Commentaire portant sur un extrait de l'œuvre de Michel Tournier "un joueur à la mer" qui insiste sur le discours que lui a tenu un joueur.
Commentaire Composé № 8140 |
1340 mots (
approximativement 3.4 pages ) |
0 sources |
2008
$ 4.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
Le joueur cherche à démontrer la différence entre la philosophie de «l'homme de raison» et celle de «l'homme de fortune». Le joueur s'exprime de manière péremptoire car il ne doute pas de ce qu'il dit, il est sur de lui. Il s'attache au registre lyrique car il s'emporte dans un élan passionné pour le jeu.
L'extrait étudié va de «Sachez monsieur...» jusqu'à «...l'amour de la vie».
I. La composition du texte / composition du dialogue du joueur
1) L'annonce de l'anecdote
2) L'anecdote elle-même
3) Le retour du discours argumentatif
II. L'art du récit
1) Le récit
2) L'attente
3) Le retournement final
III. Les deux leçons
1) L'espoir du joueur et son rapport au hasard
2) L'amour de la vie
Extrait du document
Le passage qui va annoncer l'anecdote est argumentatif. Il s'adresse directement au narrateur «sachez monsieur» (ligne 2), «écoutez» (ligne 6). De la ligne 2 à 6 il annonce l'historiette, il expose sa thèse ainsi que sa conception du monde. Il veut mettre en évidence l'opposition qu'il y a eux, on le voit au travers de «nous autres» (ligne 2) «vous autres» (ligne 3) «hommes de fortune» (ligne 2) et «hommes de raisons» (lige 3 à 4). Il veut démontrer que les joueurs constitue une sorte d'exception, il emploi le mot «rare» (ligne 3), ce thème est un peu fort, c'est comme ci l'essence même de ces gens là était différente. Ligne 4 avec le terme «initier», il donne l'impression que les joueurs appartiennent à un groupe bien particulier. Tournier ne prend pas la parole, il ne cherche donc pas à être réfractaire. Le joueur cherche à démontrer la différence entre la philosophie de «l'homme de raison» et celle de «l'homme de fortune». Le pronom «nous» renvoi à lui qui représente les joueurs, alors que le pronom «vous renvoi à Tournier qui représente les autres. Il agit de manière pédagogique. Il annonce très clairement l'anecdote ligne 5 à 6.
Mots-clés:père, groupe, dette, gagner, tableau, pathétique
Dissertation, basée sur une citation de Michel Tournier se demandant si l'éducation doit avoir pour seul dessein de préparer l'enfant à sa future profession ou si elle doit, au contraire, contribuer à son savoir tout en développant sa propre personnalité.
Dissertation № 25107 |
2200 mots (
approximativement 5.5 pages ) |
0 sources |
2011
|
$ 7.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
L'éducation est devenue dans notre monde un objet de débat. La question est permanente de savoir quelle jeunesse on veut former pour quel sujet de société. L'école ne peut et ne doit se contenter d'instruire mais d'éduquer à l'autonomie et au vivre ensemble. Les problèmes relatifs à l'éducation sont des problèmes majeurs de notre temps et dont nombreux philosophes ou auteurs tels Montaigne, Érasme, Rousseau ou Rabelais se sont penchés sur la question : Qu'est ce qu'une bonne éducation ? L'idée principale sortant communément de leur récit est que la culture générale doit prendre une part dans l'éducation et ce à n'importe quel âge. De la plus petite enfance d'après Érasme et d'un age plus évolué pour Rousseau, dans n'importe quel cas, l'instruction doit constituer la base d'un bon enseignement. D'après le jugement « Il n'y a pas de véritable éducation sans une part totalement inutile, invendable, irrécupérable » formulé par Michel Tournier, l'éducation ne doit pas seulement aboutir sur l'apprentissage d'un métier mais doit conserver une part de culture générale indispensable à l'aisance intellectuelle. La bonne éducation est pour lui celle qui sait conjuguer une part d'initiation à un futur métier et une part de gratuité qui confère une érudition.
Nous verrons dans un premier temps que l'éducation doit avoir une finalité qui aboutit à la connaissance et au développement de sa personnalité. Ensuite, nous envisagerons qu'elle contribue à l'apprentissage d'un métier. Enfin, nous considérerons qu'il est préférable d'unir ces deux finalités pour aboutir à une bonne éducation.
Extrait du document
Il faut détenir une certaine culture générale pour pouvoir se forger une opinion personnelle sur certains sujets sensibles de société, et pour lesquels les médias influencent les pensées du public en jouant avec les sentiments comme la culpabilité, comme on pourrait le voir avec le réchauffement climatique. Le texte, extrait des « Essais » de Montaigne, illustre bien cet aspect du jugement de l'élève : « Lui faisant goûter les choses, les choisir, les discerner .... ». D'après ce texte, l'enseignant devrait se préoccuper de savoir qui est son élève pour pouvoir ensuite former son jugement.
Mots-clés:opinion, professionnalisme, expérience, scolarité, jugement, éducatif
Exposé sur "La Pietà" de Michel-Ange qui était une commande du cardinal, et ambassadeur de la France auprès du Pape, Jean Bilhères de Lagraulas.
Exposé № 19782 |
1315 mots (
approximativement 3.3 pages ) |
0 sources |
2008
$ 4.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
La « Pietà » de Michel-Ange était destinée à orner la tombe de ce dernier dans la basilique Saint-Pierre (plus précisément, dans la chapelle Santa Petronilla). Michel-Ange accepta ainsi, en 1498 de railler « dans le marbre la plus belle œuvre sculptée de tout Rome ». Cette Pietà, connue universellement, est l'un des plus célèbres œuvres d'art de tous les temps.
I) Michel-Ange
II) La Pietà
III) Rapport entre son œuvre et le mouvement culturel auquel il se rattache
IV) Raisons pour lesquelles on aime cette œuvre
Extrait du document
Bien que mort, le Christ garde les veines dilatées, son corps, au lieu d'être raide est encore détendu, comme dans un sommeil profond. Marie est habituellement représentée sous les traits d'une vieille femme ravagée par la douleur. Mais ici, elle apparaît très jeune alors que son fils, Jésus, est représenté selon son âge à cette époque et Il semble donc plus vieux que sa mère. En opposition avec les autres Pietà de l'époque, Michel-Ange a plus axé son œuvre sur la beauté de la Vierge Marie que sur sa douleur. Ce mélange de paganisme et de religion est très caractéristique de l'œuvre de Michel-Ange. Elle représente ainsi la perpétuelle pureté. D'après Michel-Ange, une femme chaste est beaucoup plus jeune que celles qui ne le sont pas. La Vierge ne pouvait donc qu'être jeune.
Mots-clés:symbole, trinité, vénération, résignation
Commentaire de l'article "Système de la Méditerranée" de Michel Chevalier paru dans "Le Globe" en 1832 dans lequel l'auteur adapte au niveau de la Méditerranée l'idée du monde en réseau de Saint-Simon.
Commentaire de Texte № 20383 |
2480 mots (
approximativement 6.2 pages ) |
1 source |
2010
$ 7.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
Dans la première moitié du XIXe siècle, bien que l'idée d'un vaste empire centré autour d'une « mare nostrum » a évoluée, la mer Méditerranée continue d'inspirer. C'est le cas, à partir de 1825, de certains saint-simoniens, disciples du penseur Saint-Simon. En effet, Saint-Simon prônait le passage d'une société ancienne, le « système féodal », à une société nouvelle, le « système industriel ». Pour lui, les moyens de transports modernes tels que les chemins de fer ou les canaux pouvaient permettre l'établissement d'une véritable société en réseaux dont le cœur est la classe industrielle. Ses disciples vont surtout retenir l'idée des voies de communication à développer. Après avoir essuyé des difficultés en Europe et particulièrement en France, ils vont trouver en Afrique et en Asie des terrains précieux et quasiment « vierges » sur lesquels ils veulent expérimenter les projets d'aménagement que leur inspire l'héritage de Saint-Simon. Il est alors intéressant de comprendre en quoi ce texte illustre-t-il à la fois la reprise de la pensée de Saint-Simon, tout en intégrant les idées nouvelles de Michel Chevalier ?
Pour cela l'étude se portera dans une première partie sur le tableau de l'Orient que présente Michel Chevalier : un paradis perdu. Dans un second temps, elle verra le vaste projet que l'auteur propose pour aménager cet espace. Enfin, elle se penchera sur le rêve de paix de Michel Chevalier.
Extrait du document
A en croire Michel Chevalier, le climat qui règne entre ces populations se caractérise par l'entente et l'harmonie. On remarque en effet que si le passage par des conflits fut inévitable dans le jeu de domination des peuples en Mésopotamie, Chevalier n'insiste absolument pas sur les guerres, les conflits ou même les tensions. Au contraire, il s'attache à montrer uniquement les bons côtés de ces dominations et de ces conquêtes qui ont contribuées à enrichir la région. Si on se penche sur le versant religieux, c'est aussi une idée d'unité qui ressort de cette présentation et non pas de division. Les différentes communautés religieuses sont liées par le partage d'ancêtres communs. Ainsi, on a le sentiment que chaque homme a apporté son savoir pour le bien de tous les habitants de ce « paradis terrestre ». Si le rapport entre diversité et unité contribue à la puissance de cet Orient, c'est la perte de l'unité qui entraina, selon Michel Chevalier, la perte et la déchéance de ses « grands empires ».
Mots-clés:société, utopie, émeute, échanges
Fiche de lecture « La Guerre Mondiale », de Michel Serres démontrant que l'homme mène un combat permanent contre lui-même et contre le monde.
Fiche de lecture № 16245 |
2875 mots (
approximativement 7.2 pages ) |
0 sources |
2010
$ 8.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
Michel Serres est né en 1930 à Agen. D'origine gasconne modeste, il entre à l'école navale en 1949, puis à l'école normale supérieur en 1952, où il obtient l'agrégation de philosophie en 1955. Il servira dans la Marine française, et participera à la réouverture du canal de Suez. C'est en 2008 que paraît son dernier ouvrage, La Guerre Mondiale. S'appuyant sur le récit du déluge dans la Genèse, Michel Serres met en exergue les incessantes luttes des hommes contre eux-mêmes, et contre le Monde. Car la nouvelle guerre qui s'offre à nous est celle de notre éternelle lutte contre notre environnement. Mais qui va gagner ? Question hypnotique et angoissante : à nous d'en décider. La question essentielle reste donc la suivante : Tuer ou ne pas tuer ? L'auteur va dès lors nous démontrer, à travers la tragédie cornélienne Horace, les travers de nos guerres et les conséquences de tels jeux sur notre planète.
I. Guerre ou terrorisme, la tuerie demeure
II. Notre combat, le Monde ou nous
III. Le contre – coup positif de nos tueries
Extrait du document
Car tel est l'enjeu. Le Monde peut vivre sans l'homme, mais l'inverse ne sera pas possible. Asservir notre environnement ne pourra que mieux le détruire. Nous tuons, encore et toujours. Nous ne cessons de relancer de nouvelles vagues de tueries. Si le droit, la Mort et le sacré peuvent encore nous sauver, tel ne sera pas le cas pour le Monde qui n'est pas considéré sur notre scène humaine. A nous de prendre les décisions nécessaires.
Mots-clés:conflit, perpétuel, planète, écologie, décision, paix
Fiche de lecture de l'œuvre « Fronts et frontières », de Michel Foucher dans laquelle l'auteur porte une réflexion géographique sur la notion de "frontière terrestre".
Fiche de lecture № 19660 |
2675 mots (
approximativement 6.7 pages ) |
0 sources |
2010
$ 8.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
Michel Foucher est né en 1946. C'est un géographe, géopoliticien et diplomate français, dont les travaux portent fréquemment sur les questions d'États et de frontières. Il définit son livre "Fronts et frontières", publié pour la première fois en 1988 (c'est cette première version qui est étudiée ici ), comme une « réflexion géographique et géopolitique centrée sur les espaces terrestres de configuration linéaire que sont les fronts et frontières des États du monde ». Michel Foucher note d'ailleurs dès l'introduction le paradoxe de cette étude des frontières terrestres, alors que l'air du temps est en Europe occidentale plutôt à leur suppression (mais tout en renforçant celles avec l'extérieur), et que l'on se consacre plus à la définition des frontières maritimes (dont le rôle pour la formation des États diffère largement des terrestres).
I- Présentation de l'auteur et résumé de l'ouvrage
II- Vision critique
Extrait du document
Mais Michel Foucher se consacre également beaucoup à l'Afrique, surtout en tant que première représentante de ce qu'il appelle le Tiers-monde, et qui l'intéresse particulièrement. Il explique en effet que les frontières du Tiers-monde forment encore en 1988 plus des trois quarts du total mondial.
Mots-clés:maritime, Tiers-monde, monde, planétaire, internationale, Terre
Commentaire de l'extrait «espace, société et nature», de l'ouvrage «L'état de la géographie- Autoscopie d'une science », Michel Lussault, s'interrogeant sur la relation entre la nature et la société.
Commentaire de Texte № 16213 |
1370 mots (
approximativement 3.4 pages ) |
0 sources |
2010
$ 4.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
La lecture obligatoire 1, intitulée « espace, société, nature » par Michel Lussault, professeur à l'université François-Rabelais (Tours), est extraite du livre « L'état de la géographie- Autoscopie d'une science » (P 408 à 418). Ce livre, sous la direction de Rémy Knafou, est une « entreprise collective » visant à réaliser une autoscopie, une introspection de la géographie. Le texte intitulé « espace, société et nature » se situe dans la dernière partie, « Enjeux et problèmes », dans le chapitre 12 « Quatre grands thèmes ».
I/ Point de vue, idées essentielles de Michel Lussault
II/ Critique de cet extrait, apports de l'auteur
Extrait du document
Pour illustrer ces liens complexes entre nature et société, Augustin Berque suggère qu'il faut étudier le naturel et le culturel dans des objets quotidiens avec une forme spatiale ordinaire comme le tatami afin de saisir l'interaction systémique. Par exemple, le réseau d'eau et d'assainissement illustre l'intrication entre le système naturel (eau, éléments physiques) et le système sociétal (politique, problèmes sanitaires,…).
Mots-clés:climat, enjeux, environnement, science, vivre, culture, homme
Dissertation portant sur la "technologie politique du corps" selon Michel Foucault qui correspond au pouvoir de l'Etat exercé sur le corps des prisonniers.
Dissertation № 10400 |
2170 mots (
approximativement 5.4 pages ) |
0 sources |
2009
$ 7.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
Dans le cadre d'une étude sur Michel Foucault, le pouvoir est celui de l'Etat sur les individus et notamment sur les prisonniers. Ce que Michel Foucault définit comme la technologie politique du corps est le pouvoir qui s'exerce sur le corps. Nous parlons ici de contrainte physique et morale. Nous allons donc établir une comparaison entre cette théorie et la situation carcérale actuelle.
I/ L'exercice du pouvoir sur les individus
1) Les symboles du pouvoir
2) Le pouvoir : de la possession à l'exercice
II/ Développement du pouvoir à travers le corps
1) La disparition des sévices corporels
2) Le développement de la contrainte, de la discipline
Extrait du document
A travers l'analyse de Michel Foucault et la situation carcérale actuelle, on voit l'évolution constante vers la décorporalisation de la punition. On a d'abord arrêté les tortures, ensuite les exécutions publiques et douloureuses, ensuite on a enlevé l'obligation de travail et par la suite on a aboli la peine de mort.
Aujourd'hui, la violence est plutôt symbolique. Le corps de l'individu n'est plus touché, c'est sa conscience. Le pouvoir s'exerce à travers le corps de l'individu, car la seule contrainte sur sa conscience permet la contrainte totale sur son corps.
Mots-clés:punition, prison, sévices, droits de l'homme, respect
Analyse des transformations paysagères causées par les interventions humaines sur le milieu originel de la baie du Mont St-Michel.
Document № 4575 |
830 mots (
approximativement 2.1 pages ) |
0 sources |
2008
|
$ 4.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux qui s'élève au centre d'une grande plaine sablonneuse que la marée envahit deux fois par jour.
Ce site se caractérise par un équilibre fragile, remis en cause par l'anthropisation des littoraux, dont il est l'une des plus visibles victimes. L'action y est en effet ancestrale et certaines des conséquences de cette activité sont dramatiques pour les écosystèmes de la baie.
D'où la nécessité de mieux comprendre l'héritage historique ayant conduit à la situation présente, par un état des lieux du mont Saint-Michel aujourd'hui ; une analyse de ce qui conduit à cette anthropisation excessive ; pour enfin tenter de trouver des solutions pour un développement durable de la baie.
Extrait du document
Le trait de côte virtuel de la carte de géographie ne doit pas faire oublier l'écotone mouvant dans l'espace et dans le temps, que constitue la limite de l'eau qui oscille biquotidiennement horizontalement et verticalement au rythme des marées avec une vitesse, une hauteur et une amplitude variant selon le rythme des saisons.
Pour lutter contre ces variations, prenant des proportions importantes dans la baie du Mont Saint Michel, relativement plate et donc sujette à des fortes marées, le drainage et la polderisation se sont développés, depuis le Moyen Age, ce qui a conduit au déplacement spectaculaire du trait de côte.
On constate sur la carte (IGN 1215 E) deux phases d'anthropisation des marais à proximité de la baie. A l'est du Couesnon, le système de canaux est caractéristique d'un développement du drainage au Moyen-Age (maillage serré et anarchique), alors qu'à l'ouest, les mailles du système de drainage sont beaucoup moins denses, caractérisant une avancée des techniques de pompage dans le marais et un développement plus tardif, au XXe siècle, corrélé au développement touristique important.
Le drainage des marais a donc permis un premier grain sur la mer, permettant un élevage en près salés, puis la polderisation d'une grande partie de la baie, rapprochant de plus en plus le trait de côte du mont.
Mots-clés:anthropiser, littoral, équilibre, écologique, submersible, canaux
Dissertation se demandant comment la fiction peut être vraie.
Dissertation № 24268 |
3560 mots (
approximativement 8.9 pages ) |
4 sources |
2011
$ 9.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
A l'aube des Temps modernes, un personnage de roman bouleverse la littérature : Don Quichotte, chevalier dans la Mancha espagnole, apparaît sous la plume de Cervantès. Par la folie anachronique d'un seigneur confondant roman de chevalerie et monde réel, l'écrivain introduit ainsi une problématique fondamentale, celle de la fiction qui passe vraie. Quelques siècles plus tard, Michel Tournier, écrivain français, réexamine ce paradoxe en déclarant : « Les enfants des écoles avec lesquels je vais parfois dialoguer me posent souvent la question la plus fondamentale que soulève le roman : qu'y a-t-il de vrai dans vos histoires ? Je sais bien que je me condamne à leurs yeux si je réponds : rien, j'ai tout inventé. Mais je me condamne également en répondant à l'inverse : tout, dans les moindres détails mes histoires sont empruntées à l'histoire, à la chronique et aux faits divers. A cette terrible question, seul répond parfaitement le mot de Cocteau : je suis un mensonge qui dit la vérité. » Par la conjonction « mais » l'écrivain oppose deux extrêmes romanesques : la fiction totale et la réalité narrée, qui apparaissent tous deux comme « condamnables » aux yeux du public.
Après avoir considéré le mensonge comme condition même du roman, la dénonciation de cet artifice chez certains modernes nous conduira à étudier l'introduction du réel dans la fiction, pour en déduire que le roman ne peut être ni « vrai » ni « faux », il a au contraire besoin de la fiction pour parvenir à la vérité.
Extrait du document
Le roman, nous dit la critique Marthe Robert, « n'a jamais le choix qu'entre deux manières de tromper ». Ou bien il affiche sa fausseté, comme c'est le cas dans les romans dits utopiques ou fantastiques, où le lecteur semble passer un pacte tacite avec l'auteur qui l'entraîne dans un monde volontairement irréel ; ou bien le roman cache son caractère factice, maniant avec adresse l'art de la vraisemblance.
Mots-clés:caractère, roman, fausseté, utopique, fantastiques, tacite, irréel, choix