Travail de recherche portant sur le raisonnement et les conséquences des guerres yougoslaves de 1991-1995 et le rôle de la France dans le conflit.
Travail de Recherche № 24481 |
3665 mots (
approximativement 9.2 pages ) |
11 sources |
2010
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Résumé
Les guerres en ex-Yougoslavie des années quatre-vingt-dix représentent sans doute le pire conflit au sein de l'Europe après la deuxième guerre mondiale dont les conséquences définissent encore aujourd'hui les relations entre les ex-républiques yougoslaves et les enjeux majeurs via leur intégration européenne. La mort de Tito a marqué la fin d'une période assez importante dans l'histoire des Balkans de l'West. Une période qui a laissé la Fédération fragmentée, dans une crise économique profonde et avec un nationalisme réveillé. L'accession au pourvoir de Slobodan Milosevic et sa volonté de constituer une Grande Serbie a renforcé encore plus la fragmentation et a prédit la fin de la fédération : “ au moment ou un dirigeant yougoslave chercha à briser ce compromis politique aussi fragile et inefficace qu'il put paraitre, et choisit d'exacerber plutôt que de calmer les tensions entre les républiques, les chances de maintenir un État ressemblant à la Yougoslavie historique et d'éviter un conflit armé s'avérait presque nulles” . En ajoutant aux idées hégémoniques de Milosevic les aspirations d'indépendances de la Slovénie et de la Croatie, ces processus ne pourraient conduire la fédération qu'au seuil d'un éclatement.
1-Le fondement du conflit
2-La position de la France
Extrait du document
Le système décentralisé mis en place durant le communisme a favorisé encore les nationalismes et les frustrations entre les peuples. Les Serbes n'étaient pas contents du fait qu'ils ne dominaient pas l'État comme ils l'avaient fait entre 1918 et 1941 et se voyaient placés sur un pied d'égalité avec les autres qui de leur part n'étaient pas contents du fait que les Serbes sont privilégies par Tito et Moscou.
Mots-clés:humanitaire, mission, communauté, institution, guerre, révolution, civil
Exposé qui cherche à comprendre les causes, enjeux et impacts des guerres d'indépendance des pays du continent sudaméricain, sous les couronnes espagnole et portugaise.
Exposé № 22676 |
2430 mots (
approximativement 6.1 pages ) |
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2010
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Résumé
Après plus de quatre siècles de dominations espagnole et portugaise, le 19ème siècle est, pour l'Amérique ibérique, le siècle de l'indépendance. Ainsi, en l'espace de 20 ans (de 1811 à 1828) l'ensemble du continent s'affranchit des jougs espagnol et portugais et acquiert son indépendance. On a souvent tendance à expliquer ce processus d'indépendance par une reproduction, en Amérique du Sud, des révolutions américaine et française. Les idées des Lumières auraient produit en Amérique Latine les mêmes effets qu'en Europe. Or il apparaît que les choses sont plus complexes. Si « les Lumières », traversent l'océan, nous verrons comment et par qui elles sont reçues.
I. De l'Indépendance des Etats-Unis aux campagnes napoléoniennes en passant par la révolution française : exemples, contre-exemples et opportunités pour l'Amérique ibérique
II. Les guerres d'indépendance (1811-1823)
III. De l'indépendance pour la liberté à la difficile création de nouveaux Etats
Extrait du document
En effet, l'apprentissage de la démocratie est un processus long, les habitants des colonies ont connu la monarchie pendant plus de quatre siècles et ne peuvent pas jouir sainement des bienfaits de la démocratie du jour au lendemain. Il cite Rousseau lorsqu'il exprime sa crainte qu'à la recherche de liberté ne se substitue la licence, celle-ci n'a que l'apparence de la liberté et en déréglant les codes moraux provoque une autre forme de servitude. Le fédéralisme des Etats-Unis présentant ce risque, il privilégie un Etat unitaire et centralisé. Fidèle aux idées de Montesquieu, il préconise une stricte séparation des pouvoirs, avec un pouvoir exécutif fort garant de l'application des lois votées par le parlement. Les références aux Lumières se retrouvent aussi dans l'affirmation des droits du peuple. L'égalité entre créoles et métis doit rompre avec l'époque coloniale, l'esclavage et le travail forcé sont abolis. Le suffrage universel doit permettre à l'ensemble du peuple de choisir ses représentants.
Mots-clés:population, guerre, système fédéral, souveraineté nationale
Dissertation sur les motivations des trois guerres d'Irak.
Dissertation № 16243 |
1040 mots (
approximativement 2.6 pages ) |
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2010
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Résumé
Les guerres d'Irak ont été l'une des problèmes essentiels de la fin du XXe et du début du XXIe siècle. En effet, le monde a été marqué au cours de cette période par ce que les spécialistes appellent les trois guerres d'Irak. Ces guerres ont opposé plusieurs pays, les plus importants étant les Etats Unis, l'Irak, l'Iran et le Royaume Uni. Ces guerres vont avoir des répercussions dans le monde entier, si bien que ces guerres resteront dans les pages de l'Histoire comme l'évènement majeur de cette période.
1. La guerre Iran-Irak de 1980-1988
2. La deuxième guerre d'Irak de 1990-1991
3. La troisième guerre d'Irak (seconde guerre du Golfe) de 2003 ?
Extrait du document
La plus grande partie des experts s'accorde pour dire que les Etats Unis sont intervenus surtout dans un but idéologique, qui consistait pour les Américains à montrer leur puissance aux autres pays, notamment du proche et du Moyen Orient, telle que l'Arabie Saoudite, que l'on soupçonne de financer les mouvements terroriste, notamment Al Qaeda. Les Etats Unis veulent donc montrer au monde qu'ils restent la première puissance mondiale en faisant cette guerre, et cherche par la même occasion à assurer la défense d'Israël dans la région.
Mots-clés:jihad, Etats Unis, Saddam Hussein, dette, régimes tyranniques
Fiche de lecture de l'ouvrage "Le temps des guerres de religion en France dans l'Histoire et dictionnaire des guerres de religion " d'Arlette Jouanna, portant sur les guerres qui opposent les Protestants et les Catholiques, puis les Catholiques entre eux.
Fiche de lecture № 23041 |
12155 mots (
approximativement 30.4 pages ) |
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2011
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Résumé
Un des enjeux de ces guerres est la tolérance. Est-il possible d'accepter que deux confessions subsistent côte à côte en France ? Et si l'on admet cette coexistence, doit-on l'admettre pour des raisons politiques, afin d'éviter les désordres ou faut-il reconnaître que Dieu peut légitimement être adoré selon des voies différentes ? Faut-il donc établir la tolérance civile ou la tolérance religieuse ? Enfin, se rallier à l'une des positions, n'est-ce pas renier le fondement même de la monarchie illustré par l'adage une foi, une loi, un roi ?
1. Première partie. Invention et premier rejet de la tolérance civile (1559-1568)
2. Deuxième partie. De l'enjeu de la tolérance civile a celui de la souveraineté (1568-1584)
3. Troisième partie. La guerre de succession et l'échec de l'utopie mystique des ligueurs (1585-1598)
Extrait du document
Le roi prélève deux types d'impôts. La taille est un impôt direct qui se divise en taille personnelle payée par les roturiers dans la moitié nord et la taille réelle selon les terres possédées. Les impôts indirects sont nombreux. Il y a la gabelle sur le sel, les aides sur les marchandises et les boissons et les traites qui sont des taxes douanières. Le royaume a besoin de ces impôts puisqu'il est endetté par les guerres successives et est en état de semi banqueroute en 1557 après les guerres d'Italie.
Mots-clés:roi, armée, synode, propriété pontificale, investiture canonique
Dissertation cherchant à définir la notion de "guerres puniques" et s'interrogeant sur les caractéristiques propres à chacune.
Dissertation № 22513 |
4095 mots (
approximativement 10.2 pages ) |
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Les guerres puniques constituent une série de trois conflits qui ont opposés Rome et Carthage de 264 à 146 avant Jésus-Christ.
Au début du IIIème siècle avant Jésus-Christ, le bassin méditerranéen est loin d'être unifié. Carthage est une cité portuaire majeure fondée par les Phéniciens vers 814-813 avant Jésus-Christ. En plus d'un territoire fertile dont elle tire une grande part de ses revenus, c'est aussi une grande puissance maritime et commerciale. Parmi les grandes cités-États de la Méditerranée occidentale, seule Rome représente une rivale tant par sa puissance qu'en richesse et sa population. Rome possède déjà la Péninsule italienne. Quant à Carthage elle possède l'Afrique du Nord, la Corse, la Sardaigne, le Sud de la Sicile, les îles Baléares. La Sicile est le prétexte de la guerre en vue du butin de Messine et de sa position stratégique et commerciale. Il serait donc intéressant d'étudier quelles ont été les grandes étapes des guerres puniques afin de mieux comprendre le conflit qui a opposé Carthage et Rome durant près d'un siècle.
I. De la première guerre punique à l'entre deux guerres
II. La deuxième guerre punique
III. Les conséquences de la guerre
Extrait du document
En politique intérieur, le régime républicain sortit renforcé de l'épreuve. Le sénat, qui assura la pérennité de l'État, en vint à incarner Rome. L'oligarchie sénatoriale tint plus encore que par le passé à identifier ses propres intérêts et ceux de la République. Si la guerre consolida le régime républicain, elle posa aussi les germes d'une évolution qui lui fut fatale : avec Scipion apparait l'ambitieux charismatique qui se plaçait au dessus de tous.
Mots-clés:charismatique, État, paix, bataille, mouvement, pays, nation, peuple
Commentaire de l'article « Les Guerres civiles », de J-P Derriennic et du texte « The state, war, and the state of war” de Kalevi Holstil s'interrogeant sur le basculement d'un État en guerre civile.
Commentaire de Texte № 22653 |
1165 mots (
approximativement 2.9 pages ) |
2 sources |
2007
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Deux articles décrivent assez brillamment les différents aspects des guerres civiles, l'un de J-P Derriennic intitulé les Guerre civiles paru en 2001 et le second The state, war, and the state of war de Kalevi Holsti parut lui en 1996. Derriennic propose une définition et une typologie des guerres civiles. Holsti part d'une analyse des États, de leur légitimité et montre que certains types d'État qu'il appelle les États faibles semblent inéluctablement conduits à sombrer dans la guerre civile. Les guerres civiles trouvent leur origine dans une défaillance des États.
I. Définition et classification
II. Le basculement en État de guerre civile
Extrait du document
Un État n'a pas de légitimité verticale dès lors que la population perçoit les dirigeants comme une source de menace, que le pouvoir ne parvient pas à pénétrer toutes les couches de la société, qu'il n'est pas reconnu comme légitime par toute la société.
Il perd sa légitimité horizontale lorsque les détenteurs du pouvoir œuvrent en faveur d'une partie de la population et exploitent l'autre partie ce qui suppose un État dans lequel il y a plusieurs ethnies et que le pouvoir n'en représenterait qu'une seule.
Mots-clés:légitime, bataille, ethnies, affrontement, puissance, bipolaire, pays
Exposé se demandant comment les guerres médiques vont sonner l'apogée de la cité d'Athènes et vont avoir des conséquences sur l'instauration de la démocratie.
Exposé № 19521 |
5490 mots (
approximativement 13.7 pages ) |
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2010
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Résumé
La Grèce d'aujourd'hui n'existe pas dans l'Antiquité. Il faut parler du monde grec. Il y a deux zones de concentration : le monde égéen autour de la mer Egée c'est-à-dire l'Asie Mineure (actuelle Turquie), la Grèce méridionale et les îles de la mer Egée ; les côtes de la Sicile et du sud de l'Italie qu'on appelle la « Grande Grèce ». La cité définit le monde grec pour Aristote. En effet, les cités sont des communautés de citoyens c'est-à-dire des personnes qui vont gérer la cité. Or, le monde grec est morcelé de cités avec des superficies souvent petites. Mais ce morcellement du monde grec, s'il a des effets positifs, a aussi des conséquences négatives : des rivalités qui peuvent parfois déboucher sur des conflits armés. C'est le cas avec les guerres médiques.
I- Présentation des principales cités grecques et de l'empire perse
II- La révolte de l'Ionie
III- La première guerre médique
IV- L'entre deux-guerres
V- La deuxième guerre médique (480-479)
VI- Les conséquences des guerres médiques
Extrait du document
Les Perses sont également appelés les mèdes car le fondateur de l'empire était Cyrius II le grand de la dynastie des Achéménides et donc il était mède. Ainsi en 549, les deux peuples se regroupent. C'est un empire gigantesque, le cœur de l'empire s'étendant de la Mésopotamie (Iran, Irak) à l'Indus (Inde), à l'Égypte et surtout à l'Asie mineure dont s'empare Cyrius en 546, mais surtout du royaume de Lydie qui a pour capitale Sardes et à sa tête Crésus.
Mots-clés:Athénien, sparte, perses, liberté, hoplites, Grec, monde, conflit
Exposé qui tente de démontrer en quoi ces guerres sont d'une part des guerres de religion et d'identité, et d'autre part, des guerres de frontières et de contrôle stratégique.
Exposé № 8942 |
1740 mots (
approximativement 4.4 pages ) |
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2004
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Résumé
Depuis 1948 et la création de l'état d'Israël, le Proche-Orient oscille sans répit entre des conflits généralisés, des guerres déclarées et des périodes de tension marquées par divers attentats.
Alors que le premier conflit, de 1948 à 1949, une fois terminé, apporte une apparente période de stabilité aux yeux de la communauté internationale, la reprise des hostilités en 1967 semble, elle, perdurer.
I. Une guerre de religion et d'identité
A. Pour un retour à la Palestine
B. Pour la formation de deux états
II. Une guerre de frontières et de contrôle stratégique
A. Une lutte territoriale
B. Une lutte pour les richesses naturelles
Extrait du document
Pouvons-nous cataloguer les revendications de la Jordanie, de la Syrie, du Liban, de l'Egypte et des palestiniens autour d'un même problème, celui des frontières ? Certes non, les palestiniens jouant bien plus que quelques kilomètres carré de territoires : ils disputent leur avenir, leur identité. Et même, serait-il judicieux de ne voir à travers ces pays, qu'une lutte frontalière, plus qu'un conflit d'ordre économico stratégique. Enfin, la Cour Internationale de Justice ayant rendu des centaines d'avis sur des questions de partage de terre dans le monde, pourquoi celle-ci ne stipule-t-elle pas sur celles touchant le proche orient ?
Mots-clés:Palestine, OLP, sionisme, terrorisme, armée, accords d'Oslo
Dissertation sur l'évolution du statut des femmes à travers les guerres mondiales du XXème siècle.
Dissertation № 10477 |
1495 mots (
approximativement 3.7 pages ) |
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2008
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Résumé
Il existe cette idée reçue que la Grande Guerre de 14-18 aurait bouleversé les rapports entre les sexes et émancipé les femmes. Est-ce que la guerre peut, tout en détruisant les Hommes, permettre aux femmes plus de liberté et une plus grande reconnaissance ? Selon Michelle Perrot, non seulement les guerres ne permettent pas l'émancipation des femmes, mais de plus elles les recadrent, les remettent à leur place, celle de l'idéal féminin : la femme au foyer qui est à la fois mère et épouse, qui doit élever ses enfants et aimer son mari sans rien demander d'autre.
De Michelle Perrot ou des idées toutes faites, qui a raison ? Les guerres de 14-18 et 39-45 ont-elles permis l'émancipation des femmes dans la société du XXe siècle ?
I) Une émancipation présumée des femmes grâce aux deux guerres mondiales
II) Une réalité plus conservatrice
Extrait du document
Quand on pense à la guerre de 14-18, on pense au développement du travail des femmes. En effet c'est une notion nouvelle qui apparaît à cette époque ; si le travail féminin n'est pas une nouveauté, le fait qu'elles fassent des métiers d'hommes est une véritable révolution. Les femmes doivent remplacer les hommes c'est un fait. Bien sûr les métiers exercés par les femmes pendant la guerre ne sont pas uniquement masculin, le métier idéal des femmes en 14-18 reste celui de l'infirmière surtout dans les milieux bourgeois, mais cela n'empêche pas les femmes d'entrer dans de nouveaux métiers. Les hommes étant pour la plupart mobilisés, les entreprises ont besoin de main d'œuvre, elles font donc appel aux femmes. Aussi bien en France qu'en Allemagne, en Angleterre ou aux USA, on retrouve des femmes dans l'industrie, surtout dans l'industrie de guerre, elles remplacent la main d'œuvre masculine pour fabriquer des armes.
Mots-clés:grève, combat, syndicat, autorité, emploi, patriotisme
Mémoire portant sur la perception de la paix par les contemporains italiens et les efforts faits en ce sens dans le contexte des guerres d'Italie c'est-à-dire de 1494 à 1559.
Mémoire ou thèse № 12548 |
14645 mots (
approximativement 36.6 pages ) |
16 sources |
2009
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Résumé
Parler de paix pendant la guerre voilà qui peut paraître très incertain c'est pourquoi il est important d'expliquer pour commencer ce que sont ou plutôt ce que furent les guerres d'Italie durant la période de 1494, qui correspond à l'invasion des armées françaises, jusqu'en 1560 après le traité de Cateau Cambrésis (1559). L'Italie est alors le théâtre des ambitions des monarques européens, principalement français et espagnols. Les guerres d'Italie voient l'affrontement de deux antagonismes pour la suprématie nationale en Europe. Par ailleurs, ce conflit a fait naître dans la péninsule une nouvelle façon de penser et de raconter l'Histoire, tandis que la paix est devenue parfois le théâtre des réécritures et des arrangements avec la rigueur historique.
I) Approche et théorisation de la paix
II) Le rôle complexe des ambassades
III) L'Église : entre prédication et diplomatie
IV) Le statut des arts, des lettres et des fêtes dans le contexte des guerres d'Italie
Extrait du document
Dans le cadre des fêtes de la Renaissance italienne il n'est pas anodin de constater que la trivialité et les chahuts qui accompagnaient les festivités pour célébrer la paix n'étaient pas en opposition avec la notion de civilité pourtant très importante à l'époque, et d'autant plus dans le cadre des guerres d'Italie où les envahisseurs étaient qualifiés de barbares. La nature de ces fêtes prouve en tous les cas une volonté de paix dans la population de la péninsule. A travers les fêtes de la ville de Sienne, la paix devient synonyme d'abondance, de plaisir et de justice. Les origines de cette fête viendraient d'une révolte face à la disette provoquée par les armées de Charles Quint en 1530. Face à cette situation une distribution de pain aurait été organisée, d'où découlerait les festivités. En réalité plusieurs hypothèses sont proposées mais on ne s'attardera pas sur ce point, il est plus important pour nous de constater que des fêtes sont organisées pour exorciser en quelque sorte la présence d'armées étrangères sur le sol Italien. Les fêtes en temps de paix sont aussi l'occasion de réveiller le conflit latent suscité par la présence de ces armées. Ainsi en 1536 la fête de l'Assomption à Sienne entraine des dépenses très importantes et ce malgré l'état désastreux des finances ce que ne manque pas de noter le contingent espagnol. En réalité elle apparaissait comme un instrument du pouvoir face à l'occupation, comme la poursuite latente du conflit malgré une paix apparente, les fêtes seraient dès lors une arme d'apparat. Elles serviraient d'outil de provocation, de propagande (d'où le faste de ces fêtes) pour canaliser et mobiliser les populations autochtones, et enfin pour tenter de masquer l'humiliation de l'occupation.
Mots-clés:Renaissance, papauté, ambassadeurs, Machiavel