Commentaire composé qui analyse en quoi le jansénisme, le libertinage et la préciosité jouent un rôle dans l'extrait 4 de "La princesse de Clèves".
Commentaire Composé № 13168 |
1465 mots (
approximativement 3.7 pages ) |
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2009
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Résumé
Dans l'extrait 4 de "La Princesse de Clèves", nous sommes dans un contexte prompt à développer des points de psychologie, de conscience morale. En effet notre héroïne, la princesse de Clèves, éprouve des sentiments passionels pour le duc de Nemours, alors qu'elle est mariée au Prince de Clèves, un homme qui l'aime d'un amour sincère. Consciente du respect qu'elle doit lui porter, elle contrôle ses sentiments en prenant soin de ne jamais laisser voir au duc de Nemours l'étendue de sa passion. Mais alors qu'elle découvre une lettre de déclaration amoureuse enflammée qu'elle croit adressée à l'homme pour qui son coeur chavire, tout est remis en question. Certes, elle peut supporter l'idée de ne jamais se dévoiler à cet homme, mais était-elle capable d'admettre celle qu'il puisse en aimer une autre qu'elle ? On assiste alors à l'ultime examen de conscience de notre héroïne porté sur le thème principal de ce passage, qu'est l'Amour.
1. L'héroïne analyse de manière logique l'évènement de la lettre
2. Le dilemme entre la passion qu'elle porte à M. de Nemours et le respect qu'elle doit au Prince de Clèves
3. Sa vision de l'Amour change, elle rendra ce sentiment tragique
Extrait du document
La princesse de Clèves énonce dans cet extrait un raisonnement qui se compose de deux axes de réflexion qui se suivent selon une progression logique. La forme structurée de ce passage témoigne de la lucidité qu'a notre personnage principal face à la situation dans laquelle il se trouve. Ainsi, bien que la princesse de Clèves découvre que son amant n'est en rien le destinataire d'une lettre de déclaration amoureuse enflammée, elle n'en oublie pas moins les sentiments qu'elle éprouvât lorsqu'elle était persuadée du contraire: de la jalousie et de la défiance.
Mots-clés:défi, maîtrise, tourment, inquiétude, choix, trahison
Commentaire d'un extrait de la tragédie "Phèdre" de Racine, situé à l'acte IV, scène 6, allant des vers 1225 à 1263, dans lequel Phèdre exprime la jalousie et la haine qui la rongent.
Commentaire Composé № 23561 |
1480 mots (
approximativement 3.7 pages ) |
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2011
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Résumé
Au XVIIème siècle, le classicisme est marqué par l'essor du théâtre et de la découverte de dramaturges tels que Jean Racine, qui ont su remettre au goût du jour la tragédie. Avec Phèdre (1677), Racine dévoile véritablement ses influences jansénistes. Après avoir avoué successivement son amour pour Hippolyte à sa nourrice et au concerné par deux fois (de manière implicite puis explicite), Phèdre se laisse aller à l'expression d'une jalousie maladive et violente,qui fait d'elle un personnage pathétique typique de la tragédie.
1. Le contraste entre Phèdre et Aricie
2. De la jalousie à la vengeance
3. La représentation et l'émotion et de la douleur
Extrait du document
Les premiers vers de Phèdre de cet extrait témoignent de sa jalousie, même si le mot n'est pas prononcé, on a des périphrases, comme par exemple au vers 1225 : « douleur non encore éprouvée », « nouveaux tourments je me suis réservée » (v.1226).
En effet, auparavant Phèdre se savait délaissée par Hippolyte mais maintenant elle sait qu'il aime quelqu'un. Sa jalousie s'exprime par des enjambements, des accumulations, (v.1227 à 1229), qui nous emmène jusqu'au vers 1230, qui nous montre une nouvelle périphrase « tourment que j'endure ».
Mots-clés:influences jansénistes, nature, vengeance, hémistiches, émotion
Fiche de lecture de l'œuvre « Phèdre », de Racine narrant l'histoire d'amour incestueux de Phèdre pour Hippolyte, l'aveu d'une passion monstrueuse à sa nourrice.
Fiche de lecture № 22205 |
2450 mots (
approximativement 6.1 pages ) |
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2009
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Résumé
Jean Racine est né à la Ferté-Milon (Picardie) en 1639 et devient orphelin à l'âge de trois ans. Sa grand-mère se charge de son éducation et l'envoie à Port-Royal ; il y étudie jusqu'en 1658. De 1658 à 1661, il étudie la philosophie à Paris où il découvre des activités mondaines. En 1661, sur la volonté de son oncle, il va à Uzès pour débuter une carrière ecclésiastique, qui ne le tente finalement pas. C'est pourquoi, il retourne à Paris en 1663.
Les attaques sur Phèdre en 1677 vont le faire abandonner la scène. Il se réconcilie alors avec les jansénistes. Il se marie avec Catherine de Romanay dont il a plusieurs enfants et il devient historiographe du roi avec Boileau. Publiée en 1677 sous le nom de Phèdre et Hippolyte - dix ans après en 1687, sous le nom seul de Phèdre
I – Le contexte
II – L'auteur
III – L'œuvre
IV – Thèmes et signification de la pièce
Extrait du document
Racine s'est inspiré de la pièce d'Euripide, Hippolyte porte-couronne. En effet, on retrouve dans sa pièce l'essentiel de l'intrigue : l'amour incestueux de Phèdre pour Hippolyte, l'aveu de cette passion monstrueuse à sa nourrice, l'intervention de Neptune, le suicide de Phèdre… Il y a apporté cependant quelques modifications. Il a rendu Phèdre moins odieuse par le rôle confié à Oenone ; c'est celle-ci qui dénonce Hippolyte et non plus Phèdre.
Mots-clés:jansénisme, tragédie, classicisme, mythologie, Hippolyte, amour, mort
Commentaire de la onzième lettre du recueil « Lettres à un provincial », de Blaise Pascal visant à comprendre par quels moyens Pascal rend-il compte de son opinion et formule-t-il la défense de son ami au travers d'une lettre fictive.
Commentaire de Texte № 18176 |
1325 mots (
approximativement 3.3 pages ) |
1 source |
2006
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Résumé
Les Provinciales sont une série de lettres rédigées par Blaise Pascal 1656-1657 sous le pseudonyme de Louis de Montalte et ont pour fin de défendre son ami janséniste, Antoine Arnauld, condamnée par la Sorbonne pour ses croyances jugées hérétiques. Le texte qui nous est ici proposé est donc une lettre ouverte, à valeur polémique, et nous avons affaire à une forme de littérature engagée. Le genre épistolaire prend dès lors un aspect plus complexe et engage la querelle théologique de la grâce qui oppose, au XVIIe siècle, jésuites et jansénistes. Les jésuites placent ainsi la liberté au-dessus de la grâce, et les jansénistes la grâce au-dessus de la liberté. Les jansénistes se rapprochent ainsi des calvinistes en cela qu'ils pensent que peu d'élus obtiennent la grâce divine, et que la foi suffit, quelques soient nos actes, pour obtenir le salut. Pascal se place ici du côté janséniste. Nous étudierons ici la onzième lettre.
I/ Comment il entend rédiger une fausse lettre qui fera illusion aux yeux de ses lecteurs
II/ Sa stratégie argumentative
III/ En quoi il s'agit là d'un texte polémique
Extrait du document
Le raisonnement est par ailleurs construit en plusieurs étapes. Le premier paragraphe annonce le sujet de la lettre et l'existence d'un point de discordance entre les jésuites et lui. Le deuxième paragraphe apporte un premier élément de réponse et marque l'indignation, par un étonnement forcé, rendue sur le mode de l'interrogation.
Mots-clés:indignation, étonnement, imagination, irréel, invention, imager
Dissertation à partir d'une phrase tirée d'un roman de Stendhal sur la haine provoquée par la différence entre les hommes.
Dissertation № 9537 |
1530 mots (
approximativement 3.8 pages ) |
0 sources |
2008
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Résumé
Dans son roman "Le rouge et le noir", Stendhal dévoile la Révolution de 1830, les oppositions entre Paris et la province, entre la noblesse et la bourgeoisie, et entre les jansénistes et les jésuites.
C'est dans ce cadre que Stendhal écrira « J'ai assez vécu pour voir que différence engendre haine ». Toutes les divergences entre les hommes entraîneraient donc l'hostilité, voire la violence à différents niveaux.
Cela est-il toujours vrai ?
I. Analyse de la haine provoquée par les différences
II. Les différences, facteurs de tolérance
Extrait du document
Il arrive également que des différences religieuses engendrent la haine et que celle-ci mène au conflit. Le massacre de la Saint-Barthélemy est l'événement le plus meurtrier des guerres de religions entre catholiques et protestants. La nuit du 24 août 1572, les catholiques exécutent des protestants se trouvant à Paris et déclenchent ainsi le signal du massacre dans les autres régions. Plus de 30.000 personnes à travers le pays seront exécutées, torturées simplement parce qu'elles avaient une conception différente de la religion, parce qu'elles priaient Dieu différemment.
Mots-clés:conflit, exécution, race, religion, haine
Fiche de lecture du livre "La Princesse de Clèves" de Mme de Lafayette, lequel ouvre véritablement l'histoire du roman moderne.
Fiche de lecture № 11204 |
12045 mots (
approximativement 30.1 pages ) |
17 sources |
2009
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Résumé
Mme De Lafayette, était une grande dame de l'aristocratie qui avait fréquenté les salons précieux et s'était lié d'amitié avec quelques hommes de lettres, dont le grammairien Ménage, le nouvelliste Segrais et surtout avec le duc de La Rochefoucauld, auteur des Maximes. Avant de produire ce chef-d'œuvre qui lui apportera la consécration, Mme De Lafayette avait déjà publié plusieurs romans historiques dans l'esprit de cour. Dans la Princesse de Clèves, elle ne gardera de ce genre alors à la mode que le cadre formel et déplacera le centre d'intérêt sur les caractères et la psychologie des personnages.
1/ Le premier roman moderne
2/ Résumé
a. Les malheurs de la galanterie
b. Une retraite interrompue
c. Le vol du portrait
d. La lettre perdue
e. L'aveu
f. Une indiscrétion imprudente
g. La visite à Coulommiers
h. Un malentendu mortel
i. L'adieu
3/ Commentaire
a. Un roman sans nom d'auteur
b. Un roman historique
c. Un roman moraliste
d. Un roman héroïque
e. D'une morale conformiste vers un idéal personnel
f. Un roman précieux
g. Un roman janséniste
h. Un roman classique
i. La postérité de "La Princesse de Clèves"
Extrait du document
Les mœurs du siècle précédant ne sont qu'un prétexte pour une analyse des sentiments qui tirera sa vérité de l'expérience et de l'observation personnelle, mais, plus encore, d'une préoccupation psychologique et morale propre à la doctrine classique. Le mérite de Mme De Lafayette sera essentiellement de transférer dans le domaine romanesque, considéré alors comme mineur, des ambitions qui s'était surtout exercé au théâtre et dans les œuvres d'idées. La Princesse de Clèves est à peu près contemporaine de Phèdre et ce n'est pas un hasard : il y a entre le roman de Mme De Lafayette et la tragédie de Racine d'étonnantes affinités dans la peinture de la passion.
Mots-clés:ambition, connaissance, inclination, sentiments, dédoubler, introspection
Commentaire de l'extrait où Dom Juan, qui doit de l'argent à son créancier, va tout faire pour détourner la conversation et que Monsieur Dimanche parte sans l'argent qu'il est venu lui réclamer.
Commentaire Composé № 9495 |
875 mots (
approximativement 2.2 pages ) |
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2006
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Résumé
Le passage étudié est extrait de la scène 3 de l'acte IV de Dom Juan écrit par Molière. Molière, auteur de nombreuses pièces de théâtre du XVIIème siècle, est l'un des représentants du classicisme. Dom Juan, qui joué pour la première fois en 1665 est, tout comme Tartuffe, très vite censuré.
En effet, cette pièce, qui reprend un sujet déjà illustré par l'espagnol Tirso de Molina, est une tragi-comédie qui raconte la vie d'un libertin. Si Molière est considéré comme un classique, on ne peut pas en dire autant de Dom Juan. C'est une pièce qui ne respecte pas les règles classiques : elle est écrite en prose et n'obéit pas à la règle des trois unités. On peut dire que Dom Juan est une pièce baroque car il n'est pas question de Jansénisme mais d'une conception jésuite de l'homme par l'inconstance, les tromperies et le jeu avec les apparences du héros.
I – Une scène comique
II- Le comportement de Dom Juan
Extrait du document
Cette scène nous renvoie à l'aspect comique de la pièce par le comique de geste, de situation, d'exagération, de répétition et de mots. On remarque un comique de geste, - lorsque Monsieur Dimanche, le créancier de Dom Juan lui rend visite et se retrouve devant lui -, qui est marqué par une exagération les « grandes civilités » que Dom Juan multiplie à l'égard de Monsieur Dimanche. Le rythme du dialogue est rapide. Dom Juan ne laisse pas parler Monsieur Dimanche ce qui se remarque par les points de suspension qui terminent une grande partie des répliques de ce dernier : «J'étais… », « Je viens pour… », « Je suis venu… » Ce procédé comique rythme la scène.
Mots-clés:bienséance, dette, privilège, débit, ironie, exagération
Commentaire de la deuxième partie du chapitre 8 de l'Ingénu, dans lequel Voltaire dénonce l'hypocrisie de l'Eglise et se moque des directeurs de consciences très répandus à son époque.
Commentaire de Texte № 3714 |
800 mots (
approximativement 2 pages ) |
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2007
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Résumé
L'Ingénu, paru en 1767, est une œuvre critiquant les doctrines jésuite et janséniste, la société et la noblesse.
Ce conte philosophique présente l'histoire d'un jeune Indien du Canada nommé l'Ingénu qui s'est converti au catholicisme mais qui est tombé amoureux de sa marraine, Mlle de St Yves, et ne peut pas se marier avec elle. Il part donc à Paris pour trouver une solution mais il se fait emprisonner à la Bastille. Mlle de St Yves décide de partir en direction de Paris, dans l'espoir de sauver son amant. Monseigneur de Pouange lui offre alors son aide mais en échange, celui-ci lui demande de succomber à l'infidélité et de perdre sa vertu. Elle ne sait que faire et part consulter un jésuite pour avoir des conseils. Quel discours lui tiendra ce prêtre?
Extrait du document
Dans cette première partie, nous tenterons de montrer que ce discours argumentatif du prêtre est d'une grande rigueur, honnêteté mais aussi d'une apparente neutralité.
Tout d'abord, nous pouvons constater que cette argumentation est très bien structurée grâce à des adverbes comme « premièrement » qui donnent un aspect rigoureux au texte mais aussi une certaine chronologie dans ses arguments ; à des connecteurs logiques tels que « bien que » qui indique une idée de concession.
Son discours est d'ailleurs très étoffé car il puise tous ses arguments dans différents domaines tels que la moralité(il joue sur l'opposition des mots « amant » / « mari » et « mondain » / « honnête » qui instituent une idée de décence) ; la religion ( ce qui montre sa piété) et le domaine historique (il fait référence à des personnages de l'antiquité Romaine tel que César ce qui montre sa culture).
Tous-à-Tous cherche à montrer sa probité, sa neutralité et son honnêteté en citant comme exemple St Augustin qui est le représentant des jansénistes.
Mots-clés:moraliste, pervers, pêché, irresponsabilité, adultère, fidélité
Commentaire de texte analysant la lettre de Jean Jacques Rousseau adressée à Christophe de Beaumont, archevêque de Paris.
Commentaire de Texte № 6773 |
4255 mots (
approximativement 10.6 pages ) |
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Résumé
En 1762, année de publication de" l'Émile ou de l'éducation "de Jean Jacques Rousseau, Christophe de Beaumont, archevêque de Paris, promulgue un mandement qui condamne l'œuvre de Rousseau sous prétexte, notamment, que celui-ci contient «une doctrine abominable, propre à renverser la loi naturelle, et à détruire les fondements de la religion chrétienne».
Aujourd'hui, on se souvient davantage de cet archevêque pour ses attaques envers les philosophes et son acharnement dans la lutte contre les jansénistes que pour sa charité chrétienne.
De Beaumont étant résolument contre la contestation religieuse par les hommes à l'origine de même confession que lui, il n'est donc pas surprenant que Rousseau,auteur de "l'Émile ou de l'éducation" qui comprend, dans le livre IV, le texte de "la Profession de foi du Vicaire savoyard "développant les différentes aspects de sa conception de la religion naturelle (opposée à la religion révélée), apparaisse aux yeux de au membre du clergé comme un individu dangereux menaçant l'ordre du pays.
Rousseau prend connaissance d'un Mandement de l'archevêque de Paris dirigé contre l'Émile. Aussitôt il propose à son éditeur d'Amsterdam d'imprimer sa réponse à Monseigneur et lui expédie le manuscrit le 1er janvier 1763 qui devient donc la célèbre Lettre à Christophe de Beaumont.
Comment Rousseau réussit-il à démontrer que son livre n'est pas dirigé contre la notion de religion ? Comment affirme t-il sa propre vision religieuse ?
Extrait du document
Par ce procédé, Rousseau parvient à positionner ses contempteurs dans une situation assez inextricable mais ce n'est pas là sa seule réussite. Dans cette lettre, Rousseau arrive non seulement à répondre à ses critiques mais à, une fois de plus, attaquer ses attaquants. En valorisant sa religion naturelle comme étant véritablement conforme à la doctrine de Jésus Christ, et en la mettant directement en opposition avec la religion révélée, Rousseau aboutit à l'idée qu'en réalité ce serait peut-être la religion révélée -celle qui l'accuse en la personne de Monseigneur de Beaumont- qui contredirait les fondements de la religion chrétienne.
Mots-clés:accusation, dogme, hérésie, fanatisme
C'est sous forme de notes que l'auteur retrace les grands chapitres de cette période de l'histoire de France du XVIème siècle.
Exposé № 8726 |
4805 mots (
approximativement 12 pages ) |
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2007
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Résumé
Tocqueville, historien dans son ouvrage intitulé dans "l'Ancien Régime et de la Révolution" écrit au XIVème siècle, énonce trois idées : d'une part, l'Ancien Régime disparaît au moment même où il commence à se réformer ; d'autre part, les abus apparaissent alors dans toute leur lumière et semblent d'autant plus insupportables à la société que les conditions économiques et sociales connaissent une nette amélioration ; enfin, la Révolution de 1789 arrive après de nombreuses tentatives avortées de réforme du pouvoir royal et de l'organisation de la société.
I. Les attaques contre l'absolutisme et les privilèges
A) Le jansénisme et la montée de la critique de l'absolutisme
B) Les Lumières et le détachement religieux
C) La critique de la Cour
II. Une société bloquée
A) L'accroissement des inégalités rurales
B) Les divisions des ordres privilégiés
C) Les conflits urbains
D) Les cahiers de doléances
III. Des réformes impossibles
A) L'essoufflement fiscal Toutes les réformes fiscales se heurtent à l'opposition des privilégiés
B) Le désordre administratif
Extrait du document
Il est vrai que les conditions économiques et sociales ont connu une véritable amélioration depuis 1750. Amélioration de la production agricole, de la démographie, de l'alphabétisation des campagnes ; légère hausse du niveau de vie.
Jean Tulard parle même de «prospérité» à la fin de l'Ancien Régime : la France est en 1789 un pays globalement riche et cette prospérité repose sur l'essor du commerce extérieur qui a plus que quadruplé depuis la mort de Louis XIV (commerce triangulaire, relations avec les Antilles, commerce du café, du sucre, du coton, de l'indigo, importés puis réexportés ; exportation d'articles industriels à destination des Antilles) Essor du commerce et de l'industrie intérieures, notamment textiles : soie à Lyon, coton à Rouen et Mulhouse, laine à Sedan,... phénomène de concentration et de perfectionnement technique : invention des machines nouvelles de Cartwright, la mule jenny etc...) Essor aussi de l'industrie minière : compagnie ; d'Aies, de Carmaux et d'Anzin : extraction du charbon. Métallurgie au Creusot.
Comment alors expliquer la crise de l'Ancien Régime ? L'amélioration des conditions de vie suscitent un grand espoir de progrès ; les réformes ratées décrédibilisent le pouvoir et font naître l'envie de changements radicaux. Le mouvement des Lumières, la crise janséniste, les révoltes parlementaires, les affaires judiciaires impliquant la cour aboutissent à une désacralisation de l'autorité royale. Par ailleurs, la société semble bloquée dans des conflits qui se multiplient. Enfin, une crise conjoncturelle en 1789 sert de révélateur à tous ces déséquilibres pour porter le coup de grâce à la royauté.
Mots-clés:crise, industrielle, financière, parlementaire, agricole, institutionnelle