Commentaire d'un passage de l'œuvre « Les affinités électives », de Goethe se demandant en quoi, au travers des confidences d'Édouard, et du rôle de Courtier, ce passage montre l'emprise de la passion et la décadence du mariage.
Commentaire Composé № 28338 |
2460 mots (
approximativement 6.2 pages ) |
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2012
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Résumé
« Les Affinités électives » est un roman de Goethe paru en 1809, dont la première idée remonte au printemps de 1807. C'est dans le contexte des bouleversements dus à la secousse napoléonienne que Goethe écrit son meilleur roman. C'est un roman en deux parties qui comptent chacune 18 chapitres. Le passage qui nous intéresse se situe au dernier chapitre de la première partie : Après que le Capitaine est parti, et que Charlotte a exposé à son mari sa volonté de replacer sa nièce Odile en pension ou bien chez une dame. Édouard fou amoureux d'Odile ne peut se résoudre à la voir partir, sachant que son bonheur n'est pas dans une pension. Il est alors parti en laissant une lettre à Charlotte expliquant clairement qu'il quitte sa maison en imposant son choix : Charlotte doit garder Odile auprès d'elle. Et si la jeune fille n'est plus là à son retour, il s'en emparera. Odile est amoureuse, et pleure sa peine en retournant sur les lieux où ils s'étaient livrés à leur passion. Elle se l'imagine en rêve. Courtier, médiateur, et sorte de réparateur de couple, décide de partir à la recherche d'Édouard, pour défendre le mariage du couple initial. Le passage étudié débute à la page 161 « Ainsi s'écoulaient ses jours […]» et se termine à la page 166 « […] la foi en eux est seule vivante ».
I- La passion amoureuse d'Édouard
II- La crise d'un mariage devenu seulement institutionnel
Extrait du document
Édouard entreprend, dans une sorte de monologue lyrique, la confession de son cœur. Le romantisme, préférant l'imagination et la sensibilité à la raison classique symbolisée par Charlotte, il se manifeste avant tout par un fort lyrisme personnel, accompagné de l'exaltation du moi. En effet dans ce texte, Édouard ne fait que parler de lui, ce qui est pourtant rare dans le roman. En cela Goethe est déjà un précurseur en faisant d'Édouard, un héros romantique, voué à son amour Odile, perdant toute raison, oubliant ses responsabilités vis-à-vis de sa femme et des travaux qu'il avait entrepris.
Mots-clés:sentiment, libertinage, foi, alliance, couple, union, séparation, idylle, héros, romantique, coeur
Travail de recherche se demandant en quoi les symboles et les allégories se révèlent être des éléments importants pour la compréhension des œuvres suivantes : « La tentation de Saint-Antoine » de Flaubert, « Faust » de Goethe et « Peer Gynt » d'Isben.
Travail de Recherche № 27810 |
3610 mots (
approximativement 9 pages ) |
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2012
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Résumé
« La tentation de Saint-Antoine » de Flaubert, « Faust » de Goethe et « Peer Gynt » d'Isben sont trois épopées mentales nébuleuses et énigmatiques. Œuvres fantasmagoriques à la frontière du rêve et du cauchemar, elles nécessitent un travail de décryptage tant elles peuvent paraître amphigouriques. Les symboles se révèlent donc être des éléments importants pour la compréhension des œuvres.
I. Bestiaire symbolique
II. Les figures féminines
III. Symbole de l'humanité
Extrait du document
En effet, Faust est le symbole universel de l'homme. Tout d'abord il représente l'homme en quête d'amour. Que ce soit en courtisant Marguerite ou en invoquant Hélène, Faust cherche l'amour. Il semble d'ailleurs présenter des similitudes avec Don Juan, figure du romantisme et de la séduction : ils se laissent tous deux emporter par leurs désirs et finirons l'un comme l'autre châtiés par un événement surnaturel qu'ils ont eux-mêmes provoqué. Il est donc le symbole de l'homme à la recherche du véritable amour.
Mots-clés:symbolique, représentation, amour, sentiment, rêve, cauchemar, fantasmagorique, illusion
Dissertation portant sur une comparaison entre trois versions du mythe de Faust : celle de Goethe, de Marlowe et de Gounod.
Dissertation № 13409 |
1925 mots (
approximativement 4.8 pages ) |
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2009
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Résumé
Faust est avant tout un mythe littéraire dans la mesure où ce dernier a traversé le monde et les époques et est devenu un personnage représentatif et auquel on se rattache dans telle ou telle situation. Ainsi, l'histoire du docteur Faust circule de la plus naissante Renaissance jusqu'à nos jours. Nous nous intéresserons ici aux versions de Marlowe, de Goethe et de Barbier et Carré (Gounod). L'aspect théâtral domine dans ces trois oeuvres, à ce sujet, Line Cottegnies écrit : " C'est la magie du théâtre lui-même qui est mise en abyme". Dès lors, le spectaculaire est-il déterminant dans Faust? La pièce ainsi que l'opéra reçoivent en effet des critères théâtraux importants qui les amènent au genre tragique. Néanmoins, la tragédie n'est pas seule mise en cause ici. Enfin, les oeuvres renferment une toute autre mise en abyme plus subtile.
Extrait du document
En définitive, Faust permet donc toute cette théâtralité présente en grande quantité à travers les trois oeuvres: comique de gestes, métamorphoses, apparitions, disparitions, démembrement... C'est un véritable spectacle qui s'offre à nous mais qui est également vécu sur scène. Tragédie? Comédie? Epopée? Nous ne pouvons étiqueter cette pièce d'une hétérogéinité impressionante. Le mythe l'est donc d'autant plus qu'il est inclassable et, de ce fait, inaccessible. Mais c'est également une mise en abyme plus personnelle et relative à l'époque qui se joue. Là encore, le mythe l'est, du fait qu'il reste néanmoins intemporel. Nous pouvons alors nous demander si le combat, le désaccord entre deux forces, à savoir ici le Bien et le Mal, ne joue pas aussi dans la confection de ce Faust devenu mythe.
Mots-clés:Méphistophélès, bien, mal, mise en abyme
Dissertation qui commente une citation de Goethe "Toute poésie est de circonstance" qui s'oppose à l'idée préconçue que la poésie serait par essence détachée du réel.
Dissertation № 22314 |
4295 mots (
approximativement 10.7 pages ) |
15 sources |
2010
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Résumé
L'opinion commune aurait tendance à penser de la poésie qu'elle est un genre léger et abordable par tout le monde et considèrerait la poésie comme « belle » du moment que le poète fasse rimer ses quelques vers. Une poésie où il n'est pas obligatoire d'y trouver un sujet précis, mais où l'on pourrait écrire sur tout, et rien.
Or, Goethe a longtemps encouragé les jeunes poètes de son époque à traiter des sujets « au jour le jour », en rapport notamment avec la vie quotidienne, la société qui les entourent. C'est ce qu'il a nommé « la poésie de circonstance ». A l'époque Goethe s'exprime à propos de son œuvre poétique : « Toutes mes poésies sont de circonstance ». Ainsi on pourrait se poser les questions suivantes : La poésie serait-elle déterminée par le réel, par la vie du poète ? Ou n'aurait-elle pas une autre finalité qui serait de s'extraire de la réalité qui l'entoure ? En effet, quels pouvoirs exerce le réel sur la poésie ?
Pour répondre à ces questions, nous élaborerons une réflexion en trois temps. Nous suivrons tout d'abord la thèse que défend Goethe à savoir que la poésie est de circonstance, dépend du réel. Mais nous observerons en quoi la poésie peut aussi être considérée comme une échappatoire à la réalité que le poète doit subir chaque jour. Cependant, la poésie peut peut-êtrepeut-être aussi dépasser cette dualité entre le réel et l'imaginaire.
Extrait du document
Ce mouvement met aussi en lumière le travail acharné de l'artiste. C'est la recherche de la perfection qui va amener les parnassiens à une forme poétique de plus en plus travaillée. En effet, on peut noter la rigueur dans la métrique et l'utilisation notamment du sonnet, de l'alexandrin, du vocabulaire soutenu. On retrouve ces aspects chez Baudelaire qui pense que la fonction de la poésie est « l'aspiration humaine vers une beauté supérieure » (Notes sur Edgar Poe en 1857). Or, la perfection ne semble pas exister dans la vie terrestre. En effet, pour Baudelaire les finalités morales ou didactiques diminuent la force poétique, qui doit être gratuite : car la poésie « n'a pas la Vérité pour objet, elle n'a qu'Elle-même ».
Mots-clés:sommeil, réveil, onirique, idéal
Dissertation basée sur une citation de Citati et portant sur l'ouvrage "Le Père Goriot" de Balzac et "Les années d'apprentissage" de Goethe afin de déterminer quels changements sont observés dans un roman d'apprentissage, autres que la personnalité.
Dissertation № 24259 |
2675 mots (
approximativement 6.7 pages ) |
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2010
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Résumé
Les deux romans supports de cette réflexion, que sont Les Années d'apprentissage de Wilhelm Meister de Goethe et Le Père Goriot de Balzac, se ressemblent et pourtant s'éloignent par bien des aspects. Le premier, qui est le modèle absolu du roman de formation, n'est paradoxalement pas qu'un roman d'apprentissage car il ressemble aussi, au début, à roman d'aventures, puis à un roman philosophique. Le deuxième est bien un roman de formation même si le jeune héros n'est pas le personnage éponyme du texte et qu'il n'est pas au centre de l'intrigue. Cependant, répondent-ils bien à ce qu'on attendrait d'un Bildungsroman ? Le roman de Goethe a fait l'objet de l'analyse de Pietro Citati, en 1990, analyse qui peut s'étendre à tous les romans d'apprentissage : « Le paradoxe dans les Lehrjahre, dont le titre évoque une série d'expérience au fil du temps, c'est que leur héros ne change nullement : ni dans son caractère, ni dans ses inclinations, comme si pour lui seul, moteur immobile de son propre livre, le temps suspendait sa marche sur les horloges du monde. ». Il semblerait en effet que les héros ne subissent pas de changement radical durant une bonne partie du récit et qu'ils soient fidèles jusqu'au bout à leurs premières aspirations : ils sont témoins d'événements qui surviennent autour d'eux sans en être acteurs. De fait, cela apparaît comme une forme d'immobilisme.
I/ Des héros immobiles et inchangés
II/ Un apprentissage qui touche à la connaissance d'autrui
III/ La formation secondaire des auteurs et l'apprentissage des lecteurs
Extrait du document
Wilhelm Meister, le personnage principal des Années d'apprentissage, est un bourgeois passionné par le théâtre ; en effet pendant toute la première moitié du roman, le héros ne s'exprime et ne débat vraiment presque seulement à propos du théâtre comme lorsqu'il raconte à Marianne sa jeunesse (pages 38 à 60), lorsqu'il débat avec Mélina (pages 87 à 91) ou lorsqu'il explique à sa troupe de théâtre Hamlet de Shakespeare (pages 278 à 280).
Mots-clés:rôle, caractère, héroïque, théâtrale, jeunesse, connaissance, lecteurs
Dissertation, sous forme de plan détaillé, se demandant si les services publics peuvent opérer des discriminations en vue de satisfaire l'intérêt général et ce alors même qu'ils sont tenus d'appliquer le principe d'égalité.
Dissertation № 19523 |
1030 mots (
approximativement 2.6 pages ) |
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Résumé
Goethe, dans ses écrits fait valoir que parfois, pour l'intérêt général, il vaut mieux opérer certaines inégalités. On peut donc se demander si c'est le cas pour les services publics. Il convient donc de définir la notion de service public, ainsi que celle de discrimination. Cette dernière consiste en une différenciation positive ou négative d'une certaine catégorie de personnes. Le service public, quant à lui est une activité exercée dans l'optique de l'intérêt général. Le service public est régi par certains principes tirés de la constitution ainsi que par d'autres textes et lois spécifiques. Ce dernier doit notamment respecter le principe d'égalité, qui est un de notre grand principe mais doit aussi veiller à l'intérêt général.
I- Les grands principes et lois régissant le service public, empêchant en principe les discriminations
II- La création de certaines discriminations, par les services publics, dans leur exercice
Extrait du document
On peut dès lors citer la décision Contremoulin du 10 Juillet 1995, rendu par le Conseil d'État. Dans celui-ci, un père qui avait demandé que sa fille puisse intégrer une autre école afin que cette dernière soit plus près de son lieu de travail. Ce père de famille fait même valoir que certains parents dans la même situation que lui avait eu cette faveur, alors que pour lui, cette faveur a été refusée.
Mots-clés:inégalité, parité, faveur, juge, responsable, laïcité, protection, juge
Mémoire se demandant si le décret d'extradition est conforme ou non à l'ordre public français et donc s'il respecte les conditions objectives de l'extradition.
Mémoire ou thèse № 18712 |
5900 mots (
approximativement 14.8 pages ) |
15 sources |
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Résumé
John Smith est recherché par l'état du Delaware qui l'accuse d'avoir assassiné le 15 mars 2000 le professeur Goethe, chercheur en génétique pratiquant des expériences sur les animaux. Mr Smith vit à Lyon depuis 2001 avec sa femme Marie de nationalité française ainsi que leurs trois enfants. Mr Smith est appréhendé le 15 décembre 2007 suite à un simple contrôle routier. Les États-Unis d'Amérique demandent son extradition vers l'État du Delaware afin qu'il y soit jugé. Son extradition est accordée par la France par un décret du 20 décembre 2007. Mr Smith s'y oppose et décide de contester le décret.
L'extradition est le mécanisme juridique par lequel l'État requis livre une personne qui se trouve sur son territoire à l'État requérant qui la réclame aux fins de poursuite ou d'exécution d'une peine.
I- Un décret à opposer au principe de légalité
II- Le décret d'extradition face aux droits acquis par une personne sur le territoire français
Extrait du document
De plus la défense prétend sans véritablement le démonter et en se basant sur des suppositions que le bien être des enfants de Mr. Smith serait remis en cause par une extradition de leur père mais les agissements de leur père ne sont-ils pas déjà des actes qui remettent en cause leur bien être, Mr.Smith est-il pas le principal responsable de cette situation, s'il est innocent pourquoi cherche-t-il tant à éviter son extradition vers son pays d'origine.
Mots-clés:juridique, jurisprudence, peine de mort, condamnation, convention
Commentaire composé d'un extrait de l'acte II, scène 4 de la pièce de théâtre « Kean », d'Alexandre Dumas se demandant quelle est la vision du métier de comédien dans cet extrait.
Commentaire Composé № 17482 |
1490 mots (
approximativement 3.7 pages ) |
1 source |
2008
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Résumé
Alexandre Dumas est un écrivain français du XIXème siècle. Il passe son enfance au près de sa mère qui l'élève seule. Il travaille d'abord comme clerc puis comme expéditionnaire. Ensuite il rédige des pièces de théâtre. Il s'inspire de Shakespeare, Goethe, Schiller. Son succès arrive grâce à Henri III et sa cour en 1829, pièce représentée à la Comédie Française. Au cour de sa carrière littéraire il s'inscrit dans différents genres : le drame, le feuilleton et le roman historique. Il a notamment écrit Les trois mousquetaires en 1844 et Le comte de Monte-Cristo en 1845. En 1836 il écrit Kean, pièce de théâtre qui sera représentée pour la première fois au Théâtre des variétés. La pièce est sous-titrée Désordre et Génie et retrace la vie du comédien britannique Edmond Kean. Dans le deuxième acte, Kean reçoit Anna Damby, une jeune fille qui souhaite devenir actrice au lieu de se marier comme le désir sa famille. Au cours de la scène quatre, Kean lui expose quelques qualités et défauts du métier de comédien. Nous étudierons donc le passage commençant par "Anna. - O Kean ! Kean !" et se terminant à "croyez-moi, miss, sur mon honneur, croyez-moi !", extrait de la scène 4, acte II, de la pièce "Kean".
I - Le métier de comédien face à la critique
II - La capacité du comédien à créer l'illusion théâtrale
III - Le point de vue contradictoire du personnage face au métier de comédien
Extrait du document
Dans un second temps, Kean apporte son point de vue face à l'illusion que crée le théâtre. Effectivement, il se moque un peu de son propre personnage. La dernière phrase de sa deuxième réplique "Oh ! oui, oui, je suis un roi bien respecté, bien puissant, et surtout bien heureux, allez !" est ironique à cause du "allez" final.
Mots-clés:illusion, rôle, personnage, humain, individu, personnalité
Commentaire composé portant sur ce poème de Victor Hugo qui pose la question de savoir comment l'atmosphère de cette ballade germanique permet l'expression de la division interne du poète et l'élaboration d'un discours sur l'indicible.
Commentaire Composé № 13647 |
2350 mots (
approximativement 5.9 pages ) |
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Résumé
Jacques Seebacher, dans les textes qu'il a réunis avec Anne Ubersfeld sous le nom de Hugo le Fabuleux, commente deux poèmes de Victor Hugo, à savoir, « A quoi songeaient les deux Cavaliers dans la Forêt » et « Religio », qui font tous deux intervenir un certain Hermann dialoguant avec le Je et pouvant représenter, selon le critique, ce qu'il y a d'esprit germanique en Hugo, et donc de romantique, car le romantisme du poète se manifeste par un goût de l'ailleurs. En effet, le premier de ces deux poèmes a été écrit en vérité non pas en octobre 1853 – comme Hugo l'a inscrit dans l'édition des Contemplations pour le situer au livre IV intitulé PaucaMeae, dans la partie « Aujourd'hui » du recueil, après la date de la mort de Léopoldine le 4 septembre 1843 qui constitue l'indicible, – mais en octobre 1841, après un voyage sur les bords du Rhin en 1839 et 1840. Aussi retrouve-t-on dans ce poème le rythme et l'atmosphère d'une ballade germanique, telle « Le Roi des Aulnes » de Goethe.
Extrait du document
Cette nature « sombre » est favorable à la rêverie, à la contemplation, à l'introspection. Dès lors, il faut souligner la remarque très juste de Ludmila Charles-Wurtz, dans son ouvrage sur les Contemplations, qui attribue aux mots « songer », « contempler » et « rêver » le même sens. Il s'agit pour le songeur et le penseur, car la distinction est à faire entre les deux cavaliers, l'un passif et l'autre actif, de fixer son regard sur la nature jusqu'à percevoir le sens abstrait qu'elle délivre. Ici, le poète plonge son regard dans la nature et se voit lui-même, voit son double : Hermann, qui est une « ombre » (v.2). Son introspection se fait au présent, il s'agit presque d'un monologue intérieur coupé du récit de la chevauchée dans la forêt. Ce monologue s'ouvre par le pronom personnel « je » au vers 7, ce qui le place d'emblée sous le signe d'un discours centré sur le personne du poète ; ce même vers, qui est le premier du récit de l'introspection, est coupé en deux par un point à l'hémistiche : « Je suis plein de regrets. Brisé par la souffrance ».
Mots-clés:lyrisme, forêt, germanisme
Dissertation de littérature qui traite du mensonge et de la vérité dans les oeuvres de poètes. S'agit-il de mensonges poétiques ou de mensonges amoureux ?
Dissertation № 1923 |
4860 mots (
approximativement 12.2 pages ) |
2 sources |
2007
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Résumé
Etude comparative de quatre auteurs : Pétrarque, Ovide, Shakespeare et Goethe sur " les poètes de l'amour ". Ils répondent à la question suivante : est-il licite au poète de mentir s'il s'agit d'un mensonge agréable ?
Cette dissertation analyse, tout d'abord, comment l'usage du mensonge poétique s'enracine dans une pratique de l'éloge et comment cette pratique, qui clame sa bonne foi, trouve sa justification tant artistique que morale dans l'amour du beau. Puis, dans une deuxième partie, on se demande comment l'amour du beau est susceptible de se convertir en amour du vrai et ainsi se poser en porte-à-faux par rapport à cette poétique du mensonge. Enfin, pour résoudre cette dichotomie, le discours du poète devient de l'ordre du « commerce de moralité » et la conclusion est que la poésie a tout à gagner à exiger la vérité ou à permettre le mensonge.
Extrait du document
« L'homme – écrit Nietzsche – , n'exige la vérité et n'en fait prestation que dans le commerce de la moralité avec les autres hommes, et c'est le fondement de la vie en commun. » En revanche, poursuit-il, « on peut permettre le mensonge au poète, là où les mensonges sont agréables ils sont permis. » Cette opinion trouve un écho dans la dimension métadiscursive de nos quatre textes signalant l'existence, voire justifiant ce mensonge, mais sans forcément l'associer à une donnée agréable. Ainsi, s'il existe bien une rhétorique du mensonge et de la vérité dans nos œuvres – nos quatre auteurs s'en font eux-mêmes l'écho – celle-ci est-elle d'ordre générique ou thématique ? En d'autres termes, s'agit-il de mensonges poétiques ou de mensonges amoureux ? Enfin, pour aller plus loin, et ne serait-ce que pour reprendre Hugo, le mensonge ne serait-il pas, dans la poésie amoureuse, cette « forme qui remonte à la surface » ? Toutefois, démasquer le mensonge poétique dans nos quatre œuvres représente une entreprise ardue. En effet, si, comme nous l'avons dit, chacun de nos auteurs y fait lui-même référence, c'est la plupart du temps pour s'en distancier.
Mots-clés:canzonière, fiction, cœur, torture, beauté, mystère