Commentaire de la nouvelle «À méditer par les gentlemen-riders», de F. Kafka se demandant en quoi l'auteur dans ce texte aliène la forme de la nouvelle tout en l'inscrivant dans des traditions littéraires et artistiques.
Commentaire Composé № 27114 |
3200 mots (
approximativement 8 pages ) |
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2011
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Résumé
« À méditer par les gentlemen-riders » est un écrit de Kafka, paru en 1913 dans le recueil de nouvelles Considérations. Cette nouvelle se montre d'emblée comme un texte central, car son titre rappelle ces « Considérations » : en effet, Betrachtung peut être traduit par « méditation ». Il y décrit l'univers des courses à cheval, qui étaient au XXe siècle l'une des principales occupations mondaines et populaires : les spectateurs étaient nombreux et de toutes catégories sociales. Pour les plus riches, cette rencontre était une véritable institution. Les gentlemen-riders étaient de ces hommes du monde, et qui de plus montaient dans des courses qui leur étaient réservées. Dans ces dernières, simples entraîneurs et jockeys ne pouvaient participer. Ce très court texte, mis d'emblée sous le signe du pouvoir de la bourgeoisie, serait une nouvelle, mais au regard de la définition du Trésor de la Langue Française, un tel classement n'est pas une évidence. Car ce n'est pas, et à de nombreux égards, une « œuvre littéraire, proche du roman, qui s'en distingue généralement par la brièveté, le petit nombre de personnages, la concentration et l'intensité de l'action, le caractère insolite des événements contés ».
Tout d'abord, nous étudierons la représentation de la figure équestre liée à désacralisation de la nouvelle de Kafka. Dans un second temps, nous nous pencherons sur la caricature et les failles de la narration dans la nouvelle. Enfin, nous montrerons que Kafka renouvelle la tradition littéraire du divertissement et de la fatalité.
Extrait du document
Mais ensuite, cette tradition qu'on peut rapporter à l'épique et au romantisme n'est évidemment pas représentée telle qu'elle dans l'écriture de Kafka. Chez lui, il ne s'agit pas de montrer comme chez Géricault des hommes qui peuvent d'une main retenir un cheval emballé. Toute notion épique disparaît, alors même que le cheval est l'image même de l'héroïsme à travers toute l'Histoire, et ce dans tous les arts depuis leurs balbutiements.
Mots-clés:littéraire, écriture, divertissement, récit, romantisme, fatalité, utopique, caricature, idéalisation
Dissertation qui analyse le thème de la justice présent tout au long du roman de Franz Kafka "L'Amérique".
Dissertation № 12645 |
5250 mots (
approximativement 13.1 pages ) |
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2007
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Résumé
L'Amérique de Kafka est avant tout une Amérique fantasmée. Ce pays, symbole d'un nouveau monde qui attirent et fascinent à la fois par sa liberté et son dynamisme économique, Kafka ne s'y est en effet jamais rendu. Par conséquent, il apparaît possible d'affirmer que le roman de Kafka ne se situe pas réellement dans une logique réaliste et naturaliste mais plutôt que le romancier s'est attaché à étudier les différentes images que véhicule cette société, les mirages de prospérité et d'équité comme les mythes sur lesquels se sont forgés son identité et qui occupent une place importante dans et en dehors de ses frontières.
1- L'injustice familiale : une injustice originelle
2- La justice sociale
3- La justice individuelle
Extrait du document
Kafka montre combien Karl craint l'injustice. À de nombreuses reprises dans le roman, le héros la prévoit, la devance puis se retrouve désarmé, dépassé par la réalité qui lui est imposée. Il ne parvient pas à connaître les formes prosaïques que la justice prend parmi les hommes. Il préfère la fantasmer plutôt que de la voir telle qu'elle se présente et telle qu'elle sévit. Les deux justices, l'une que Karl imagine et l'autre qui est utilisée par les hommes en Amérique, provoquent un conflit dans l'esprit du jeune homme et ce conflit participe aux problèmes d'acclimatation de Karl alors qu'il est livré à lui-même. C'est dans ce sens que l'on peut dire que la décision du père n'est jamais digérée par Karl. Cette injustice originelle résonne en lui sans qu'il ne parvienne à la dépasser. Kafka montre comment Karl est marqué par cet épisode malgré son déni.
Mots-clés:esclave, hiérarchie, révolte
Fiche de lecture portant sur l'oeuvre la plus connue de Kafka dans laquelle il dénonce l'absurdité de tout un système qui s'étend au-delà du simple appareil judiciaire.
Fiche de lecture № 11555 |
3670 mots (
approximativement 9.2 pages ) |
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2008
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Résumé
Joseph K. l'administrateur réputé d'une banque, tombe nez à nez un beau matin avec deux messieurs: il est en état d'arrestation. Mais qu'a-t-il bien pu faire de répréhensible, lui, un modèle de droiture? D'abord indigné, ce procès lui semble une vaste farce qu'il ne prend pas au sérieux, mais alors que la justice se terre derrière une structure labyrinthique, l'agacement fait lentement place au désarroi, puis à l'obsession.
I. Introduction
A. Situation du Procès dans l'œuvre de Kafka
B. L'architecture de l'œuvre le Procès
C. L'espace : un théâtre du labyrinthe
D. Welles et Kafka : fidélités et infidélités
II. La structure narrative
A. La trame du roman
B. La réorganisation du film
C. La création d'un itinéraire
III. Cauchemar ou réalité
A. L'ambigüité appuyée chez Kafka
B. La revendication du cauchemar chez Welles
IV. Du réalisme fantastique
A. Du monde réel à l'étrange
B. L'intrusion de l'étrange
C. Le réalisme de la peinture sociale
D. Le goût du détail
V. K. ou le sujet en jugement
A. Un célibataire
B. Une culpabilité énigmatique
C. Une tentative de résistance
D. Les paraboles
VI. Le chronotope
A. L'espace
B. Le temps
Extrait du document
Kafka est confronté à l'onirisme dans la chambre de Melle Bürstner: le lieu est à la fois le même et pas le même. Il y a une sorte de réversibilité où la chambre de jeune fille se transforme en prétoire. Kafka va jouer un peu tous les rôles. La chambre est investie par tout le monde, c'est le leitmotiv d'une théâtralisation où il y a une réversibilité totale : tout n'est que farces, mascarades (teatrum mundi). Kafka croit d'abord à un canular mais ce n'est pas le cas. La réversibilité se retrouve même dans les rôles puisque dans l'œuvre, le jour d'avant il était innocent, le lendemain matin il est coupable.
Mots-clés:jugement, bureaucratie, mort, conscience, coupable, victime
Dissertation se demandant quels choix de Welles paraissent significatifs dans l'adaptation qu'il propose du roman de Kafka.
Dissertation № 21516 |
1200 mots (
approximativement 3 pages ) |
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2010
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Résumé
Orson Welles ne décide pas d'adapter le roman de Kafka parce que celui-ci lui tient à cœur. Il ne fait que choisir le sujet « sur une liste de quinze » œuvres qu'on lui proposait d'adapter, parce qu'il ne pouvait pas tourner « une histoire écrite par lui-même ». Ceci explique peut-être pourquoi le film qu'il réalise selon une esthétique qui lui est propre a pu paraître aux antipodes de l'univers dépouillé, aride et répétitif de Kafka. De fait, le cinéaste s'autorise des écarts, des rajouts, il actualise aussi, bref il opère les choix nécessaires pour transposer le texte romanesque et en faire une œuvre cinématographique à part entière. Mais ces choix lui permettent aussi d'articuler son style propre à l'univers kafkaïen.
I- Les choix nécessaires
II- Une esthétique personnelle
Extrait du document
Les lieux sont rendus plus contigus encore que dans le roman, et de manière générale, les scènes s'enchaînent, créant un effet de dramatisation plus forte de l'action racontée. Joseph K, dans le film, a l'air pris dans un engrenage, dont le processus est accéléré par rapport au roman.
Mots-clés:cinématographie, engrenage, scène, romance, narration, film, lieux
Etude comparée du personnage de Leni dans "Le Procès" de Kafka et dans l'adaptation cinématographique de Welles.
Dissertation № 353 |
1075 mots (
approximativement 2.7 pages ) |
2 sources |
2006
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Résumé
Dans le "Procès" de Kafka le rapport au monde féminin est ambigu et intimement lié au monde de la justice. Cette étude propose de vérifier si Welles a respecté la perception féminine de Kafka à travers l'étude spécifique du personnage de Léni.
1. L'image de la femme libérée véhiculée par Leni
2. Le rôle de Leni dans le procès de Joseph K
Extrait du document
Dans Le Procès, œuvre posthume de Franz Kafka mise en images cinquante ans plus tard par le cinéaste marginalisé d'Hollywood Orson Welles, le rapport au monde féminin est primordial. Le personnage principal, Joseph K., découvre, en même temps que les affres d'une justice tentaculaire, le désir lié aux femmes. Les nombreux personnages féminins rencontrés tout au long des deux œuvres sont liés d'une manière évidente à la culpabilité, au désir et, paradoxalement, à la justice. Parmi ces personnages, la plus importante dans le livre comme dans le film est sans conteste Leni, infirmière et maîtresse de l'avocat de K.(...)
Cependant, outre son rôle de femme libre, les relations de Leni avec les hommes se rapprochent de la perversité. L'avocat est au courant de ses écarts avec les accusés et ne s'en formalise pas, au contraire, il explique clairement à K., dans le film, que Leni lui conte toutes ses aventures par le menu.
Mots-clés:perversité, attirance, médiatrice, désir, pouvoir, indépendance
Dissertation se demandant si les personnages féminins du "Procès" de Kafka semblent modifiés ou non par leur traitement cinématographique dans "Le Procès" de Welles.
Dissertation № 20703 |
1490 mots (
approximativement 3.7 pages ) |
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2010
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Résumé
Le travail d'adaptation cinématographique de Welles par rapport au roman de Kafka touche aussi les personnages féminins. S'il leur fait subir les modifications relatives aux exigences de dramatisation et d'actualisation, il reste fidèle à l'esprit du texte et pousse peut-être même plus loin les grands effets de sens du roman, notamment en ce qui concerne la question du désir, question essentiellement par rapport au procès. Welles restitue et amplifie de ce point de vue l'ambivalence des femmes.
I- Une certaine fidélité
II- Des effets de sens amplifiés
III- Un rôle ambivalent
Extrait du document
Comme dans le roman, les femmes se présentent tout d'abord comme des adjuvants. Mlle Burstner écoute K. d'une oreille compatissante. La femme de l'huissier lui donne des informations et Leni le rassure quant à son statut de client privilégié. Toutes deux sont à la périphérie du monde judiciaire: elles sont habituées aux chicanes de la procédure. Elles sont susceptibles de l'aider. Elles éprouvent même du désir pour lui, comme dans le roman.
Mots-clés:désir, charme, séduction, rôle, procédure, envie, féminin, monde
Ecriture d'invention sous forme d'une lettre argumentée en réponse à un critique peu convaincu des prestations d'Orson Welles dans le film de Kafka.
Ecriture d'Invention № 6826 |
750 mots (
approximativement 1.9 pages ) |
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2005
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Résumé
Un critique reconnaît comme seul mérite au film de Welles sa fidélité au roman de Kafka. Que lui répondez-vous dans une lettre ouverte publiée dans une revue spécialisée dans le cinéma ?
Tel est le sujet de cette écriture d'invention.
Extrait du document
En effet, vous affirmez clairement que «le seul mérite de ce film est sa fidélité au roman de Kafka», or j'estime que vous réduisez considérablement son intérêt à peu d'éléments. N'avez-vous pas été attentif à la portée du message du réalisateur, à savoir la dénonciation habile des totalitarismes et des dictatures qui ont concouru à ce désastre humain qu'est la seconde guerre mondiale ? Selon moi, la scène qui présente tous ces vieillards vêtus de guenilles, frêles, et portant un numéro autour du cou, ne peut qu'évoquer ce terrible épisode de l'Histoire, étant donné qu'il rappelle d'emblée l'univers concentrationnaire. A cela s'ajoute la simulation d'un «champignon atomique» à la fin du film, résultant de l'exécution de K. suite à une explosion à la dynamite.
Mots-clés:industriel, peintre, avocat, ecclésiastique, Perkins, théâtre
Dissertation de philosophie sur l'aliénation et la loi morale dans "Le Procès" de Kafka.
Dissertation № 2443 |
3695 mots (
approximativement 9.2 pages ) |
0 sources |
2006
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Résumé
"Le procès" de Kafka décrit le processus enclenché contre un homme, Joseph K, qui va le plonger dans l'absurdité et dans des interrogations sans réponse. Ces interrogations portent essentiellement sur la loi. Mais quelle est cette loi si opaque qu'elle ne permet aucune échappatoire à quiconque y est confronté ? Et pourquoi Joseph K. a-t-il parfois un comportement aussi absurde que les situations auxquelles il est confronté ?
Extrait du document
Le personnage K. évolue dans un espace complètement indéfini, un espace où les lieux se croisent et se superposent de manière complètement chaotique, imprévisible. Des portes semblent surgir de nulle part, elles sont et donnent sur des lieux inattendus, comme la porte dans l'atelier du peintre Titorelli : "Utilisez donc plutôt cette sortie-ci, et il montra la porte derrière le lit". Mais lorsque K. l'ouvre, il s'étonne en découvrant les bureaux du tribunal alors que l'atelier du peintre est censé être très éloigné du tribunal. Cependant ce qui l'étonne est plutôt qu'il n'ait pas pu prévoir que ces bureaux pouvaient se trouver à cet endroit. Car bien que l'ordre des chapitres ne soit pas connu, la lecture laisse deviner une certaine organisation qui montre que K. a déjà été confronté à de telles situations, il s'est habitué à évoluer dans cet espace. Par exemple, lors de la "première enquête ", Joseph K. convoqué au tribunal, part à la recherche de celui-ci sans trop d'assurance. Le quartier où se situe le tribunal n'a rien de l'île de la Cité ou des environnements habituels des tribunaux européens, celui du Procès se trouve dans un faubourg, donc loin du centre-ville.
Mots-clés:trial, femme, liberté, culpabilité, enquête, désir
Fiche de lecture de la nouvelle de Kafka, La Métamorphose, qui relate la transformation du héros, Gregor Samsa, en cancrelat, et les conséquences qui découlent de cette métamorphose inexpliquée.
Fiche de lecture № 492 |
2300 mots (
approximativement 5.8 pages ) |
0 sources |
2007
$ 6.95
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Résumé
La Métamorphose est le récit d'un homme divisé entre deux facettes : l'une humaine, qu'il conserve avec sa conscience, et l'autre animale, à travers son aspect physique. Sa relation aux autres est toujours en opposition : l'humanité de Gregor entraine l'animalité de sa famille, et vice versa.
Kafka nous montre ici un miroir de la société qui condamne les gens différents.
1. Biographie de l'auteur
2. Résumé
3. Commentaire
a. Lecture psychanalytique
b. Lecture visionnaire
c. Lecture communautaire
d. Lecture existentialiste
Extrait du document
Le récit de La Métamorphose en lui-même se veut réaliste et non pas fantastique. Tout est décrit comme si l'histoire pouvait être vraie, alors qu'elle est scientifiquement inexplicable. Personne en effet ne trouve que quelque chose d'anormal se produit. Au contraire, les personnages contractent de la haine et du dégoût pour l'insecte.
Ce roman est dépourvu de tout romantisme, de souffrance, de tristesse ; aucun sentiment ne transparaît vraiment. La manière d'écrire de Kafka est très sobre, ce qui rend le texte porteur. Kafka a parsemé le texte de touches d'humour, mais cet humour (noir) transforme le texte en une histoire encore plus catastrophique. Kafka énonce les choses avec une non gravité, et dès lors, les choses paraissent encore plus aberrantes aux yeux du lecteur. Kafka était parvenu à la fin du schéma narratif, mais pas des sentiments.
Mots-clés:sentiment, parasite, révolte, altruisme, victime, bourreau
Analyse de l'adaptation cinématographique du "Procès" de Kafka réalisée par Orson Welles et de son interprétation de l'espace.
Dissertation № 352 |
1430 mots (
approximativement 3.6 pages ) |
0 sources |
2006
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Résumé
Dans le livre "Le Procès", le héros, Joseph K, est poursuivi par la justice et hanté par ses démons personnels. La ville, lieu étouffant et cauchemardesque, lui fait perdre ses repères et ses souvenirs. Cette étude se propose de vérifier si la mise en images de l'espace d' Orson Welles est bien conforme à l'esprit kafkaïen.
1. L'oppression liée au lieu selon le romancier et le cinéaste
2. Les divergences de Welles quand à l'espace qui est représenté dans
son film
Extrait du document
La vision de l'espace chez Kafka est partielle et partiale. L'espace décrit peut être comparé à la peinture moderne, impressionniste, où il ne s'agit plus tant de représenter la réalité que de peindre la vision du monde propre à l'artiste. Le réel n'existe donc pas en tant que tel.
Chez Welles, il en est de même. Le cinéaste joue avec les espaces et les formes, utilisant tantôt des effets de démesure, comme lorsque K., une fois sorti du tribunal, ouvre une porte à sa taille et la trouve devenue, de l'autre côté, incommensurablement grande. L'effet sur le réel va alors jusqu'à se rapprocher d'un rêve, ou plutôt d'un cauchemar, faisant penser par bien des aspects au rêve d'Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll.(...)
L'esprit du film reste kafkaïen, et cependant Welles joue sur au autre mode de perception, à l'image de ce bureau représenté comme un immense espace ouvert où tous les bureaucrates tapent à la machine en même temps, dans un vacarme assourdissant, donnant à voir la mise en exploitation de l' « open space », très utilisé à l'époque. L'espace devient un lieu immense mais qui clôture l'individu, le rend anonyme parmi la masse de ses congénères.
Mots-clés:clotûre, piège, tentaculaire, démesure, esthétisme, décors