Fiche de lecture portant sur l'essai de John Locke, qui définit la tolérance comme fondée sur la défense de la liberté essentielle à l'homme et sur la sauvegarde de la paix dans l'État.
Fiche de lecture № 12437 |
1700 mots (
approximativement 4.3 pages ) |
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2009
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Résumé
La tolérance telle que la conçoit John Locke n'est pas la tolérance de n'importe quoi, elle doit être exercée dans le cadre du respect des lois, pour permettre la liberté humaine. L'argument principal de cette lettre, autour duquel est articulée toute la pensée de l'auteur, est la séparation radicale des fonctions de l'Église et de l'État.
I. La définition que donne John Locke de l'État
II. La définition que donne John Locke sur l'Église
III. Analyse les conditions nécessaires à la tolérance mutuelle entre l'Église et l'État
Extrait du document
L'État est une société établie par un certain nombre d'hommes devant permettre à chaque individu de profiter de ses «intérêts civils», qui sont reconnus par la loi. Parmi les intérêts civils, on compte la liberté, la vie, la santé et la possession de biens extérieures (comme l'argent ou la terre) notamment. L'État naît de l'obligation dans laquelle se trouve l'homme d'obéir à la loi de la nature et de constituer une société au sein de laquelle tous les individus peuvent jouir de la prospérité et de la sécurité notamment. Et dans l'État, le magistrat civil a pour devoir d'assurer à chacun la possession de ses biens personnels, et d'exécuter les lois et punir ceux qui violent les lois et les droits des autres. Le pouvoir du magistrat civil réside dans la contrainte : il opère par des sanctions dans le cadre des lois. Les limites du pouvoir suprême dont dispose le magistrat sont fonctionnelles ; il a donc tous les pouvoirs qui lui sont nécessaires afin de sauvegarder le bien public, et ce bien là seulement...
Mots-clés:persuasion, hiérarchie, culte, séparation, pape, dogme
Commentaire du chapitre IX extrait des "Deux Traités du gouvernement" qui traite du sujet de la liberté de l'homme dans l'Etat.
Commentaire de Texte № 10084 |
1475 mots (
approximativement 3.7 pages ) |
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2009
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Résumé
John Locke est un philosophe anglais né à Bristol en 1632 et mort en 1704. Son père était un adversaire du roi Charles Ier. Durant sa jeunesse, il a connu la Révolution anglaise et donc l'exécution du roi. Il a étudié le Latin, le Grec et la philosophie d'Aristote dans les écoles de Westminster et d'Oxford, en 1652. En 1660, il soutient des thèses proches de l'absolutisme, dans sa première œuvre politique, Le Magistrat civil, avant, dans son Essai sur la Tolérance, en 1667, de réclamer une réelle liberté de pensée.
Quel est l'enseignement de John Locke ? Comment la monnaie est-elle un facteur de la dégradation de l'état de nature ? Quels sont les manques fondamentaux de l'état de nature qui engagent les hommes à s'organiser en une société politique ? Sous quelle forme se présente cet engagement ?
La lecture du chapitre IX du second des "deux traités du gouvernement", intitulé : "L'Etat de nature : un premier état social habité par des contradictions" suscite l'interrogation.
Extrait du document
Deuxièmement, « il manque un juge reconnu et impartial, qui ait autorité pour trancher les différends en accord avec la loi établie ». C'est donc l'existence d'un pouvoir, d'un ordre judiciaire que semble suggérer Locke. De plus il met, dans ce paragraphe, en exergue la nécessité de séparer les pouvoirs, et notamment les pouvoirs judiciaires et exécutifs, dans l'état de nature : « Car chacun, dans cet état, est à la fois le juge et l'agent d'exécution de la loi de nature ». Il est clair que la non-séparation des pouvoirs entraîne une certaine inefficacité en cela que les hommes sont partiaux et donc mut par une « chaleur excessive », et susceptibles de « négligences » lorsqu'il s'agit de la cause des autres. L'interprétation de la loi de nature par la raison humaine a donc ses limites. En effet les hommes sont les seuls garants de l'application de la loi de nature. Ils sont donc tous habilités à l'interpréter. Les hommes font justice eux-mêmes, et peuvent, de ce fait, entacher leur jugement d'un désir de revanche et appliquer une sanction démesurée, ou au contraire, ne point considérer les préjudices commis à autrui, par un tiers. Cela peut avoir des répercussions sur la paix entre les hommes, et les faire sombrer dans un état de guerre, s'éloignant toujours plus de la loi de nature.
Mots-clés:philosophie politique, pouvoir législatif, raison humaine
Commentaire d'un extrait du XIXème chapitre intitulé «De la dissolution du gouvernement».
Commentaire de Texte № 7194 |
1750 mots (
approximativement 4.4 pages ) |
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2008
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Résumé
Dans le paragraphe 222., Locke soutient que, du fait que c'est le peuple qui donne le pouvoir au gouvernement, il garde à ce titre la faculté de relever le gouvernement de ses fonctions si celui-ci est devenu un Etat absolutiste. Une première partie s'étend de la première ligne à la ligne 7 («[...] et une domination tempérée. »). Locke y évoque les raisons pour lesquelles les hommes instituent un pouvoir législatif : l'Etat est mis en place par le peuple pour le peuple. Les lignes 7 (« En aucun cas, [...]») à 25 constituent la seconde partie. Le penseur y affirme sa thèse : lorsque l'Etat, mis en place par le peuple et pour le peuple, est un Etat absolutiste, c'est-à-dire qu'il y a un «état de guerre» entre le pouvoir législatif et le peuple, le peuple peut exercer un droit légitime de résistance et renverser l'oppression afin d'instaurer un nouveau pouvoir législatif.
Extrait du document
Par «entrer en société» (l.1), Locke entend organiser un mode de fonctionnement constitué d'institutions, qui garantirait les intérêts de chacun. Cette conception de la société renvoit au concept de politique, qui est, précisemment, la façon d'administrer une société. «Entrer en société» signifie donc instaurer un pouvoir politique. C'est le peuple qui décide d'instaurer le pouvoir législatif. C'est pourquoi on retrouve plusieurs fois des marques qui tendent à montrer que c'est le peuple, en tant qu'il constitue la «volonté générale», qui décide : à la ligne 2 «ils veulent», à la ligne 3 «ils choisissent et habilitent un pouvoir législatif».
Dès la première phrase, la fin que visent les hommes en prenant la décision d'instituer une législature est annoncée. Il s'agit pour eux de «sauvegarder leur propriété» (l.2). Locke énonce clairement «la fin qu'ils se proposent lorsqu'ils choisissent et habilitent un pouvoir législatif» : se protéger et protéger leurs biens (on retrouve ces deux aspects de la «propriété»(l.2) aux lignes 4-5 avec la « protection » et la «clotûre à la propriété»).
Mots-clés:loi, pouvoir politique, société, oppression, propriété, conflit
Commentaire portant sur le chapitre "De l'Esclavage" tiré des "Traités du gouvernement civil" dans lequel Locke développe la théorie des "droits inaliénables".
Commentaire de Texte № 7873 |
2220 mots (
approximativement 5.6 pages ) |
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2007
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Résumé
Dans les paragraphes 22, 23 et 24 du chapitre 4 des "Traités du gouvernement civil", John Locke rend compte de la liberté humaine à l‘état de nature et lors de son entrée consentie en société. La problématique qui en découle est la théorie des droits inaliénables.
I) Paragraphe 22 : L'homme libre, doué de raison à l'état de nature raisonné dans la société
II) Paragraphe 23 : La nécessité de limiter le pouvoir pour ne pas se retrouver dans un état contre nature
III) Paragraphe 24 : l'esclavage, un état de guerre
Extrait du document
Lorsque Locke parle de « liberté naturelle » de l'homme (§22), il fait allusion à la liberté au sein de l'état de nature. Dans l'état de nature, l'homme serait donc libre, libre d'être « exempt de toute sujétion envers un pouvoir supérieur sur la terre ». C'est à dire que l'homme ne saurait être soumis au pouvoir d'un autre homme. L'humain a donc selon Locke des libertés préexistantes hors du cadre étatique : des droits inaliénables propres à la condition humaine. Cependant, Locke ne récuse en aucun cas le fait que l'homme reste soumis à l'autorité divine, d'où le terme de pouvoir supérieur « sur la terre », le pouvoir supérieur sur la terre est celui du plus fort en quelque sorte or, l'homme doit suivre la règle de « la loi de nature » et non celle de « l'autorité législative » puisqu‘il est à l‘état de nature.
« L'homme doit n'avoir pour règle que la loi de nature » donc, en dehors de l'Etat, l'homme est tout de même soumis à des règles qui régissent les rapports entre les individus.
Mots-clés:le contrat social, pouvoir, société, raison
Exposé qui cherche à savoir comment John Rawls parvient à élaborer une société « bien ordonnée », répondant aux critères de la justice comme équité, avec les exigences de nos sociétés modernes.
Exposé № 23240 |
3145 mots (
approximativement 7.9 pages ) |
7 sources |
2011
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Résumé
John Rawls cherche donc dans le prolongement de la tradition contractualiste de Locke, Rousseau et Kant, à établir une conception morale de la justice, celle de la justice comme équité, alternative à l'option utilitariste. Il est un penseur de son temps qui réfléchit à la justice à partir de ce qu'il voit dans les sociétés libérales modernes et notamment l'impasse à laquelle mènent les inégalités. C'est pourquoi son projet s'inscrit bien dans le cadre des régimes constitutionnels modernes. Rawls définit dans Political Liberalism une société comme étant un « système équitable de coopération à travers les générations », idée fondamentale dont les deux corollaires sont la perception des citoyens comme « personnes libres et égales » et le concept de la société « bien ordonnée », définie brièvement comme gouvernée « par une conception publique de la justice ». Cette société « bien ordonnée » est au cœur de la pensée de la justice comme équité. Il est donc légitime de se demander comment la théorie de la justice de Rawls la définit précisément et si elle peut être plus qu'un « concept très idéalisé ».
I. La « société bien ordonnée » : un concept « très idéalisé » qui réalise les principes de la « justice comme équité » (justice as fairness)
II.De l' «utopie réaliste » à une société réalisable dans les démocraties constitutionnelles modernes
Extrait du document
Pour arriver à cet état de fait, Rawls insiste sur le rôle du consensus par recoupement. Une conception politique sera forcément adoptée par des doctrines compréhensives différentes, voire opposées, mais toujours raisonnables. Le consensus par recoupement consiste en un socle moral sur lesquels les individus, malgré leurs doctrines compréhensives différentes, s'appuyer pour établir un vivre ensemble. Rawls, en raison de la diversité des doctrines compréhensive, insiste sur le fait qu'une conception de la justice ne pourra être adoptée que dans le « domaine du politique ». On ne doit donc pas chercher à atteindre un critère d'excellence en raison de la pluralité des conceptions du bien. C'est ensuite à chaque citoyen de décider de la façon dont il relie la conception politique de la société bien ordonnée à sa propre doctrine compréhensive. Cette base de valeur, ou conception politique, qui ne s'appuie sur aucun système de valeurs en particuliers, repose sur une seule idée partagée par les différentes doctrines compréhensives : celle de la justice comme équité.
Mots-clés:sciences politiques, conception libérale, intérêts, stabilité
Exposé de droit constitutionnel sur la théorie de la séparation des pouvoirs qui vise à séparer les différentes fonctions de l'Etat.
Exposé № 10009 |
1280 mots (
approximativement 3.2 pages ) |
4 sources |
2009
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Résumé
Déjà envisagée par Aristote, mais surtout préconisée par John Locke puis Montesquieu, cette théorie a pour but de limiter l'arbitraire et d'empêcher les abus liés à l'exercice de missions souveraines. Cette théorie est souvent invoquée dans les régimes démocratiques comme garante des libertés (la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789 déclare que toute société dans laquelle la séparation n'est pas déterminée « n'a point de constitution », art 16). Mais la théorie a été plus ou moins rigoureusement mise en pratique.
I/ La théorie classique de la séparation des pouvoirs
A) John Locke
B) Montesquieu
II/ La mise en pratique de la théorie
A/ Typologie de la séparation des pouvoirs
B/ La théorie de la séparation des pouvoirs n'exprime pas la réalité politique
Extrait du document
Issu de la noblesse de robe, Montesquieu a pour idéal politique la modération des pouvoirs. Dans son "Esprit des lois" (1748), la préoccupation première de Montesquieu est d'éviter que le pouvoir ne mène à un absolutisme nuisible aux libertés individuelles. Or, il constate que les trois formes habituelles de gouvernement (la monarchie, la république et le despotisme) sont menacées par cette dégénérescence. Pour y remédier, il faut conjuguer les trois formes de gouvernement, de façon à ce que ni le Roi, ni le peuple, ni la noblesse ne puissent unilatéralement imposer leurs vues. Il faut aussi instaurer des contre pouvoirs en privilégiant les corps intermédiaires (cours de justice, pouvoirs locaux…).
Mots-clés:exécutif, législatif, judiciaire, Etat, collaboration, modération
Commentaire du Livre XI, chapitre 4 extrait de "De l'Esprit des lois" de Montesquieu, dans lequel il définit la séparation des pouvoirs comme garante de la liberté.
Commentaire de Texte № 4106 |
900 mots (
approximativement 2.3 pages ) |
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2008
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Résumé
«Le fractionnement du pouvoir est la plus sûre manière d'en empêcher l'abus» affirme Maurice Druon, dans "Le pouvoir". On remarquera que le principe de séparation des pouvoirs trouve son origine dans le "Second traité sur le gouvernement civil" de John Locke publié en 1690.
En effet, John Locke, à travers son analyse, recommande de séparer les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire car concentrer ces trois pouvoirs dans une seule personne, serait lui permettre d'en abuser plus facilement et de faire appliquer des lois injustes.
Dans "De l'esprit des lois" Montesquieu reprend cette théorie et développe ce principe grâce à une analyse plus historique des sociétés et des lois qu'elles ont mis en place.
I – Les principes de la séparation des pouvoirs selon Montesquieu
A. Le pouvoir doit s'autoréguler
B. Le pouvoir comme garant des libertés
II - Les limites de la séparation des pouvoirs
A. Une séparation parfois malmenée dans les faits
B. Remise en cause de l'indépendance de chacun des pouvoirs
Extrait du document
L'application des lois revient au pouvoir exécutif et leur interprétation au pouvoir judiciaire.
Or, récemment, un juge de Nancy a été convoqué par le gouvernement (Rachida Dati), insatisfait des réflexions de ce dernier dans le cadre d'une décision en matière d'application des lois. Ceci pose le problème de l'indépendance du pouvoir judiciaire, qui doit être impartial et ne pas s'inscrire dans une logique de « politique » ou de « partis ».
De même on parle de collaboration des pouvoirs lorsque, dans un régime parlementaire, les relations entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif sont caractérisées par une « entente », puisque la pérennité du gouvernement dépend de l'appui du parlement.
Enfin certains pouvoirs sont réduits au niveau national avec l'ingérence d'autres pays dans les affaires d'un état, ou avec d'autres organisations « transnationales » comme par exemple l'union européenne, chaque état perd un peu de sa souveraineté en adhérant à une telle organisation. Et on peut noter certain refus avec le « non » à la constitution européenne par exemple.
Mots-clés:gouvernement, constitution, institution, Etat, Europe, autorégulation
Commentaire composé qui analyse comment Montesquieu met en place la théorie de la séparation des pouvoirs sans en prononcer le terme et quelles sont les limites de cette théorie.
Commentaire Composé № 13319 |
1880 mots (
approximativement 4.7 pages ) |
2 sources |
2009
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Résumé
La séparation des pouvoirs trouve ses racines au XVIII e siècle dans l'œuvre, Essai sur le gouvernement civil de John Locke en 1960. Mais c'est Montesquieu qui en reprenant le principe et en le développant qui y attache son nom. Dans Esprit des lois en 1748 après avoir analyser et idéaliser les institutions monarchiques d'Angleterre ainsi que d'avoir lu Locke, Montesquieu fait de la séparation des pouvoirs un principe d'organisation du pouvoir étatique. Il ne prononce pourtant pas le mot « séparation » mais réfléchit à un moyen d'équilibrer mutuellement le pouvoir pour éviter l'absolutisme et la concentration. Selon lui, « pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ».
I) La séparation des pouvoirs
II) La critique de la théorie de Montesquieu
Extrait du document
Montesquieu était partisan de la liberté politique qui ne consistait pas pour lui à faire simplement ce que l'on veut. Selon lui, cette liberté ne se trouvait que dans un système de gouvernement qui garantirait la liberté des citoyens ainsi que la démocratie. Mais il nuance ceci en affirmant que tout les états modérés ne sont pas des facteurs de liberté politique puisqu'il est aussi nécessaire que l'on n'abuse pas du pouvoir.
Il faut donc des limites aux hommes pour ne pas abuser de leurs pouvoirs, c'est pourquoi il affirme qu'il faut que « par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ».
Mots-clés:indépendance, cohabitation, tyrannie, imposer, bicaméralisme, liberté
Travail de recherche qui énonce une définition philosophique de l'Etat avant de présenter les philosophes du Contrat qui ont peu à peu développé cette notion.
Travail de Recherche № 4726 |
2450 mots (
approximativement 6.1 pages ) |
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2008
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Résumé
Étymologiquement, l'Etat est un système qui tient debout. C'est l'ensemble des institutions politiques et juridiques d'une société ou d'un pays qui sont organisées pour assurer le bien commun, ce qui signifie qu'elles sont régies par un ensemble de lois. Il est délimité par des frontières territoriales, dans lesquelles ses lois s'appliquent. Il exerce par le biais de ses institutions, son pouvoir dont la légitimité repose sur la souveraineté .
Il ne faut pas confondre l'Etat avec la nation ou la société. Une nation est un ensemble d'individus nés dans un même pays. Elle se distingue de l'Etat comme la nature se distingue de la culture, ou l'existence de l'essence. Une société est un ensemble d'individus qui travaillent et échangent.
Mais Etat, nation et société n'en sont pas moins en étroite relation: comme l'âme et le corps. Au point que, sans l'Etat, nation et société disparaissent dans le chaos de la guerre civile.
I. Qu'est-ce que l'Etat ?
II. Extraits de texte sur l'Etat
III. Les philosophes du Contrat
A. Thomas Hobbes et son œuvre Le Leviathan
B. John Locke
C. Jean-Jacques Rousseau
IV. L'Etat est-il un mal nécessaire ?
Extrait du document
Aux XVII et XVIIIe siècles, certains philosophes se sont penchés sur l'origine de l'Etat, son essence et son rôle. John Locke, Thomas Hobbes et, un siècle plus tard, Jean-Jacques Rousseau ont chacun défini une sorte de contrat social entre les hommes, qui donne naissance à la notion d'Etat. Ce contrat est selon eux une convention, un pacte entre les humains, dans lequel ils renoncent à certaines de leurs libertés en contrepartie de la création de Lois qui garantissent la cohésion de ces hommes au sein d'une «société».
Cette organisation fait opposition à l'Etat de nature qui constitue l'état théorique de l'humanité lorsque aucune loi ne le contraint, lorsque seules les lois naturelles s'appliquent (loi du plus fort...).
Le contrat social est alors un accord librement établi entre une communauté afin de l'organiser socialement et de la hiérarchiser de manière légitime.
Bien que des philosophes comme Platon ou Hugo Grotius en aient introduit la notion bien plus tôt, on considère que le contrat social a été principalement pensé par Thomas Hobbes, John Locke et Jean-Jacques Rousseau.
Mots-clés:pouvoir, ordre, exécutif, judiciaire, tyrannique, droit
Dissertation qui montre que si la séparation stricte des pouvoirs semble relever du mythe, la séparation souple des pouvoirs rend compte d'une réalité concrète.
Dissertation № 3073 |
2470 mots (
approximativement 6.2 pages ) |
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2008
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Résumé
Si la théorie de la séparation des pouvoirs naît à travers l'établissement progressif des institutions parlementaires britanniques, du XIIIe au XVIIe puis au XVIIIe siècle, elle trouve sa première expression théorique dans le "Traité du gouvernement civil" de John Locke de 1690, et sa postérité dans "L'esprit des lois" de Montesquieu en 1748 ainsi que dans l'usage qu'en feront les révolutions américaine puis française.
La séparation des pouvoirs semble sans cesse contredite par les dispositions constitutionnelles de responsabilité du gouvernement devant le Parlement ou de droit de dissolution, dans des régimes qui se disent respectueux de la séparation des pouvoirs.
Dès lors, se réclamer ainsi de la séparation des pouvoirs, est-ce demander l'application d'un principe effectif, régissant concrètement la vie institutionnelle et politique, ou est-ce faire appel à un mythe – qui du reste pourrait être ou originel ou totalement imaginaire ?
I – Un mythe : la séparation stricte des pouvoirs
A. Un « modèle théorique...
B. ... purement imaginaire » (Charles Eisenmann)
II – Une réalité : la séparation souple des pouvoirs
A. Réinterpréter la théorie de la « séparation des pouvoirs »
B. La séparation souple des pouvoirs, une garantie répandue de la séparation des pouvoirs
Extrait du document
Le premier fondement théorique de la séparation des pouvoirs réside dans la distinction entre les trois sortes de pouvoirs que distinguait déjà Aristote et que l'on retrouve aujourd'hui sous les noms exécutif, législatif et judiciaire. C'est ensuite John Locke qui, dans son "Traité du gouvernement civil", théorise le premier la séparation qu'il convient d'effectuer entre ces trois dimensions du pouvoir, à ceci près que le judiciaire est remplacé par le pouvoir fédératif (relations internationales, déclaration de guerre ou de paix...). Locke écrit en 1690, au moment où la Glorious revolution clos un siècle de confrontation entre les velléités absolutistes des Stuart et le Parlement émergent, confrontations qui contribuent à bâtir un système institutionnel de distribution des pouvoirs de l'Etat entre le roi et la Chambre. C'est ce même modèle britannique que Montesquieu observe et retranscrit – plus ou moins fidèlement – dans L'esprit des lois (1748), où le chapitre «De la constitution d'Angleterre» appuie sur cette analyse du système anglais une théorie de séparation des pouvoirs qui s'apprête à servir de modèle.
Mots-clés:fédéralisme, Hayek, théorie, pouvoir, assemblée