Fiche de lecture de l'oeuvre de Béroul tirée de l'histoire populaire de "Tristan et Iseult".
Fiche de lecture № 1903 |
6200 mots (
approximativement 15.5 pages ) |
0 sources |
2007
|
$ 13.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
L'histoire de Tristan et Iseut (ou Iseult, Yseut, Yseult) a traversé les siècles pour intégrer la littérature. D'origine celtique, ce sont les poètes normands qui en ont fait les premières rédactions, conservées encore de nos jours, dont celle de Beroul.
Le thème dominant de ce roman est l'Amour. Sous l'emprise du philtre, les amants vivent hors la réalité. Aucune barrière ne semble les empêcher de s'aimer et leurs sentiments s'opposent à l'ordre établi.
I. La littérature au Moyen-Moyen- Age
II. Le contenu de la legende
III. Etude de la structure
IV. Le cadre de l'action
V. Un théme dominant : l'amour
VI. L'amour de Tristan et Iseult est-il courtois ?
VII. La découverte des thèmes
VIII. Etude du rytme et analyse de l'intention du narrateur
IX. Etude des personnages
X. Mythe ou légende ?
Extrait du document
On ignore si au Moyen-Âge les auteurs utilisaient des règles bien déterminées pour la construction d'un récit. Quoiqu'il en soit, les règles, si elles existent, sont différentes de celles exploitées par les auteurs classiques et romantiques.
A l'époque médiévale, ce sont des progressions, des symétries ou des oppositions qui servent à la construction du récit. Toutefois, ces différents principes ont souvent une signification bien précise dans les œuvres. Ainsi, la forme d'une œuvre est directement liée à son fond. Chez Béroul, la composition n'apparaît pas tout de suite. En effet, le roman obéit à la loi de la juxtaposition : il s'agit d'épisodes qui s'enchaînent les uns à la suite des autres sans lien logique. Ce procédé est utilisé dans les chansons de geste et les rapsodes. Il pourrait correspondre à un souci d'authenticité de la légende exposée.
Par exemple, le narrateur souligne le long séjour de Tristan et Iseult dans la forêt du Morroi mais il passe directement à un autre épisode au v. 1306 (« Mais écoutez plutôt ce que fit le nain au roi ! »). C'est ici que le narrateur explique comment le nain fut décapité. Au v. 1349, une fois le récit du nain terminé, le narrateur revient aux personnages principaux et à leur vie en forêt.
Nous remarquons que le fil du récit initial est, dans les deux cas, interrompu par un épisode dans lequel intervient le nain Frocin : ceci n'est pas gratuit de la part de l'auteur. Si les amants mènent une vie pénible et dure dans la forêt, l'unique coupable est Frocin. Il sera décapité. Nous pouvons alors interpréter ceci comme une punition.
Mots-clés:Moyen-Âge, fin'amor, latin, amants, amour, morale