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Résumé Depuis toujours, il existe un rapport de dominance entre les hommes. Maîtres et esclaves dans l'Antiquité, barons et serfs au Moyen-Âge… Entre maîtres et valets, ce n'est pas la loi du plus fort, mais la loi du « mieux né ». Comme le rappelle Figaro, peu de maîtres possèdent les qualités qu'ils exigent de leurs valets. Qu'est-ce qui les sépare donc à ce point ? Dans quelle mesure les dramaturges du XVIIIème siècle ont-ils osé l'inversion des rôles chez leurs personnages ?
1. Ce qui différencie les maîtres des valets
2. Comment les rôles des maîtres et des valets peuvent être inversés au théâtre ?
Extrait du document Dans chaque pièce de théâtre, et plus encore dans les comédies du XVIIIème siècle, il y a la présence d'un valet, qui est souvent bien opposé à son maître. Ne serait-ce que par sa naissance… En effet, quelle est la principale différence entre un maître et son valet ? L'un a eu la chance de naître dans une famille noble et fortunée, alors que la famille de l'autre était pauvre et moins élevée dans l'échelle sociale. Comme s'en insurge Figaro dans son long monologue de l'acte V, scène 3 du Mariage de Figaro, « vous [les nobles] vous êtes donné la peine de naître, rien de plus ! » Et dans la société inégalitaire de l'époque, cette supériorité de la naissance est source de bien des injustices. C'est parce que le valet est pauvre qu'il se voit contraint de servir un maître, qui lui assure en échange le gîte et le couvert.
Tags: Molière, inversion des rôles, Monseigneur, Mariage de Figaro, esclaves
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Résumé Indépendamment de toute contractualisation, quatre éléments forment le socle du contrat. Il s'agit de la rémunération, de la qualification, du temps de travail et de lieu de travail.
Désormais, et conformément à l'article 1134 du Code civil, l'employeur ne peut modifier unilatéralement un élément du contrat de travail. Pour être effective, cette modification suppose que le salarié l'ait acceptée expressément. Inversement, l'employeur peu imposer au salarié un simple changement de ses conditions de travail, lequel repose sur son pouvoir de direction. Le salarié peut légitimement refuser toute modification de son contrat de travail. Son refus ne saurait en aucun cas constituer une faute et justifier son licenciement pour un tel motif. Inversement, le salarié qui refuse un simple changement de ses conditions de travail commet un acte d'insubordination. Il s'expose à un licenciement éventuellement prononcé pour faute grave.
I. Modifications du contrat de travail ou modifications des conditions de travail
A. Modifications du contrat de travail
B. Modifications des conditions de travail
II. Mise en œuvre de la modification
A. Régime applicable à la modification du contrat
B. Régime applicable à la modification des conditions de travail
C. Cas spécifique des salariés protégés
Extrait du document Les rapports sociaux entre les différents agents économiques sont toujours complexes. En effet, chacun cherche à protéger son propre intérêt. Cependant, tout est interdépendant, ce qui veut dire que parfois, l'intérêt commun sera le but à atteindre et l'optimum à trouver. Cela est mis en évidence surtout dans les rapports entre les employeurs et les employés : la réussite de l'employeur est liée au bien-être de l'employé. Autrement dit, si tout va bien, on construit son bonheur sur le bonheur des autres, et personne ne va y contester. Alors à l'inverse, le fait de ne pas construire son bonheur sur le malheur des autres ne peut pas toujours être assuré dans le contexte économique et social d'aujourd'hui. Souvent on est obligé de ne pas le respecter pour une simple raison de se débarrasser d'une situation difficile. Cela explique les contentieux qui naissent au moment de la modification de la relation de travail.
Commentaire de cet arrêt rendu par la Première Chambre civile de la Cour de cassation, qui porte sur la possible saisie des biens communs, par les créanciers d'un des époux, pour une dette antérieure au mariage.
2520 mots (approx. 6.3 pages), 0 sources, 2008, 6,95 €
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Résumé En matière de composition des masses composant le patrimoine des époux, dans le but de résoudre les problèmes liés à la qualification d'un bien, c'est-à-dire savoir si celui-ci est un bien propre ou un bien commun, le législateur a édicté une présomption de communauté. Cette présomption permet de déterminer les pouvoirs de chaque époux sur un bien mais permet également, comme le montre cet arrêt, d'établir quels biens doivent être saisis en premier par les créanciers d'un époux pour une dette antérieure au mariage.
I. Les biens communs mis en danger par les dettes antérieures de l'un des époux
A) Le droit de gage avantageux des créanciers au titre de l'alinéa 2 de l'article 1411
B) La nécessité d'inventorier : la semblance d'un remède au danger encouru par les biens de la communauté
II. L'apport nuancé de l'inversion de la charge de la preuve au profit de l'époux débiteur
A) Une inversion sévère de la charge de la preuve
B) Une inversion aux revers possibles
Extrait du document En l'espèce, le 19/09/1980, M X a signé une reconnaissance de dette au profit de Mme Z. cependant, M X a refusé de payer cette dette. Ainsi la créancière a saisi la justice pour que son débiteur s'exécute en vertu de la reconnaissance de dette. Il a été condamné à la payer. Ainsi, la créancière a saisi un véhicule automobile. Cependant, ce véhicule constitue un bien commun, dans la mesure où il a été immatriculé au non des deux époux Y, le 10/11/1995, mariés sous le régime de la communauté légale depuis le 28/12/1992.
M X agit alors en nullité de la saisie au motif qu'elle avait été faite sur un bien propre de son épouse. En première instance, sa demande a été refusée. Il fait appel. Dans un arrêt de la cour d'appel de Nancy du 20/04/1998, les juges du fond constatent que le véhicule saisi était un bien commun et que l'époux débiteur n'établissait pas la preuve de l'existence d'un mobilier qui lui fut propre. Ainsi M X fut débouté de son appel. Il se pourvoit alors en cassation.
mariage.
Tags: patrimoine, débiteur, preuve, communauté, gage, dette
Document tentant à montrer les chances de l'Union de s'en sortir, à travers le concept "clé de citoyenneté", prenant ainsi le pas sur la supranationalité pure et pouvant peut-être devenir un exemple pour d'autres pays.
2840 mots (approx. 7.1 pages), 0 sources, 2010, 6,95 €
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Résumé Cette apologie de la régulation régionale malmène inévitablement les communautés politiques nationales, relègue le contrat citoyen. Si l'Etat ne disparait pas, il conjugue désormais au pluriel les processus de la décision économique et doit admettre de composer avec des communautés nouvelles de responsabilité qui, cette fois, ne coïncident plus avec les communautés politiques. Etrangement, en Belgique c'est le constat inverse qui domine actuellement avec une importance dans le choix du politique, mais qui est inéluctablement lié à des questions aussi économiques (la Flandre, plus riche, refuse de déléguer une partie de sa richesse à la Wallonie.) En quelque sorte, La Belgique est un couple (Wallonie - Flandre) dont l'un ne veut plus de l'autre, avec un enfant (Bruxelles) dont les deux parents veulent la garde. Cette tentative de déconstruction de l'Etat Belge est à mettre en parallèle avec celui inverse d'une construction européenne, qui, malgré ses à-coups, cherche à s'établir un nouveau concept original d'identité, sans non plus parvenir au fédéralisme parfait effaçant les souverainetés nationales.
A. Nationalité et citoyenneté : des relations complexes
B. Le « patriotisme constitutionnel » : l'Europe, un modèle pour la Belgique
Extrait du document Le Traité de Maastricht, signé le 7 février 1992 et entré en vigueur le 1er novembre 1993, reconnait la « citoyenneté européenne » à toute personne ayant la nationalité d'un Etat membre de l'Union. Cette « citoyenneté européenne », conditionnée par la citoyenneté nationale, crée des droits supplémentaires : le droit de circuler et de résider librement dans les pays membres, le droit de pétition devant le Parlement européen, le droit de voter et d'être élu dans l'Etat où l'on réside pour les élections européennes et municipales etc.
Tags: UE, pays, Union européenne, relation, modèle
Dissertation qui vise à démontrer d'une part, que faire son devoir et rechercher son bonheur personnel sont deux buts bien distincts et d'autre part, qui s'intéresse aux notions de morale et de bonheur qui peuvent s'associer ou se dissocier.
2345 mots (approx. 5.9 pages), 1 source, 2010, 5,95 €
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Résumé Le bonheur peut se définir comme un état stable et durable de satisfaction personnelle. Le rechercher implique de faire ce qui est bon pour soi, ce qui nous rend heureux personnellement. Faire son devoir implique au contraire l'idée d'un certain renoncement à ses intérêts personnels, voire un certain sacrifice de soi, en vue de l'intérêt des autres. Ainsi, la recherche du bonheur et la recherche du bien semblent donc bien être deux buts très distincts. C'est pourquoi d'ailleurs, on peut très bien imaginer un individu mauvais mais heureux, et inversement un homme d'une grande moralité très malheureux, comme l'illustre par exemple le personnage de Gilliatt dans Les travailleurs de la mer de Victor Hugo. Gilliatt, exemple de vertu morale, est le plus malheureux des hommes, car sa promise ne l'aime pas. On pourrait même aller jusqu'à penser qu'il s'agit de deux activités incompatibles dans la mesure où ils visent deux buts contradictoires ; lorsque je m'occupe de moi, je ne m'occupe pas des autres ; et inversement, lorsque je m'occupe des autres, mon bonheur personnel passe au second plan. C'est ce qu'on appelle l'abnégation ou le dévouement. Il faudrait donc choisir entre une vie orientée vers la recherche égoïste du bonheur et une vie orientée au contraire vers la recherche morale du bien des autres, au sacrifice de ses intérêts personnels.
I/ Faire son devoir et rechercher son bonheur semblent deux buts bien distincts, voire opposés
II/ N'y-a-il pas un certain rapport de consolidation réciproque entre rechercher son bonheur et faire son devoir ?
III/ Quelle conciliation possible entre bonheur et devoir dans l'existence humaine ?
Extrait du document Indépendamment du rapport aux autres, une conduite immorale peut engendrer ce qu'on appelle le phénomène (étrange) de la « mauvaise conscience ». Même si je suis le seul à savoir que j'ai mal agi, je n'ai pas pour autant « la conscience tranquille ». Il y a une petite voix en moi qui me fait éprouver de la culpabilité morale. C'est alors l'estime de soi qui est altérée, et qui semble empêcher l'accès à un bonheur véritable et serein. Pour être véritablement heureux au sens fort (c'est-à-dire non pas simplement jouir d'un bien-être matériel confortable) ne faut-il pas avoir de l'estime pour soi-même, « pouvoir se regarder dans la glace » comme on dit ?
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Résumé Une image de synthèse est une image entièrement créée par ordinateur. La réalisation d'une séquence d'animation suit toujours le même processus : modélisation, visualisation et animation. C'est en développant ces trois étapes indispensables à la réalisation d'images tridimensionnelles (3D), que ce document détaille l'élaboration des images de synthèse.
I. LA MODÉLISATION
1. Le rôle du modeleur
2. Une histoire de dimensions
3. Avantages du modèle polygonal
4. Inconvénients du modèle polygonal
5. Modélisation volumique
6. Modélisation à base de surfaces paramétriques
7. Le pipeline graphique
II. LE RENDU RÉALISTE
1. Pixels et interpolations
2. L' ombrage
3. La lumière modélisée
4. Le Z BUFFER : élimination des parties cachées
5. L'ANTIALIASING et le A BUFFER
6. Les ombres portées
7. Le placage de textures
III. L'ANIMATION
1. Principes et contraintes de l'animation 3D
2. Le rendu en mode Champs (FIELD RENDERING)
3. KEYFRAMINQ ET PATHS : clés et trajectoires
4. Pivot, orientation et clonage
5. Les hiérarchies
6. La cinématique inverse
CONCLUSION
Extrait du document Les concepteurs de réalités virtuelles ont réalisé une nouvelle génération d'interfaces graphiques entièrement numériques. En intégrant la synthèse du son, du toucher et la télémanipulation, les systèmes de réalité virtuelle permettent le contrôle à distance d'un environnement qui n'est plus une simple représentation.
Dans une scène simulée sur ordinateur via des caméras virtuelles, il est possible de se transporter soi-même dans la scène virtuelle : au moindre changement de position ou d'orientation de la main ou de la tête «apparaît» la nouvelle scène, avec la sensation de se déplacer réellement.
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Résumé Que doit-on penser de la culture aujourd'hui ? Formelle ou informelle, elle relève de la cognition et inversement. Elle construit notre rapport au monde.
La culture s'échange au travers de la communication et certaines écoles vont jusqu'à dire que l'échange s'est mué en participation. L'homme redéfinit, finalement lui-même, les choses à chaque instant.
I- Introduction
II- "La culture n'est pas un bagage"
III- Approfondissement
Extrait du document Selon l'ethnologue Denys Cuche, « La culture n'est pas un bagage qu'on pourrait transporter avec soi quand on se déplace ». En vous appuyant sur cet énoncé, précisez les grands traits d'une définition anthropologique de la notion de culture.
De nombreuses expressions offrent une représentation très schématique et simplifiée de la notion de culture. Ce serait un vaste appareil, à l'intérieur duquel seraient rassemblés toutes les connaissances, toutes les productions et savoirs vivres d'une civilisation. La culture serait ce qui est en dehors de nous. Elle ne serait accessible qu'à ceux qui ont le désire et le pouvoir de « se cultiver ».
La culture ne peut pas se réduire à la pensée simple : elle n'est donc pas un bagage. Si elle est un bagage, alors elle est une chose en soi. La chose est ce que l'on utilise, ce que l'on emploi, ce que l'on use : l'homme serait ici extérieur à la culture.
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Résumé L'athéisme, qui désigne une position qui consiste à refuser l'existence d'un dieu ou de dieux, fonde son engagement dans le monde, à partir du refus de Dieu, ou du moins du désintérêt manifesté a l'égard des questions de l'au delà et du salut de l'âme. Mais le danger de l'athéisme est sa capacité à évoquer le chaos car comme le souligne Dostoïevski : « Si Dieu n'existe pas, tout est permis. » Dès lors, comment peut-on être athée ?
L'étude suivante est structurée en trois parties : la première expose ce que suppose l'athéisme, en insistant sur ses difficultés, la seconde, répond à la question "comment peut-on être athée" en s'appuyant notamment sur de grandes théories philosophiques telles que l'existentialisme, tandis que la dernière partie inverse les propos de la question initiale, pour s'interroger sur comment ne pas être athée.
Extrait du document Aussi, en s'appuyant sur la réflexion du philosophe Kant, la religion peut constituer une « nécessité morale ». Dieu, la liberté de la volonté et l'immortalité de l'âme ne sont pas du domaine de la connaissance mais des postulats nécessaires à la raison pratique en tant qu'exigence rationnelle de la morale. Pour le philosophe allemand, l'existence de Dieu est donc une nécessité morale. On peut citer cette phrase en illustration : « La notion de Dieu devrait remplir homme de respect et par conséquent il devrait en faire usage rarement et jamais à la légère. Réflexions sur l'éducation, ou encore « On ne peut démontrer l'existence de Dieu, mais on ne peut s'empêcher de procéder suivant le principe de cette idée et d'accepter les devoirs comme des commandements divins". Opus Postumus. Finalement, on peut conclure cette partie en se référant à Marcel Conche qui, dans "Le sens de la philosophie" expose la vertu de la religion à nous rendre heureux et considère donc que « l'illusion est plus importante que la vérité si elle procure le bonheur » ou encore Saint Augustin " je crois parce que c'est absurde."
Explication d'un texte d'Emmanuel Kant sur le lien entre le bonheur et la morale. Figurent aussi dans le document des questions-réponses préliminaires à l'étude.
3050 mots (approx. 7.6 pages), 0 sources, 2007, 6,95 €
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Résumé Kant pense que la morale s'oppose aux désirs donc au bonheur et inversement, que désirs et quête du bonheur ne sont pas toujours moraux.
Suite à une analyse phrase par phrase du texte de Kant, une étude est proposée sur la base de six questions :
1) De quoi parle le texte ? (thème)
2) Qu'en dit-on ? (thèse)
3) Quel problème soulève-t-il ?
4) Que nous apporte la lecture de ce texte ?
5) Quelle idée est remise en question ? De quelle notion l'auteur précise-t-il le sens ?
6) Comment l'auteur procède-t-il pour soulever le problème et justifier sa thèse ?
Extrait du document "Un commandement ordonnant à chacun de chercher à se rendre heureux serait une sottise; car on n'ordonne jamais à quelqu'un ce qu'il veut déjà inévitablement de lui-même. Il ne faudrait que lui ordonner les lignes de conduite, ou plutôt les lui proposer, parce qu'il ne peut pas tout ce qu'il veut. Au contraire, ordonner la moralité sous le nom de devoir est tout à fait raisonnable, car tout le monde ne consent pas volontiers à obéir à ses préceptes, quand elle est en conflit avec des inclinations; et, quant aux mesures à prendre sur les façons dont on peut obéir à cette loi, on n'a pas à les enseigner ici, car ce qu'un homme veut à cet égard, il le peut aussi.
Celui qui a perdu au jeu peut bien s'en vouloir à lui même ainsi qu'en vouloir à son imprudence, mais, s'il a conscience d'avoir triché (encore qu'il ait ainsi gagné), il doit se mépriser lui même nécessairement dès qu'il se compare avec la loi morale. Il faut donc bien que celle-ci soit autre chose que le principe du bonheur personnel, car être contraint de se dire soi même "Je suis un misérable, bien que j'aie rempli ma bourse", exige un autre critère de jugement que s'il s'agissait de s'approuver soi-même et de se dire : "Je suis un homme prudent, car j'ai enrichi ma caisse".
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Résumé L'instrumentalisation médiatique est une des clé des jeux politiques contemporains. Parce qu'elle permet un rapport privilégié avec le citoyen, l'opinion publique ou le futur electeur, elle est un des piliers de la mise en scène politique.
I/ L'instrumentalisation médiatique comme moyen privilégié d'information et d'influence des gouvernants sur les individus
A) La possibilité d'un rapport plus intime
B) Un outil efficace d'influence sur l'opinion
C) Une instrumentalisation radicale : le cas des régimes totalitaires
II/ Cependant, cette utilisation des médias peut se révéler être à double tranchant : les médias comme contre-pouvoir
A) Les difficultés d'approche
B) Dans les pays démocratiques, importance de l'opposition et la critique
C) Une inversion du rapport gouvernant/gouverné
Extrait du document La naissance de la « sphère publique » vouée à la discussion littéraire puis politique a été possible, sous la Révolution notamment par l'apparition simultanée de journaux qui ont nourri les échanges entre les citoyens et permis la mise en place progressive d'un contre pouvoir chargé de contrôler l'action des gouvernants. Dès la Révolution, période à laquelle on date l'apparition de « l'opinion publique », fleurissent les journaux et gazettes et la liberté d'opinion et de conscience, promue par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen assure et participe à ce développement. La plupart des grandes figures de l'époque, Mirabeau, Marat ou Desmoulins ont consacré au journalisme une part importante de leur activité. La prolifération des journaux, transformés pour l'essentiel en tribunes politiques, a contribué alors au bouillonnement du débat public. Les médias sont, au XIXème siècle héritiers de cette histoire qui fait d'eux l'un des piliers de la vie politique, allant même parfois jusqu'à leur conférer leur statut de « quatrième pouvoir », à côté des trois pouvoirs traditionnels (Exécutif, législatif et judiciaire) qui caractérisent les démocraties. Ce lien constant avec la politique a valu aux médias français une partie de leur succès dès lors qu'ils contribuaient à l'expression des principaux courants de l'opinion. Cependant, si le peuple a utilisé la presse, il est indéniable que les gouvernants en ont fait autant pour gouverner. Machiavel évoque cette idée dans Le Prince, dans lequel il assure que « gouverner, c'est convaincre ».