bourgeoise pour essayer de comprendre la place qu'elle y a occupée, tout en la critiquant avec la distance et l'humour de l'adulte qu'elle est devenue. Entre critique humoristique distanciée et réflexion philosophique sur l'existentialisme, ce texte démontre toute la difficulté à suivre le fil de sa propre vie.
Extrait du document L'autobiographie suppose des modalités d'écriture très variées en raison de l'implication particulière de chaque auteur dans son propre texte. Néanmoins beaucoup choisissent une relation chronologique de leur vécu, ce qui les amène évidemment à évoquer en premier lieu leur naissance et leur petite enfance avec tous les écueils d'une mémoire défaillante. Ainsi Simone de Beauvoir a choisi d'évoquer sa vie d'enfant dans Mémoires d'une jeune fille rangée (1958). Quelle stratégie adopte-t-elle pour pallier les défauts de mémoire inhérents à ce genre d'exercice ?
Nous verrons tout d'abord qu'elle utilise les éléments vérifiables d'un récit chronologique confirmé ainsi dans sa vérité et sa sincérité. Puis nous étudierons le contexte dans lequel elle a évolué dès sa prime enfance et la manière dont celui-ci a contribué à l'édification de sa personnalité.
Simone de Beauvoir entreprend sa biographie de manière classique, volontairement conventionnelle : « Je suis née à quatre heures du matin, le neuf janvier 1908… ». On remarque qu'elle se situe d'emblée dans un cadre temporel très précis. Cette minutie par rapport au temps se retrouve dans la suite du texte, l.3 « l'été suivant », l.7 et l.8 : « Mon père avait trente ans, ma mère vingt et un… » Dans cette phrase en particulier la juxtaposition et l'ellipse du verbe « avait » met bien en valeur la datation. Enfin on trouve l.10 : « …j'ai deux ans et demi… ». Cette façon d'insister sur l'ancrage temporel permet aussi d'appuyer la véracité de ses propos : tout cela est incontestable et vérifiable.