Commentaire de texte portant sur un extrait de "La Critique de la raison pure" de Kant, (de "la pierre de touche" à "qui y sont en jeu") et traitant des croyances.
Commentaire de Texte № 20169 |
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2010
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Résumé
Kant dans cet extrait de "La Critique de la raison pure" (de "la pierre de touche" à "qui y sont en jeu") suggère que l'homme réfléchit dans son propre intérêt et non dans un but de vérité. nous sommes alors peut-être plus dans le domaine de la croyance et non dans celui de la vérité. Cependant, tout cela peut très vite être remis en cause par quelque chose de plus fort que notre intérêt et dans ce cas, la croyance risque de se dissiper pour laisser place à la vérité. Il existe donc une limite entre les croyances qu'attirent l'intérêt et la vérité. Cela pose problème, en effet, Les croyances sont-elles motivées par l'intérêt ?La thèse que l'auteur pose en réponse à ce problème est qu'en effet, les croyances reposent sur l'intérêt qu'elles suscitent.
Extrait du document
Toute croyance liée à notre propre intérêt possède une limite et nous ne sommes pas prêts à tout pour la défendre. Un seuil limite se fixe naturellement selon l'enjeu et donc toujours selon notre intérêt. Dans ce cas, la croyance est remise en question pour laisser place à la vérité. Dans ce texte un sens de la raison reste donc visible à travers cette thèse. La limite entre intérêt de la croyance et vérité n'est pas la même pour tous et dépend bien entendu de l'enjeu que celui-ci représente.
Mots-clés:intérêt, vérité, pari, foi, conviction
Etude présentant la population de la deuxième plus grande région de France derrière l'Ile-de-France.
Étude de Cas № 3231 |
1130 mots (
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2006
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Résumé
Forte de huit départements, la région Rhône-Alpes reste une région au développement contrasté.
Bien que présentant un bilan démographique plus que satisfaisant en 1999, la région reste un espace où la population est répartie de façon très inégale.
En effet, malgré un dynamisme remarquable, de fortes inégalités démographiques marquent le territoire, notamment par une évolution disparate de la population entre l'Ouest et l'Est de la région du fait de l'attraction exercée par les grandes agglomérations telles que Lyon ou Grenoble.
I/ Rhône-Alpes : une région jeune et active
II/ Cependant des disparités entre les départements existent encore
Extrait du document
Les disparités de densité au sein de la région sont importantes. Le Rhône est le département français le plus densément peuplé hors Ile-de-France ; il devance largement tous les autres départements de la région. La Loire, l'Isère et la Haute-Savoie enregistrent également une densité supérieure à l'ensemble du pays. En revanche, l'Ardèche compte parmi les départements les moins densément peuplés. Il y a grande différence de développement démographique entre l'Est et l'Ouest de Rhône Alpes. En effet, l'Est de la région, et notamment le Sillon alpin, déjà densément peuplé, a connu les plus fortes progressions de population entre 1990 et 1999. Les aires urbaines d'Annecy, de Chambéry, d'Annemasse ainsi que les vallées autour de Grenoble ont enregistré un accroissement de population de plus de 10 % au cours de cette période. En revanche, l'ouest de Rhône-Alpes a enregistré des reculs de population, dans les zones les plus proches du Massif Central et dans l'agglomération stéphanoise. L'aire urbaine de Lyon, ainsi que la vallée du Rhône, ont par contre vu leur population s'accroître.
Mots-clés:emploi, démographie, croissance, hétérogénéité, inégalité, étrangers
Commentaire de texte portant sur l'article de Rosoux intitulé «La politique étrangère de la France à l'égard de l'Allemagne de 1962 à nos jours» extrait de cet ouvrage et qui s'intéresse aux rapports franco-allemands après la Seconde Guerre mondiale.
Commentaire de Texte № 5446 |
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2004
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Résumé
Dans son texte sur «La politique étrangère de la France à l'égard de l'Allemagne de 1962 à nos jours», Rosoux prétend que le recours au passé chez les dirigeants français fut le principal argument de la justification de leurs politiques étrangères vis-à-vis leur voisin.
Ainsi, de de Gaulle à Chirac, l'ensemble des administrations françaises utilise l'Histoire comme facteur d'explication de leurs actions.
L'objectif de la démonstration consiste donc à démontrer la réelle intensité avec laquelle les chefs d'États recoururent au passé et tente de prouver que la Mémoire, individuelle comme collective, peut être un facteur déterminant dans les relations internationales.
I. Thèse et objectif
II. La réconciliation (1962-1963)
III. Le début de la coopération (1963-1969)
IV. L'Après de Gaulle (1969-1981)
V. Les années Mitterrand (1981-1995)
VI. Chirac et les leçons de l'Histoire (1995-1999)
Extrait du document
Toutefois, la démarche de l'auteure s'inscrit davantage dans une perspective d'analyse de l'utilisation, par les dirigeants des deux états, du passé en politique étrangère. Ainsi, Rosoux présente et explique les nombreux propos des leaders français et, dans une moindre mesure, allemands en la matière pour vérifier leur véritable utilité dans l'élaboration et la justification de l'entreprise européenne. Si les références au passé des deux peuples apparaissent nombreuses depuis 1962, il reste que leur utilisation varie selon la justification d'une nécessaire coopération ou d'une méfiance historique…
Mots-clés:travail de mémoire, construire, avenir, réconciliation, Guerre froide
Commentaire de la décision appelée "blocage des prix", selon le Considérant n°11 de cette décision qui prétend que "la Constitution n'a pas entendu frapper d'inconstitutionnalité une disposition de nature réglementaire contenue dans une loi".
Commentaire d'arrêt № 14346 |
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2010
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Résumé
Sous la 5ème République, le domaine réglementaire et le domaine législatif sont donc en principe strictement séparés. Une jurisprudence importante, émanant notamment du Conseil constitutionnel, s'est développée en ce qui concerne cette séparation. C'est ainsi que le Conseil constitutionnel a rendu une décision désormais célèbre le 30 juillet 1982. Dans cette décision n° 82-143 D.C., souvent appelée « la D.C. Blocage des prix », le Conseil constitutionnel a considéré que la présence de disposition réglementaire dans une loi n'est pas un motif d'inconstitutionnalité, et que la promulgation d'une telle loi est donc possible.
I. La protection constitutionnelle stricte du domaine réglementaire
II. La place de la protection du domaine réglementaire dans la
jurisprudence
Extrait du document
Comme tout principe, celui de la séparation du domaine législatif et du domaine réglementaire a des limites, qui ressortent notamment dans le considérant n°11 de cette décision du Conseil constitutionnel. En effet, le Conseil constitutionnel cautionne ici la présence d'une disposition réglementaire dans une loi. Ceci est en fait très habile, car ne pas tolérer une certaine immixtion du Parlement dans le domaine réglementaire serait peu gérable et peu pratique. En effet sans une telle immixtion, il faudrait diviser un projet normatif selon les différents domaines sur lesquels il porte, et ce pour respecter la séparation instaurée par la Constitution et étudiée précédemment.
Mots-clés:domaine législatif, domaine règlementaire, norme, régime, assouplissement, parlement, décret
Commentaire portant sur l'article 49 alinéa 3 de la Constitution qui traite de ''la responsabilité engagée sur un texte''.
Commentaire de Texte № 13431 |
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2008
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L'actualité récente montre bien que l'article 49, alinéa3 de la Constitution est plus que jamais une arme à la disposition du gouvernement puisqu'en 2006, le Premier ministre Dominique de Villepin en a fait usage pour faire passer de force le texte du projet de loi instaurant le Contrat première embauche (CPE), pour mettre fin aux ralentissements successifs de la procédure. L'article 49 alinéa 3, plus connu sous l'appellation numérique ''la responsabilité engagée sur un texte'', est une innovation de la Ve République, qui ne permet pas seulement au gouvernement d'exercer une forte pression sur l'Assemblée nationale pour l'amener à voter un texte auquel il tient.
1) La volonté des constituants: permettre au gouvernement d'appliquer effectivement sa politique
2) Un recours abusif à l'article 49 alinéa 3, sortant « du chemin constitutionnel originel », controversé
Extrait du document
Initialement destiné à permettre l'adoption de textes fondamentaux, l'usage de l'article 49 alinéa 3 s'est en effet banalisé, devenant un procédé comode, depuis la décision du 24 décembre 1979, du Conseil Constitutionnel, considérant que le « texte » auquel fait allusion la Constitution n'est pas nécéssairement un projet (ou une proposition) dans son entier, mais éventuellement une partie de celui- ci. De 1981 à 1986, il a été utilisé 11 fois sur 6 textes, par un gouvernement socialiste dont les membres, dans le passé, s'étaient plaints de l'abus du recours à cet article. Ceci pour dire que ce mécanisme a été employé à d'autres fins. De plus, il permet de ménager la suceptibilité des députés, à qui l'on évite ainsi d'avoir à apporter un vote exprès en faveur d'un texte impopulaire ou politiquement embarrassant.
Mots-clés:députés, lois constitutionnelles, accord
Commentaire du chapitre V de l'ouvrage de Tocqueville "De la démocratie en Amérique" où sont abordés les "rapports du serviteur et du maître".
Commentaire de Texte № 9415 |
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Résumé
L'émergence de la démocratie s'accompagne d'un certain nombre de bouleversements sociaux.
Dans le chapitre V de son ouvrage "De la démocratie en Amérique", Tocqueville maintient sa comparaison spatiale - en citant la France, l'Angleterre, les Etats-Unis - et temporelle - entre société aristocratique et démocratique - afin de mettre en évidence l'influence de cette dernière sur le rapport maître/serviteur.
Comment, sans en effacer le caractère inégalitaire, la démocratie modifie-t-elle les rapports du serviteur et du maître ? En quoi cette redéfinition peut-elle s'avérer dangereuse ?
I) L' «égalisation des conditions» met à mal la définition aristocratique du couple maître serviteur
II) Un lien affectueux remplacé par une rationalité contractuelle
III) Une redéfinition qui comporte des risques
Extrait du document
Le rapport maître/serviteur repose donc sur un contrat accepté, et non plus sur l'idée de soumission ou de destinée providentielle. Néanmoins, la frontière entre la conception aristocratique de sujétion et la conception démocratique d'obéissance contractuelle est mince et peut mener à une révolte contre cet état de « serviteur ».
L'égalisation, fondement de la démocratie, fait en effet naître, selon Tocqueville, des sociétés dépourvues de tout système hiérarchique stable, où chacun se considère comme l'égal de tous. Or, les membres de ces sociétés ne sont pas placés les uns à côté des autres. La démocratie comme égalitarisme devient alors un problème à résoudre : chacun prenant conscience qu'il n'y a aucune raison pour qu'il soit traité de façon inférieure par rapport aux autres, cela risque de déboucher sur une envie permanente, insatiable, un processus de revendication sans fin. l'individu connaît la frustration de ne pas être entièrement satisfait de sa condition. C'est là le paradigme de la démocratie : plus l'égalité progresse, plus les inégalités deviennent choquantes et alimentent l'exigence d'égalité.
Mots-clés:esclavage, égalité, travail
Commentaire du poème "La laitière et le pot au lait" de Jean de la Fontaine parlant de la laitière qui, avant même d'avoir vendu son lait, faisait déjà des projets avec l'argent qu'elle allait obtenir en échange.
Commentaire de Texte № 18633 |
1400 mots (
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"La laitière et le pot au lait" est située dans le premier livre du second recueil des Fables de Jean de la Fontaine, recueil où celui-ci teste la fable, tente de nouvelles choses et joue avec elle.
L'absence de morale explicite dans cette fable rend compte de la volonté du fabuliste de "conter pour conter". Il ne respecte pas, comme de nombreuse fois, les règles de la fable mises en place dans le premier recueil. Comme la laitière, il laisse tomber, non pas son pot au lait mais son projet de départ. Comment cette fable rend-t-elle compte d'une volonté du fabuliste de jouer avec l'art de la fable à l'aube du second recueil ?
1. Du vers un au vers vingt-trois: mise en place de la situation qui se fait par le biais du récit puis par les pensées de la Laitière apportées au discours direct
2. Changement dans la structure rimique au vers vingt-quatre et d'un changement dans la structure métrique au vers vingt-cinq: réflexion du fabuliste
Extrait du document
Le premier vers du premier mouvement de la fable semble être léger bien qu'il s'agisse d'un alexandrin. En effet, dans le premier hémistiche, on remarque une homéotéleute pour les termes « Perrette » et « tête » qui confère au vers un ton joyeux. Cela peut également se justifier par la place des accents fixes et mobiles : « Perréte / sur sa téte / ... ». Ensuite, la description du pot au lait fait l'objet d'un octosyllabe. Le son [o] de « posé » retrouvé dans « pot » au vers un nous laisse croire qu'il est particulièrement bien installé sur la tête de la laitière comme s'il y trônait.
Mots-clés:tradition orientale, structure rimique, pot au lait, folie du personnage, fabuliste
Commentaire du texte "De la cour" extrait de l'oeuvre "Les Caractères" de La Bruyère dont la problématique est d'expliquer comment l'auteur montre la singularité du monde.
Commentaire Composé № 14805 |
1015 mots (
approximativement 2.5 pages ) |
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Le mouvement des Lumière commencé au XVIII ème siècle et avait pour but d'instruire de nouvelles valeurs tel que la liberté, l'égalité. Diderot en a lancé les idéaux à travers son Encyclopédie dont il commença l'entreprise en 1748. Il a été suivi par de nombreux littéraires comme Montesquieu, Rousseau, Voltaire ou encore La Bruyère qui à travers son extrait « De la Cour » issu de l'œuvre Les Caractères qu'il écrit en 1696 ;il fait un portrait critique de la monarchie absolue sous le règne de Louis XIV, qui avait institué dans l'étiquette de Versailles le culte de l'apparence et donc de la personne.
I. Le narrateur vision d'un étranger
II. La critique de la société de cour
Extrait du document
Cette cour est aussi décrite comme s'attachant à des futilités « il leur préfèrent des repas , des viandes et des amours ridicules »(l5). Il décrit même la cour comme étant une population de jeunesse ne connaissant pas les bonnes manières « les jeunes gens au contraire durs , féroces, sans mœurs, ni politesse »qui s'opposent a «vieillard sont galants ,polis et civils » cette opposition marque le contraste entre la cour et le peuple . Mais la cour cultive se culte de l'apparence pour le plaisir du Roi.
Mots-clés:narrateur, mots, lecteur, reconnaissance, critique, répétition, futilités, peuple
Commentaire de texte sur "Lancelot, ou le Chevalier de la charrette," sur le passage du Pont-de-l'Epée (v. 3094 à 3129) cherchant à savoir si tout héros est un héros certain.
Commentaire de Texte № 27024 |
3390 mots (
approximativement 8.5 pages ) |
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2011
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Ce passage se situe au centre structurel et diégétique de l'œuvre. Il en constitue la clé de voûte, puisqu'il est le passage obligé de Lancelot sur son chemin vers le royaume de Gorre, dans sa quête de la reine Guenièvre. Le passage du Pont-de-l'épée est une épreuve qui appelle un héros, et ce héros est longuement préparé à son épreuve, pendant presque cent vers, qui précèdent notre passage (depuis le v. 3007) : l'épreuve est longuement décrite comme représentant un danger extrême, les eaux étant comparées au Styx : « con se fust li fluns au deable » (v. 3012) et l'épée mesurant l'importante longueur de « deus lances » (v. 3025). Mais Lancelot ne faiblit pas et, quelques vers avant notre extrait, fait une véritable profession de foi du héros : « Mialz voel morir que retorner ! » (v. 3090). À cela répondent, en une antithèse totale, les deux jeunes hommes qui l'accompagnent : « [mes] de pitié plore et sopire/li uns et li autres molt fort. » (v. 3092-3093). Nous arrivons donc au passage proprement dit, que le lecteur attend depuis un certain temps déjà, et qu'il attend alors dans une certaine incertitude. En effet, les deux jeunes hommes pleurent, car la décision de Lancelot est funeste. La détermination héroïque de Lancelot a pour effet un deuil anticipé. L'exploit héroïque n'est donc plus un succès nécessaire, mais appartient seulement au domaine du possible ; il est questionné dans sa valeur, dans sa définition même.
I La préparation simultanée du héros et du lecteur
II Le héros messianique
III L'homme incertain
Extrait du document
Fond et forme, diégèse et narratologie sont ici très étroitement liés, car à la préparation physique du héros s'ajoute celle, psychologique, du lecteur. D'entrée de jeu, le récit subit une accélération. Notre extrait s'ouvre après la longue présentation et préparation, nous entrons ainsi dans le fait, « trespasser le gort » (v. 3094), par un coordonnant « Et » placé en tête de vers et de phrase, qui démarre immédiatement avec une idée de continuité, de mouvement qui se poursuit, qu'il faut rattraper. Ce coordonnant est répété au troisième vers, en tête de vers mais au milieu de la phrase, parce qu'il faut accélérer encore la phrase liminaire. Le lecteur est donc entraîné par le rythme du récit qui, après l'avoir fait attendre, le propulse dans l'action quasi immédiate, précipitée, intense. C'est également le moment, pour Lancelot, de se jeter dans ce qui est peut-être la plus importante épreuve, la plus éprouvante en tous cas, celle qui consiste à passer du monde sûr et connu au monde inconnu et dangereux. Le narrateur semble donc presser Lancelot de s'aventurer sur le pont, ce que suggèrent la subordonnée infinitive « de trespasser le gort » (v. 3094), qui permet d'actualiser l'action alors qu'elle n'est pas encore accomplie, et le vers « bien s'iert sor l'espee tenuz » (v. 3100), qui anticipe la réalisation de l'action. Le projet est rappelé dans le premier vers, « trespasser le gort », qui peut aussi se lire « trespasser le Gorre », donc « tuer » (faire mourir) le Mal, ou encore « très passer », « passer vraiment », sans la moindre hésitation ni erreur. D'emblée donc, le narrateur annonce une issue heureuse, semble-t-il, en pressant son héros de se jeter à l'eau, si l'on peut dire, avec confiance.
Mots-clés:dimension, construction, mouvement, rythme
Commentaire sur le dernier chapitre de "La démocratie en Amérique" d'Alexis de Tocqueville dans lequel ce dernier se demande comment concilier l'avènement naturel de l'égalité, avec la liberté ?
Commentaire de Texte № 24786 |
2440 mots (
approximativement 6.1 pages ) |
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Résumé
On pourrait dire que tout travail scientifique ou de recherche a comme conséquence –la prend-on en compte ou non- un questionnement éthique. C'est dans cette perspective que se situe le dernier chapitre de la Démocratie en Amérique. Bien plus qu'un simple récapitulatif des notions générales traitées dans l'ouvrage, le Chapitre 8 : Vue générale du sujet est surtout une réflexion sur l'avenir de la démocratie et de l'égalité. Puisqu'il s'agit bien d'une récapitulation, on sera obligés de voir certaines idées présentes dans l'ouvrage, nous appuyant parfois sur d'autres textes, mais cela ne sera qu'en cherchant à éclairer ce dernier chapitre.
Dans une première partie, on voit l'aperçu général que Tocqueville porte sur son oeuvre, notamment autour des notions de liberté et égalité. Cette analyse, nous emmène à voir dans une deuxième partie, la perspective éthique que Tocqueville développe.
Extrait du document
L'auteur refuse de choisir entre les systèmes qu'il décrit. Il ne pose aucune supériorité de l'un ou l'autre, et affirme en plus que personne ne peut « affirmer d'une manière absolue et générale que l'état nouveau des sociétés soit supérieur à l'état ancien ». Tocqueville se limite à observer que les deux types de société qu'il a décrite sont tout simplement différents. La société nouvelle a autant de vertus et de vices que l'ancienne, et bien qu'ayant des idées opposés, il est impossible de bien juger la supériorité de l'une à l'autre. En effet, Tocqueville ici ne fait point l'éloge de la démocratie, mais non plus le blâme de l'aristocratie : ce sont deux sociétés différentes, avec des biens et des maux différents, « ce sont deux humanités distinctes, dont chacune a ses avantages et ses inconvénients particuliers ». Ceci est clairement une position relativiste. Mais ce qui fait vraiment la position de Tocqueville relativiste, ce n'est pas le refus du choix, ni la remarque de la différence, mais l'affirmation de l'incommensurabilité (pour utiliser le terme de Kuhn): il ne choisit pas, puisque pour lui il est, en réalité, impossible de choisir. Mais pour quoi est-il impossible de choisir ?
Mots-clés:société aristocratique, idées opposées, volonté divine, humain