Dissertation de philosophie portant sur le thème de la science et de la démarche scientifique, et s'interrogeant sur le caractère raisonnable de la pratique de la science.
2065 mots (approx. 5.2 pages), 3 sources, 2009, 5,95 €
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Résumé Depuis qu'il existe, le savoir scientifique vit sous le regard de la philosophie. Depuis que les penseurs grecs ont constitué une géométrie, une médecine, une astronomie et d'autres disciplines encore, la science se perfectionne et évolue constamment. Jouant un rôle fondamental dans notre société, la science se traduit de nos jours par d'innombrables innovations technologiques. En constante évolution, il semble cependant que quelques caractéristiques ne cessent de définir la démarche scientifique. La rationalité fait partie de ces traits permanents et récurrents. La pratique de la science est donc fondamentalement liée à la rationalité mais aussi à l'idée de raison. Propre de l'Homme, la raison est la faculté supérieure qui commande aussi bien le langage, la connaissance, la pensée et la moralité. Or, la raison de comprendre et d'expliquer toutes les choses de la Nature que nous ne comprenons pas, notre soif de connaissance nous pousse à sans cesse progresser tout en se conformant aux exigences de la raison pratique et de la morale.
I. Une démarche scientifique fondée sur la raison et raisonnable
II. Une rationalité scientifique pas toujours raisonnable menant même à certaines dérives
III. Un usage raisonnable de la science par l'Homme
Extrait du document Par sa raison et par sa définition, l'homme se veut raisonnable à l'origine. « Animal doué de raison », nous avons une volonté de parfaire ce que nous savons, ce que nous possédons… ainsi, dans son œuvre Qu'est-ce que les Lumières ? Kant affirme que l'homme, par sa raison, cherche la vérité et le bien.
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Résumé La Science peut être considérée, dans une première approche, comme l'explication des faits et phénomènes de la Nature, et le progrès de celle-ci, comme l'accumulation des connaissances scientifiques. Elle a comme principe, au moins avant le XXème siècle, la croyance au déterminisme, c'est-à-dire, qu'elle croyait pouvoir décrire et prédire avec précision les phénomènes, grâce à l'établissement des lois (qui reflètent la réalité de la nature) et la découverte des diverses interactions dans tous les niveaux de la matière. La science progressait alors dans ce sens là, celui d'atteindre une description de la réalité de la nature. On doit pourtant se demander si ce progrès est continu et comment se manifeste t-il. Étant une accumulation, on pourrait penser que le progrès scientifique est continu et représente le lent avènement d'une science qui se développe à travers des théories se basant dans les antérieurs et corrigeant les manques de rigueur méthodologique précédentes. Pourtant, si ce progrès se fait par objection, déconstruction et reconstruction, le progrès scientifique n'est pas seulement non continu, mais cela représente une rupture entre la méthode scientifique et la vérité.
1. Définition de la pensée et la méthode scientifique, ses instruments, ses procédés, et son lien avec la vérité
2. Les causes des erreurs scientifiques, les obstacles dans le progrès des sciences, et les «périodes de crise »
3. Le concept de Révolution Scientifique
Extrait du document D'emblée il est problématique de trouver une définition de la Science ou de la méthode scientifique. Pourtant, on peut admettre que la Science vise à construire une connaissance, soit des propos objectifs et universels qui reflètent la réalité de la Nature. Ceci n'est que son objectif et pas sa définition, pourtant, visant la connaissance, elle a au moins un point de départ, l'expérience sensible. En effet, « toute connaissance commence par l'expérience » écrit Kant dans sa Critique de la Raison Pure. De la même façon la connaissance scientifique commence par l'observation d'un phénomène naturel.
Dissertation qui se demande si la rationalité scientifique, qui vise à créer un savoir objectif universel, permet réellement de satisfaire les besoins de la raison.
2115 mots (approx. 5.3 pages), 5 sources, 2010, 5,95 €
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Résumé La rationalité scientifique vise à une connaissance des choses en soi c'est-à-dire à une connaissance de la réalité telle qu'elle est. C'est pourquoi elle introduit une nouvelle représentation du monde de la vie qui se fonde sur l'objectivité. Cette objectivité est un moyen d'élaborer un savoir universel qui s'oppose au savoir empirique que nous procure nos sens, et qui un savoir subjectif dans la mesure où nous avons accès à ce savoir grâce à notre sensibilité. Le savoir subjectif n'étant pas transmissible, il a fallut introduire une objectivité qui va permettre une médiation. La rationalité scientifique écarte donc le sujet qui perçoit le monde par ses sens de toute représentation du monde. On peut alors se demander si le savoir scientifique, caractérisé par son objectivité, permet de satisfaire les besoins manifestés par la raison.
I. La rationalité scientifique vise à mettre en place un savoir objectif
II. Cette rationalité scientifique ne permet pas de répondre aux besoins de la raison
III.La rationalité scientifique empêche la réalisation de ces besoins
Extrait du document C'est ce que Descartes va montrer dans ses Méditations métaphysiques dans sa théorie du morceau de cire. Il explique que si je prends un morceau de cire sorti de la ruche, celui-ci est de couleur jaune, il a une odeur et une certaine forme, il est doux au toucher et si je le frappe, il rendre quelques sons. On remarque ici que Descartes décrit ce morceau de cire d'après des qualités sensibles qu'il renvoie au sujet.
Travail Personnel Encadré portant sur la définition et la distinction entre esprit littéraire et scientifique et son application dans le milieu scolaire.
4515 mots (approx. 11.3 pages), 9 sources, 2008, 8,95 €
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Résumé Chacun d'entre nous a sa définition de l'esprit littéraire et de l'esprit scientifique. C'est une notion sur laquelle il est difficile de se mettre d'accord et elle suscite aussi nombre de préjugés. Les plus courants sont que les scientifiques sont trop rigoureux et les littéraires pas assez ; que la filière scientifique est difficile, et que la filière littéraire est composée majoritairement de fainéants. D'où viennent ces préjugés ?
I) L'esprit littéraire et scientifique dans le temps
1) : le départ
2) Les lumières du XVIIIème siècle
3) Des lumières au XXème siècle
II) Les esprits scientifique et littéraire dans des cas concrets
1) Ecole, orientation et esprit
2) La dépression
Extrait du document L'orientation nous forme l'esprit
Il y a quelques dizaines d'années, il existait 4 types de Bac : le Bac A, B, C et D. Le Bac D regroupait toutes les matières autant scientifiques que littéraires ; depuis ils ont disparu et sont apparus entre autres le Bac S et L.
En classe de première un choix est imposé entre plusieurs filières, dont les générales sont : L, S ou encore ES. C'est de celles-ci dont nous parlerons par la suite.
Comme nous l'a appris M. HATREL, pédopsychiatre : « On a plutôt l'esprit littéraire par rapport à ses goûts, ses passions pour les mots, de par son histoire et sa famille » ; alors « qu'on à plutôt l'esprit scientifique par rapport à un intérêt pour les chiffres, une aisance avec les sciences, les choses cartésiennes, car dès notre enfance on voit ce qui nous intéresse le plus, par exemple grâce à une rencontre, un texte ou un professeur… »
Il y a donc trois alternatives pour une série générale : ceux qui ont un goût pour les langues, la lecture s'orientent vers une filière L et « mettent de côté » les matières scientifiques tel que la physique-chimie, les maths et la SVT car ils n'en ont que 3h par semaine, ce qui est donc trop peu pour un enseignement approfondi.
Ceux qui s'orientent vers la série S s'interrogent sur le pourquoi des choses, c'est-à-dire qu'ils recherchent une explication rationnelle à toutes choses, et qui ont un goût pour les chiffres. Ceux-ci n'ont seulement qu'1h30 de cours scientifiques de plus que de cours littéraires, ce qui est plus équilibré que pour la filière littéraire, mais tout de même pas assez pour approfondir la littérature.
Fiche de lecture portant sur l'ouvrage de Kuhn qui cherche à comprendre les changements de la pensée scientifique, afin de déterminer dans quelle mesure on peut encore leur attribuer une portée objective.
4225 mots (approx. 10.6 pages), 0 sources, 2008, 8,95 €
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Résumé Thomas Samuel Kuhn offre dans son livre une modélisation des différentes phases historiques de toute révolution scientifique, ainsi qu'une théorie générale de la signification des concepts scientifiques. L'image de la science proposée par Kuhn n'est pas celle d'une connaissance suivant un progrès linéaire, mais procédant par à-coup, par des révolutions cycliques suivies de périodes de stabilité.
Dès lors, elle n'apparait plus tournée vers une représentation fidèle du réel, mais seulement vers davantage d'efficacité pragmatique dans la résolution des «énigmes» que forgent les scientifiques lorsqu'ils rendent compte de ce qu'ils se représentent comme étant le réel.
I. La Structure des révolutions scientifiques A) La Structure : les 5 étapes de la révolution scientifique B) Une nouvelle histoire des sciences
II. Notions centrales : «Science normale et le concept connexe de paradigme»
A) La notion de paradigme
B) Paradigme et science normale
Extrait du document "La Structure des Révolutions Scientifiques", dont le titre original est "The Structure of Scientific Revolution", est un ouvrage écrit en 1962 par Thomas Samuel Kuhn, physicien théoricien des sciences américain. De formation scientifique, Kuhn est donc passé de la physique à l'histoire des sciences, due à son intérêt très fort pour la philosophie et pour l'histoire. Dans cette ouvrage, Kuhn cherche à comprendre le pourquoi et le comment des changements de croyances scientifiques, afin de déterminer dans quelle mesure on peut encore légitimement leur attribuer une portée objective, alors même qu'elles ne cessent de varier et écrit dans la Préface, p.11 : «avant tout de plaider pour un changement dans la perception et l'évaluation des données familières» ce changement de perception se trouve en rapport direct avec la notion centrale de «paradigme» dont la définition préalable est donnée par Kuhn dès la Préface, p.11 : un paradigme désigne «les découvertes scientifiques universellement reconnues qui, pour un temps, fournissent à une communauté de chercheurs des problèmes types et des solutions». Le paradigme désigne donc l'ensemble de prises de position théoriques d'une communauté scientifique (tout ce qui est de l'ordre du langage, des méthodes de confirmation, des problèmes qui étaient considérés comme pertinents ou importants. Cette notion essentielle et centrale dans l'histoire des sciences de Kuhn est intimement liée à la notion connexe de Science normale désignant «la recherche solidement fondée sur un ou plusieurs accomplissements scientifiques passés, accomplissements que tel groupe scientifique considère comme suffisant pour fournir le point de départ d'autres travaux».
Dissertation tentant d'établir une corrélation inverse entre connaissances scientifiques et fanatisme à l'aide d'éclaircissements de grands philosophes tels que Nietzsche.
1250 mots (approx. 3.1 pages), 0 sources, 2007, 3,95 €
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Résumé Les connaissances scientifiques peuvent-elles servir à lutter contre le fanatisme ?
Dans l'esprit du siècle des Lumières, la découverte des connaissances scientifiques était porteuse de l'espoir de faire reculer le fanatisme. Mais dans la mesure où le fanatisme a la structure d'une position bornée et forte, le faire reculer ne peut avoir la forme que d'une lutte contre lui.
D'où la question posée. Il n'est pas absurde de penser que les connaissances scientifiques, parce qu'elles sont fondées en raison, peuvent en droit (en théorie) servir à lutter contre l'obscurantisme borné qui agite l'esprit fanatique. Mais l'histoire de l'humanité montre que dans les faits, le progrès des sciences n'a pas permit une lutte efficace contre un fanatisme vivace.
I) En droit, la science peut réfuter les thèses fanatiques
II) Mais n'est-ce pas précisément cette dernière remarque qui est la cause dans les faits ? Les connaissances scientifiques ne peuvent rien pour arracher l'attitude du fanatique
III) Cela étant, la diffusion des connaissances scientifiques reste le plus sûr moyen d'empêcher l'extension du fanatisme
Extrait du document Des connaissances préparent les esprits à résister au fanatisme. La biologie nucléaire a analysé le patrimoine génétique humain à travers le monde et elle a établie que la variation d'un individu à l'autre était cent fois moins importante chez l'homme que chez tous les autres mammifères que cette variation se produit de façon continue.
Ce type de connaissances introduites chez les jeunes enfants des contributions à prévenir l'esprit contre certaines thèses fanatiques sur la notion de race. Cette tâche revient à l'instruction publique car il est ici question de diffuser de front contre le fanatisme lui-même. On peut lutter contre lui globalement en instruisant les jeunes enfants. Juger par soi-même, c'est bien la finalité de la philosophie.
Tags: fanatique, sacré, esprit libre, refus du dialogue
Commentaire de «La complexité essentielle de la philosophie scientifique » issu de l'œuvre « Le Nouvel esprit scientifique », de Bachelard se demandant quel lien existe entre la théorie et l'expérience pour la connaissance de l'homme à travers la science.
1380 mots (approx. 3.5 pages), 0 sources, 2010, 3,95 €
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Résumé Bachelard, penseur et philosophe du XIXème siècle, expose dans son œuvre intitulée Le Nouvel Esprit Scientifique les problèmes que peuvent engendrer deux notions au centre de la science. Ces deux notions sont d'une part la théorie, d'autre part l'expérience.
Si, de prime abord ces deux notions apparaissent comme étant opposées, Bachelard s'attèle au travers de cet extrait, de démontrer qu'elles recèlent toutefois en elles un lien bien particulier. Ainsi, cet auteur soutient qu'il existe un lien indissociable, nécessaire par la nature et l'essence même de ces deux notions, entre la théorie et l'expérience. Ce lien, s'exprime et est discernable seulement grâce à l'observation scientifique. Pour ce faire, Bachelard s'attache à opérer une véritable déconstruction de ces termes abstraits. Dans cette optique, et pour souligner l'opposition apparente que ces deux notions soulèvent, Bachelard considère que la théorie signifie la « contemplation », et que donc celle-ci est abstraite. De plus, elle est spéculative et se limite à un rôle explicatif. Nous étudierons, ici, le texte «La complexité essentielle de la philosophie scientifique » issu de l'œuvre « Le Nouvel esprit scientifique ».
Extrait du document Pour en revenir à Bachelard, celui-ci souligne donc qu'il faut se méfier de cette « première approche visuelle » dans la mesure où elle est trompeuse. Ceci étant, il faut fournir une réflexion logique à propos de l'objet observé, ce qui permettra par la suite de montrer à l'homme qui observe qu'il est possible que celui-ci se trompe lors de son observation.
Dissertation philosophique sur le thème du savoir scientifique par rapport à l'expérience et à l'intelligence pure, selon 3 philosophes : Descartes, Wittgenstein et Kant.
3040 mots (approx. 7.6 pages), 3 sources, 2009, 6,95 €
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Résumé A première vue, la science ne nous apprend-elle pas à nous méfier de l'expérience sensible ? Or, toute connaissance n'est-elle pas cependant acquise par l'expérience sensible ? Cela dit l'expérience sensible ne constitue-t-elle pas qu'une partie de la démarche scientifique ?
Les connaissances scientifiques ne devraient jamais provenir de l'expérience sensible, toujours potentiellement trompeuse, mais seulement de l'intelligence pure et attentive. Or, à moins de dire que l'intelligence pure est innée, on doit bien admettre que toute connaissance, qu'elle soit scientifique ou non, est acquise par, et donc provient de l'expérience sensible. Cependant, ce qui importe dans la connaissance scientifique, ce n'est pas sa provenance, mais sa valeur qui découle de la priorité de la réflexion a priori sur l'expérience sensible.
Les 3 textes étudiés sont extraits de :
- Descartes, "Règles pour la direction de l'Esprit"
- Wittgenstein, "de la Certitude"
- Kant, "Premiers Principes Métaphysiques de la Science de la Nature"
Extrait du document En revanche, contrairement à Descartes, si ces propositions sont incontestables, ce n'est pas parce qu'elles sont innées, mais plutôt parce qu'elles bénéficient d'une sorte de consensus social parce que. Car, en fait, ces propositions incontestables (mathématiques, par exemple), sont acquises exactement de la même manière que les propositions empiriques, c'est-à-dire par l'expérience sensible : "la proposition mathématique a été obtenue par une série d'actions qui ne se différencient d'aucune façon du reste des actions de la vie et qui sont tout aussi sujettes à l'oubli, l'inadvertance et l'illusion." (Wittgenstein, de la Certitude). En effet, j'apprends les mathématiques à l'école, en écoutant mes professeurs, en lisant l'énoncé des exercices et des problèmes, etc. Il m'arrive donc de me tromper en énonçant une proposition mathématique, tout comme je le fais en énonçant une proposition empirique.
Dissertation qui se demande si l'erreur est purement obstacle à la découverte scientifique ou si elle peut, au contraire, lui être utile, voire nécessaire.
2420 mots (approx. 6.1 pages), 0 sources, 2009, 5,95 €
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Résumé «La vérité émerge plus facilement de l'erreur que de la confusion» écrivit Bacon, transformant ainsi l'image négative portée sur l'erreur, en lui donnant un rôle utile dans la quête et la recherche de la vérité, et particulièrement dans le domaine scientifique. On peut donc s'interroger sur les liens qui lient erreur et découverte scientifique. La découverte scientifique se fait en plusieurs étapes. Elle peut être une découverte ponctuelle, instantanée d'un savant, mais elle entre aussi dans une démarche complexe. Elle correspond à un processus qui s'appuie sur des observations suivies d'une hypothèse, et passant par l'expérimentation pour aboutir finalement à une thèse. La complexité de la démarche de recherche scientifique semble vouloir exclure toute possibilité d'erreur.
Extrait du document Il semble qu'en tant que quête d'exactitude et de vérité, la découverte scientifique doive chercher à exclure l'erreur. Pourtant une découverte scientifique ne peut se faire que par la rectification d'une erreur initiale, l'erreur semble donc être le point de départ de la découverte scientifique. Enfin l'erreur n'a pas que ce rôle accessoire : elle est fondamentalement nécessaire à la découverte scientifique dans la mesure où la recherche scientifique et ses successions de découvertes semble n'être qu'une suite d'erreurs rectifiées les unes après les autres : l'erreur semble donc pouvoir être la découverte scientifique elle-même.
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Résumé La vérité, but commun du philosophe et du scientifique, ne semble pas avoir la même utilité aux yeux de l'un et aux yeux de l'autre. Le philosophe accorde une place primordiale à la raison et s'arme de patience. Le scientifique se sert des mathématiques qui sont la base des sciences et réalise des expérimentations afin de tester ses théories. La vérité est un moyen de maîtrise du monde pour les scientifiques et un moyen de maîtrise de soi pour les philosophes.
Extrait du document C'est d'un même étonnement et d'une même interrogation que découle la volonté de savoir des philosophes et celle des scientifiques. Or le savoir est lui-même constitué de connaissances vraies. En ce sens, plus on sait de choses et plus on se rapproche de la vérité. Le scientifique et le philosophe semblent donc avoir un but commun : la recherche de la vérité.
Mais alors, s'ils poursuivent le même but, en quoi se distinguent-ils ? Comment en sont-ils arrivés à un tel fossé qui les sépare ? La vérité devrait être unique et, de ce fait, unifier les personnes qui la recherchent. Qu'est ce qui pourrait expliquer qu'elle ait engendré et qu'elle engendre encore de grandes divergences entre philosophes et scientifiques ?
Qu'est-ce qui préoccupe en commun philosophes et scientifiques ? Que cherchent-ils à connaître ? La vérité. Aucun philosophe ne veut penser quelque chose de faux, aucun scientifique ne désire un résultat inexact. Durant de longs siècles, philosophie et sciences eurent une seule et même inspiration, reposèrent sur un seul et même désir de savoir, constituèrent une seule et même aventure : l'aventure de l'esprit de connaissance, de la pensée qui cherche à comprendre le monde. Pendant plus de 2000 ans, les scientifiques ne se sont pas distingués des philosophes. Les mêmes hommes écrivaient des traités de mathématiques ou d'astronomie et rédigeaient des ouvrages de métaphysique et de morale.