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Fiche biographique rassemblant les principaux aspects de la vie de Luis de Molina, jésuite espagnol à l'origine du molinisme.
Document № 1117 |
760 mots (
approximativement 1.9 pages ) |
4 sources |
2007
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Résumé
Ce document permet de connaitre les raisons qui ont déclenchées la controverse autour des oeuvres de Luis de Molina, avant la naissance du Molinisme.
Outre deux chapitres traitant de cette controverse, la fiche présente également sa vie et ses écrits.
Extrait du document
Luis Molina est né dans une illustre famille (plusieurs membres de la famille sont très connus). À dix-huit ans, à Alcalá – où il a fait ses études – il entre dans la Compagnie de Jésus. Il fait ensuite son noviciat à Lisbonne, puis il est envoyé, pour son scolasticat de philosophie, à Coïmbre (au Portugal). Là, il a peut-être eu Pedro da Fonseca comme professeur (1528-1599, il était surnommé l'Aristote portugais).
Il enseigne ensuite la philosophie à Coïmbre pendant quatre années. Puis, il étudie la théologie à Coïmbre et à l'université d'Évora. Il est alors pendant vingt ans professeur de théologie dans cette dernière université. Il retourne alors en Espagne en 1600, et est appelé à occuper la chaire de théologie morale à l'université de Madrid. Mais il meurt la même année.
Mots-clés:religion, jansénisme, grâce, dominicain, désaccord, pape
Commentaire de la nouvelle "L'Immortel" issue du recueil "L'Aleph" de l'espagnol Jorge Luis Borges et se demandant s'il est possible de vivre sans mourir.
Commentaire de Texte № 24870 |
2345 mots (
approximativement 5.9 pages ) |
0 sources |
2011
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Résumé
Dans son discours du 8 thermidor an II, Robespierre (1758-1794) déclare : « La mort est le commencement de l'immortalité ». C'est l'idée qu'il faut mourir pour vivre toujours. Chaque homme est effrayé par la mort, par sa mort. De là découle le désir de vivre pour tenter de lui échapper. Étymologiquement, le désir, du latin sidus (constellation), renvoie à quelque chose de merveilleux et apparemment inaccessible. Il y a une forme d'ascension. En s'élevant au-dessus de la terre, l'individu échappe au monde des mortels. L'immortalité, si convoitée et fascinante, reste une énigme. L'écrivain argentin Jorge Luis Borges (1899-1986) imagine ce à quoi peut ressembler l'éternité. Sa nouvelle « L'Immortel », extraite du recueil L'Aleph (1949), raconte le parcours d'un individu qui accède à l'immortalité. Son désir, ainsi accompli, satisfait, n'est plus. Or, l'homme peut-il vivre sans le désir de vivre ? Selon Platon (v. 427-347 ou 348 av J-C) « le désir est un signe de manque ». Contrairement à l'immortalité, la mortalité implique inévitablement une insuffisance de temps. La fugacité pousse l'homme à agir, à réagir. L'infini, quant à lui, entraîne l'inertie comme l'illustre le peuple des Immortels que sont les Troglodytes dans la nouvelle de Borges. Afin de recouvrer sa capacité à évoluer, le protagoniste choisit de redevenir mortel.
I- La quête de l'immortalité est similaire à l'agonie
II- La vie à travers l'illusion
III- L'immortalité de l'Humanité rend insupportable celle de l'individu
Extrait du document
La nouvelle de Borges commence par une citation du philosophe anglais Francis Bacon (1561-1626): « Salomon saith. There is no new thing upon earth. So that as Plato had an imagination, that all knowledge was but remembrance; so Salomon giveth his sentence that all novelty is but oblivion ». L'annonce est terrible : toute progression (savoir et nouveauté) n'est qu'illusion (souvenir et oubli). La réalité se situe ailleurs que sur Terre.
Mots-clés:humanité, citation, progression, illusion, mortalité, éternité, finalité
Dissertation sur "Le vieux qui lisait des romans d'amour" de Luis Sepulveda portant sur les aspects de la fable qu'on retrouve dans l'œuvre.
Dissertation № 24964 |
3510 mots (
approximativement 8.8 pages ) |
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2011
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Résumé
Sepulveda, avec « Le vieux qui lisait des romans d'amour », nous propose un roman fabuleux, mettant en scène des animaux et des hommes qui n'arrivent pas à vivre ensemble. Son récit nous fait réfléchir sur des problèmes existentiels comme le respect de l'environnement, la violence et le dangereux pouvoir de l'argent.
1. En quoi ce récit est il fabuleux ?
2. Qu'est ce qui fait de ce roman une critique du monde moderne ?
Extrait du document
Dans ce roman, l'un des thèmes abordés le plus important est la violence des rapports entre les hommes eux même et avec la nature. Dès le début du récit, l'auteur nous soumet à une violence verbale et physique qui sera quasi omniprésente tout au long de l'histoire. Pour commencer, tous les habitants ou presque sont armés. Les menaces de morts ne sont pas rares et elles sont parfois mises en pratique. « Alors voilà docteur : si vous me laissez pas gagner mon pari, je vous coupe la tête avec cette camarade là. Les yeux de l'homme brillaient tandis qu'il caressait la poignée de sa machette. » Le dentiste n'avait d'autre choix que d'accepter d'arracher une à une toutes les dents de l'homme de Manta. D'ailleurs, il fait preuve lui même d'une grande dureté, il opère ses patients sans autre anesthésie que ses mots et injures contre le gouvernement.
Mots-clés:colon, contrées, jungle, habitants, indigènes
Commentaire de l'article d'I. Poutrin intitulé "Cas de conscience et affaires d'Etat : le ministère du confesseur royal en Espagne sous Philippe III" portant sur les fonctions du confesseur du roi d'Espagne.
Fiche de lecture № 24750 |
2465 mots (
approximativement 6.2 pages ) |
0 sources |
2011
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Résumé
Il s'agit d'un article d'Isabelle Poutrin intitulé Cas de conscience et affaires d'Etat : le ministère du confesseur royal en Espagne sous Philippe III. L'article a été publié dans Revue d'Histoire Moderne et Contemporaine dans l'édition de juillet-septembre 2006. Cet article compte 22 pages, et ne contient aucunes cartes et illustrations.
L'article s'intéresse aux fonctions qu'occupait le confesseur du roi d'Espagne dans l'appareil de gouvernement de la monarchie, à travers l'exemple du Luis Aliaga. Bien que l'article commence quelques années avant l'accession au poste de confesseur de Luis Aliaga, il a pour vocation de couvrir la durée durant laquelle celui-ci a été confesseur royal en Espagne, c'est-à-dire de 1608 à 1621. La problématique de l'article peut être la suivante : « Quels sont les domaines d'intervention du confesseur et les traits spécifiques de sa fonction auprès du roi d'Espagne ? ». Dans ce but, l'auteur, utilise l'exemple du dominicain Luis Aliaga, confesseur sous Philippe III de 1608 à 1621.
1. Synthèse du point soulevé par l'auteur dans les paragraphes
2. Exemple numéro 1
3. Exemple numéro 2
Extrait du document
Sous Philippe II, le confesseur prenait une part importante dans les nominations, mais n'avait pas de monopole. Les consultes laissées par Luis Aliaga donnent une idée du rôle du confesseur dans les procédures de désignations. On constate, qu'il est consulté sur les propositions qui viennent des conseils spécialisés dans le gouvernement des Etats de la monarchie espagnole. Il se prononçait aussi sur les évêques et leurs mutations. Le confesseur ne donnait pas libre cours à son pouvoir dans l'administration routinière du patronage ecclésiastique, car les membres du conseil exerçaient eux aussi une influence sur les nominations en faisant des listes de candidats, et Luis Aliaga suivait la plus part du temps les propositions.
Mots-clés:Luis Aliafa, monarchie, nomination, tâches bureaucratiques, théologiens
Ensemble de 15 mini -fiches de lecture autour de la question du cadre réglementaire des agences de notation. Est-il toujours adapté au rôle prépondérant qu'elles tiennent sur les marchés financiers ?
Fiche de lecture № 26506 |
7105 mots (
approximativement 17.8 pages ) |
15 sources |
2011
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Résumé
Il s'agit de 15 fiches de lecture synthétisant la recherche de réponses à plusieurs questions concernant la responsabilité des agences de notation.
Autrefois réservée à un public averti, les articles financiers tiennent aujourd'hui une place à part entière dans les médias. Conjoncture économique oblige. De plus en plus, les journalistes n'hesitent plus à nous parler dans un langage de spécialistes assortis de “AAA”, “BB-“ ou encore “D”, qu'initialement, seul les initiés pouvaient décrypter. Il s'agit en fait de notes attribuées par des agences de notation financière, mais à quoi servent-elles ?
Ces agences ont pour activité d'évaluer les risques liés à des émissions de dettes ainsi qu'aux émetteurs de titres eux-mêmes pouvant être des entreprises, des banques, des compagnies d'assurance, des collectivités locales ou encore des Etats.
Les agences de notation permettent donc, a priori, d'améliorer l'information sur les marchés financiers. Initialement, la notation des agences par une simple juxtaposition de lettres, presque unique et admise au niveau mondial, devait permettre une comparabilité internationale des risques induits par produits financiers, rendue necessaire avec la mondialisation de la finance.
1. Fiche de lecture 1
« Le rôle des agences de notation »,
Regards croisés sur l'économie 2008/1 No. 3, p. 265-266
Brand Thomas : Chief Financial Officer chez K&K Screw Products LLC
2. Fiche de lecture 2
« Are Credit Rating Agencies Useless? The Role of Rating Agencies in European Bond Markets: Information Transmission vs. Spread Stabilization » International Conference of the French Finance Association (AFFI), Mai 2011
Jean-Noël ORY et Philippe RAIMBOURG (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
3.Fiche de lecture 3
« Credit Rating Agencies and the Financial Crisis: Less Regulation of CRAs Is a Better Response » Journal of International Banking Law and Regulation (Volume 25, Issue 4, 2010)
Lawrence J. White (Stern School of Business, New York University)
4. Fiche de lecture 4
« Regulating Credit Ratings Agencies: Where To Now? » The CAPCO Institute Journal of financial transformation (Volume 31, 2011)
Amadou N. R. Sy (Chef de division adjoint, FMI)
5.Fiche de lecture 5
« La crise grecque, leçons pour l'Europe » Revue économique, 2011/3 Vol. 62, p. 383-394
Daniel Cohen (économiste français, École d'Économie de Paris)
6. Fiche de lecture 6
« Notation financière : le marché corrupteur » Alternatives Economiques, No. 292 - juin 2010
Jacques Adda (Economiste, Université Bar-Ilan, Israel)
7. Fiche de lecture 7
« What If Credit Rating Agencies Were Downgraded? Ratings, Sovereign Debt and Financial Market Volatility »
Paolo Baffi Centre Research Paper No. 2011-107
Masciandaro, Donato (Department of Economics)
8. Fiche de lecture 8
« Renforcer la réglementation des agences de notation de crédit »
Sharon Bowles (Commission des affaires économiques et monétaires au parlement européen, Mars 2011)
9. Fiche de lecture 9
« La notation dans la prévention des crises de crédit »
Les cahiers Irice, 2010/2 No. 6, p. 197-200.
David François
10. Fiche de lecture 10
« Les enjeux de la notation financière » ,
Revue française de gestion, 2003/6 no 147, p. 67-76
Raimbourg Philippe
11. Fiche de lecture 11
« The Governance of Credit Rating Agencies in the European Regulation:
The Right Way to Enhance Market Competition? »
International Journal of Contemporary Business Studies Vol 2, No. 4 April 2011
Dr.Francesca Gennari and Dr.Luisa Bosetti (University of Brescia)
12. Fiche de lecture 12
« Have Rating Agencies Become More Conservative? Implications for Capital Structure and Debt Pricing »
Ramin Baghai, Henri Servaes (London Business School) and Ane Tamayo (London School of Economics)
13. Fiche de lecture 13
« Marchés émergents et agences de notation : prévention des risques
ou «certification» sans suite ? »
Egidio Luis Miotti, Stéphanie Prat et Edgardo Torija-Zane
(Service de la Recherche Economique Natixis)
14. Fiche de lecture 14
« Rethinking Regulation of Credit Rating Agencies: An Institutional Investor Perspective »
Council of Institutional Investors, April 2009
San Diego Legal Studies Paper No. 09-014
Frank Partnoy (University of San Diego School of Law)
15. Fiche de lecture 15
«The Credit Rating Agencies»
Journal of Economic Perspectives, Vol 24, No. 2, Spring 2010, p. 211–226
Lawrence J. White (Stern School of Business, New York University)
Extrait du document
L'intérêt initial des agences de notation était d'évaluer le risque de défaut de paiement des entreprises ou des états, en attribuant une note reflétant la qualité des titres qu'ils émettent.
Ces notes s'échelonnent de AAA pour les titres d'excellente qualité jugés “sans risque” jusqu'à D pour ceux comportant un risque de défaut très élevé. Les taux d'intérêt associés à ces titres de créance sont correlés à la notation qui leur a été attribuée, et permettent donc aux investisseurs de discriminer aisément les “bons titres” (investment-grade securities) des “mauvais” (speculative-grade ou encore junk bonds).
Tout l'intérêt de cette activité est d'augmenter l'efficience du marché en assurant une meilleure visibilité pour les investisseurs et les prêteurs.
Mots-clés:dettes, émetteurs, titres, transparence, méthodes
Fiche de lecture du livre "Raconter une histoire" de Jean-Claude Carrière qui cherche à donner quelques outils d‘approche de l‘écriture d‘une histoire.
Fiche de lecture № 26281 |
1570 mots (
approximativement 3.9 pages ) |
0 sources |
2011
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Résumé
Jean-Claude Carrière est un scénariste français qui a travaillé avec de grands cinéastes, tels Luis Buñuel, Jean-Luc Godard et Milos Forman. Dans Raconter une histoire, il ne cherche pas à établir le mode d'emploi nécessaire pour écrire une histoire. Cela lui semblerait même impossible. Dans son ouvrage, il cherche plutôt à nous donner quelques outils d‘approche de l‘écriture d‘une histoire, pour que nous puissions faire face aux phénomènes contemporains. Il a la conviction que l'histoire, à travers le temps, a toujours été une nécessité pour toute société, et il craint aujourd'hui que les phénomènes commerciaux américains finissent par anéantir, prendre le dessus sur les histoires locales d'un peuple.
1. En guise d'introduction, son livre commence par une histoire servant à nous montrer à quel point l'existence même de l'histoire est fondamentale
2. Il enchaîne sur une petite Histoire de l'histoire
3. Il prend ensuite à part le cas du théâtre
4. L'art de l'invention
Extrait du document
Les histoires de forme narrative racontent l'histoire d'un héros vagabond à qui il arrive de multiples aventures. Ces histoires se racontent souvent en plusieurs épisodes. Cette forme permet à l'auteur d'être empli d'un sentiment de grande liberté lorsqu'il se met à la place de son personnage à qui tout peut arriver. Il en est de même pour ceux qui la reçoivent. Le risque de ce genre d'histoires est d'arriver à une lassitude, un ennui quant à cette histoire, de par le fait qu'elle peut être trop répétitive et que les évènements sont parfois trop improbables.
Mots-clés:scénariste, phénomènes contemporains, conteur, mythe, épopées
Dissertation qui pose la question de savoir si la révolution qui a secoué le Mexique de 1910 à 1940, est une révolution politique ou sociale.
Dissertation № 3359 |
2420 mots (
approximativement 6.1 pages ) |
4 sources |
2006
$ 7.95
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Résumé
A ses débuts, la révolution mexicaine est une révolution politique. En effet, l'interview accordée par Diaz au journaliste américain James Creedman incite aussi bien les partisans du régime que les ennemis, à une intense réflexion politique.
Cependant, des aspirations sociales vont venir se greffer à ces revendications politiques, d'où une révolution qui évolue au rythme des oppositions entre le politique et le social.
I. Une révolution qui évolue au gré des oppositions entre le politique et le social
A] Le Plan de San Luis de Potosi et les réactions sociales qu'il soulève
B] Du plan de Guadalupe aux addictions de décembre 1914
C] Vers une conciliation ?
II. L '« âge de raison » de la révolution qui essaye de concilier aux mieux politique et social en intégrant la classe ouvrière et la paysannerie : le processus d'institutionnalisation
A] Le défi d'Obregon ou comment moderniser le pays tout en renforçant sa cohésion ?
B] La présidence de Calles et le Maximato : un exemple de populisme radical
C] Le président Cardenas et son affranchissement du Jefe Maximo pour donner toute son ampleur aux thèmes fondateurs de la révolution
Extrait du document
Les élections de 1910 approchant, un grand propriétaire terrien, Francisco Indalecio Madero, prend l'initiative d'exiger un scrutin honnête. Son livre de 1908, intitulé La Succession présidentielle en 1910, rencontre un vif succès. Sa création d'un parti anti-réélectionniste se converti en menace pour le régime, il est donc emprisonné et Porfirio Diaz réélu. Le 5 octobre 1910, Madero lance, depuis les Etats-Unis où il a trouvé refuge, le plan
de San Luis de Potosi, premier manifeste révolutionnaire.
Ce plan prévoit l'établissement d'un régime représentatif mais peu de réformes structurelles de nature à mettre fin à la situation des peones mexicains. Bien que l'idée-force reste la liberté (comme l'illustre cette phase tirée d'un discours prononcé par Madero lors de la campagne électorale de 1910 : « Ce que le mexicain réclame ce n'est pas le pain mais la liberté pour gagner son pain »), il est essentiellement politique et à peine social.
Mots-clés:paysan, réforme, conciliation, Général Obregon, institutionnalisation
Dissertation littéraire sur ce que Julien Gracq apelle la "littérature qui bouge", en opposition à la littérature Monument récusée par la majeure partie des penseurs actuels.
Dissertation № 11044 |
2360 mots (
approximativement 5.9 pages ) |
0 sources |
2009
$ 7.95
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Résumé
Commentez et discutez ce propos de Julien Gracq ("En lisant, en écrivant", Paris, 1980, p. 284): «Ce que nous voulons, c'est la littérature qui bouge, et saisie dans le moment même où elle semble bouger encore, tout comme nous préférons une esquisse de Corot ou de Delacroix à leurs tableaux finis. Ce que nous ne voulons plus, c'est la littérature-monument, c'est tout ce qui a senti le besoin de se mettre en règle avec les permis de construire de son époque».
Visiblement, on distingue «la littérature qui bouge» donc non aboutie et «la littérature monument» celle qui est figée dans le temps comme deux littératures à part. Comment peut-on dire que la littérature monument et la littérature sans cesse en mouvement, se présentant d'abord comme étant deux notions antagonistes, se révèlent être en réalités complémentaires ?
I. Les caractéristiques de la littérature au sens strict
II. L'importance de la «littérature qui bouge»
III. On ne peut dissocier les deux genres
Extrait du document
C'est aussi dans cet inachèvement que l'artiste laisse son geste créateur et c'est donc ce geste créateur qui reste inoubliable aux yeux des lecteurs. Une œuvre peut être le fruit de la réalisation d'un auteur illustre et témoigner de la littérature qui bouge. Il convient ainsi d'analyser l'exemple de La Bruyère, dans Les Caractères, une œuvre qui bouge par excellence et qui ne cesse aujourd'hui de bouger mais qui pourtant est considérée comme un monument de la littérature française. Il est sans cesse « restauré » par le lecteur à chaque lecture qui est effectuée. Dés 1670, La Bruyère consigne le résultat de l'observation de ses contemporains dans le but, un jour de les publier même si par ailleurs il ne sait pas encore quelle forme prendra l'ouvrage. Jusqu'à sa mort il retravaille à l'élaboration de son oeuvre, comme si elle ne devait jamais être achevée.
Mots-clés:littérature en mouvement, brouillons, art, Luis Martin Santos, Rousseau, La Bruyère