Commentaire du chapitre 16 du livre II de l'ouvrage "Le Rouge et le Noir" de Stendhal dans lequel l'auteur va détourner la scène de rencontre amoureuse en livrant une inversion des rôles attendus.
Commentaire de Texte № 22126 |
1255 mots (
approximativement 3.1 pages ) |
1 source |
2011
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Résumé
Le texte étudié va de "Il fit une reconnaissance militaire…" à "...circonstance difficile à expliquer."
Nous sommes ici au chapitre XVI du livre 2. Julien est monté à Paris où il se trouve secrétaire du marquis de la Mole. C'est donc une nouvelle étape dans sa quête du pouvoir à laquelle s'ajoute une nouvelle étape amoureuse. En effet, la fille du marquis, Mathilde, jeune femme courtisée du tout Paris, va s'intéresser à Julien qui représente pour elle l'aventure, l'insolite. Cherchant à le séduire, elle lui envoie une lettre l'invitant à la rejoindre dans sa chambre la nuit. C'est la seconde scène du roman où Julien rejoint une femme la nuit et escalade une échelle pour y parvenir.
1. Julien Sorel, un personnage peu courageux
2. Le sang froid de Mathilde : une anti-héroïne romantique
Extrait du document
Julien éprouve de la peur, comme le soulignent les différentes notations temporelles : « vers les onze heures », « à minuit et demi », « une heure cinq minutes ». Ces précisions temporelles soulignent les atermoiements de Julien qui ne parvient pas à se décider. Ainsi, l'expression « pour laisser le temps à un contrordre » est peu romantique puisque l'invitation semble ici être perçue comme un ordre. Julien est de plus angoissé, ce qui est en décalage avec la première phrase de l'extrait qui suppose un courage héroïque : « reconnaissance militaire et fort exacte ».
Mots-clés:courageux, hyperboliques, anti-héroïne, décalage, entreprenant
Commentaire composé basé sur l'œuvre "Jacques le Fataliste" de Diderot et visant à expliquer l'inversion et le renouvellement du rapport maître-valet dans cette œuvre.
Dissertation № 18414 |
1180 mots (
approximativement 3 pages ) |
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2007
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Résumé
Le roman Jacques le Fataliste a été écrit par Diderot en 1765. Le genre romanesque, considéré au XVIIIe siècle comme un genre de la « sous-littérature », juste bon à divertir les femmes, va être critiqué et parodié par Diderot. En effet, ‘l'auteur ne voit dans l'intention des romanciers, tels que Madame de Lafayette, que contradictions et oppositions. Il n'en dissimule d'ailleurs pas, dans cette œuvre, la critique sous la chape du divertissement comme le faisaient les classiques tels que Molière ou Jean de la Fontaine au XVIIe siècle. C'est pourquoi le renouvellement du rapport maître-valet, qui constitue un des points essentiels de la satire, est évident.
I/ Qui sont Jacques et son maître et ainsi en quoi leurs « personnalités » inversent le rapport maître-valet
II/ Les points qui permettent d'affirmer que ce rapport est bien renouvelé
III/ Les constantes classiques de la relation maître-valet dans le roman Jacques le Fataliste
Extrait du document
On apprend dans le roman que Jacques a apparemment des origines modestes. Tout d'abord grâce à son prénom. En effet, « Jacques » est un prénom paysan qui rappelle, surtout au lecteur du XVIIIe siècle, la révolte paysanne appelée la « Jacquerie ». Il est par ailleurs bavard et familier. Il use ainsi d'un langage appauvri dans lequel il n'y a pas de véritable cohérence et n'utilise aucun mot de liaison.
Mots-clés:satire, esclave, domestique, autorité, ordre, obéissance, langage
Dissertation de droit constitutionnel qui traite du premier ministre de cohabitation, de son importance et de son avenir face aux réformes du quinquennat et de l'inversion du calendrier électoral.
Dissertation № 12970 |
2110 mots (
approximativement 5.3 pages ) |
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2009
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Résumé
« Le chef du Gouvernement, c'est moi. Le premier ministre est le premier des ministres(…) sous la responsabilité du président de la République, qui dirige l'exécutif sans partage » ; voilà la conception Gaullienne de l'exécutif. Pour De Gaulle, le premier ministre est nécessairement subordonné au Président de la République lequel constitue « la clé de voûte des institutions » (Debré). ). En effet, si l'exécutif est bicéphale sous la 5ème République et se partage ainsi, dans les textes de 1958, entre le Président de la République et le premier ministre à la tête d'un organe collégial chargé de l'exécution des lois et de la direction de la politique nationale, le gouvernement, pour De Gaulle, le président n'est pas un spectateur extérieur au jeu politique.
1. Le premier ministre de cohabitation : l'équilibre avec un pouvoir présidentiel fort
2. Le sort du premier ministre de cohabitation
Extrait du document
Le président conserve tout de même le pouvoir de gêner le premier ministre de cohabitation. Les moyens dont il dispose pour gêner l'action du gouvernement sont inscrits dans la Constitution et notamment à l'article 5. En 1986, Mitterrand refuse de signer des ordonnances relatives à la politique de privatisation car il considère que cela allait déposséder la France et que, de ce fait, cela portait atteinte à l'indépendance nationale. Il gène l'action du premier ministre de cohabitation en prenant des faux prétextes. Le président aurait un pouvoir de véto.
Mots-clés:coalition politique, majorité, démission
Etude de cas qui vise à déterminer comment les pays pionniers de l'industrialisation se sont assagis à la fin du XIXe siècle et à l'inverse comment les pays "late comers" se sont développés jusqu'à devenir des concurrents mondiaux.
Étude de Cas № 16381 |
1145 mots (
approximativement 2.9 pages ) |
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2010
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Résumé
L'Allemagne, Le Japon ou encore les Etats-Unis sont parmi les plus grandes puissances mondiales et brillent par leur volonté perpétuelle d'innover et de sortir de la crise actuelle. D'autres pays comme l'Angleterre et la France, malgré leur rayonnement et leur puissance, sont plus en difficulté. Pourtant ces derniers étaient les puissances industrielles dominatrices de la fin du XIXème siècle tandis que les premiers n'étaient qu'à un stade embryonnaire. Comment les pays pionniers dans l'industrialisation ont-ils pu s'assagir à la fin du XIXème siècle ? A l'inverse, comment des pays « late comers » ont réussi à se développer jusqu'à devenir des concurrentes mondiales ? Quel est le rôle de l'Etat dans la croissance de ces pays à la veille de la Première Guerre mondiale ?
Dans les pays pionniers, l'industrialisation précoce est synonyme d'une croissance lente.
En Grande Bretagne il s'agit d'une révolution tranquille à partir du milieu du XIXème siècle car la croissance est de 2 à 3% par an. La croissance économique repose sur les échanges mondiaux, son empire et ses relations internationales.
Extrait du document
Le Japon, quant à lui, va se moderniser durant l'ère Meiji par un protectionnisme éducateur avec l'action renforcée de l'Etat. Durant cet isolement le Japon va s'industrialiser, mener des politiques monétaires, scolaire, coloniale qui vont enrichir sa population. A la fin, le Japon peut exporter ses propres produits, être plus indépendant vis-à-vis des productions occidentales.
Mots-clés:Etat, libéralisme, Allemagne, conquête coloniale, pays, économie, puissance
Dissertation sur la relation du maître avec le valet au théâtre dans les comédies du XVIIIème siècle telles que "Beaumarchais" et "Marivaux".
Dissertation № 16664 |
1030 mots (
approximativement 2.6 pages ) |
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2010
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Depuis toujours, il existe un rapport de dominance entre les hommes. Maîtres et esclaves dans l'Antiquité, barons et serfs au Moyen-ÂgeMoyen-Âge… Entre maîtres et valets, ce n'est pas la loi du plus fort, mais la loi du « mieux né ». Comme le rappelle Figaro, peu de maîtres possèdent les qualités qu'ils exigent de leurs valets. Qu'est-ce qui les sépare donc à ce point ? Dans quelle mesure les dramaturges du XVIIIème siècle ont-ils osé l'inversion des rôles chez leurs personnages ?
1. Ce qui différencie les maîtres des valets
2. Comment les rôles des maîtres et des valets peuvent être inversés au théâtre ?
Extrait du document
Dans chaque pièce de théâtre, et plus encore dans les comédies du XVIIIème siècle, il y a la présence d'un valet, qui est souvent bien opposé à son maître. Ne serait-ce que par sa naissance… En effet, quelle est la principale différence entre un maître et son valet ? L'un a eu la chance de naître dans une famille noble et fortunée, alors que la famille de l'autre était pauvre et moins élevée dans l'échelle sociale. Comme s'en insurge Figaro dans son long monologue de l'acte V, scène 3 du Mariage de Figaro, « vous [les nobles] vous êtes donné la peine de naître, rien de plus ! » Et dans la société inégalitaire de l'époque, cette supériorité de la naissance est source de bien des injustices. C'est parce que le valet est pauvre qu'il se voit contraint de servir un maître, qui lui assure en échange le gîte et le couvert.
Mots-clés:Molière, inversion des rôles, Monseigneur, Mariage de Figaro, esclaves
Mémoire de DEA portant sur l'homosexualité masculine dans la littérature comme mouvement de curiosité et amorce d'une réflexion des homosexuels sur eux-mêmes.
Mémoire ou thèse № 7661 |
29000 mots (
approximativement 72.5 pages ) |
66 sources |
2008
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Résumé
En matière d'arts et plus particulièrement de littérature française, on trouve des manifestations d'un mouvement polémique et pro-homosexuel. En effet, de la fin du XIXe siècle jusqu'aux années 1920, on note une recrudescence d'œuvres de fiction prenant pour personnages des homosexuels des deux sexes : comment les homosexuels se pensaient-ils au moment où le vocabulaire a fait d'eux, précisément, des homosexuels ? Quels ont été les directions et les impasses dans les débuts de la reconnaissance ?
I) La pensée d'une époque
1) De la tolérance de 1789 aux jurisprudences répressives
2) Relire et réécrire l'Histoire
3) La science et la médecine
II) Le discours sur les invertis– Zola, la révolte contre le vice
1) Zola et la question des mœurs
2) L'inversion sexuelle dans les Rougon-Macquart
3) Enjeux de l'écriture
III) Le discours des invertis – L'accusation de vice contestée?
1) Fin de siècle, dandysme et androgynie
2) Différentes manières de dire son homosexualité
3) Une prise de conscience ?
Extrait du document
La fin du XIXe siècle se caractérise en littérature par une remise en question du positivisme, et une crispation des tenants de la science. L'opposition entre naturalistes et symbolistes en est la marque la plus visible. La forme soignée des vers parnassiens ou la revendication scientifique d'un Zola font l'objet d'un rejet : un goût apparaît pour l'invisible, le désincarné. Des formes artistiques, issues du symbolisme et dont on ne les distingue tout d'abord pas, sont regroupées sous l'étiquette elle-même vague de « décadence » ou « décadentisme » .
- Rejet de la science et faillite des connaissances. La littérature de la décadence réagit contre l'amassement de connaissances et d'œuvres jusqu'à satiété, tentant de mettre en ordre et figer le savoir afin d'éviter son éparpillement ou sa décomposition (exemple d'À rebours de Huysmans). Les nomenclatures éclatées qui en résultent tendent en réalité à nier la valeur de toute connaissance. On peut donc supposer que la décadence a constitué un cadre accueillant pour des artistes homosexuels, qui auraient senti la valeur toute relative de la pensée traditionnelle et de la science, qui les excluent ou les rejettent dans la marge.
Une littérature accueillante pour l'homosexualité ?
- Revendication du pathologique. Les artistes que l'on considère comme décadents semblent fascinés par l'exceptionnel, le monstrueux et le grotesque (exemple du Surhomme de Jarry). Cet intérêt envers la pathologie constitue une niche pour un discours sur l'homosexualité, qui ne pouvait jusqu'alors guère être dite que pour faire rire, ou faire œuvre morale (exemples de Zola et Belot). La voie est choisie par des auteurs hétérosexuels qui classent l'homosexuel, la lesbienne ou la femme virile au rang des autres monstres (ainsi, les différentes maîtresses et l'amant de Des Esseintes). Mais il existe aussi des auteurs décadents que l'on sait homosexuels, tel Lorrain. Ce dernier pouvait donner par l'écriture une échappatoire à ses incompréhensibles goûts, les mette en représentation.
Mots-clés:Zola, Gide, Proust, inversion
Commentaire d'une partie du chapitre 18 de Candide qui met l'accent sur les caractéristiques de l'Eldorado. Le pays est tellement idéalisé qu'il se présente comme une utopie.
Commentaire de Texte № 9308 |
1230 mots (
approximativement 3.1 pages ) |
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2008
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L'extrait étudié commence au debut du paragraphe 8 du chapitre 18 et se termine à la fin de ce même chapitre.
Entré dans l'Eldorado au chapitre 17, après un voyage qui ressemble à celui des contes initiatiques (difficulté d'axes et plusieurs étapes successives à franchir plus des frontières symboliques), Candide et Cacambo découvrent un univers fabuleux qui pourrait être le pays ou tout est au mieux. Apres avoir rencontré un vieillard qui les renseigne sur la religion du pays (déiste), ils sont conduits auprès du roi et découvrent la réalité politique.
I. Un monde idéal
1) Luxe et richesse
2) L'expression de l'abondance
3) L'expression de la perfection
4) Les relations humaines
5) Le savoir, la culture, les sciences
II. Un monde inversé
1) L'inversion des coutumes
2) L'inversion des institutions
3) L'inversion fonctionnel/ esthétique
III. Le sens de cette utopie
1) Candide et l'Eldorado
2) Voltaire et son lecteur
3) Voltaire et l'Eldorado
Extrait du document
Doit-on pour autant prendre l'Eldorado pour le meilleur des mondes possibles (allusion à Pangloss donc aux philosophes optimistes) car la naïveté de Candide le pousse à croire n'importe quoi, et d'autre part Candide finira par quitté l'Eldorado (car il veut retrouver Cunégonde, son départ est une nécessité narrative : Voltaire doit continuer son histoire et il na croit au meilleure des mondes, ils partent de l'Eldorado avec des pierres précieuses pour ambition de dominer l'échelle sociale). Voltaire multiplie les indices pour nous prévenir et nous empêcher de prendre tous au pied de la lettre.
Mots-clés:philosophe, société, tolérance, liberté, civilisation, respect
Commentaire de cet arrêt rendu par la Première Chambre civile de la Cour de cassation, qui porte sur la possible saisie des biens communs, par les créanciers d'un des époux, pour une dette antérieure au mariage.
Commentaire d'arrêt № 9254 |
2520 mots (
approximativement 6.3 pages ) |
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Résumé
En matière de composition des masses composant le patrimoine des époux, dans le but de résoudre les problèmes liés à la qualification d'un bien, c'est-à-dire savoir si celui-ci est un bien propre ou un bien commun, le législateur a édicté une présomption de communauté. Cette présomption permet de déterminer les pouvoirs de chaque époux sur un bien mais permet également, comme le montre cet arrêt, d'établir quels biens doivent être saisis en premier par les créanciers d'un époux pour une dette antérieure au mariage.
I. Les biens communs mis en danger par les dettes antérieures de l'un des époux
A) Le droit de gage avantageux des créanciers au titre de l'alinéa 2 de l'article 1411
B) La nécessité d'inventorier : la semblance d'un remède au danger encouru par les biens de la communauté
II. L'apport nuancé de l'inversion de la charge de la preuve au profit de l'époux débiteur
A) Une inversion sévère de la charge de la preuve
B) Une inversion aux revers possibles
Extrait du document
En l'espèce, le 19/09/1980, M X a signé une reconnaissance de dette au profit de Mme Z. cependant, M X a refusé de payer cette dette. Ainsi la créancière a saisi la justice pour que son débiteur s'exécute en vertu de la reconnaissance de dette. Il a été condamné à la payer. Ainsi, la créancière a saisi un véhicule automobile. Cependant, ce véhicule constitue un bien commun, dans la mesure où il a été immatriculé au non des deux époux Y, le 10/11/1995, mariés sous le régime de la communauté légale depuis le 28/12/1992.
M X agit alors en nullité de la saisie au motif qu'elle avait été faite sur un bien propre de son épouse. En première instance, sa demande a été refusée. Il fait appel. Dans un arrêt de la cour d'appel de Nancy du 20/04/1998, les juges du fond constatent que le véhicule saisi était un bien commun et que l'époux débiteur n'établissait pas la preuve de l'existence d'un mobilier qui lui fut propre. Ainsi M X fut débouté de son appel. Il se pourvoit alors en cassation.
mariage.
Mots-clés:patrimoine, débiteur, preuve, communauté, gage, dette
Dissertation visant à déterminer les rapports entre le Premier Ministre et le Président et s'intéressant aux relations qu'ils entretiennent dans l'exercice de leur fonctions mais aussi à la personnalité qui est prépondérante dans ces relations.
Dissertation № 18795 |
2180 mots (
approximativement 5.5 pages ) |
7 sources |
2010
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Auparavant, l'étude des sondages quant à l'opinion de la population française sur leur 1e ministre et leur Président montrait au cours d'un mandat une inversion des courbes de popularité, le 1e ministre devenant de plus en plus impopulaire au fur et à mesure de ses réformes et le président gardant généralement un niveau de popularité plus élevé. La tendance actuelle semble s'être inversée. Ceci semble lié à la présidentialisation croissante de la Ve République. De fait, le Président s'implique de plus en plus dans la gouvernance du pays, en affirmant sa prépondérance sur son 1e ministre, et est donc exposé aux mêmes soubresauts de popularité que celui-ci, voire même davantage, selon leur exposition respective. Pour comprendre le fonctionnement de l'exécutif sous la Ve République, il parait particulièrement intéressant de s'intéresser aux rapports entre le 1e ministre et le Président puisque ces rapports sont révélateurs de leur importance respective dans la gouvernance du pays.
I. Une collaboration nécessaire
II. Des conflits potentiels
Extrait du document
La pratique institutionnelle semble évoluer de plus en plus vers une domination du Président dans ses rapports de force avec son 1e ministre. Ceci est avant tout lié à la progression du fait majoritaire. De fait, le Président disposant généralement d'une majorité au Parlement qui peut le soutenir et son 1e ministre étant du même bord politique, il est plus aisé pour le Président d'imposer ses idées.
Mots-clés:institution, chef, gouvernement, France, État, nation, pays, Parlement
Dissertation sur ces rapports qui différent au gré des résultats électoraux. En période de cohabitation le partage des pouvoirs est de mise. Au contraire, en cas de présidentialisme, le PM est totalement subordonné au Chef de l'Etat.
Dissertation № 1045 |
2970 mots (
approximativement 7.4 pages ) |
5 sources |
2007
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Résumé
La mise en place du quinquennat pour le mandat présidentiel et l'inversion du calendrier électoral ont réduit les possibilités de cohabitation. L'élection de Nicolas Sarkozy comme Président en Mai 2007 et l'élection d'une majorité parlementaire qui lui est favorable en sont la preuve.
I/ La cohabitation ou l'application stricte de la Constitution
A) La place du Premier Ministre et du Chef de l'Etat
1. La prééminence du Premier Ministre
2. La résistance du Premier Ministre
B) Les différentes cohabitations
1. 1986-1988 : une première cohabitation de contradictions
2. 1993-1995 : Une cohabitation plus douce et apaisante
3. 1997-2002 : Une cohabitation inhabituellement longue
II/ En cas de concordance des majorités parlementaire et présidentielle : la subordination du Premier Ministre au Président de la République
A) Raisons et manifestations de l'enracinement de la prédominance présidentielle
1. Un déséquilibre constitutionnel originel
2. Les manifestations du présidentialisme
B) Un présidentialisme relativement fort selon les mandats
1. 1959-1969 : De Gaulle et la personnalisation du présidentialisme
2. 1969-1974 : La présidence Pompidou dans la lignée gaullienne
3. 1974-1981 : La fragilisation de la prééminence présidentielle
4. 1981-1986 et 1988-1993 : Mitterrand ou le présidentialisme perturbé
5. 1995-2002 : Un présidentialisme longuement interrompu et difficilement restauré
Extrait du document
Suite à l'élaboration de la constitution du 4 Octobre 1958, la France s'est dotée d'un régime parlementaire moniste et rationalisé, qui renforçait la place de l'Exécutif face au Parlement, et conférait au Président un rôle d'arbitre. Le temps et la pratique cependant, ont donné une autre dimension à ces dispositions. C'est le cas de la révision constitutionnelle du 6 Novembre 1962, qui a instauré l'élection présidentielle au suffrage universel direct. Adoptée suite à un référendum législatif, cette mesure a été prise sous l'initiative de Charles De Gaulle. Ce dernier, à qui l'on doit l'apparition du présidentialisme en France, jouissait d'une légitimité historique. Par cette modification constitutionnelle, il a pérennisé la légitimité présidentielle de ses successeurs. C'est pourquoi la France est le seul Etat au régime double. Quand la majorité parlementaire est favorable au Président (P.R.), le Premier Ministre ( PM) l'est aussi, c'est le présidentialisme qui est de mise. Au contraire, quand ce n'est pas le cas, le parlementarisme est pratiqué du fait de l'instauration d'une cohabitation.
Qu'en est-il alors des rapports entre le PM et le PR ?
Ils différent au gré des résultats électoraux. En période de cohabitation le partage des pouvoirs est de mise. (I). Au contraire, en cas de présidentialisme, le PM est totalement subordonné au Chef de l'Etat. (II)
Mots-clés:gouvernement, constitutionnel, peuple, majorité, politique