Khôlles portant sur un extrait "L'Anthropologie du point de vue pragmatique " de Kant (de "posséder le je" à "il se pense.") et traitant du problème du moi et de la conscience.
1065 mots (approx. 2.7 pages), 0 sources, 2008, 3,95 €
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Résumé Dans cet extrait (de "posséder le je" à "il se pense.") tiré de l'Anthropologie du point de vue pragmatique de Kant. Le philosophe semble poser le problème du moi et de la conscience, qui font de l'homme un être vivant particulier capable de penser mais surtout de savoir qu'il pense. Kant montre en quoi la connaissance du « je » confère à l'homme ses caractéristiques d'être supérieur, et explique l'omniprésence du « je ». Le philosophe commence par énoncer l'idée d'une conscience unique, qui place l'homme en tant que subjectivité. Il va démontrer ensuite l'aspect omniprésent du « je », indissociable de la pensée. Il expose l'acquisition de la conscience du moi comme un savoir essentiel, créateur et libérateur, de l'identité humaine.
Extrait du document Nous avons donc tenté de cerner la théorie de Kant quant à la conception du moi et de la conscience. L'homme a une représentation de sa propre existence et se désigne nécessairement comme « Je ». Cette distance à lui même lui permet d'être un homme unique, qui pense et sent en tant que subjectivité. L'homme devient vraiment homme, c'est-à-dire un être au-dessus des autres êtres vivants grâce à son entendement qui lui garantit la possibilité de rationaliser le monde dans lequel il vit.
Tags: conscience, moi, je, kant, entendement, rationalisation, identité
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Résumé Kant part de l'idée que l'homme doit nécessairement travailler. Ce
qui le différencie des autres êtres vivantsest le fait que «l'homme est le seul animal qui soit voué au travail». Ainsi, Kant associe ici l'homme à l'animal tout en les mettant en opposition.
Cet extrait, qui va de "Il est de la plus grande importance d'apprendre aux enfants à travailler..." jusqu'à "...elle ne doit pas pour autant devenir un esclavage», explique dans un premier temps, ce que veut dire Kant par cette affirmation.
Par la suite, Kant tente de valoriser le travail en montrant la conséquence de l' «oisiveté». Il renforce alors cet argument en indiquant que le travail donne un sens à notre vie, un «but».
Mais si Kant valorise autant le travail, c'est aussi pour dire que c'est nécessaire à la survie de l'espèce : il finit par dire qu'il est de notre devoir «d'apprendre aux enfants à travailler» grâce à l'éducation donnée par l'école.
Extrait du document La phrase : «l'homme est le seul animal qui soit voué au travail» est très importante. Kant indique tout d'abord que l'homme est un animal.
En effet, l'homme est au même statut que l'animal sur le fait que c'est un être vivant pourvu d'un corps. Donc comme l'animal, il possède des sens, l'instinct de survie (la reproduction et la défense) et des besoins. Cependant, Kant, dans cette phrase, marque aussi une opposition entre ces deux êtres. Il n'y a qu'une seule chose qui les différencie : c'est
l'intelligence et plus précisément la conscience. L'homme est par nature un être de raison et perfectible. C'est en travaillant, en imaginant, en créant qu'il a su évoluer et ainsi être supérieur aux autres espèces.
Bergson, dans "Evolution créatrice", indique cette même idée. L'homme, contrairement à l'animal, peut créer des outils grâce à son intelligence. Ces outils servent à adapter l'environnement, à le transformer pour le rendre plus accueillant à l'homme.
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Résumé Qu'est-ce que vise le sentiment de respect ? Tel est le problème que pose Kant dans ce texte. En effet, la notion de respect est trop souvent mal employée puisque l'on a tendance à confondre l'admiration, qui peut viser une chose, un objet ou un homme, et le respect, qui vise la droiture d'esprit du sujet. Le respect est d'ailleurs confondu avec une pluralité de sentiments et c'est pourquoi Kant explique et démontre ce qu'est le respect selon lui. Rappelons que Kant estime que le respect est le seul sentiment qui soit véritablement moral, comme il l'expose dans son œuvre Le Fondement de la Métaphysique des mœurs. Kant se fait défenseur de la loi morale en expliquant chacune des notions liées au devoir. Ce texte a donc une portée morale en tant qu'il définit l'unique sentiment moral. La thèse centrale de ce texte est que le respect vise la droiture morale à travers une personne, il ne peut viser l'objet lui-même.
Extrait du document Et c'est ce critère qui inspire le respect que Kant expose dans la dernière partie du texte. La référence à Fontenelle permet de faire une distinction entre le corps et l'esprit. En apparence, le corps s'incline devant le « grand seigneur » qui incarne un haut statut social et une certaine puissance. Mais l'esprit ne s'incline pas puisque ce haut statut social n'est en rien la preuve que ce grand seigneur mérite le respect car on n'a pas accès à son intériorité. Or, le fait de s'incliner ne démontre-t-il pas une forme de respect ? La réponse est non.
Commentaire composé du texte de Kant dans lequel il trouve un "remède", la culture elle-même, qui permet le renversement de l'inégalité à l'égalité, jusqu'à la formation de la "société civile".
1710 mots (approx. 4.3 pages), 0 sources, 2007, 4,95 €
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Résumé Dans ce texte, Kant énonce sa croyance en un développement quasi infini de la culture vers son apogée, qui serait la société civile. Pour cela, Kant met en place un jeu d'oppositions entre la culture dominante et la culture qui développe des dispositions naturelles (éducation, intelligence…).
Puis il montre peu à peu que les différences entre ces deux cultures se réduisent au fur et à mesure que la culture se "démocratise"; tout cela jusqu'à former une seule culture, une seule société, la société civile.
1) Constat des inégalités entre les hommes
a. Description des injustices dans la société
b. Kant à l'origine du communisme dans sa façon de "voir" le monde ?
2) Critique du texte
a. La culture accroît les inégalités
b. La culture perme
Extrait du document Dans un premier temps, Kant constate et décrit les inégalités qui existent entre des hommes « cultivés », faisant partie d'une minorité culturelle selon lui, et l'autre culture, la culture dominante, celle « qui prend en charge les nécessités de la vie en quelque sorte de manière mécanique » (l.4). Le mot « mécanique » illustre d'ailleurs très bien le manque d'éducation et de connaissance que veut souligner Kant car il signifie que ces hommes répètent tous les jours les mêmes gestes, sans se soucier de leurs conséquences ou de leurs bienfaits. Comme l'affirme Arendt dans Condition de l'homme moderne, l'homme s'adapte au rythme de la machine. Son rythme naturel s'adapte au mouvement mécanique. Le processus mécanique remplace le rythme du corps humain, ce qui fait du travailleur un corps sans âme, ni réflexion, « l'abrutissant », le transformant ainsi en « animal machine », comme le dit Aristote. Ces « hommes machines », qui vivent « dans un état d'oppression et de travail dur » (l.6) sont alors soumis aux lois des hommes qui développent le plus leurs « dispositions naturelles », leur capacités intellectuelles, de réflexion et « qui travaillent aux dimensions moins nécessaire de la culture, à savoir la sciences et l'art ». Tout ceci crée alors un Etat d'inégalité.
Commentaire composé qui analyse ce qui, dans la pensée de Kant, conditionne la faculté de l'homme à se penser soi-même comme sujet et le distingue donc de l'animal.
1205 mots (approx. 3 pages), 0 sources, 2008, 3,95 €
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Résumé Le passage étudié est extrait de l'ouvrage d'Emmanuel Kant "Anthropologie d'un point de vue pragmatique" (trad. Foucault, Livre I, §1).
La difficulté de ce texte semble du côté de l'interprétation du rôle du langage dans la subjectivité humaine. Kant se sert du pronom personnel pour en faire un phénomène exemplaire attestant de l'existence en l'homme d'un entendement, d'une raison qui le démarque de toutes choses naturelles.
L'homme n'est pas un être seulement naturel parce qu'il possède la raison dont le langage n'est qu'un mode empirique de manifestation. Dire « Je » est un fait signifiant en droit « être raisonnable ». Or peut-on séparer aussi nettement le fait linguistique du droit de la raison ?
1. Présentation du texte
a. L'auteur
b. L'extrait
2. Principales étapes de l'argumentation
a. La thèse essentielle de Kant b. Le lien entre la subjectivité et l'entendement
c. L'entendement est-il une faculté innée chez l'homme ?
Extrait du document Le fait de dire « Je » « élève l'homme au-dessus de toutes les autres créatures qui vivent sur la terre ».
Parler à la première personne, c'est parler à partir de soi-même et ainsi c'est présupposer une faculté que seul l'homme possède : cette faculté est la conscience de soi qui rend possible la notion de personne humaine. L'élévation a un sens indéniablement moral, au sens de dignité et de supériorité de l'homme au sein du règne de la nature.
Précisons : la notion de personne humaine implique d'être un sujet libre capable de répondre de soi devant les autres. Or le fait de dire « Je » pour l'homme lui permet d' « être capable d'avoir la notion de lui-même » ; il ne s'agit donc pas d'un simple pronom personnel mais d'une notion qui permet à l'homme de rapporter ses représentations (impressions, sensations, réflexions) à un foyer ou une unité de conscience. Le fait de dire « Je » nécessite en droit d'être une personne morale, responsable et respectable ayant des droits et des devoirs. La notion de sujet (Je) rend possible d'être soi-même au sens d'avoir une ipséité, capacité de demeurer un seul et même être dans le temps.
Les animaux ont bien une individualité mais elle n'est pas réfléchie et consciente d'elle-même, sans personnalité elle ne parvient pas au rang d'une véritable subjectivité. Pour cette raison, il existe une différence de nature entre l'homme et l'animal rejoignant l'abîme entre le domaine des choses naturelles et le domaine des êtres raisonnables.
Tags: existence, moralité, liberté, juger, enfance, raison
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Résumé Ce texte tiré de l'"Anthropologie du point de vue pragmatique" de Kant (de "La peur de la mort..." à "nier le sujet lui-même (...) est une contradiction"), pose le problème de la conscience de soi. Pour Kant, l'Homme n'est pas capable d'être conscient de quelque chose dont il se croit incapable. Selon lui, la pensée est à l'origine de nos peurs, de ce que l'on ressent. Kant débute son explication par l'utilisation d'un exemple sur la peur de la mort commune à tous les Hommes en insistant sur l'origine de la peur, qui est la pensée, afin d'appuyer sa thèse et d'illustrer son argumentation.
Extrait du document La pensée peut être à l'origine de beaucoup de nos décisions comme de nos sentiments. Ce texte a pour but de nous permettre de différencier ce dont nous nous croyons capable et ce dont nous sommes réellement capables. Donc une certaine conscience de soi-même, de nos capacités et nos limites, la pensée est un « vecteur » essentiel de cette conscience de soi.
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Résumé L'extrait tiré de la "critique de la faculté de juger" de Kant(de "Je dis donc : le beau est le symbole du bien moral..." à "...suscité par des jugements moraux.") concerne le goût et le jugement du beau. Dans un premier temps, Kant s'intéresse à l'aspect intelligible de la faculté de juger le beau. Puis, il insiste sur le fait que le goût, en esthétique, correspond à la faculté universelle de juger le beau, et non de la sensibilité particulière d'un individu. Enfin, Kant discute du jugement individuel et universel.
Extrait du document « La faculté de juger ne se voit pas dans le goût, comme dans le jugement empirique, soumise à une hétéronomie des lois de l'expérience », nous montre que la faculté de juger est possible seulement par nos capacités cognitives et non par nos données sensitives, c'est-à-dire empiriques (qui sont du registre de nos propres expériences). Donc le goût est cette faculté de juger le beau par l'intelligible car les données empiriques sont soumises à une hétéronomie, c'est-à-dire un état de volonté qui obéit à une impulsion étrangère à la raison. Ainsi des données basées sur nos sens nous mènent à la subjectivité. En effet, l'expérience personnelle n'est jamais à l'identique de celle des autres, il n'y a là aucune objectivité or, l'universalité suppose de l'objectivité.
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Résumé Kant commence par donner une définition courte du terme de Lumières : «La sortie de l'homme de sa minorité, dont il porte lui-même la responsabilité». Kant entend par «minorité» l'incapacité de l'homme à raisonner par lui-même. L'homme qui reste dans sa minorité est l'homme qui se complait à se soumettre aux décisions, choix et opinions d'autorités qu'il considère comme supérieures, c'est l'homme qui se «facilite» l'existence en ne prenant pas la peine de réfléchir aux choses puisque l'on réfléchit à sa place. Kant soulève ici l'un des problèmes sociaux majeurs qui existe depuis que l'humanité est faite de chefs et de sujets, à savoir, le complexe relationnel entre tuteurs (ceux qui soumettent) et mineurs (ceux qui se soumettent). C'est à cela que se consacrent en particulier les philosophes des Lumières au XVIIIe.
Extrait du document Si Kant peut concevoir que les tuteurs sont condamnables dans la mesure où ils profitent de la soumission des mineurs dans le but de leur imposer leurs choix, opinions et décisions, il n'omet pas d'affirmer que les mineurs sont eux aussi responsables. Ils sont même majoritairement responsables de la situation de soumission dans laquelle ils se trouvent puisque c'est à eux de se servir de leur propre entendement pour se libérer du joug des tuteurs. Kant explique, en outre, dans son deuxième paragraphe, que c'est en faisant croire à la difficulté qu'engendre l'utilisation de l'entendement que les tuteurs gardent une emprise sur ces hommes dont « la minorité est presque devenue une nature ».
Explication d'un texte d'Emmanuel Kant sur le lien entre le bonheur et la morale. Figurent aussi dans le document des questions-réponses préliminaires à l'étude.
3050 mots (approx. 7.6 pages), 0 sources, 2007, 6,95 €
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Résumé Kant pense que la morale s'oppose aux désirs donc au bonheur et inversement, que désirs et quête du bonheur ne sont pas toujours moraux.
Suite à une analyse phrase par phrase du texte de Kant, une étude est proposée sur la base de six questions :
1) De quoi parle le texte ? (thème)
2) Qu'en dit-on ? (thèse)
3) Quel problème soulève-t-il ?
4) Que nous apporte la lecture de ce texte ?
5) Quelle idée est remise en question ? De quelle notion l'auteur précise-t-il le sens ?
6) Comment l'auteur procède-t-il pour soulever le problème et justifier sa thèse ?
Extrait du document "Un commandement ordonnant à chacun de chercher à se rendre heureux serait une sottise; car on n'ordonne jamais à quelqu'un ce qu'il veut déjà inévitablement de lui-même. Il ne faudrait que lui ordonner les lignes de conduite, ou plutôt les lui proposer, parce qu'il ne peut pas tout ce qu'il veut. Au contraire, ordonner la moralité sous le nom de devoir est tout à fait raisonnable, car tout le monde ne consent pas volontiers à obéir à ses préceptes, quand elle est en conflit avec des inclinations; et, quant aux mesures à prendre sur les façons dont on peut obéir à cette loi, on n'a pas à les enseigner ici, car ce qu'un homme veut à cet égard, il le peut aussi.
Celui qui a perdu au jeu peut bien s'en vouloir à lui même ainsi qu'en vouloir à son imprudence, mais, s'il a conscience d'avoir triché (encore qu'il ait ainsi gagné), il doit se mépriser lui même nécessairement dès qu'il se compare avec la loi morale. Il faut donc bien que celle-ci soit autre chose que le principe du bonheur personnel, car être contraint de se dire soi même "Je suis un misérable, bien que j'aie rempli ma bourse", exige un autre critère de jugement que s'il s'agissait de s'approuver soi-même et de se dire : "Je suis un homme prudent, car j'ai enrichi ma caisse".
Devoir de philosophie à partir d'un extrait du texte "La doctrine de la vertu" dans lequel Kant expose les devoirs intérieurs de l'homme, ceux qu'il doit respecter indépendamment de l'absence d'une contrainte extérieure l'y obligeant.
1700 mots (approx. 4.3 pages), 0 sources, 2006, 4,95 €
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Résumé La recherche du bonheur se heurte à l'exigence morale. C'est cette question qu'aborde Kant dans son texte en dissociant radicalement bonheur et moralité.
En partant de l'idée que le devoir appelle l'homme sans tenir compte de son plaisir ou de son déplaisir, Kant explique que le propre du devoir est de n'avoir d'autre fin que lui-même. En effet, le devoir n'a pas pour but de rendre heureux, et la moralité est indépendante de la recherche d'une satisfaction. La recherche du bonheur pousse l'homme tant à la vertu qu'au vice et touche alors à sa sensibilité et non à sa raison.
Extrait du document La recherche du bonheur fait partie intégrante de l'homme. De plus, tout être humain à des désirs qui visent le plaisir. En effet, le désir est l'effort que fait l'homme pour persévérer dans son être parce qu'il a conscience de son existence. Or l'homme est constamment partagé entre deux aspirations : le devoir et la satisfaction du désir. Vouloir mener une vie morale suppose le choix du devoir plutôt que du plaisir. Mais ce choix est-il réellement à la portée de l'homme ? Car peut-on vraiment réduire l'homme à une « raison pure » ? Comme dirait Kant « la raison pure est pratique par elle seule et donne à l'homme une loi universelle que nous nommons la loi morale». Nous pouvons voir que mener concrètement une vie morale suppose nécessairement agir avec notre corps en temps qu'être humain. En effet, nombre de nos actions peuvent être morales d'apparence mais motivées dans le fond par la recherche d'une satisfaction personnelle : le plaisir d'être récompensé ou complimenté. Mais aurions- nous agi de la même façon sans avoir même inconsciemment ces motivations.