Ajouter au panier (vous pourrez toujours retirer cet article de votre panier ultérieurement)
Résumé Le joueur cherche à démontrer la différence entre la philosophie de «l'homme de raison» et celle de «l'homme de fortune». Le joueur s'exprime de manière péremptoire car il ne doute pas de ce qu'il dit, il est sur de lui. Il s'attache au registre lyrique car il s'emporte dans un élan passionné pour le jeu.
L'extrait étudié va de «Sachez monsieur...» jusqu'à «...l'amour de la vie».
I. La composition du texte / composition du dialogue du joueur
1) L'annonce de l'anecdote
2) L'anecdote elle-même
3) Le retour du discours argumentatif
II. L'art du récit
1) Le récit
2) L'attente
3) Le retournement final
III. Les deux leçons
1) L'espoir du joueur et son rapport au hasard
2) L'amour de la vie
Extrait du document Le passage qui va annoncer l'anecdote est argumentatif. Il s'adresse directement au narrateur «sachez monsieur» (ligne 2), «écoutez» (ligne 6). De la ligne 2 à 6 il annonce l'historiette, il expose sa thèse ainsi que sa conception du monde. Il veut mettre en évidence l'opposition qu'il y a eux, on le voit au travers de «nous autres» (ligne 2) «vous autres» (ligne 3) «hommes de fortune» (ligne 2) et «hommes de raisons» (lige 3 à 4). Il veut démontrer que les joueurs constitue une sorte d'exception, il emploi le mot «rare» (ligne 3), ce thème est un peu fort, c'est comme ci l'essence même de ces gens là était différente. Ligne 4 avec le terme «initier», il donne l'impression que les joueurs appartiennent à un groupe bien particulier. Tournier ne prend pas la parole, il ne cherche donc pas à être réfractaire. Le joueur cherche à démontrer la différence entre la philosophie de «l'homme de raison» et celle de «l'homme de fortune». Le pronom «nous» renvoi à lui qui représente les joueurs, alors que le pronom «vous renvoi à Tournier qui représente les autres. Il agit de manière pédagogique. Il annonce très clairement l'anecdote ligne 5 à 6.
Ajouter au panier (vous pourrez toujours retirer cet article de votre panier ultérieurement)
Résumé A la fin des années 1980, une série de livres explorant l'anthropologie de la science a été publiée par le projet Amela. Ainsi Amela, une abréviation de l'aire méditerranéenne et latino-américaine, est composée de chercheurs et de savants qui tend vers l'interrogation et la conceptualisation du processus scientifique. Par conséquent, le projet se fond sur deux piliers. D'une part, ils acceptent l'incertitude de la pensée moderne ; d'autre part ils veulent développer une banque d'informations « amélienne » qui lie les deux régions géographiques. "La science et ses réseaux" de Michel Callon est le deuxième de cette dizaine d'œuvres qui visent à mettre en contexte le savoir scientifique.
1.La chasse aux quarks, Andrew Pickering
2.La protohistoire d'un laboratoire, Michel Callon et John Law
3.Le laboratoire et ses réseaux, John Law
4.Les faits scientifiques à l'épreuve de la politique, Arie Rip et Peter Groenewegen
5.L'agonie d'un laboratoire, Michel Callon
Extrait du document Avec ce livre du projet Amela, Callon rassemble la pensée de quatre sociologues avec la sienne. Il y présente cinq études de cas employant la théorie qu'il a développée quelques années auparavant. En effet, un de ses buts principaux vise à concilier les deux approches différentes à la construction des faits scientifiques : le regard de la science comme complètement indépendante et isolée, et celui de la science comme un produit fait entièrement par les pressions de la société.
Dissertation portant sur la "technologie politique du corps" selon Michel Foucault qui correspond au pouvoir de l'Etat exercé sur le corps des prisonniers.
2170 mots (approx. 5.4 pages), 0 sources, 2009, 5,95 €
Ajouter au panier (vous pourrez toujours retirer cet article de votre panier ultérieurement)
Résumé Dans le cadre d'une étude sur Michel Foucault, le pouvoir est celui de l'Etat sur les individus et notamment sur les prisonniers. Ce que Michel Foucault définit comme la technologie politique du corps est le pouvoir qui s'exerce sur le corps. Nous parlons ici de contrainte physique et morale. Nous allons donc établir une comparaison entre cette théorie et la situation carcérale actuelle.
I/ L'exercice du pouvoir sur les individus
1) Les symboles du pouvoir
2) Le pouvoir : de la possession à l'exercice
II/ Développement du pouvoir à travers le corps
1) La disparition des sévices corporels
2) Le développement de la contrainte, de la discipline
Extrait du document A travers l'analyse de Michel Foucault et la situation carcérale actuelle, on voit l'évolution constante vers la décorporalisation de la punition. On a d'abord arrêté les tortures, ensuite les exécutions publiques et douloureuses, ensuite on a enlevé l'obligation de travail et par la suite on a aboli la peine de mort.
Aujourd'hui, la violence est plutôt symbolique. Le corps de l'individu n'est plus touché, c'est sa conscience. Le pouvoir s'exerce à travers le corps de l'individu, car la seule contrainte sur sa conscience permet la contrainte totale sur son corps.
Tags: punition, prison, sévices, droits de l'homme, respect
Commentaire de l'extrait «espace, société et nature», de l'ouvrage «L'état de la géographie- Autoscopie d'une science », Michel Lussault, s'interrogeant sur la relation entre la nature et la société.
1370 mots (approx. 3.4 pages), 0 sources, 2010, 3,95 €
Ajouter au panier (vous pourrez toujours retirer cet article de votre panier ultérieurement)
Résumé La lecture obligatoire 1, intitulée « espace, société, nature » par Michel Lussault, professeur à l'université François-Rabelais (Tours), est extraite du livre « L'état de la géographie- Autoscopie d'une science » (P 408 à 418). Ce livre, sous la direction de Rémy Knafou, est une « entreprise collective » visant à réaliser une autoscopie, une introspection de la géographie. Le texte intitulé « espace, société et nature » se situe dans la dernière partie, « Enjeux et problèmes », dans le chapitre 12 « Quatre grands thèmes ».
I/ Point de vue, idées essentielles de Michel Lussault
II/ Critique de cet extrait, apports de l'auteur
Extrait du document Pour illustrer ces liens complexes entre nature et société, Augustin Berque suggère qu'il faut étudier le naturel et le culturel dans des objets quotidiens avec une forme spatiale ordinaire comme le tatami afin de saisir l'interaction systémique. Par exemple, le réseau d'eau et d'assainissement illustre l'intrication entre le système naturel (eau, éléments physiques) et le système sociétal (politique, problèmes sanitaires,…).
Tags: climat, enjeux, environnement, science, vivre, culture, homme
Ajouter au panier (vous pourrez toujours retirer cet article de votre panier ultérieurement)
Résumé Michel Serres est né en 1930 à Agen. D'origine gasconne modeste, il entre à l'école navale en 1949, puis à l'école normale supérieur en 1952, où il obtient l'agrégation de philosophie en 1955. Il servira dans la Marine française, et participera à la réouverture du canal de Suez. C'est en 2008 que paraît son dernier ouvrage, La Guerre Mondiale. S'appuyant sur le récit du déluge dans la Genèse, Michel Serres met en exergue les incessantes luttes des hommes contre eux-mêmes, et contre le Monde. Car la nouvelle guerre qui s'offre à nous est celle de notre éternelle lutte contre notre environnement. Mais qui va gagner ? Question hypnotique et angoissante : à nous d'en décider. La question essentielle reste donc la suivante : Tuer ou ne pas tuer ? L'auteur va dès lors nous démontrer, à travers la tragédie cornélienne Horace, les travers de nos guerres et les conséquences de tels jeux sur notre planète.
I. Guerre ou terrorisme, la tuerie demeure
II. Notre combat, le Monde ou nous
III. Le contre – coup positif de nos tueries
Extrait du document Car tel est l'enjeu. Le Monde peut vivre sans l'homme, mais l'inverse ne sera pas possible. Asservir notre environnement ne pourra que mieux le détruire. Nous tuons, encore et toujours. Nous ne cessons de relancer de nouvelles vagues de tueries. Si le droit, la Mort et le sacré peuvent encore nous sauver, tel ne sera pas le cas pour le Monde qui n'est pas considéré sur notre scène humaine. A nous de prendre les décisions nécessaires.
Ajouter au panier (vous pourrez toujours retirer cet article de votre panier ultérieurement)
Résumé A l'inverse de Platon qui ramène la diversité à l'unité, Nietzsche manifeste une répugnance à l'égard de toute systématisation. Il n'y a pas d'interprétation unique et privilégiée chez lui. Nietzsche entretient également un rapport ambigu au langage, forme insidieuse de subversion. Le symbole final de Dionysos rassemble tous les attributs métaphysique de l'étant, le vrai, le faux. Dans cet ouvrage, Michel Haar montre comment Nietzsche met en place de nouveaux concepts, développés un à un dans cette étude.
1. La volonté de puissance
2. Le nihilisme
3. La généalogie et les tables anciennes
4. Eternel retour
5. La rupture initiale avec Schopenhauer
6. Le renversement de la métaphysique avant la Naissance de la tragédie
7. Le renversement du platonisme et la nouvelle signification de l'apparence
8. La maladie native du langage
9. Nietzsche et les stoïciens
Extrait du document L'essence du monde est volonté de puissance, ou l'essence de la vie est volonté de puissance. La volonté de puissance est le fait le plus élémentaire. La volonté de puissance n'est pas un appétit de pouvoir, qui serait quelque chose d'impuissant, qui souffrirait d'un manque. Il y aurait distinction entre puissance et volonté. Autre chose qu'un rapport psychologique d'un vouloir-sujet à une puissance-objet. Ce n'est pas une substance métaphysique, ni une faculté du sujet ; elle n'est pas une unité. Elle est complexité, pluralité, dérivation. Pas de centre, pas de fondement. Pas de vouloir permanent.
La volonté est une pluralité d'instincts en lutte pour la prépondérance. La volonté serait l'aboutissement et non le commencement. La volonté serait tardive, un état d'équilibre temporaire. Les motifs conscients seraient une fiction. On confond ordinairement l'effet et la cause. Le domaine de la conscience n'est qu'un domaine à déchiffrer selon le corps. Déploiement non finalisé des forces, mais orienté.
Ajouter au panier (vous pourrez toujours retirer cet article de votre panier ultérieurement)
Résumé Paul Michel Foucault (1926-1984), philosophe français et professeur au Collège de France, a entrepris de déterminer une archéologie du savoir, dont le but est de retracer la généalogie de divers concepts tels que la folie, le pouvoir ou l'homosexualité. Il s'intéresse à toutes les formes de marginalité générant des discriminations. Il a notamment acquis une notoriété en introduisant des questionnaires en milieu carcéral qui dénonçent les conditions d'incarcération.
I. La taxinomie
II. La compréhension de l'origine des savoirs
III. L'utilité de l'archéologie du savoir
Extrait du document Foucault nous présente dans un premier temps, l'auteur qui servira de support à son archéologie du savoir : Borges. Il va s'appuyer en particulier sur l‘un de ses textes, contenant une référence à «une certaine encyclopédie chinoise» qu'il ne nomme pas. Cette encyclopédie est une classification des animaux en diverses catégories paraissant plus absurdes les unes que les autres. L'auteur utilise le trouble du lecteur pour qu'il se rende compte de son incapacité à envisager un autre mode de pensée que le sien, en particulier s'il semble extravagant.
Au cours du paragraphe suivant, l'auteur nous initie à cette pensée, en nous dévoilant sa logique : cette taxinomie délimite bien le réel et l'imaginaire. La monstruosité n'existe pas, toute image, mythe, hybride ou ce qu'on appelle «fruit de notre imagination», est né du mariage de plusieurs composantes réelles, rangées dans la taxinomie. Par exemple, un centaure est composé d'un buste d'homme et d'un corps de cheval : cet hybride imaginaire est né de deux éléments existants, et n'a d'autre choix que d'être parqué dans l'irréel, prisonnier de la série alphabétique.
Ajouter au panier (vous pourrez toujours retirer cet article de votre panier ultérieurement)
Résumé Dès 1656, la création de l'hôpital de Paris marque, selon Foucault, l'ère du «grand renfermement».
Désormais le fou est interné aux côtés des marginaux, des débauchés, des oisifs, des délinquants etc… c'est-à-dire ceux qui pèsent comme une charge pour la société.
Cette période du grand renfermement va enfermer les errants, les déviants de toutes sortes, dont les fous.
A cette époque, l'isolement et la contention seront utilisés pour emprisonner et exclure.
1 - Présentation de Michel Foucault
2 - Les étapes de la reconnaissance de la folie
3 - Explication du texte
Extrait du document Foucault Michel est un philosophe français né en 1926 à Poitiers (Vienne), il étudie la philosophie et la psychologie, puis il entra à l'école normale supérieure à Paris. Pendant les années 1960, il occupe le poste de directeur du département de philosophie à l'université de Clermont-Ferrand et à l'université de Paris –Vincennes. En 1970, il est élu au collège de France où il enseigne l'histoire des systèmes de pensée. Au cours des années 1970 et 1980, sa réputation internationale grandit et il multiplie les conférences à travers le monde.
Analyse littéraire de la pièce de théâtre de Michel Tremblay mettant en scène le personnage d'Albertine démultiplié en cinq figures renvoyant à cinq moments différents de sa vie.
2780 mots (approx. 7 pages), 3 sources, 2008, 6,95 €
Ajouter au panier (vous pourrez toujours retirer cet article de votre panier ultérieurement)
Résumé En 1968, à leur création, "Les Belles-Sœurs" de Michel Tremblay font scandale, mettant en scène des femmes du peuple, québécoises, exprimant leur enfermement dans une société marquée par la religion, qui ne laisse pas de place aux désirs de l'individu, surtout féminin.
C'est dans la continuité de cette pièce fondatrice de son univers singulier que Tremblay écrit en 1984 "Albertine en cinq temps".
Au cours d'une conversation fantasmée avec elle-même à ces âges divers, Albertine évoque la tragédie de sa vie : la rage de l'enfermement dû à la condition féminine au Québec.
Cette étude examinera d'abord comment les démultiplications d'Albertine permettent paradoxalement d'explorer son identité, puis il sera étudié dans quelle mesure la vie d'une femme du peuple déterminée par la société québécoise des années 40 à 80 peut donner naissance à un tragique singulier. Enfin, cette étude s'intéressera à la conception de l'art et de l'œuvre contenue dans cette pièce qui n'évoque guère l'art, en donnant la parole à une femme qui raisonne par ses « instincts ».
Extrait du document La démultiplication des Albertine et leur cohabitation dans l'espace scénique permet donc comme on l'a déjà évoqué de mettre en évidence les incidences entre les différentes strates du souvenir. Ainsi, par exemple, quand Albertine à quarante ans décrit le futur mari de sa fille Thérèse et reconnaît en lui l'homme qui la suivait au parc Lafontaine quand elle avait onze ans, c'est Albertine à trente ans qui « sursaute » (47) dans les didascalies.
L'action de se bercer qui traverse toute la pièce et toute la vie d'Albertine, action répétée notamment dans l'exposition, met en évidence ce que dit Jean Cléo Godin dans son article « Albertine et la maison de l'enfance », in Le Monde de Michel Tremblay, édition revue et augmentée, t.1 : « Théâtre », Carnières-Morlanwelz, Editions Lansman, 2003 : le regard rétrospectif de la plus vieille Albertine sur elle-même est un retour vers l'enfance, le paradis perdu, à l'approche de la mort. En effet, le premier souvenir de la pièce renvoie à la plus jeune Albertine, envoyée reposer à la campagne dans la maison que sa mère a quittée. Ce paradis perdu dans lequel elle ne retournera plus, comme l'enfant ne peut retourner au sein de la mère, est décrit par opposition à la ville comme un lieu de beauté, liée à la couleur changeante du ciel mais aussi de plaisir lié aux odeurs, au goût du lait qui renvoie de manière évidente à la petite enfance. On remarquera que d'autres lieux, tels que la ville, l'hôpital, la maison de retraite ou la lune sont eux à l'inverse des lieux de non-retour qui font signe vers la mort, et qu'Albertine, enfermée dans la vie comme « dans un trou […], dans un tunnel, dans une cage » (30), est prise entre ces deux types de symboles, la mort apparaissant comme le seul moyen de se délivrer.
Ajouter au panier (vous pourrez toujours retirer cet article de votre panier ultérieurement)
Résumé Michel Foucault analyse dans ce roman le pouvoir de normalisation et la formation du savoir dans la société moderne. Il décrit la «vie en prison», qui est l'un des moyens par lesquels le pouvoir assure la maîtrise des individus. La discipline des prisons rejoint celle de l'armée, des ateliers, des hôpitaux et des collèges.
Comment l'incarcération est-elle devenue la forme privilégiée du système pénal dans les sociétés occidentales ?
I. Supplice
1) Le corps des condamnés
2) L'éclat des supplices
II. Punition
1) La punition généralisée
2) De la douceur des peines
III. Discipline
1) Les corps dociles
2) Les moyens du bon dressement
3) Le panoptisme
IV. Prison
1) Des institutions complètes et austères
2) Illégalisme et délinquance
3) Le carcéral
Extrait du document Foucault part d'un constat, en un siècle, on assiste à la disparition presque totale du supplice. Il nous donne comme élément de référence la description de la condamnation de Damien en 1757, scène d'une violence extrême ; ainsi qu'un extrait du règlement de 1832 de la «maison des jeunes détenus à Paris», emploi du temps réglé à la minute près. Il donne 2 raisons à la fin de la «fête punitive». Tout d'abord, l'exécution publique n'est plus comprise comme avant, c'est désormais un scène qui dépasse en sauvagerie la violence du crime, le bourreau est plus criminel que le supplicié lui-même qui inspire abomination mais parfois peine et compassion. Pendant un temps on continue à annoncer et à faire de la publicité pour les sentences mais la punition devient honteuse et commence par se cacher ce qui entraîne l'effacement de la dimension spectaculaire du supplice en même temps que la «prise sur les corps» (p.17), seconde explication.
Tags: histoire, naissance de la prison, surveillance, punition, pénalité moderne, crime