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Résumé Le peuple de la Grèce archaïque est profondément marqué par la peur de l'étranger. Il la met en scène dans de nombreux mythes et autres tragédies. L'autre semble barbare, animal mais il peut parfois exercer un pouvoir de fascination. Outre l'illustration de leur obsession, les mythes permettent aussi aux Grecs de réfléchir plus largement, sur la place de l'Homme, dans l'univers notamment.
I. La place que doit trouver l'Homme au sein du monde
II. La vision qu'ont les Grecs des autres peuples
III.Comment cette représentation du monde et des étrangers devient constructrice de l'identité de l'Homme civilisé
Extrait du document De plus, les mythes insistent sur l'humanité des personnages grecs. L'homme doit rester entre le statut divin et le statut d'animal. Le voyage d'Ulysse illustre cette thématique. La proposition d'immortalité que lui offre Calypso causerait la perte de son statut d'homme vivant, c'est pourquoi il refuse. A l'inverse, la métamorphose que s'apprête à faire Circé le ferait régresser au rang d'animal. En outre, l'homme doit aussi s'inscrire dans le temps, y laisser une trace.
Exposé qui explique comment se développe l'amorce d'une métamorphose dans les représentations du mythe d'Actéon de l'art grec du Vème siècle avant J-C.
8470 mots (approx. 21.2 pages), 21 sources, 2010, 13,95 €
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Résumé A quoi pense-t-on aujourd'hui lorsque l'on fait référence au mythe d'Actéon ? Les premières idées qui viennent en général, sont celles diffusées par la peinture européenne, de la « Surprise », scène où Actéon surprend Artémis au bain. Mais cette version est plus tardive que le mythe grec archaïque. La première phrase de Reinach dans son article sur Actéon, dans Cultes, mythes et religions, l'illustre très bien : « « Actéon chasseur thébain surprit Diane au bain, fut changé en cerf et déchiré par ses chiens ». Ainsi, s'expriment les Dictionnaires de la Fable ; mais il ne faut pas toujours croire les Dictionnaires. Dans les monuments du Vème siècle avant notre ère qui sont relatifs au châtiment d'Actéon, l'épisode du bain ne paraît jamais ».
1. Actéon puni par son hybris, devenant alors la métaphore de la bête traquée
2. « Le chasseur devenu gibier » (frontisi ducroux), les amorces d'une métamorphose
3. La symbolique et inversion du mythe
Extrait du document Actéon de Thèbes passe pour être le fils d'Aristée et d'Autonoé, petit-fils de Cadmos, roi de Thèbes. Il fut élevé selon certaines versions par le centaure Chiron qui lui apprit l'art de la chasse. On peut voir quatre différentes variantes de la faute d'Actéon :
- Dans la version ancienne, telle que la rapporte Hésiode au VIIIème siècle avant J-C dans les Théogonies, vers 977, et des fragments, Pseudo-Eole, vers 215, le jeune Actéon serait victime de la vengeance de Zeus exercé par l'intermédiaire d'Artémis. La déesse le fait tuer par ses propres chiens que l'on dit atteints de folie. Zeus puni le jeune-homme qui aurait désiré s'unir à Sémélé, sa tante, aimée de Zeus.
Tags:grec archaïque, cervidé, tradition orale, sanctuaire, Zeus
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Résumé Ces deux sculptures : les Kouroi jumeaux sont un exemple de cette « renaissance » du monde grec. Il s'agit de statues en ronde-bosse en pied (sculpture de tout le corps) qui représentent deux Kouroi jumeaux, Cléobis et Biton et ont été produites vers les années 590-580 av. J.C. Un Kouros est une statue virile archaïque qui ne représente pas un dieu. Le mot Kouros signifie « jeune homme » en grec. Chacune de ces deux statues mesure 2,16 mètres de hauteur et est en marbre d'Argos, produites dans cette cité du nord du Péloponnèse. Elles ont été retrouvées en 1893 dans le sanctuaire d'Apollon sur l'île de Delphes, l'un des plus importants lieux de culte du monde grec, et ont sans doute fait office d'offrande à ce dieu protecteur. La statue de droite est en assez bon état dans la mesure où il n'en manque aucun membre, mais celle de gauche est moins bien conservée car il manque le bras droit, le poignet ainsi que la main gauche et une partie de la cuisse gauche et de l'aine sont endommagées. Ces deux sculptures sont aujourd'hui conservées au musée archéologique de Delphes.
I/ Description des deux statues
II/ Analyse de cette œuvre
Extrait du document D'après L'Iliade d'Homère, ils auraient vécu à l'époque précédant la guerre de Troie (XIIe siècle av. J.C.) et auraient accompli de nombreux exploits comme la chasse au sanglier de Calydon (en Etiolie), auraient participé à l'expédition des Argonautes pour retrouver la toison d'or … ce qui en ferait également des héros légendaires.
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Résumé Pour chaque thème, l'étude iconographique est basée sur deux ou trois exemples de céramiques ou de sculptures grecques. L'iconographie de Méduse et des Gorgones a connu plusieurs évolutions au cours du temps. Elle est d'abord représentée sur quelques vases de la première moitié du VIIe siècle avant J.-C., où elle prend tantôt la forme d'un chaudron de bronze, tantôt celle d'un centaure femelle. Puis, à la fin du VIIe siècle, sous l'influence des têtes de lion corinthiennes, de nouvelles normes de représentation se mettent en place pour le visage de Méduse, lui
donnant des traits qui ne sont pas sans rappeler le style rientalisant qui domine l'art céramique grec tout au long du VIIe siècle avant J.-C.
I. Persée et Méduse
II. Apollon et l'oracle de Delphes
III. L'identité d'Eros et la cosmogonie orphique
Extrait du document Le monstre est un hybride avec la tête et le buste d'une femme et la queue d'un serpent; cette représentation féminine de Python est certainement le résultat d'une assimilation avec Ekhidna, serpent à tête de femme symbole des corruptions de la terre ; elle est la femme de Typhon avec qui elle engendre toutes sortes de créatures malfaisantes telles que Cerbère, le Sphinx ou l'Hydre de Lerne. Après sa mort, Python donnera son nom à l'oracle de Delphes, la Pythie, et l'omphalos deviendra son tombeau.
Tags:grec, céramique, sculpture, étude, forme, visage, art
Exposé analysant une peinture de vases illustrant la victoire d'Ulysse sur le cyclope Polyphème, et se demandant si cette coupe véhicule le message d'une Grèce « éducatrice » (Thucydide).
2060 mots (approx. 5.2 pages), 3 sources, 2010, 5,95 €
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Résumé Cette coupe date d'environ 560-550 avant Jésus-Christ durant l'apogée de la période archaïque. Cette période est associée aux bases ainsi qu'aux fondements de la grande culture grecque. Cette peinture de vases illustrant l'Iliade et l'Odyssée est attribuée au Peintre des Cavaliers. C'est un artiste anonyme de Laconie. Les commanditaires peuvent être soit une polis qui l'aurait commandé pour faire une fête religieuse ou un aristocrate qui, quant à lui, l'aurait commandé en vue d'un banquet avec ses amis et sa famille.
Au VIème siècle avant Jésus-Christ, avant que Sparte s'engage vers des alliances qui aboutiront en 550 avant Jésus-Christ, à la ligue du Péloponnèse, la Grèce continentale s'oriente vers des mouvements de colonisation. En effet, c'est une période d'extension du monde grec. C'est aussi un moment d'intense bouillonnement dans la Grèce entre riches, aristocrates et le peuple qui débouche sur la démocratie à Athènes en 510 avant Jésus-Christ. Certes il y a des innovations au niveau politique mais également au niveau artistique. En effet, c'est une période féconde notamment pour la sculpture, l'orfèvrerie, l'architecture ainsi que les produits en céramiques. Cependant, à Sparte, les artistes semblent ne plus trouver de clientèle locale suffisante. Ainsi, ils se spécialisent dans l'exportation vers Tarente, les colonies de Sparte mais aussi vers l'Etrurie et la Cyrénaïque.
I/ Description de cette coupe
II/ Analyse de cette œuvre
Extrait du document Ces détails montrent un traitement du corps plutôt réaliste. Il se dégage une expression de mouvement avec la position de la jambe gauche en avant. Au niveau du visage, les organes sensoriels sont présents, ce qui accentue la minutie du travail. En effet, les détails de l'incision mettent en avant les yeux, les oreilles, le nez et la bouche. Leurs chevelures, marquées par les rehauts rouges, sont allongées.
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Résumé En Grèce antique, l'époque classique (du VIe au IVe siècle av. J.C.) se caractérise par de nombreuses évolutions dans les différents domaines artistiques comme la sculpture ou la statuaire funéraire. On remarque certaines de ces évolutions dans la stèle de Dexileos découverte sur la route conduisant à la future Académie de Platon. Elle marque la tombe des morts de la bataille de Némée, qui en 394 av. J.C., a vu les Athéniens et leurs alliés de Thèbes, d'Argos et de Corinthe défaits par Sparte dans une lutte contre l'hégémonie spartiate sur la Grèce. Dexileos était un athénien mort durant cette bataille. Cette œuvre, dont le teknitai est inconnu, a été réalisée en 394 ou 393 av. J.C. Elle a subi des dommages assez importants au cours du temps, comme le montre l'absence de certaines parties du corps de Dexileos et de son cheval. Ce relief funéraire en marbre est aujourd'hui conservé au musée du Céramique, à Athènes, et mesure 1,75 mètre. Il fut probablement commandé par la famille de Dexileos, car c'est lui qui est représenté à cheval dans cette scène.
I/ Description de l'œuvre
II/ Analyse de l'œuvre
Extrait du document Il semble également peu probable que Dexileos puisse atteindre son ennemi avec son arme, son adversaire semblant se trouver sous le corps du cheval. Cette scène est idéalisée dans la mesure où Dexileos, cavalier athénien (donc aristocrate car seuls les plus riches sont dans la cavalerie), ne porte aucune protection comme par exemple un casque. Il est ainsi représenté comme un héros, courageux voire téméraire.
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Résumé Depuis l'Antiquité, la sculpture commémorative s'est imposée comme un des agents privilégiés de la commémoration notamment avec le monumentum souvent sous la forme de portraits avec par exemple les deux portraits archaïques des jumeaux Clubis et Biton sur le sanctuaire d'Apollon.
De plus, notons que les philosophes des lumières tel Diderot n'hésitaient pas à souligner l'importance d'une sculpture car celle-ci permettait de lutter contre « la finitude du temps ». Au XXème siècle, et à travers la IIIème république, la sculpture commémorative devient une élément important du patrimoine d ‘une ville, d'un Etat, d'une civilisation.
Ce n'est donc qu'à partir du XXème siècle que la sculpture commémorative entreprend de se de conserver de son statut de représentation en portrait ou avec le corps pour ainsi évoluer dans son propre style. On assiste donc à une modernité et une originalité de la part des artistes.
1. Les différentes techniques d'utilisations du corps
2. La place du corps au sein d'une œuvre
Extrait du document La sculpture commémorative est une sculpture qui induit un rapport spécifique au temps. Jusqu'ici les artistes s'étaient toujours plus ou moins enfermés dans un style mimétique qui se qualifiait par des portraits ornés de bas-reliefs ou encore de monuments tels les colonnes, ou bien une représentation simple de la personne exprimée de façon à ce qu'elle ait un rapport directe avec son ou ses actions.
Pour se défaire de ce style séculaire, des artistes ont mis en place des projets commémoratifs en opposition directe à ce mimétisme.
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Résumé L'époque carolingienne coïncide avec un immense essor des arts, surtout sous le règne de Charlemagne. La multiplication des édifices religieux de cette époque équivaut à celle des trésors, et l'orfèvrerie, l'ébénisterie, la sculpture et la stéréotomie tiennent une place prépondérante dans l'art sculptural du Haut Moyen-âge. Très vite, une matière première va devenir incontournable dans cet art qu'est la sculpture : l'ivoire.
Extrait du document L'ivoirerie se retrouve ainsi dotée des différentes influences que lui auront personnellement attribuées ces artistes étrangers.
L'ivoirerie est un travail difficile relevant à la fois de la connaissance du dessin et de celle de la technique du modelé. De plus, à l'époque carolingienne, cet art était souvent encore plus difficile et cela en raison de la fermeture prématurée des voies d'acheminement de l'ivoire de l'Afrique à la fin de l'Antiquité. Les ivoiriers n'ayant plus de nouveaux arrivages, ils devaient « recycler » certains ivoires romains et ainsi graver et sculpter le matériau de l'autre côté de l'ancienne production : le revers. Ce type de production demandait alors plus de délicatesse et plus de précision : la plaquette étant plus fine, elle était plus fragile.
Exposé décrivant l'aspect architectural des temples dédiés aux dieux grecs et romains ainsi que les aspects religieux, politiques et sociaux des temples.
6020 mots (approx. 15.1 pages), 0 sources, 2007, 10,95 €
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Résumé Les Grecs et les Romains ont un panthéon de dieux très fourni. Pour les honorer, ils les représentent sous forme de statues et leur associent toute une panoplie de rituels qui ont lieu pour la plupart, dans des temples. Mais qu'est-ce qu'un temple ?
Un temple est un espace délimité où la divinité est censée se manifester. Avant d'être un lieu de prières et de sacrifices, c'est avant tout la maison du dieu.
Ce travail de recherche nous présente dans un premier temps, les ordres architecturaux et l'évolution des temples depuis la Grèce archaïque jusqu'à l'Empire Romain.
Dans un second temps, il est question de l'élément unificateur du temple, qui joue un rôle très important dans la cité.
I. Les Ordres
a) Le Dorique
b) Le Ionique
c) Le Corinthien
d) L'Empire Romain et le mélange des styles
II. Évolution Des Temples
a) En Grèce b) Dans l'empire romain
III. Le culte
a) Les offrandes en Grèce b) Les sacrifices
c) Souillure et purification en Grèce d) Jeux
IV. Le temple et la cité
a) Temple et politique
b) Le temple, lieu d'asile
Extrait du document L'ordre dorique est apparu au VIIème siècle dans le Péloponnèse, la Grèce centrale, l'Italie du sud, la Sicile et Corfou. Dans cette zone, on parle le dorien d'où le terme de dorique. Les premiers bâtiments de ce type ont été découverts à Thermos, Olympie et Corfou, et sont situés dans des régions sous l'influence de Corinthe et d'Argos, qui semblent avoir joué un grand rôle dans la phase d'élaboration du style dorique. Cependant, il est peu présent à Corinthe, ce qui est étonnant. Il supplante la construction en bois par celle en dure, en pierre.
Le plan du temple de type dorique dérive de celui du mégaron, existant en Grèce continentale depuis le IIIème millénaire. Cependant, il y rajoute une pièce centrale à l'arrière du temple (appelée naos ou cella), où est exposée la statue du dieu; et un opisthodome qui fait pendant au vestibule d'entrée. Dans un premier temps, il ne communique qu'avec la cella, une chambre fermée, puis dans un deuxième temps il ne communique plus avec la pièce principale mais forme un vestibule arrière où sont exposées les offrandes précieuses.
Exposé se demandant comment la religion est omniprésente en Grèce classique alors que cette dernière est compliquée, pleine de multiples épisodes changeant selon le temps et les auteurs.
2200 mots (approx. 5.5 pages), 0 sources, 2010, 5,95 €
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Résumé La religion grecque était une religion panthéiste, cela signifie que les Grecs pensaient que toutes les forces de la nature non-comprises venaient d'une puissance surnaturelle comme les orages, les tremblements de terre ou même la pluie. Les Grecs ont essayé d'expliquer le monde à travers des mythes dans lesquels les dieux intervenaient, d'où le caractère polythéiste de la religion. Les dieux étaient divisés en deux ensembles, les dieux chtoniens, issus du monde souterrain et les dieux ouraniens, venant du ciel. C'est de cette opposition qu'est né le panthéon grec qui correspond à l'ensemble des Dieux. Il y a des théogonies qui racontent la naissance des Dieux et des cosmogonies qui, de leur côté, rappellent la naissance du monde. Hésiode en a d'ailleurs parlé. Les premiers êtres sont Ouranos et Gaïa. De leur union naissent les Titans (Cronos et Rhéa par exemple). Des couples de Titans vont s'unir. Il y a aussi des Cyclopes, géants à un œil. La branche la plus importante nait de Cronos et de Rhéa. Le Titan Japet a pour fils Prométhée, qui aurait créé les hommes et leur aurait donné le feu. D'un auteur à l'autre, la chronologie est différente et une seule version de la mythologie grecque n'est pas définissable.
I°/ La religion populaire
II°/ La religion civique
Extrait du document A cette dernière bataille, Plutarque dit que des soldats athéniens avaient vu le dieu Thésée se battre aux côtés des Athéniens ; Hérodote rapporte lui qu'une femme, Athéna, aurait incité les Grecs à la bataille. Lorsque les Perses menaçaient Delphes, Athéna et Apollon seraient intervenus. Le lendemain de l'incendie d'Athéna, l'olivier sacré d'Athéna se serait mis à repousser.