Exposé qui traite du thème de la folie dans la pièce de Shakespeare qui, au-delà d'une profondeur psychologique donnée aux personnages, permet à l'auteur de nous faire partager le plaisir morbide qu'il a à imbriquer folie et intrigue au sein de sa pièce.
Exposé № 8503 |
5540 mots (
approximativement 13.9 pages ) |
9 sources |
2008
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Résumé
Ce qui domine dans Hamlet, c'est l'incertitude quant à la réalité et à la vérité. Ainsi, le langage, par exemple, devient une énigme permanente dans la bouche du héros. Les problèmes de la communication avec les vivants et les morts, tout comme la relativité des certitudes, deviennent générateurs d'angoisses parce qu'ils risquent de déboucher sur le néant. Ils débouchent ici sur la folie de Hamlet.
I/ Nature de la folie dans Hamlet
a) La folie de Hamlet : mélancolie et misanthropie
b) Hamlet et le Spectre
c) Le cas d'Ophélie
II/ Les explications possibles de la folie dans Hamlet
a) Hamlet
b) Ophélie
c) Hamlet et Ophélie
III/ Hamlet : folie réelle ou folie feinte ?
a) Les théories des personnages de la pièce
b) D'autres interprétations de la folie de Hamlet
c) Folie et mémoire
IV/ Folie et procédés narratifs
a) La folie au service de l'intrigue
b) La folie, source du comique
Extrait du document
Le thème de Hamlet n'a pas été inventé par Shakespeare. Toutefois, bien qu'il ait puisé ses thèmes et ses histoires chez de nombreux auteurs anciens - comme Plutarque ou Tite-Live - ou italiens - comme Boccace - et bien qu'il se soit inspiré de légendes celtiques ou germaniques, Shakespeare a su les moderniser, les personnaliser. En effet, si la trame dramatique de base de Hamlet n'est pas une de ses créations, son traitement de la mort et de la folie, ainsi que celui du motif de l'illusion et de la vérité, nous frappent par leur originalité.
Mots-clés:comique, monologue, interlocuteur, héros, engrenage, mythe
Commentaire et analyse de la préface de "L'Histoire de la Folie à l'âge classique" de Michel Foucault, dans laquelle il expose ses travaux de recherche.
Commentaire de Texte № 11756 |
1070 mots (
approximativement 2.7 pages ) |
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2006
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Résumé
L'idée d'assimiler la folie à une maladie mentale est une idée relativement récente qui ne débouchera guère qu'au XVIIème siècle. Avant cela, la folie est pour l'essentiel éprouvée à l'état libre ; elle circule, elle fait partie du décors et du langage commun ; le fou lui-même n'a droit à aucune considération particulière.
Michel Foucault a consacré sa thèse de doctorat à "l'histoire de la folie à l'age classique" (1961). Il montre comment, à partir du XVIIème siècle, le discours scientifique dominant, centré sur la raison, aboutit à l'exclusion des fous et à leur enfermement dans des asiles.
Dans sa préface, il dégage trois points essentiels:
I. Le rapport entre raison et déraison (la folie)
II. La place du langage dans le mystère de la folie
III. La question de l'enfermement et ses conséquences
Extrait du document
La fondation de l'Hôpital Général en 1656 constitue une date clé de l'enfermement. Au sein de celui-ci, on trouve aussi bien des mendiants, des invalides que des fous. Le directeur, nommé à vie, a tout pouvoir d'autorité, de direction, d'administration, juridiction, correction voire même de châtiment sur tous les résidents. L'Hôpital Général se définit ainsi plus comme une administration qu'un établissement médical. A l'origine, l'internement n'est donc qu'une mesure de police, qui rend le travail à la fois possible et nécessaire pour tous ceux qui ne pourraient pas vivre sans lui. Il s'agit plus d'une condamnation que d'un souci de guérison. Le fou est alors de plus en plus isolé, comme un être incapable de toute relation sociale.
Mots-clés:raison et déraison, enfermement, asile, fous, isolement
Fiche de lecture de l'ouvrage « Les jardiniers de la folie » d'Edouard Zarifian portant sur les idéologies et mystifications qui, trop souvent, obscurcissent le débat dans le domaine de la recherche psychiatrique.
Fiche de lecture № 26032 |
1100 mots (
approximativement 2.8 pages ) |
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2010
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Résumé
Les jardiniers de la folie, mais qui sont-ils ?
La folie, sous ses différentes formes, nous a tous, de près ou non, touché, interpelé, effrayé un jour. Mais sous cette pathologie méconnue, de nombreux hommes, qualifiés de « fous », portent cette étiquette difficile à tolérer pour la société, se considérant normale. Mais qu'est-ce que la normalité ? Qui est fou ? Edouard Zarifian, à travers son ouvrage, tente de donner un élément de réponse, ou du moins donner des éléments de réflexions, nous laissant à notre propre esprit critique. Son but est bien de démystifier, espérant évincer une culture de la folie erronée, par des jardiniers aux idées reçues trop nombreuses.
1. Edouard Zarifian, soucieux d'expliquer avant de laisser libre cours à son esprit critique...
2. Edouard Zarifian aborde trois courants de pensée présents en psychiatrie : La neurobiologie, la psychanalyse, et la psychosociologie
Extrait du document
Les médicaments futurs, ne pouvant être testés objectivement sur des animaux de laboratoires, laissent place au tâtonnement. Un échantillon d'hommes ne peut représenter une seule entité, leurs facteurs socioculturels aussi proches soient-ils. Selon l'auteur, les recherches n'évolueront qu'en laissant de côté les traitements déjà existants, ouvrant les possibilités aux nouvelles substances, étudiées indépendamment des anciennes classifications. De la même manière en neurobiologie et psychiatrie biologique, « le renouveau passe non seulement par l'apport d'outils nouveaux, mais aussi par la révision des concepts » (p.148).
Mots-clés:médicaments psychotropes, normalité, fou, maladie mentale, neurosciences
Commentaire composé de ce chapitre qui se demande si le thème de la folie n'est pas un prétexte destiné à faire la critique de l'homme contemporain à l'auteur.
Commentaire Composé № 9551 |
3850 mots (
approximativement 9.6 pages ) |
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2008
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Résumé
L'"Eloge de la Folie" est un essai : il fait partie des œuvres qui ont le plus influencé la littérature du monde occidental, il fut aussi l'un des déclencheurs de la Réforme.
Le titre grec «Encomium Moriae» peut également être compris comme Éloge de More (Thomas More), parce qu'ensemble, ils partageaient ce même goût pour l'humour cynique et les jeux de l'esprit. Ainsi, le second et le troisième degré transparaissent sous le texte. L'ouvrage est dédié à ce dernier, ce qui explique le jeu de mot du titre original.
1. Une folie inhérente à l'homme
2. Le vice du savoir
3. L'éloge de l'âge d'or
Extrait du document
«Prince des humanistes», Erasme est considéré comme l'âme de «la République des lettres» qui se met en place en Europe en ce début du XVIe siècle. Rien ne destinait ce Hollandais de Rotterdam, issu d'un milieu modeste, à devenir l'une des plus grandes figures de son époque, et pourtant…
Agé de seulement 25 ans, après une vie monastique où il accumulera un savoir encyclopédique, Erasme est nommé PRETRE. Il se sent alors prêt à se mesurer à l'obscurantisme. Sa vie sera désormais celle que l'on connait aujourd'hui, une vie ponctuée par de longs voyages à travers toute l'Europe, de l'Italie à l'Angleterre en passant par la France.
Mots-clés:philosophe, réalisme, lucidité, malheur, argumentation, sophisme
Fiche de lecture résumant l'ouvrage de Michel Foucault concernant les perceptions de la folie à l'époque classique.
Fiche de lecture № 13869 |
7670 mots (
approximativement 19.2 pages ) |
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2010
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A l'époque de la Renaissance, on voit l'apparition de la Nef des fous, figure à la fois littéraire et réelle. Les fous étaient alors de figures errantes, qu'on chassait des villes, dont on confiait l'éloignement à des marchands ou à des bateliers. Mais ils n'étaient pas systématiquement chassés : certains éléments portent à croire que les villes chassaient d'eux les « fous étrangers » dont elle ne voulait s'occuper. Néanmoins on peut noter que le départ des fous s'inscrivait parmi d'autres exils rituels et symboliques : l'association du départ des fous en bateau relie par exemple la folie à l'eau : l'eau élément physique qui contribue à leur départ, mais aussi élément symbolique qui les lave de leurs péchés.
Extrait du document
Les personnes qui sont internées semblent venir de milieux très différents : on trouve aussi biens des malades souffrant de maladies vénériennes, des insensés, des libertins,… Pourquoi ? Comment passe-t-on au XVIIe siècle à une redéfinition de la folie qui englobe l'ensemble de ces milieux hétérogènes ? « le XVIIe siècle a rapproché dans un champ unitaire des personnages et des valeurs entre lesquels les cultures précédentes n'avaient perçu aucune ressemblance ».
Mots-clés:Renaissance, fous, internement, inutilité sociale, délire
Commentaire composé d'un extrait de l'épilogue de "La folie Tristan" dans lequel Tristan, exilé de la cour du roi Marc et souffrant d'être séparé d'Iseut, feint la folie pour pouvoir approcher celle qu'il aime.
Commentaire Composé № 8506 |
3020 mots (
approximativement 7.6 pages ) |
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2008
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Cet extrait a pour thème principal les retrouvailles des amants. Il célèbre l'amour de Tristan et Iseut, qui, bien qu'ils aient chacun traversé de multiples épreuves, sont restés fidèles l'un à l'autre et donc à l'idéal de l'amour courtois. Or, cet idéal étant fortement répandu au Moyen Age, il n'explique pas la dimension mythologique que la légende a acquise. Aussi, quels sont, au sein du texte, les éléments qui permettent de dire qu'un lien spécial unit nos deux héros ?
Cette étude montre que ce passage, dont la structure présente de nombreux échos, puise son inspiration dans d'autres textes, contribuant à faire ainsi de Tristan et Iseut des amants mythiques.
Extrait du document
On remarque que cet extrait est marqué par le champ lexical de la souffrance. Celle-ci a plusieurs origines et s'exprime différemment selon les personnages. Le texte met d'abord l'accent sur l'affliction de Husdent, le jeune braque qui appartenait à Tristan. On observe chez lui un comportement paradoxal. D'un côté, le chien adopte une attitude proche de l'apathie : il semble n'avoir plus la volonté de vivre, puisqu'il «[…] ne vost boivre ne mangier» (v.500) et se montre plaintif (cf. «Il gent en la chambre loianz» v.517). D'un autre côté, Husdent est apparemment capable de se montrer particulièrement agressif, comme nous l'indiquent les vers «[…] se voloit enragier» (v.501) et « Home de lui ne s'aprima / Qu'il ne volsist mangier as danz» (v.515-516).
Mots-clés:souffrance, exil, joie, légende, rime, apparence
Khôlle de philosophie se demandant si au fond, la pensée ne peut pas être "folle" comme l'interprète Michel Foucault dans une citation de Descartes.
Khôlles № 17743 |
5100 mots (
approximativement 12.8 pages ) |
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2010
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Résumé
Dans l'Histoire de la folie à l'âge classique, Michel Foucault fait grand cas de la première méditation métaphysique de Descartes, d'un passage fameux qui dit ceci : " (...) Et comment est-ce que je pourrais nier que ces mains et ce corps-ci soient à moi? si ce n'est peut-être que je me compare à ces insensés, de qui le cerveau est tellement troublé et offusqué par les noires vapeurs de la bile, qu'ils assurent constamment qu'ils sont des rois, lorsqu'ils sont très pauvres; qu'ils sont vêtus d'or et de pourpre, lorsqu'ils sont tout nus; ou s'imaginent être des cruches, ou avoir un corps de verre. Mais quoi ? ce sont des fous, et je ne serais pas moins extravagant, si je me réglais sur leurs exemples.(...) (Descartes. Méditations Métaphysiques. Première Méditation. Des choses que l'on peut révoquer en doute.). Dans l'Histoire de la folie à l'âge classique, Michel Foucault commente cette phrase pour en faire à la fois la matrice et le symptôme des ces procédures d'enfermement de la folie, le cadre des réductions de la folie à la déraison dont témoigne à ses yeux l'âge classique en termes philosophiques comme sociologiques.
Extrait du document
Il rêve qu'il a rêvé. Il a rêvé. Puis il rêve, et il rêve qu'il interprète son rêve, mais il est toujours dans le rêve. Car le propre du rêve en dépit de ce que dit Freud est d'éprouver tout ce qui est réel comme irréel et comme absolument réel l'irréalité qui le hante. Ce qui fait la force du rêve, c'est qu'on l'éprouve comme une réalité, et le rêve est éprouvé comme d'autant plus réel, il a un coefficient d'autant plus élevé de réalité, qu'on ne peut pas lui échapper dans le moment où on l'éprouve dans la réalité. Ce qui fait que la réalité est un peu moins réelle qu'un rêve.
Mots-clés:conscience, individu, humain, peuple, idée, opinion, science
Dissertation se demandant s'il est possible de comparer deux peintres fictifs ,ici Claude Lantier et Frenhofer, malgré leurs dissemblances.
Dissertation № 21948 |
1480 mots (
approximativement 3.7 pages ) |
0 sources |
2010
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Résumé
Le Chef-d'œuvre inconnu est une nouvelle d'Honoré de Balzac publiée en 1831, mettant en scène trois artistes. Parmi eux, Frenhofer, un grand peintre d'un certain âge aillant pour dessein de concevoir le chef d'œuvre idéal. La réalisation de celui-ci demeurera très longue et secrète aux yeux du public. Le peintre insatisfait, recherchera incessamment la perfection. Pour ce qui est de L'Œuvre d'Émile Zola, il s'agit d'un roman de 1886 nous entraînant dans le monde mystérieux des artistes, et de ses œuvres, grâce à Claude Lantier, dont le portrait évoque celui de Paul Cézanne. Peintre novateur, il désir faire découvrir au grand public une nouvelle façon de peindre, l'impressionnisme. Son perfectionnisme et son inassouvissement le conduiront dans une folie créatrice. « Frenhofer échoue dans sa classique imitation de l'idéal. Sa Catherine Lescault est comme l'ironique réponse de Balzac aux théories de Quatremère de Quincy. Les dieux ne s'incarnent plus et le peintre ne sait plus faire œuvre de Dieu. Au contraire de Frenhofer, Claude le naturaliste se brule du désir d'angéliser ses créatures de cher et de terre. Il échoue à son tour. » La Catherine Lescault de Frenhover image la théorie de Quatremère de Quincy ‘‘ On déduit la vérité imitative de chaque art, en voulant la compléter ou l'accroître '', traduisant ainsi que l'art est une copie de la vérité, réalité que l'artiste cherche à sublimer.
1-Les différences qu'il peut exister entre les deux peintres fictifs
2-Leurs points communs
Extrait du document
Ils se retrouvent rejeté de la société et de leurs amis, les peintures de Claude Lantier font scandales, sont repoussées du public, de sa faisant l'objet de raillerie et déclenchant des rires sarcastiques. Les amis de Frenhofer, Nicolas Poussin et Porbus ne comprennent pas l'œuvre du peintre, ne voient aucun chef d'œuvre, aucune perfection, il demeure incompris.
Mots-clés:portrait, perfection, imitation, sarcastique, ironique, public, scandalisé
Commentaire du chapitre 4 (3e partie) de l'ouvrage de Michel Foucault qui remet en question toutes les représentations communes conçernant l'asile.
Commentaire de Texte № 4669 |
4940 mots (
approximativement 12.4 pages ) |
15 sources |
2008
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Résumé
Dès 1656, la création de l'hôpital de Paris marque, selon Foucault, l'ère du «grand renfermement».
Désormais le fou est interné aux côtés des marginaux, des débauchés, des oisifs, des délinquants etc… c'est-à-dire ceux qui pèsent comme une charge pour la société.
Cette période du grand renfermement va enfermer les errants, les déviants de toutes sortes, dont les fous.
A cette époque, l'isolement et la contention seront utilisés pour emprisonner et exclure.
1 - Présentation de Michel Foucault
2 - Les étapes de la reconnaissance de la folie
3 - Explication du texte
Extrait du document
Foucault Michel est un philosophe français né en 1926 à Poitiers (Vienne), il étudie la philosophie et la psychologie, puis il entra à l'école normale supérieure à Paris. Pendant les années 1960, il occupe le poste de directeur du département de philosophie à l'université de Clermont-Ferrand et à l'université de Paris –Vincennes. En 1970, il est élu au collège de France où il enseigne l'histoire des systèmes de pensée. Au cours des années 1970 et 1980, sa réputation internationale grandit et il multiplie les conférences à travers le monde.
Mots-clés:antipsychiatrie, extrême-gauche, Basaglia, Pinel
Commentaire d'un extrait de cet ouvrage d'Erasme dans lequel l'auteur fait une critique de l'Eglise et des papes de la Renaissance en particulier.
Commentaire de Texte № 5975 |
4620 mots (
approximativement 11.6 pages ) |
10 sources |
2008
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Résumé
Dans cet extrait qui va de la page 79 à la page 82 aux éditions Bouquins, Erasme brosse un portrait très critique voire polémique des papes de la Renaissance. Il s'emploie à montrer l'empiètement progressif du pouvoir séculier et politique sur les prérogatives religieuses normalement rattachées à la fonction du pontife. Il en dénonce les travers et abus tout en distillant les grands thèmes de sa pensée réformatrice qui se veut salvatrice. L'intérêt d'une telle démarche est considérable tant pour l'étude de la papauté de l'époque que pour l'étude de la pensée érasmienne.
Ce document s'intéresse, dans un premier temps, à la dénonciation du train de vie princier mené par les papes selon Erasme avant de voir en quoi ces exigences matérielles ont peu à peu occulté la fonction et le devoir spirituels du pontife. Enfin, dans un dernier point, il sera nécessaire de s'attarder sur l'enjeu perceptible du texte, c'est-à-dire sur la pensée réformatrice de l'humaniste chrétien telle qu'elle transparaît au travers de cette critique.
Extrait du document
La critique d'Erasme peut s'envisager, tout d'abord, d'un point de vue purement temporel et politique car elle vise à interpeller avec humour le lecteur sur le statut princier du pontife. Le jugement porté par l'auteur s'exerce sur trois pans principaux de la vie séculière de la papauté : premièrement, un jugement d'ordre moral sur le train de vie mené par le pape, ensuite une critique sur ses pratiques et activités politiques suivie enfin d'un jugement d'ordre matériel sur l'administration et les biens pontificaux.
D'une part, s'agissant des mœurs du pontife, la critique est claire et féroce mais ne cite jamais de nom. Par certaines allusions, il est cependant possible de percevoir que les trois papes principalement visés, tout au long du texte, sont des papes d'actualité : il s'agit d'Alexandre VI Borgia (1492-1503), Jules II (1502-1513) et Léon X (1513-1521).
Mots-clés:scandale, morale, justice, accusation, Borgia, népotisme