Régionalisation et ALENA (Accord de Libre Échange Nord Américain) Exposé by sfmel88

Régionalisation et ALENA (Accord de Libre Échange Nord Américain)
Exposé qui pose la question de savoir en quoi l'ALENA est un exemple de régionalisation du commerce international et quelles sont ses limites.
№ 8991 | 5,340 mots | 20 sources | 2008
Publié le nov. 23, 2008 in Économie , Commerce , Relations Internationales
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Résumé:

L'Accord de libre échange Nord-américain (ALENA), signé entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, est entré en vigueur le 1er janvier 1994. Cet accord est destiné à favoriser les échanges commerciaux et les investissements entre les cocontractants. Il stipule l'élimination des droits de douane et de réduction des barrières non-tarifaires.
Les accords parallèles de l'ALENA permettent également de renforcer la protection de l'environnement et le respect des normes du travail, d'après le ministère du Commerce international.


I. Quelle est la structure mise en place pour le fonctionnement de l'ALENA, quels sont ses objectifs ?

A. Pourquoi une telle association, comment est-elle rendue possible ?
B. Les attentes, les espoirs économiques générés par ces accords


II. Les réalités actuelles de cette organisation régionale dans un contexte économique plus global

A. Les problèmes et limites internes
B. Les portées de l'ALENA sur le commerce international

Extrait du document:

L'ALENA s'accompagne de dispositions relatives à l'investissement, aux services, à la propriété intellectuelle, à la concurrence et au règlement des différents. L'ALENA n'était pas, le premier accord économique moderne, mais il innovait à plusieurs égards. En effet, la zone commerciale créée était la plus grande du monde. Ensuite, la portée de l'Accord est assez large, puisqu'il visait non seulement le commerce, mais aussi l'investissement et les dossiers délicats du marché du travail et de l'environnement. Enfin, contrairement à l'Union européenne à l'époque, l'ALENA réunissait les économies de pays industrialisés et de pays en développement.
La régionalisation du commerce a trois dimensions distinctes. La première est la régionalisation des ventes. Il a toujours été logique pour les entreprises de prendre de l'expansion en vendant leur production dans plus de pays afin d'augmenter leur chiffre d'affaires et de diversifier les risques, la méthode reste aussi valable aujourd'hui qu'elle l'était en 1994. Le Canada, dont 80 % des exportations vont aux États-Unis, a vu ses échanges avec le Mexique quasiment doubler entre 1993 et 2002.
La deuxième dimension est la régionalisation de la production. La plupart des produits manufacturés résultent d'un assemblage de produits dont seul un sous-ensemble représente les vrais atouts de l'entreprise. Beaucoup d'entreprises, pour être plus rentables et augmenter les marges, sous-traitent des étapes de la production à faible productivité. Dans cette logique, quand la sous-traitance se fait avec des entreprises étrangères, une chaîne mondiale se crée.
L'ampleur du phénomène de régionalisation est sans conteste grandissante. Depuis les années 1990s, les échanges infrarégionaux (qui ont lieu dans une région) croissent plus rapidement que le PIB. Le phénomène est certes mondial, mais depuis l'entrée en vigueur de l'ALENA, la croissance des échanges infrarégionaux, notamment dans le cas du Mexique, est supérieure à celle des échanges internationaux. Il y a donc une véritable intégration au sein du bloc régional.
La troisième dimension de la régionalisation est celle de la distribution. Pour certaines entreprises, il est essentiel d'être présent sur place pour vendre et, souvent, cette présence facilite beaucoup la livraison ou la prestation et le service après-vente. Donc ces entreprises produisent directement à l'étranger au lieu de produire dans leur pays, puis d'exporter. Cela touche particulièrement les sociétés de services, d'ingénierie, les sociétés d'assurances ou encore les banques.

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